Moses ISEGAWA [pseudonyme] (Ouganda/Pays-Bas)

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Moses ISEGAWA [pseudonyme] (Ouganda/Pays-Bas)

Message  Lacazavent le Mer 5 Nov 2008 - 12:49

De : gallomaniac Envoyé : 28/07/2008 21:53

Moses Isegawa, né en 1963 à Cawempe (ou Kawempe, Ouganda, est le pseudo de Sey Wava, un auteur ougandais, naturalisé néerlandais.

Il grandit à Kikunganya chez son grand-père Yosef Muwanha (1908-1999, chef d'un clan) avant de déménager avec ses parents à Masaka à 70 km de Kampala. Il est étudiant interne dans un séminaire catholique, où le prêtre Emmanuel Kasajja le stimule à écrire (ce prêtre sera modèle pour le prêtre dans ''Chroniques abyssiniennes''). Il est pendant quatre ans professeur d'histoire dans un lycée ougandais. En 1990, il s'exile aux Pays-Bas, où il s'installe à Beverwijk. Isegawa apprend le néerlandais et obtient un diplôme de comptable. Isegawa obtient en 1995 la nationalité néerlandaise.
En 1998 il publie son premier roman, ''Abyssinian chronicles'', écrit en anglais, traduit dans une quinzaine de langues. Il retourne en 2005 en Ouganda.
Isegawa, qui écrit en anglais et supervise les traductions en néerlandais, est tout de même considéré un auteur ougandais - néerlandais.
Isegawa appartient avec Hafid Bouazza, Abdelkader Benali et Kader Abdolah aux meilleurs écrivains de la "littérature d'immigrants" aux Pays-Bas.

==Romans==
* 1998 ''Abyssinnian chronicles'' (''Chroniques abyssiniennes''), roman ougandais.
* 1999 ''Snakepit'' (traduction : ''La fosse aux serpents''), roman ougandais
* 2004 ''Voorbedachte Daden'', roman sur les réfugiés aux Pays-Bas
* 2007 ''The war of the ears'', roman ougandais sur les enfants soldats

Lien wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Moses_Isegawa



De : gallomaniac Envoyé : 31/07/2008 07:58
Moses ISEGAWA - Chroniques Abyssiniennes, (roman Ougandais, 1998).
Lu en néerlandais (Abessijnse Kronieken). 662 pg.
Ma note 4,5/5

Un roman sur l'Ouganda, abîme infernal, d'où le titre.

Le narrateur raconte sa vie, sa famille, son education, son pays, ses années d'enfance au village jusqu'en 1971, puis en ville de 1971 à 1978, avènement d'Idi Amin "parrain" du pays, les années d'études au séminaire, 1979 et la chute d'Amin, les boulots gagne-petit et gagne-grand pendant les temps de guerre et de paix ensuite, et l'émigration au Pays-Bas vers 1990.

Les grands événements restent à l'arrière-plan dans ce livre tellement grouillant de petits détails d'une vie familiale qu'il m'a fait penser aux tableaux de Jan Steen ou de Breughel - en paroles. Et Isegawa ne souffre pas de manque de paroles, plutôt d'une hyperactivité verbale: il entasse les metaphores, laisse cascader des adverbes, surtout dans les chapitres sur l'enfance et le séminaire. Le livre est un touche-à-tout allant de la ruse enfantine à l'hypocrisie réligieux et la corruption bureacratique; allant de la naissance à la mort en passant par tous les liquides du corps, merde, sexe et décomposition compris. Plus tard, pendant les instabilités politiques et les guerres et bandes de jeunes, le ton est plus sérieux, les sujets le sont aussi: alors c'est des "revelations triangulaires" qui tournent autour d'armes, amour et argent, autour de chaos, cul et corruption, autour de violence, viol et vol. En bref, ou plutôt en long, la vie ordinaire en Ouganda raconté peu ordinairement. Et pourtant, l'auteur se tient un peu à distance de cette vie ordinaire, reste si possible hors des coups et cherche finalement le paradis en Europe, aux Pays-Bas, pour y découvrir une autre societé pas non plus tellement paradisiaque. En fin de compte, un livre cynique sur l'espèce humaine.

Le recit est un roman, mais tellement inspiré de la vie de l'auteur que c'est une sorte de roman-clé autobiographique. C'est le début d'Isegawa, c'est devenu un livre très varié en sujets, raconté avec verve, mais parfois frôlant la banalité.
Ma note 4,5/5.



De : Shan_Ze Envoyé : 02/08/2008 09:53
Moses Isegawa - La fosse aux serpents

La fosse aux serpents, c’est l’Ouganda. Les serpents, perfides et mauvais comme celui de la Bible ; ce sont ces hommes de pouvoir qui veulent le pouvoir, l’argent, les armes. La fosse aux serpents, c’est un kaléidoscope de ces vies.
Un roman violent, copié sur la dictature finissante d’Amin Dada. Un monde plein de vengeance, d’argent, de tuerie. On oscille entre l’horreur, l’affection et le comique. J’ai été totalement prise par les descriptions des personnages, dégoûtée par certains faits. Mais je me suis un peu perdue parfois dans tous ces personnages, on passe très vite de l’un à l’autre.
En tout cas, une belle écriture, saisissante de Moses Isegawa.

Note : 4.5/5
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