Claudie GALLAY (France)

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Claudie GALLAY (France)

Message  Mariselya le Mer 5 Nov 2008 - 10:16

De : Chantal5500 (Message d'origine) Envoyé : 27/12/2006 16:51

SEULE VENISE :
Babel - 302 pages.

A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C'est l'hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l'arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. Il y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité, qui, peu à peu, fera renaître en elle l'attente du désir et de l'autre....

Un gros coup de coeur pour moi ! J'y ai trouvé toute une atmosphère, typiquement vénitienne (lumières, odeurs, présence incessante de l'eau), très mélancolique, un rythme lent à savourer. L'écriture est superbement dépouillée, presque minimaliste et les chapitres souvent très courts s'enchaînent rapidement tellement le lecteur est "pris". C'est plein de silences, de non-dits, de regards, c'est plein de déambulations dans les ruelles, le long des canaux, interrompues par un chocolat au café Florian, de visites à la librairie. C'est aussi le récit de magnifiques rencontres humaines et un très beau portrait de femme. Et le temps qui semble ralentir jusqu'à presque s'arrêter.... J'ai été complètement sous le charme !

Ma note : 5/5

Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse. Elle a publié quatre romans aux éditions du Rouergue : "L'office des vivants" (2000), "Mon amour, ma vie" (2002), "Seule Venise" (2004) et "Dans l'or du temps" (2006). Et elle aime Sylvie Germain !

De : lalyre7032 Envoyé : 8/04/2008 17:44

Les déferlantes - Claudie Galley- Ed.du Rouergue 2008 - 525 P.

Résumé :A la pointe de la Hague,c'est là que la narratrice est arrivée en automne,son grand amour vient de mourir .On annonce une grande tempête,c'est à ce moment-là qu'elle rencontre Lambert qui revient en ces lieux pour la première fois depuis quarante ans.Il avait huit lorsque ses parents et son petit frère Paul ont fait naufrage,on a retrouvé les corps des parents mais on n'a jamais retrouvé le petit garçon.Dans ce petit hameau,les habitants vivent au rythme de la mer,un café tenu par Lili qui y vit avec sa mère impotente,Théo,le père de Lili vit seule,retiré dans sa maison isolée face au refuge ou naguère Nan recueillait les enfants abandonnés,Nan et Théo ont vécu une grande histoire d'amour d'ou la haine de Lili et de sa mère.La narratrice compte les oiseaux et étudie leurs comportements pour le compte du centre de recherches ornithologique de Caen,elle est logée à la Griffue ou vivent Raphaèl,sculpteur et sa soeur Morgane,elle parcourt les landes et les falaises avec le manque de son amour .Il y a aussi Max,personnage pitoresque ,un peu simplet,prisonnier de l'éblouissement de la mer, qui n'en finit pas de retaper un vieux bateau de pêche ,il est amoureux de Morgane.La base de ce roman est la recherche que font la narratrice et Lambert ,il est persuadé que Théo qui était gardien de phare lors du naufrage ,aurait éteint le phare ce qui serait la cause de la catastrophe.Tout le monde se connaît dans le bourg,tous sont perturbés par l'arrivée du mystérieux Lambert qui avec l'aide la narratrice recherche les fils pour lui permettre de reconstituer une histoire ancienne de quarante ans.On parle aussi de Nan qui aurait recueilli un petit Michel qui est parti lorsqu'il avait dix-sept ans dont elle n'a plus eu aucune nouvelle,ce qui l'a rendue un peu folle surtout lorsqu'elle croit reconnaître Michel en voyant Lambert....

Mon avis :Un très beau livre qui nous fait respirer l'odeur de la mer,on se promène avec la narratrice le long des falaises ,elle nous explique le comportement des oiseaux,on, ressent sa tristesse de son avenir sans amour.Un roman singulier dans un univers romanesque ou les personnages et les rebondissements nous dévoilent les secrets et les haines enfouis au fond des coeurs depuis si longtemps.

Ma note :4,5/5
Lalyre


De : Chantal5500 Envoyé : 20/04/2008 19:00

DANS L'OR DU TEMPS : Claudie Gallay - Editions Babel - 366 pages.

Résumé :Un homme (le narrateur), sa femme Anna et leurs deux filles jumelles de 7 ans viennent passer comme chaque année leurs vacances d'été dans leur maison de Normandie. Par hasard, cette homme va rencontrer Alice, vieille dame qui habite avec sa soeur Clémence une vieille maison de famille avec un beau jardin, non loin des falaises. Au cours d'une visite, il découvre trois petites statues indiennes sacrées, des kachinas, de la tribu Hopi, indiens de l'Arizona. Peu à peu, "envoûté" par cette femme et ces statues qui l'intriguent et l'attirent, cet homme va délaisser sa famille pour retrouver de plus en plus souvent Alice, qui va lui raconter son histoire. Elle commence quand Alice et sa famille (son père est photographe)quitte la France en 1941 pour rejoindre New York en paquebot. Sur le bateau, il y a également André Breton, Giacometti, Claude Levi-Strauss...Avec André Breton, Alice et son père vont partir à la rencontre des indiens hopis d'Arizona dont l'art et les croyances vont les fasciner....

Mon avis :Promenades en bord de mer (Varengéville, Dieppe, Etretat) le long des falaises, sous les pluies ou les éclaircies, conversations dans le jardin ou au coin du feu avec le chat Voltaire, alternées avec le récit d'un séjour plein de chaleur et de poussière, au milieu d'une société indienne misérable mais pleine de mysticisme et de magie, le livre entraîne le lecteur dans l'histoire d'une vie, celle d'Alice, vieille dame malicieuse mais aussi souvent abrupte, qui a besoin de raconter, de dire la vérité avant de mourir. Une écriture dépouillée, minimaliste, pleine de silences et de non-dits, mais si belle, une histoire envoûtante qui nous fait connaître la civilisation des hopis, découvrir ou redécouvrir André Breton et son atelier du 12 rue Voltaire, nous donne envie de lire ce fameux livre "Soleil hopi" de Don C. Tayayesva, et provoque un besoin d'en savoir toujours plus sur les hopis, sur André Breton.....
"Je cherche l'or du temps" est l'épitaphe gravée sur la tombe d'André Breton.
J'ai dévoré ce livre. Un gros coup de coeur.

Ma note :5/5


De : Chantal5500 Envoyé : 26/08/2008 21:23

LES DEFERLANTES : Claudie Gallay -Editions du Rouergue / La brune - 525 pages.

Résumé : Elle est venue se réfugier là, à la suite de la perte de son amour. Là, c'est non loin de La Hague, à la pointe du Contentin face à l'Océan et ses déferlantes. Elle vit avec Raphaël le sculpteur et la belle Morgane dans une vieille maison sur le port face à la mer. Employée au centre ornithologique de Caen, elle arpente les landes, observe les oiseaux, les compte, surveille les nids et leurs oeufs, et surtout elle essaie d'oublier. Au cours d'une tempête, elle rencontre Lambert, revenu soudainement au pays qu'il avait quitté après un drame, la perte de sa famille dans un naufrage. Et la vieille Nan, à moitié folle, qui, après chaque tempête, vérifie si la mer ne lui a pas ramené ses chers disparus, croit reconnaître en lui, un certain Michel. Lili, la tenancière du bistrot et Théo, l'ancien gardien du phare, le regardent étrangement. Quel est cet homme mystérieux qui, par sa présence, va faire resurgir les secrets du passé ?

Ce livre c'est d'abord une atmosphère, celle du bord de mer, avec le vent qui souffle, emmêle les cheveux et sale les lèvres, avec les embruns sur la peau, avec l'odeur du poisson, de l'iode, avec le bruit des vagues et le cri des mouettes. On y est. C'est aussi l'histoire de l'héroïne, démolie par un deuil, qui , grâce à une rencontre et entraînée malgré elle dans une enquête sur le passé, va remonter tout doucement la pente. Elle et Lambert, confrontés au même chagrin et à la même solitude, vont devoir trouver la vérité auprès des quelques villageois, des "taiseux" qui cachent bien des secrets : Lili, ses vieux parents séparés qui se haïssent, la vieille Nan obsédée par la mer...

Mon avis :Un livre magnifique, où rôde l'ombre de Prévert, que j'ai "bu" avidement jusqu'au dernier mot, un livre qu'on a du mal à laisser de côté et qui obsède, une histoire qui vous hante encore bien des jours après la dernière page tournée. (il m'a fallu quelques jours pour commencer une autre lecture) Et toujours cette écriture dépouillée, toute en non-dits et en émotions, qui coule, coule.... Encore un grand coup de coeur !

Ma note : 5/5
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  odilette84 le Sam 3 Jan 2009 - 15:16

LES DEFERLANTES



lu dans le cadre du jury de ELLE 2009


je ne reprendrai pas le résumé
On m’avait dit, tu verras, c’est un peu du Gavalda… et je n’aime pas Gavalda.
J’avais donc un sacré a-priori…il allait falloir lire ce gros pavé à contre cœur !

Puis, j’ai reçu la liste des meilleurs livres de l’année selon le magazine LIRE.
« Les déferlantes » arrivait troisième, je suis généralement assez en phase avec les choix de ce magazine…
J’ai donc plongé dans ce roman, un peu rassurée.

Ce livre, c’est d’abord une ambiance qui vous happe : La mer, le vent, la pluie, les falaises désertes, les oiseaux marins... des couleurs et des sons, une certaine ruralité, la solitude, les ombres derrière les fenêtres, le non dit.

J’ai suivi pas à pas la narratrice et sa souffrance quotidienne : vivre avec la perte
de son amour. Observatrice silencieuse, confidente discrète, elle s’intègre à la vie du village où elle a échoué et découvre des secrets, des solitudes qui se côtoient.
Tout comme la narratrice, chaque personnage de ce roman est dans une quête.
Chacun a ses secrets, certains cherchent le bonheur, d’autres la vérité, d’autres tout simplement l’oubli.
L’intrigue est assez bien menée, Toutefois, la fin est un peu simpliste et assez vite on se doute du dénouement.

C’est avant tout l’écriture qui m’a séduite.
Dès que je prenais ce livre, je plongeais en apnée totale dans l’écriture juste et ciselée de Claudie Gallay. Rien n’est laissé au hasard, la ponctuation parfois absente, la structure des phrases, la taille des chapitres, tout fait sens et donne de la profondeur au texte.
Pour parler de ce livre, je ne peux m’empêcher d’employer un vocabulaire en relation
avec l’eau. L’influence de la mer est partout, depuis les couleurs, jusqu’aux odeurs, en passant par les naufrages.

Ce livre, c’est bien une déferlante qui frappe le lecteur. Sont remontés en moi des souvenirs d’autres lectures, « une promesse » de Chalandon, les livres d’Olivier Adam, et surtout un très beau film qui parlait d’un phare : « l’équipier ».

ma note : 4/5
Chantal, nos points de vue se ressemblent beaucoup !
sans aucun doute, je relirai cet auteur
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Dans l'or du temps - Babel - 3/5

Message  zeta le Sam 18 Avr 2009 - 17:03

Un homme jeune part en vacances avec sa femme et ses deux filles jumelles dans leur maison en Normandie au bord de la mer.

Dans le village, Il rencontre une vieille dame, à qui il propose de l’aider à porter son lourd cabas. Il la raccompagne jusqu’à sa chaumière. Elle, assez revêche, lui donne rapidement congé, sans un mot de remerciement. Cependant, il revient la voir le lendemain, et les jours suivants. Entre eux va se nouer une étrange relation fondée sur les souvenirs du passé que la vieille dame égrènent un à un : l’Arizona, les indiens Hopis, les poupées Kachinas, André Breton. Souvenirs qui fascinent le narrateur au point de lui faire délaisser sa famille.

Je n’ai pas pu vraiment apprécier ce roman. Il m’a laissé sur son bord, indécise, incrédule, indifférente. Dès les premières pages l’écriture m’a gênée. Elle révèle une maladresse qui est sans doute voulue. Ce narrateur emploie des phrases courtes, simples, un peu trop simples, pas particulièrement captivantes ni mélodieuses. Les dialogues eux aussi sont banals, on sent un éloignement latent entre le narrateur et sa femme, pas formulé imprécis.

Quand il rejoint Alice, la vieille dame, un personnage qui n’est pas de prime abord très sympathique, leur conversation est plus brillante, plus élaborée. Au fil des pages l’écriture perdra cette lourdeur, sans devenir particulièrement remarquable.

Mais le problème c’est que je n’y ai pas cru un seul instant : leur amitié construite sur un hasard transformé en volonté, me laisse de marbre et très circonspecte. On a l’impression que ces deux là n’ont rien pour s’entendre…. On s’étonne qu’il retourne chez Alice et sa discrète sœur Clémence pour y être rembarré de la sorte. Alice l’accapare, le rudoie, lui assène des phrases tronquées, sorte de rébus qu’il doit résoudre pour obtenir son assentiment. Lui très curieux, passionné par la période, le pays et les personnes qu’elle évoque est indiscret en veut plus, fouille dans les affaires de la vieille dame, la questionne, cède à tous ses caprices. Il néglige sa famille, ses filles de 7 ans et sa femme dont il se détache peu à peu sans que l'on comprenne bien le pourquoi.

Il m’était impossible de croire à cette relation qui lie Alice et le narrateur, de la trouver intéressante, ou estimable.

Reste le thème : le voyage de la jeune Alice et de son père, en compagnie d’André Breton et sa femme, en Arizona. Son récit sur les Hopis, racontée de façon très « intellectualisée » en épisodes courts, tronqués, reprenant essentiellement l’aspect folklorique : les fêtes et célébrations, l’élaboration des masques et des poupées, les coutumes ancestrales m’ont intéressée sans me passionner.

Une rencontre qui ne s’est pas faite, une magie qui n’a pas opéré chez moi, pour les raisons que je viens d’évoquer, mais qui me sont propres, je sais qu’un tel roman peut ravir d’autres lecteurs. Ce n'est pas un mauvais roman, c'est juste qu'il ne me convenait pas à ce moment de lecture, et qu'il mettait en scène des personnages qui ne m'ont pas séduite, auxquels je n'ai pas pu m'attacher.
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  Chantal le Ven 22 Mai 2009 - 19:18



L'OFFICE DES VIVANTS : Claudie Gallay
Editions Babel - 225 pages.


Dans une maison d'un tout petit hameau perdu en haut d'une montagne, vivent le père, la mère, Marc et Simone, leurs enfants. Tout près, habitent le grand-père et M'mé Coche. C'est la misère noire, la saleté, la violence et l'alcoolisme qui règnent là. Alors que la mère, enceinte pour la troisième fois, est obligée de s'aliter, une jeune femme Mado, vient aider à la ferme. Elle va se faire "engrosser" par le père, mais après avoir accouché loin de la ferme, elle reviendra déposer le bébé sur le seuil de la porte avant de disparaître. Le bébé, c'est Manue, une petite fille que Marc va prendre sous sa protection et à laquelle il va s'attacher jusqu'à la passion....


Premier roman de Claudie Gallay, j'avais un peu peur d'être déçue. Mais non. J'ai retrouvé son écriture minimaliste, faite de très courtes phrases toutes simples, de chapitres très courts. Et après quelques pages tournées, j'ai été happée par l'histoire et n'ai plus lâché le livre. C'est une histoire très noire, tragique, mais elle captive et elle amène et fait espérer un peu de bonheur, de beauté dans ces vies si misérables. Mais le malheur va son chemin et la fin, assez prévisible, clôt sans surprise une descente irrémédiable dans le goufre du désespoir. Captivant et émouvant.


4/5
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Les déferlantes - les éditions du Rouergue - 4,5/5

Message  zeta le Jeu 29 Avr 2010 - 8:06

La narratrice de ce roman est venue s’installer à la Hague après un drame personnel dont elle n’arrive pas à se remettre. Employée dans la réserve ornithologique, pour répertorier les oiseaux, suivre leurs migrations et leur reproduction, elle observe avec autant d’attention le comportement de ses semblables. Dans le village où elle vit, dans cette maison située au bout du port, à l’extrémité de la terre ferme, elle côtoie un frère et une sœur aux liens étranges. Et dans le café où elle prend ses repas, les clients tissent entre eux des relations de haine ou d’amitié en raison de nombreux secrets et/ou de liens familiaux plus ou moins distendus.

Au rythme du temps qu’il fait, du passage des marées, à la lumière du phare qui révèle ou cache, au gré de sa révolution, les caractères et les sentiments sont dévoilés, les attractions ou les répulsions s’exacerbent. La narratrice s’investit presque à son corps défendant dans l’enquête qu’un nouveau venu, Lambert, mène pour savoir pourquoi sa famille a péri en mer, il y a presque quarante ans. Les déferlantes des jours de tempête renversent tout sur leur passage, et quand elles déferlent aussi dans les âmes, la vérité se fait jour.

J’ai retrouvé l’écriture particulière de Claudie Gallay, faite de phrases courtes, sèches, comme si le souffle, bloqué par l’émotion, manquait pour en dire plus, alternant avec des passages lyriques et amples. Mais autant ce style épuré, austère, ou bavard m’avait gêné dans ma précédente lecture, autant là il sert admirablement le récit sombre et tourmenté qui rassemble toutes ces humanités souffrantes et affligées. (Comme dans les romans de Sylvie Germain) Les mots, les phrases sont caresses ou blessures, au fil des pages. Ainsi quand la narratrice parle de ce drame qu’elle ne peut oublier, la poésie sombre avec laquelle elle exprime sa douleur nous atteint de plein fouet, et quand chez Théo elle ressent la douceur et l’attachement du vieil homme pour ses chats, nous sommes alors dans un moment de grâce. A l’image du flux et du reflux de la mer et de l’alternance des nuits et des jours, ces passages de violence contenue et de tendresse nous baignent, nous enveloppent.

J’ai beaucoup aimé particulièrement certains dialogues, certains personnages, mon préféré étant Raphael, le sculpteur qui n’a pas de lien avec le village qui est tout entier dans son œuvre et dans l’affection ambiguë qu’il porte à sa sœur.

Mais il m’est arrivé d’éprouver, à de brefs moment, une petite irritation, que je vous livre presque à contrecœur, tant elle était fugitive et finalement de peu d’importance : j’ai trouvé que l’auteure avait tendance à exagérer les tendances misérabilistes de son intrigue, le côté France profonde de la fin du 19e siècle avec des gens de la campagne arriérés, superstitieux, remâchant leurs vieilles rancunes. Et puis j’ai réfléchi que j’avais été témoin que, même à notre époque, il y a encore des manifestations de cet esprit là. Ce point m’a donc un peu gêné, mais je ne suis pas certaine, après tout, qu’il soit outrancier.

Aussi, Max, être simple à la limite du handicap mental, mais malgré tout amoureux des mots qu’il manie avec originalité est un peu trop « fiction littéraire », même si ce personnage apporte une dimension d’innocence candide qui réjouit.

Et comme les lectrices précédentes l’ont souligné c’est un roman « d’atmosphère » empli de la beauté des paysages marins, dont les descriptions nous transportent imaginairement là où il se passe, on ressent les embruns, on touche le sable, on respire l’air du large, on voit le soleil danser sur les vagues.


Dernière édition par zeta le Jeu 29 Avr 2010 - 10:25, édité 1 fois
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  Clochette le Jeu 29 Avr 2010 - 8:51

Tu vois que tu as bien fait de m'écouter . Il est dans ma LAL depuis un certain temps, et je pense que je le lirai un jour.
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  dodie le Jeu 29 Avr 2010 - 15:15

Quelle magnifique critique Zéta!!! J'ai lu ce livre il y a un peu plus d'un an mais à te lire j'ai retrouvé l'ambiance particulière de ce roman.
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  zeta le Ven 30 Avr 2010 - 15:04

Merci Dodie
Oui Clochette j'ai bien fait, on trouve tout dans tes bouquineries il faut dire
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  Louvaluna le Sam 1 Mai 2010 - 17:51

C'est en effet une très bonne critique Zeta ! C'est toujours un plaisir de te lire, l'analyse et l'écriture tout en finesse, comme d'habitude !
Je n'avais absolument pas l'intention de lire ce livre mais maintenant... qui sait ? Tu as su mettre en relief certains points qui m'interpellent.

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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  noemiejardine le Mar 20 Juil 2010 - 11:20

zeta, Merci! très bonne critique, vraiment.
après t'avoir lue, me suis dare-dare procuré les déferlantes....
quelle lecture agréable,
j'ai aimé cette ambiance de vents, de brumes,
la description des oiseaux, du phare.
tout sonnait juste, la haine familiale, les racontars, les secrets.
comme toi, ai trouvé que Max, qui a tout l'air d'avoir un gros handicap mental, maniait la langue de façon vraiment trop châtiée et jolie....
mais bon....cela ne dérangeait pas vraiment, au contraire.
eusse aimé voir les sculptures de Raphaël, je dis ça, mais à les voir décrites, me dis que je n'en aurai voulu aucune chez moi: trop fortes!


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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  gallo le Mar 20 Juil 2010 - 11:50

Claudie Gallay, Les Déferlantes.

Les critiques au-dessus ont bien donnés le résumé; donc je donne un petit commentaire personnel.

Je viens de lire ce livre pendant mais vacances. Je connaissais bien La Hague, j'y suis venu une douzaine de fois entre 1967 et 1982 et voilà: c'était pour moi comme la visite d'un lieu de lecture à rebours. C'est drôle de lire sur les grands hortensias que j'ai vu sur place il y a des années. Jacques Prévert à la Hague, c'était nouveau pour moi: Il y est mort vers 1977 et ce n'est qu'après que sa maison est devenu un lieu de pelerinage littérature; elle le repète à l'indéfini; mais du peintre Millet, né à Gréville-Hague, Claudie Gallay ne dit pas un mot.

Mais le livre est écrit d'une façon comme si elle n'est jamais sorti de son coin à l'auberge de la pointe de la Hague ou d'Auverville. CLaudie Gallay note tout là jusqu'au plus petit détail. Les paysages à deux pas de l'auberge, et elle vêtit ses personnages les vêtements de personnes qui y passent. Les petites phrases courtes sortent droit de son carnet de notes, dirait on. Elle va jusqu'à copier le texte d'un panneau de route... C'était somme tout beaucoup plus pauvre que je n m'y attendais; et je le trouvais parfois ennuyeux par son réalisme sans fantaisie.

Dans cette Hague, elle a projetté une intrigue assez faible. D'abord un peu de larmoyance sur le passé récent de la narratrice que l'auteurs revèle seulement très lentement pour suggérer un qualité de thriller que le livre n'a pas vraiment. Idem pour l'histoire principale d'un enfant mort mais pas vraiment décédé et d'un enfant trouvé mais pas vraiment perdu.

Ceci dit, c'est une lecture agreable pour les vacances mais je ne le donne pas plus que 3,5/5.

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Seule Venise

Message  noemiejardine le Dim 15 Aoû 2010 - 12:07

D'accord avec toi Mariselya
J'y ai trouvé toute une atmosphère, typiquement vénitienne (lumières, odeurs, présence incessante de l'eau), très mélancolique, un rythme lent à savourer. L'écriture est superbement dépouillée, presque minimaliste et les chapitres souvent très courts s'enchaînent rapidement tellement le lecteur est "pris".
ai vraiment bien aimé ce récit.

Gallo disait des "Déferlantes" :
Mais le livre est écrit d'une façon comme si elle n'est jamais sorti de son coin à l'auberge
ici on se balade vraiment beaucoup dans Venise...et c'est superbement décrit. l'auteur a dû y passer quelques temps ou bosser avec un plan très détaillé de la ville sous les yeux!
Les petites phrases courtes sortent droit de son carnet de notes, dirait on.
moi, faut croire que suis une adepte des carnets de notes...adore le style de Gallay: des phrases courtes oui, et le plus souvent, juste des mots assemblés. Mais l'ensemble a vraiment du charme...et reste de belle tenue.

4.5/5
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L'amour est une île

Message  lalyre le Mar 7 Sep 2010 - 17:01

L'amour est une île
Claudie Gallay
Actes Sud août 2010
348 pages

Présentation de l'éditeur

C'est une saison singulière pour Avignon et les amoureux du théâtre : la grève des intermittents paralyse le festival. Un à un les spectacles sont annulés. Les visiteurs déambulent sous un soleil de plomb, à la recherche des rares lieux où joueront quand même quelques comédiens. Comme Mathilde, dite la jogar : devenue célèbre depuis qu'elle a quitté Avignon, elle est enfin de retour dans cette ville où elle a grandi, et pour un rôle magnifique. L'homme qu'elle a tant aimé, et qui l'a tant aimée, Odon Schnadel, a appris sa présence par la rumeur. Lui-même vit ici en permanence, entre sa péniche sur le fleuve et le petit théâtre qu'il dirige. Cette année-là, avec sa compagnie, Odon a pris tous les risques. Il met en scène une pièce d'un auteur inconnu, mort clans des circonstances équivoques : un certain Paul Selliès dont la jeune soeur Marie - une écorchée vive - vient elle aussi d'arriver à Avignon, un peu perdue, pleine d'espérances confuses... ou de questions insidieuses. Car autour de l'oeuvre de Paul Selliès plane un mystère que ces personnages dissimulent ou au contraire effleurent, parfois sans faire exprès, souvent clans la souffrance. Plongée au coeur des passions, des rêves et des mensonges, des retrouvailles sans lendemain, des bonheurs en forme de souvenirs, des amours que l'on quitte, des îles qu'on laisse derrière soi, le nouveau roman de Claudie Gallay noue et dénoue les silences d'un été lourd de secrets.

Mon avis

Cerné par les remparts d'Avignon, ce roman trempe dans la chaleur moite de l'été, mais le Rhône n'est pas loin et là, une péniche habitée par Odon, il est libre et ne veut pas vivre à l'abri étouffant des remparts. Cet homme vit seul, est hanté par une femme, Mathilde qui est devenue une comédienne reconnue. Elle est pourtant revenue jouer " La route de Madison " pour le festival d'Avignon, mais la grève des intermittents crée un climat étrange dans le monde du théâtre, mais qu'importe, elle jouera Francesca, l'épouse esseulée de la pièce. Odon ira t-il la voir jouer ? Car lui aussi possède un théâtre et une troupe, pas facile de se produire avec les grévistes qui tambourinent à la porte. Un nouveau personnage fait irruption dans le roman, c'est Marie qui porte contre son ventre les cendres de son frère, mais qui est cette jeune femme aux multiples griffures sur les bras et garnies de nombreux percings. Que veut-elle ? Pourquoi rôde t-elle le long des murs du théâtre d'Odon ? D'une plume grinçante, Claudie Gallay a écrit ce roman asphyxiant ou l'on a peine à respirer, tant les phrases sont courtes, un peu comme des notes de musique créant une symphonie mythique, nous enfermant dans une ville étouffante ou seul littérature et théâtre ont leur place, ou se cachent sous les paillettes, des hommes et des femmes marqués par la solitude et cela au milieu de la foule présente à cette nuit du festival. J'ai eu peine à entrer dans le roman mais mon intérêt s'est accru au fil des pages, me retrouvant dans l'ambiance des nuits du festival, je suis contente d'avoir lu ce livre . 4,5/5
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  dodie le Mar 7 Sep 2010 - 17:08

Merci Lalyre pour cette critique. J'ai vu Claudie Gallay la semaine dernière à La grande librairie mais je n'avais pas bien compris l'histoire de son dernier roman. Là grâce à toi tout s'éclaire
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  Invité le Mar 7 Sep 2010 - 17:32

C'est très tentant Lalyre, je le note

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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  odilette84 le Mar 7 Sep 2010 - 17:42

je le lirais volontiers plus pour Avignon que pour le reste ...
mais j'avais bien aimé les déferlantes

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LES DEFERLANTES

Message  kattylou le Dim 24 Oct 2010 - 12:47

La narratrice de ce roman est une femme bléssée par l'abscence de son compagnon ;est il mort ou l'a t'il quittée nous ne le saurons que plus tard .Ornithologue de métier elle se réfugie près de la Hague à la pointe du Cotentin battu par les vents; là elle compte les oiseaux migrateurs.
Dans un café tenu par lili et sa mère elle rencontre Lambert qui revient après de longues années. Enfant il passait les étés avec sa famille dans leur maison de vacances, c'était le temps du bonheur.Puis une nuit le drame ses parents et son petit frère Paul sont partis en mer et se sont noyés, le phare s'était éteint , Lambert veut savoir pourquoi, il veut savoir ce qui s'est passé cette nuit là.
Ce jour là ils aperçoivent Nan une femme qui sort sur la plage les jours de tempête espérant retrouver Michel son fils disparu.
Ce petit coin de la hague renferme un secret et chaque personnage est détenteur d'une partie



Difficile en cette rentrée de passer à coté des Déferlantes mais je me méfie parfois des livres dont on parle trop. Un peu à reculon je me suis lancée dans ce roman après une cinquantaine de page je suis vraiment rentrée dans l'histoire. J'ai aimé cette athmosphère palpable de tempête on imagine facilement Nan sur la plage, le café de lili et de la mère , les enfants du refuge...
Au fil des pages la narratrice entre dans la vie des différents personnages de l'histoire qui se dévoile par bribe .

Une belle lecture pour moi je peux comprendre qu'elle ne fasse pas l'unanimité car le rythme est lent on peut se semander ou l'auteur veut arriver .
J'espère lire bintôt seul Venise j'ai eu l'occasion de voir une émission avec Claudie Gallay où elle disait écrire en situation pour être au plus près de l'ambiance
J'ai même offert ce livre à Veilleur lors de notre échange à la rencontre samedi dernier !

Je vais prendre le temps maintenant de lire vos critiques !
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  noemiejardine le Mer 24 Nov 2010 - 9:08

l'amour est une île

très belle critique lalyre, après t'avoir lue, me suis rapidement procuré ce Gallay que je ne connaissais point encore.
Et pourtant, parfois je surseois: me méfie de mes coups de coeur qui me poussent à des achats compulsifs.
deux c'est tzrès bien, parfois le 3ème déçoit vraiment...
Ce n'est pas le cas ici!

les personnages sont un brin outrés, ne crois guère à une histoire d'amour comme celle entre Odon et Mathilde,
mais qu'importe....ai vraiment apprécié.

me demande encore maintenant à qui appartient vraiment un texte?
à celui du premier jet -Ici Selliès qui l'a intitulé Anamorphoses- ou à Mathilde l'actrice qui l'a tellement retravaillé, quasi de fond en comble et l'a porté au théâtre sous le titre Ultimes Déviances?
ai aimé ce dilemne pas vraiment simple.
Bon l'auteur donne une réponse...mais mon trouble à moi persiste...

retiens 2 références parmi la foule existant sur Google:
246'000 résultats!!!

http://www.lefigaro.fr/livres/2010/08/18/03005-20100818ARTFIG00577-claudie-gallay-une-passion-en-avignon.php
http://blogs.rtlinfo.be/enviesdelire/2010/09/10/lamour-est-une-ile-claudie-gallay/


4/5
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  dodie le Dim 2 Jan 2011 - 18:23

Dans l'or du temps

Je ne reprendrai pas le résumé très bien fait par ailleurs.
J' avoue que mon avis est mi-figue mi-raisin. J' ai beaucoup aimé le début de ce roman: la description de cette belle Normandie sous la pluie était un délice. La rencontre entre le narrateur et Alice et leurs premières rencontres m'ont également beaucoup plu.....Et puis j'ai décroché au bout d'un moment. Le héros s'éloigne de sa femme sans que l'on sache vraiment pourquoi. Pourquoi s'attache-t-il tant à cette femme âgée qui le manipule à l'extrême?
La description de la vie et des cérémonies dans les villages indiens m'a par contre intrigué et donné envie d'en savoir plus.
Mais voilà la magie n'a pas opéré sur moi et je suis un peu frustrée par cette lecture.
Ma note: 3/5
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  Nathalire le Dim 5 Juin 2011 - 16:27

Seule Venise

Une femme s'évade de la France, elle quitte tout pour fuir quelque part et elle arrive à Venise. Elle y fait des rencontres: à la pension un prince russe qui partage avec elle sa passion de jeunesse évanouie, une jeune danseuse amoureuse qui hésite à poursuivre son rêve. Dans la ville elle croise le chemin d'un libraire passionné avec qui elle découvre des endroits secrets de Venise. Cette femme est perdue et grâce à ces gens, à cette ville, elle reprend pied et de remet debout, car seule Venise...

C'est un magnifique roman, tout en poésie. Dans cette ville en hiver tout est gris et l'eau menace partout, comme dans les coeurs des êtres qui l'habitent. Ils sont tous si mélancoliques, même dans le bonheur ils côtoient le spleen de la vie... j'adore cette façon qu'à Claudie Gallay de faire planer un même sentiment très fort sur tout le livre et sur tout les évènements. Ce livre n'est pas triste, au contraire, mais il ne laisse aucune place à l'humour, ne règne que le sombre reflet de la vie, si difficile. Cette femme est magnifique, seule dans Venise à chercher quelque chose ou quelqu'un qui lui permette de vivre à nouveau. J'ai beaucoup aimé la structure du roman aussi, ces petits paragraphes et chapitres, légers.
Un très beau livre qui pêche tout de même un peu par la faiblesse de l'histoire, ma note:4.5/5
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  lalyre le Dim 17 Juil 2011 - 12:03

L’office des vivants
Claudie Gallay
Babel mars 2009
225 pages

4ème de couverture
Dans la maison perdue en haut de la montagne habitent le Père, la Mère, Marc et Simone. Et puis Manue, l'inattendue tombée du ciel une nuit, belle et forte comme une étoile. Derrière le village des Cimes il y a une forêt, pleine d'arbres majestueux et effrayants, et il y a des loups. Le Père travaille un peu, boit beaucoup, et cogne facilement; les enfants poussent telle l'herbe folle. Marc dit que, quand il sera grand, il partira loin, et il emmènera Manue avec lui. Dans un décor intemporel de nature sauvage et fascinante, de misère affective et de violence, l'amour fou d'un grand frère pour sa demi-sœur transcende un quotidien sordide par l'irruption du tragique le plus déchirant. Dès ce premier roman, Claudie Gallay étonne grâce à son style âpre et compassionnel et à un univers très personnel, sombre mais traversé par la recherche de l'espoir, du salut, de la beauté.

Résumé et avis
La montagne comme décor, quelques maisons perdues ou plutôt des taudis, coupés du monde par la neige, dans l’un d’eux vit une famille ou la faim, la brutalité,la saleté et la misère sous toutes les formes sont là, quotidiennement. Le père buveur a fait deux enfants à la mère, Marc et Simone,Il l'a violée un soir de beuveries et de ce viol, un troisième enfant va bientôt naître. Il y a le grand-père qui voit tout, M’mé Coche, sa deuxième femme qui a toujours raison et qui dit que la crasse ne tue pas. Mais il y a aussi Mado, la fille de ferme que le père va retrouver dans l’étable, un jour elle s’enfuit et reviendra neuf mois plus tard déposer un paquet sur le seuil, ensuite elle disparaît, Ce paquet, c’est une petite fille dont le prénom sera Manue, à partir de ce moment, pour Marc, elle devient un ange venu d’ailleurs, ce sera son unique amour, c’est la seule fleur dans ce monde de misère, mais pour ces deux-là, un drame va se jouer....Dans ce roman, un temps sans âge, sans espace autre que la misère ou chacun essaye de survivre et de se protéger du froid....Une tragédie ou la plus belle passion se passe dans les fanges peut se terminer jusqu’à en perdre la raison ou peut-être la vie. Un roman très sombre ou l’on se sent pris à la gorge par l’ambiance, une histoire écrite avec des phrases courtes, peut être est-ce l’histoire de la France profonde qui se passait, il y a cinquante ou cent ans.......4,5/5
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  Philcabzi le Ven 22 Juil 2011 - 20:32

Les déferlantes
Ed. du Rouergue, 2008, 539 pages

Ma note: 4.25/5


Il y a déjà plusieurs bons résumés de fait, j'évite d'en faire un énième.

Mon avis:
Si Suzanne ne m'avait pas offert ce bouquin pour le dernier swap, il y a de fortes chances que ce livre ne se soit jamais attardé dans mes mains. D'emblée ce n'est pas le genre de roman que j'affectionne mais étant un cadeau je devais lui donner sa chance. Et bien heureusement! J'ai été happé par ce roman dès les premières pages et mon attention fut soutenue tout au long du récit. Les phrases minimalistes, précises, et les chapitres courts servaient parfaitement l'histoire qui est somme toute plutôt simple. Comme Odilette j'ai deviné très tôt la solution de l'intrigue mais comme ce n'est après tout pas un roman policier cela ne m'a pas nécessairement dérangé. Les descriptions de la mer, du village et des personnages m'ont donné une envie folle de partir sur le bord de la mer. J'ai aussi eut un énorme désir de voir les sculptures de Raphaël que j'imaginais parfaitement.

Mon seul bémol, c'est l'absence de réalisme dans les dialogues alors qu'il est fortement présent dans la narration. Je m'explique: la narration, ou la voix intérieure de la narratrice, décrit les choses avec simplicité telles qu'elles sont, sans fioriture, sans grandes réflexions philosophiques. Les dialogues par contre sont la plupart du temps irréels, sur un autre niveau. Lorsque les personnages se parlent ils sont toujours directement dans le vif du sujet, ils sont tous intenses, profonds, même Max et Morgane.

Merci beaucoup Suzanne pour une autre belle lecture!

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Ainsi qu'une journée bien remplie donne un doux dormir, ainsi une vie bien employée donne un doux mourir. Leonardo da Vinci

Ma PAL: 64 livres
Lecture du moment: Les âmes perdues de Dutch Island de John Connolly
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  lalyre le Sam 12 Nov 2011 - 17:52

Dans l’or du temps
Claudie Gallay
J'ai lu juillet 2011
348 pages

4ème de couverture
Le narrateur passe l'été en famille, avec sa femme et leurs jumelles de sept ans, dans leur maison normande au bord de la mer. II rencontre par hasard Alice, une vieille dame abrupte et bienveillante à la fois, volontiers malicieuse. Il lui rend visite à plusieurs reprises et une attente semble s'installer : l'homme est en vacances, vacant pour ainsi dire, intrigué et attiré malgré lui ; Alice a des choses à raconter, qu'elle n'a jamais pu dire à personne, des souvenirs qui n'attendaient que lui pour remonter à la surface et s'énoncer. Tout commence par un voyage à New York qu'elle a effectué dans sa jeunesse, en 1941, en compagnie de son père photographe et d'André Breton. Ensemble, ils ont approché les Indiens hopi d'Arizona, dont l'art et les croyances les ont fascinés. Dans l'or du temps plonge au plus intime de ses personnages par petites touches, l'air de rien. Hommage à la figure d'André Breton et à la culture sacrée des Indiens hopi, ce magnifique roman célèbre les rencontres exceptionnelles, celles qui bouleversent l'âme et modifient le cours des existences

Mon avis
Cette relation entre le narrateur et Alice est très particulière, je n’ai pas aimé Alice qui ne s’embarrasse de rien, aucune courtoisie dans ses propos, je l’ai perçue comme une vieille dame indigne. Quand au narrateur, je lui ai trouvé trop de mollesse vis à vis d’elle, il se laisse rudoyer, retournant toujours la voir même si elle fut horrifiante envers lui, pour le grand plaisir de la vieille dame. Délaissant sa femme et ses deux filles,il semble pris au piège, évidement les souvenirs d’Alice lui donnent l’envie de toujours en savoir plus, des souvenirs ou s’infiltre André Breton levant un voile sur une partie de sa vie, elle parle aussi de son approche des indiens Hopi, elle ouvre une fenêtre sur sa jeunesse. Ce que j’ai aimé c’est justement l’histoire de la culture de ces Indiens, des fétiches sacrés,les rituels. Je me suis attachée aux écrits sur André Breton, une découverte pour moi. Des phrases courtes ,un ton saccadé, des non-dits en font un roman singulier que j’ai moyennement aimé....3,5/5
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  Elfe le Sam 28 Juil 2012 - 12:07

Les déferlantes

La narratrice, ornithologue est envoyée par le centre ornithologique à
la Hague pour compter les oiseaux. C'est un endroit où les habitants, à
l'image du paysage sont arides et froids d'un premier abord. Mais très
vite elle va se faire une place et gagner la confiance des habitants.
Quand arrive Lambert, un homme qui va bousculer les souvenirs et
réveiller des fantômes...

C'est avec beaucoup de sensibilité que claudie Gallay nous parle de
solitude, et de la souffrance de celle-ci. Le paysage colle parfaitement
à l'atmosphère qui se dégage de ce roman. Beau mais à la fois hostile,
on ne sait où trouver sa place et pourtant il nous attire. Un peu comme
nos deux personnages qui cherchent leur place... l'une cherche à faire
face au vide de la disparition et l'autre au vide de l'incertitude...

Bien que parfois un peu long,c' est un livre très bien écrit qui m'a beaucoup ému.
ma note: 4/5
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Re: Claudie GALLAY (France)

Message  Caro le Dim 3 Fév 2013 - 18:06

Les déferlantes

Que dire de ce livre, sinon que j'ai adoré l'histoire, les personnages et le style de l'auteur. L'auteur ne se perd pas dans de longue description et pourtant l'auteur à une façon bien à elle de faire vivre ce petit village et ses habitants, tout est décrit par de petites phrases saccadées. J'ai adoré

Ma note : 5/5
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Re: Claudie GALLAY (France)

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