Gabriel BANEZ (Argentine)

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Gabriel BANEZ (Argentine)

Message  lalyre le Mer 25 Jan 2012 - 18:29

La vierge d’Ensenada

Gabriel Bànez

Ed. La dernière goutte 2011

318 pages



Quatrième de couverture

Ensenada : Babel grouillante du bout du monde, chaudron bouillonnant de luttes sociales et politiques. C'est sur cette terre gorgée de parfums, de sang, d'espoirs, de drames et de légendes que débarque Sara Divas, jeune juive fuyant le fascisme qui gagne l'Europe entière. Recueillie par le père Benzano, un curé atypique, Sara attire rapidement l'attention sur elle : la Vierge lui apparaît et d'étranges événements se produisent, que certains n'hésitent pas à qualifier de miracles. Au fil du temps, les liens entre Sara et le père Benzano changent de nature et les deux êtres se trouvent bientôt confrontés aux affres d'une passion interdite, tandis que dans le pays, le péronisme qui s'installe inaugure une nouvelle ère de répression. Chant d'amour évoquant l'Argentine qui change de visage, l'épopée des amants malmenés par l'Histoire est aussi celle de cette terre de feu et de ténèbres.



Mon avis

Venant de Belgique, Sara neuf ans et son père arrive à Ensenada,, une petite ville qui tente de prospérer, très vite elle se retrouve errant dans les rues, elle veut oublier le français et se met en quête de la langue du pays. Des voix et des odeurs la guident vers l’église Notre-Dame de la Merci, c’est là qu’elle fait la connaissance du père Bernardo Benzano, malgré sa jeunesse elle remarque que cet homme est beau. Entre lui et la petite fille s’installe un lien qui jamais ne se brisera, l’enfant est tellement innocente que lors de l’apparition d’une vierge aux yeux tristes, elle croit la revoir sous les traits d’une prostituée surprise pendant des ébats avec son père, au fil des pages on apprend que le père Bernardo entretient une liaison avec cette femme. Beaucoup de flagrances de fleurs et d’odeurs nauséabondes dans le roman, mais aussi des caresses, des effleurements de corps. Ce qui engendre chez Bernardo du désir pour la fillette et ressentant une telle culpabilité, il disparait et écrit de longues lettres ( en italique dans le roman ) à Sara, lettres qu’il ne lui enverra pas, on saura pourquoi au cours de notre lecture. De petits textes de Sara vieillissante apparaissent nous contant son apprentissage des rudiments de la parfumerie artisanale par l’étude des racines et des fleurs, cela sous l’enseignement du père Bernardo. C’est l’histoire d’une passion interdite, entre Sara, jeune juive qui a fui le fascisme et le père Bernardo dans une Argentine secouée par les luttes sociales et politiques. Un roman qui m’a paru sombre dans l’ensemble, que j’ai apprécié mais sans plus......4/5
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