Hervé HAMON (France)

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Hervé HAMON (France)

Message  lalyre le Mer 14 Sep 2011 - 16:43

L’abeille d’Ouessant                  
 Hervé Hamon                  
Points 2000                
278 pages

4ème de couverture
" L'Abeille ", c'est l'un des plus puissants remorqueurs de haute mer, en " station " à Brest.
Ouessant, c'est le cap Horn de l'Europe, le pays des vents furieux, des courants sauvages. " L'Abeille " garde Ouessant comme on garde un trésor : 24 heures par jour, 365 jours par an, elle est prête à appareiller, absolument par tous les temps. Durant une année, Hervé Hamon a partagé l'existence des chasseurs de tempêtes. Il raconte ici le métier de ces marins, leur travail sur le pont, sous les déferlantes, pour passer la remorque aux navires en détresse.
Et l'attente, aussi. Il a su concilier avec talent le regard attentif du témoin et celui du narrateur, nous livrant une histoire de vie et de tumulte, de liberté et de contrainte, où l'ordinaire et l'extraordinaire sont mêlés

Mon avis

La compagnie des “ Abeilles “ est une compagnie privée qui date de 1864, maintenant une filiale existe “ Abeille internationale “ ce sont des bateaux exceptionnels, notamment  “ l’Abeille Flandres et l’Abeille Languedoc.  Dans ce livre, Hervé Hamon nous décrit très bien ce qu’est la vie des marins à bord de ces bateaux, il nous parle de Carlos, le capitaine courageux qui dans le feu de l’action fait fi du danger, l’objectif étant de guider les navires en détresse et sauver les personnes en danger de mort. On a peine à imaginer ce remorqueur des mers long de 63,45 m et large de 14,40 m, lors de tempête se retrouvant sur la crête des vagues qui peuvent atteindre 15 m de haut et replongeant ensuite, tout est heureusement attaché et les hommes doivent toujours avoir une main libre pour s’accrocher...J’ai appris que dans les cimetières de la côte, ce qu’on appelle les croix de proella sont des sèpultures symboliques accordées aux péris en mer, qu’on n’enterre pas faute de cadavres, mais qu’on honore cependant et dont la mémoire est conservée sur une croix de bois. L’auteur nous parle aussi de sa peur lorsque pour la première fois il doit gravir l’échelle de pilote, il se trouve sur le ponton, caméra autour du cou, observant les manoeuvres d’approche. Un sauvetage pour Carlos, c’est une poursuite sur les flots déchaînés, une assistance houleuse et cela souvent sous la pluie ou la grêle, une atmosphère sombre les déglingue, les isole... Pour un sauvetage, il faut avoir tout dans la tête et  lorsqu’ ils réussissent  fou de joie et de fatigue, ils se permettent de faire un peu la fête, de voir leurs femmes qui les attendent mais qui savent qu’elles auront toujours la mer pour rivale. L’Abeille se repose au port d’Ouessant ou de Brest, elle a cessé de butiner la mer jusqu’à la prochaine alerte, à ce moment chacun se retrouvera sur le pont et repartira contre vents et marée toujours avec le même objectif, sauver des vies au péril de la leur...Un livre que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt, bien écrit avec des descriptions qui m’ont fait connaître la vie de ces gens de la mer, c’est un récit et un document qui me restera en mémoire.......5/5
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