Stephen FRY (Royaume-Uni)

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Stephen FRY (Royaume-Uni)

Message  gallo le Mar 4 Nov 2008 - 10:45

De : Mousseliine (Message d'origine) Envoyé : 24/07/2003 05:19
Stephen FRY - L'hippopotame
(éditions Belfond, 358 p.)

Ted Wallace est un vieux poète déchu en plus d'un critique de théâtre qui s'est fait virer de son boulot. Il se fait inviter par son jeune filleul, David, a passé l'été au manoir familial dans le Norfolk. En fait Jane, filleule de Ted et cousine de David, a confié une mission à son parrain. Il se passe des choses étranges dans la famille...

Un roman où l'humour coule à flot. L'auteur s'attaque aux riches, aux pauvres mais surtout au monde de l'art et de la culture et ce avec un humour très caustique. C'est très drôle. Bon ok parfois Stephen Fry pousse un peu fort mais à peine.

On entre dans l'univers d'une très riche famille anglaise avec ses traditions et ses habitudes. Plein de personnages gravitent autour de cette famille et Stephen Fry par le biais de son personnage principal, Ted, ne se gêne pas pour les décrire avec leurs travers, les ridiculiser même et encore là c'est l'humour qui prône... tout le monde y passe, des adolescents gauches et timides aux domestiques. Mais sous le vernis de l'humour se cache un regard lucide sur les gens et la société.

Quelques longueurs, pénibles parfois, dans la première moitié du livre mais on pardonne à l'auteur car la deuxième moitié est très très enlevante et on rigole à souhait.

Bref une lecture bien agréable!

Note : 4/5
(Mousseline)
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Né à Londres en 1957, Stephen Fry a fait ses études à Cambridge. Comédien et réalisateur, il a été révélé au public par Peter's Friends de Kenneth Branagh. Mensonges, mensonges, son premier roman, fut un best-seller en Grande-Bretagne, tout comme le second, L'Hippopotame. Il vit aujourd'hui à Londres et dans le Norfolk.


De : Polo Envoyé : 09/08/2003 03:54
Stephen FRY - L'hippopotame

Pour ajouter un complément à la critique de Mousseline, disons que l'auteur dénonce avec cette oeuvre les perversités rattachés aux sectes, aux gourous, aux prédicateurs, etc. Dans ce roman, il y a un adolescent qui a un don de guérison. Le héros est chargé de mener une enquête auprès de ce garçon afin de savoir ce qui en retourne. Évidemment, ce don extraordinaire est rattaché à la perversité. Que l'on se rappelle Rock Thériault avec qui les membres féminins de la secte devaient à tour de rôle partager la couche comme on disait lors du procès. Que l'on se rappelle ce prédicateur québécois qui fit fureur à la télé, mais qui était un pédéraste. Que l'on se rappelle d'un certain Glenn qui animait une émission de télé sur le câble. Il fut accusé de pédophilie. Que l'on se rappelle...

Pour éviter le piège du moralisme, S. Fry a abordé le sujet par le biais de l'humour. Au Québec, Benoît Dutrizac a abordé le même sujet par le biais du polar dans Kafka Kalmar, une crucifiction. Éd. Québec Amérique, 1989, 290 p. L'amorce du roman de Fry est trop longue. On se demande où l'on s'en va. Son roman a 100 pages de trop.

Note : 4/5


De : la-grande Envoyé : 27/10/2003 19:14
Stephen FRY - L'hippopotame
Note: 3.75/5

La première moitié de ce roman m'a parue interminable! L'histoire ne m'intéressait pas et les personnages me laissaient indifférentes.

Par contre, un moment donné la magie s'est faite - j'imagine que Ted Wallace devait se sentir comme moi, perdue, sans comprendre exactement quel était son rôle dans cette histoire où tout le monde sait et comprend ce qui se passe sauf le lecteur - à partir du moment où Ted Wallace est mis au courant de la situation, la lecture devient moins pénible.

J'ai trouvé hyper intéressante le parallèle (qui se fait en toute fin de roman) entre ce jeune adolescent que tout le monde croit doté de pouvoirs guérisseurs et les prédicateurs qui réussissent à séduire leurs victimes et leur faire faire ce qu'ils veulent - David Logan, un ado de 15 ans, que ses hormones contrôlent, est convaincu qu'il a un don et "soulage" ses pulsions sexuelles auprès de ses "victimes".

C'est un bon roman, mais sans plus.

A noter que je l'ai lu en anglais et que parfois les dialogues parsemés de grossièreté m'ont agacés.


Réponse
De : Mousseliine Envoyé : 28/10/2003 02:35
En français aussi, l'humour est parfois vulgaire, surtout au début du livre. Bon l'humour vulgaire ça ne me choque pas, mais je trouve ça niaiseux, pour moi c'est un manque d'imagination...

Tiens Lagrande, dans la vraie vie, est-ce que les américains ont un humour qui ressemble à l'humour que l'on voit dans les romans? tu sais l'humour comme John Irving par exemple... un humour subtile, fin, intelligent.... j'adoooore l'humour des auteurs américains.


De : melodie74 Envoyé : 16/12/2003 16:49
Stephen FRY (2000) L'Hippopotame. 358 pages. (v.o. The Hippopotamus,1994)

Quel livre bizarre...Je ne sais pas trop quoi en penser, mais j'ai beaucoup aimé et il vaut vraiment la peine d'être lu. Pas parce que c'est le meilleur livre de l'année, mais parce que l'auteur réussit quelque chose qui n'a pas souvent été fait auparavant. Il dénonce ouvertement plein de tabous, il nous fait aimer et prendre en pitié ces personnages qui dans un autre roman nous aurait probablement écoeurés.

J'ai lu les critiques précédantes et je n'ai pas la même vision des choses que Polo qui décrit cette oeuvre comme une oeuve qui dénonce les perversités des sectes, etc. Je ne l'ai vraiment pas vu comme ça. Oui, on a affaire à un jeune homme qui semble avoir des dons de guérison et qui pour y arriver doit prendre des moyens qu'on pourrait appeler de pervers, mais j'adore la finale de Fry car il nous explique un peu plus le personnage de David et je ne le vois vraiment pas comme un gourou pervers. Ce jeune homme croit vraiment à son pouvoir et veut le garder "pur", veut n'y trouver aucun plaisir, etc. Attention! N'allez pas croire que j'accepte ce genre de comportements, mais je ne crois pas que le but de Fry était de nous dénoncer les perversités des sectes.

J'ai adoré l'humour dans ce livre. Oui, il est parfois grossier, mais jamais trop déplacé. C'est souvent de l'humour noir, comme l'histoire en fait. J'aurais bien aimé le lire en version originale, car j'ai trouvé la traduction trop française...(pardon à nos amis Européens). C'est toujours un problème quand on traduit de l'humour, si on prend les expressions typiques d'un pays X, ça finit qu'il exclut les autres pays de même langue.

Donc, un 4/5 pour moi!
Mélodie


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De : Flo7717 Envoyé : 25/01/2006 19:53
Stephen FRY - L'hippopotame

(pour Lassy, d'après critique rédigée en 2003)

C'est un livre à l’humour peu délicat mais sacrément croustillant ! Le personnage de Ted Wallace est haut en couleur ; il cultive assidûment l’art de se mettre dans des situations invraisemblables et finalement c’est tout le charme de ce livre. L'auteur adapte parfaitement le langage de son héros avec son physique et surtout ses manières de vieux libidineux. Pas un seul personnage ne semble sain d’esprit, Fry caricature la bonne société anglaise entre excentricité et coutumes d’un autre âge. Le genre épistolaire n’est pas gênant dans la lecture et n’enlève en rien de sa vivacité au récit. Les quiproquos sont légions donnant lieu à des scènes mémorables : on se croirait au théâtre ! Quant au fil conducteur qu'est l'enquête il sert surtout à justifier le délire ambiant.


De : lassy Envoyé : 26/01/2006 19:22
ooh, merci Flo
A mon tour, j'ai adoré !

Stephen FRY - L' Hippopotame

Le héros, Ted Wallace, vieux poète imbibé d'alcool, grossier, égrillard, et cynique, est chargé par sa filleule de surveiller la maisonnée de son meilleur ami, milliardaire au grand coeur, qui l'accueille pour quelques jours.
Il tient une correspondance, très nature, avec Jane, dans laquelle il lui décrit méticuleusement tout ce qui serait susceptible de l'intéresser. Ne sachant pas trop quel mystère il est sensé découvrir, il épluche tout : dialogues, anecdotes, faits et gestes de tout poil, ses propres réflexions sont rapportés avec humour et talent. Et petit à petit, son pragmatisme, sa finesse, et finalement, sa générosité, se révèlent pour mettre en lumière le vrai mystère de Swafford, où, c'est le moins qu'on puisse dire, il se passe des choses vraiment pas ordinaires !

"Lorsqu'on passe son existence juché sur une montagne de moralité, on ne voit rien d'autre que la boue au-dessous de soi. Si, au contraire, comme moi, vous vivez dans la boue elle-même, vous avez une vue du tonnerre sur le joli ciel bleu et les chouettes collines vert tendre au-dessus de votre tête. Personne n'a l'esprit plus pervers que les êtres investis d'une mission morale et personne n'a le coeur plus pur que les dépravés."

Ted nous distille un cockail bien frappé de grossièretés et de finesses linguistiques, avec, par exemple, des "flatulences matutinales" (!), des tranches de bonne rigolade avec des anecdotes mais bien assaisonnées, et aussi des réflexions moins superficielles, sur l'humanité, l'orgueil, la naïveté, l'espoir, la poésie...

En passant, je dois dire que la traduction pour nous, en France, glisse très bien, bravo à Christiane et David Ellis.

4,5 / 5


De : van1709 Envoyé : 26/03/2006 15:15
L’hippopotame - Stephen FRY

Résumé : Un poète cynique Ted Wallace, rencontre sa filleule, Jane, après avoir été viré de son boulot de critiques pour avoir été un peu trop enflammé. Celle-ci lui confie une mission : découvrir ce qui se passe chez son oncle, sans lui donner plus de détails. Elle préfère que Ted se rende compte par lui-même de ce qu’il en est. Il fait ainsi connaissance avec David, son filleul, qui porte un amour incroyable pour la nature.

Mon avis : Un début qui m’ennuyait un peu, surtout que je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je me demandais où cette histoire allait m’emmener et quand. Ensuite, il y a eu le « décollage » et là, j’ai beaucoup aimé. L’histoire commençait enfin à avancer, avec son lot de cachotterie qu’on prend plaisir à découvrir. Une histoire vraiment jubilatoire qui m’a empêché de décrocher avant d’avoir fini. Les personnages sont tous intéressants, mais Ted est vraiment spécial, j’ai particulièrement aimé son cynisme. David, quant à lui, était vraiment persuadé qu’il y avait quelque chose de spécial chez lui, en grande partie à cause de l’attitude des autres personnes à son égard. Tous ont voulu voir des miracles là où il n’y en avait pas. Ils ont été servis !

Note : 4/5


De : Sahkti1 Envoyé : 27/12/2006 18:04
Stephen FRY, L'Hippopotame

Après avoir été viré par son journal, Ted Wallace se laisse embarquer dans une drôle d'enquête que lui demande sa filleule: savoir si oui ou non David Logan possède le don de guérir les gens. Ted Wallace, après son arrivée dans cette famille aristocrate, entame la procédure d'observation et de réflexion, sans beaucoup de discrétion et avec une ironie qu'on retrouve au fil des pages. L'humour est omniprésent, de manière cynique et avec ce double-sens cher aux Anglais et qu'ils manient si bien. C'est un livre réjouissant, plein de bonnes idées. Ted Wallace est un personnage haut en couleur qui ne s'embarrase pas de formules et de diplomatie, il décortique tout le monde et lit en chacun avec verve et justesse, ça donne un résultat drôle et dynamique.
J'ai beaucoup aimé l'humour grinçant déployé par Stephen Fry et la maladresse de Ted Wallace qui arrivera cependant à ses fins.

Ma note: 4/5
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Re: Stephen FRY (Royaume-Uni)

Message  Patience le Dim 29 Oct 2017 - 9:22

L'HIPPOPOTAME
Belfond 358 pages


Ma note : 4/5


Le résumé a déjà été fait.


Mon avis : Un poète sur le retour, aigri, est envoyé dans une famille pour enquêter sur des guérisons miraculeuses.
J'ai bien apprécié cette lecture originale. Il faut un peu de temps pour s'habituer à ce personnage décalé, à cette famille aristocratique bizarre. Au départ, on ne comprend pas forcément où on va. Et plus j'avançais dans la lecture, plus j'avais l'impression de me retrouver dans une enquête d'Agatha Christie, avec en plus une satire sociale et une jolie critique de la bourgeoisie anglaise, de certaines croyances et préjugés. Sans spoiler la fin, j'avoue que la résolution m'a rassurée.

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