Romain Gary- Gros Câlin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Romain Gary- Gros Câlin

Message  Isaby le Jeu 28 Avr 2011 - 16:21

2.5/5
L'histoire se déroule à Paris. Elle raconte l'histoire d'un homme dont l'existence est baignée par la solitude et un quotidien sans éclat. Un jour, il devient fasciné par un serpent, un python de forte dimension. Sur un coup de tête, il adopte le python qui, en s'enroulant autour de lui, lui prodigue de tendres étreintes. Objet de curiosité, ou de dégoût, Gros-Câlin devient rapidement un nouvel obstacle dans la vie sociale de son maître, qui se désespère de trouver l'amour. Il entretien donc le cercle vicieux de la solitude.
Bof... C'est un livre à l'image de la vie du personnage principal; sans éclat, lent et ennuyeux. Je l'ai terminé avec peine.
Le livre a été écrit sous le pseudonyme d'Émile Ajar.


_________________
sunny
avatar
Isaby

Nombre de messages : 1855
Age : 43
Location : Québec, Canada
Date d'inscription : 11/08/2009

http://lavoixauchapitre.eklablog.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Romain Gary- Gros Câlin

Message  Shan_Ze le Jeu 28 Avr 2011 - 17:09

Ah ben mince, je viens tout juste de l'emprunter ! Je vais regarder d'autres avis... Merci Isaby pour cette critique !
avatar
Shan_Ze
Admin

Nombre de messages : 7377
Age : 34
Location : Lyon/France
Date d'inscription : 26/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Romain Gary- Gros Câlin

Message  catherine le Ven 6 Mai 2011 - 19:38

Résumé
Monsieur Cousin, statisticien, vit seul à Paris et souffre désespérément de solitude. Il a un immense besoin d'amour et, comme il le dit lui-même, un "surplus américain", un "excès d'amour qu'il n'arrive pas à écouler". Monsieur Cousin, qui a longtemps trouvé du réconfort en s'étreignant lui-même, achète un python. Le reptile qui s'enroule amoureusement autour de lui lui fournit la tendresse tant recherchée. L'homme arrive par ailleurs à obtenir de l'attention auprès de ses tiers en se promenant avec le python lové autour de lui mais trouve aussi des désavantages - ainsi, il ne peut se résoudre à le nourrir de souris vivantes, souris auxquelles il s'attache également, et remarque que le python fait fuir les gens desquelles il aimerait tellement se rapprocher...

Critique
J'ai été d'abord décontenancée par le livre. L'anti-héros est en effet un 'mésadapté' social et son discours est parfois difficile à suivre; "[...] je fis quelques remarques appropriées sur le bouchon de quinze kilomètres sur l'autoroute du Sud à hauteur de Juvisy que le patron du Ramsès avait laissé en partant. Je le dis fortement, pour lui faire sentir que c'était dégagé ailleurs, je ne voulais pas la laisser dans le besoin. De là je glissai vers les statistiques et les grands nombres pour lui faire sentir que dans le tas, il pouvait se manifester des possibilités de naissance, les vignes ont survécu au phylloxéra, le souci du Ministre de la Santé d'augmenter sans cesse les vaches françaises, que j'ai trouvé dans son article dans Le Monde, n'était peut-être pas en réalité que celui du Ministre de l'Agriculture, à cause de la confusion des valeurs et des fautes d'imprimeries [..."]

Ainsi, pendant le premier tiers du livre, j'avais un peu de difficultés à suivre Monsieur Cousin dans son fil de pensée et j'avais du mal à garder intérêt... mais j'ai, au fil des pages, commencé à éprouver beaucoup de sympathie pour ce pauvre homme seul depuis sa tendre enfance dans ses tentatives maladroites de se rapprocher d'autrui. Il n'a comme relations avec ses prochains que ses fabulations à propos de personnes qu'il croise ou de ses collègues de travail (en particulier une certaine Mme Dreyfuss qu'il croise quotidiennement dans l'ascenseur) et se rattache à des malentendus en se convainquant qu'il s'agit d'ouvertures à son égard. Autant j'ai eu de la difficulté à embarquer au début, autant j'ai dévoré le reste du livre. Je me suis finalement laissée séduire par la poésie du livre, au contraire d'Isaby à ce que je peux voir!

Autre extrait (j'en aurais tellement d'autres!):
"Je porte en moi en quelque sorte des fruits prodigieux invisiblement qui chutent à l'intérieur avec pourrissement et je ne puis les donner tous à Gros-Câlin, car les pythons sont une espèce terriblement sobre et Blondine la souris, ce n'est pas quelque chose qui a de gros besoins, le creux de la main lui suffit. Il y a autour de moi une absence terrible de creux de la main. "

Je donne un 4/5, mais j'ai presque envie de relire le début du livre, mon état d'esprit ayant changé...

_________________



Lectures en cours:
The strange case of Dr Jekyll and Mr Hyde and other tales of terror de Robert Louis Stevenson
avatar
catherine

Nombre de messages : 611
Age : 40
Location : Montréal
Date d'inscription : 07/02/2011

Revenir en haut Aller en bas

Re: Romain Gary- Gros Câlin

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum