Jens-Martin ERIKSEN ( Danemark )

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Jens-Martin ERIKSEN ( Danemark )

Message  petitemartine le Mar 8 Fév 2011 - 14:08

ERIKSEN, Jens-Martin
Jean-Martin Eriksen est né en 1955. Il a débuté brillamment en 1985 avec le roman Nanni (Calmann-Lévy) et
a également écrit des poèmes et des pièces de théâtre. Il fait partie des auteurs danois les plus importants de
sa génération.

Anatomie du bourreau


Présentation de l'éditeur



Nulle part, sur la carte de la réalité. De jeunes soldats du
contingent effectuent un service court dans la milice. On ne connaît pas
leurs noms ni le nom des lieux – ils ont été codés par l’armée.
Z
raconte : lui et sa section ont participé à une campagne de nettoyage
visant à éliminer tous les individus de sexe masculin au-dessus de seize
ans. Comment l’impensable a-t-il pu se produire ? Comment de jeunes
appelés ont-ils pu devenir des exécuteurs ? Comment les interdits
ont-ils pu tomber aussi facilement ?
Derrière les euphémismes
employés par la milice, derrière ces nouvelles définitions linguistiques
et sociales, peuvent se cacher une réalité familière et l’extrême
faiblesse de l’individu. Et peu importe si c’est hier, aujourd’hui ou
demain, cette histoire n’est pas seulement celle de Z et de ses
compagnons, elle est aussi la nôtre.


« Un voyage au bout de l'enfer qui explique froidement le trajet
conduisant l'homme à devenir bourreau. »
Tiphaine Samoyault, Les Inrockuptibles.



Mon avis :
Un livre qui fait froid dans le dos, qui fait réfléchir, âmes sensibles s'abstenir !
On est dans un "no man's land", un jeune soldat Z engagé dans la milice raconte comment il est devenu un bourreau. Comment lui et ses "camarades" en sont arrivés à exécuter de sang froid tous les adultes masculins de plus de 16 ans dans des villages aux noms imaginaires. Comment c'est devenu la routine. Quel était le quotidien entre les matinées d'attente, les rafles dans les villages puis les soirées passées à s'enivrer et à rire après une journée ordinaire...
Pas de scènes crues ou sanguinolentes dans ce roman ; un long monologue parfois dur conté par Z et qui fait vraiment froid dans le dos. ( je me répète ! )
Z n'a pas vraiment d'état d'âme, il raconte les faits et gestes de son unité de façon assez détachée et plutôt objective, un peu comme un automate. Il essaie de s'analyser, de comprendre comment il en est arrivé là, comment il a appris à viser pile où il faut...
On pense aux génocides récents en ex-Yougoslavie.
Un livre très intéressant mais qu'il ne faut pas lire pour se détendre
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