Ernst JÜNGER (Allemagne)

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Ernst JÜNGER (Allemagne)

Message  Franillon le Jeu 27 Jan 2011 - 10:40

Ernst JÜNGER (Allemagne)

Eumeswil. Folio 1981 – 535 pages.

Quatrième de couverture : L’Etat universel s’est déjà réalisé et disloqué en un archipel de petits Etats : Eumeswil est l’un d’eux, dirigé par un dictateur, le Condor, du haut de la Casbah qui domine la cité. Le Condor méprise les braves démocrates d’Eumeswil, leurs réunions qu’ils croient secrètes, leurs bavardages inefficaces. Martin, alias Manuelo Venator, un historien, jeune chargé de cours à l’Université, travaille toutes les nuits comme steward à la Casbah : il devient ainsi le contemplateur privilégié des puissants, admis dans la « zone interdite ». Lui aussi dédaigne les amis du peuple, les opposants, plus ou moins manipulés par la police : c’est l’homme de la réserve, de l’hivernage, du « recours aux forêts », qui se dit non anarchiste, mais « anarque » - l’anarchiste étant à l’anarque, selon l’auteur, ce que le monarchiste est au monarque.

Roman du détachement et de la lucidité, Eumeswil pourrait être considéré comme le Second Faust d’Ernst Jünger.

Mon avis : j’avais lu et apprécié ce livre il y a environ 25 ans. Je viens de le relire, toujours avec grand plaisir, comme toujours les ouvrages d’Ernst Jünger. C’est un livre à la fois simple et complexe. Simple en ce sens que le narrateur, Martin ou Manuelo Venator, raconte tranquillement sa double vie d’universitaire le jour et de steward de nuit à la Casbah. Mais complexe en raison des très nombreuses digressions historiques – normal, il est historien –, mais aussi politiques – normal aussi, il est proche du Condor – et philosophiques. Comme son père et son frère, Venator est donc historien, mais il ne partage pas leur façon de voir l’histoire. Quand et où se situe l’action de ce roman ? Au plus tôt au XXIème siècle, mais peut-être un peu plus tard ; on peut situer Eumeswil sur le pourtour méditerranéen, mais en fait ce pourrait être n’importe où, le long d’un rivage maritime.

Venator est proche du Condor de par sa fonction de steward au bar de nuit de la Casbah, où il prépare les boissons du dictateur et de ses invités quand ils passent au bar après le repas du soir, mais il reste sur la réserve, en bon anarque qu’il est et qui tient à garder son indépendance sans être inféodé à quelque parti que ce soit. L’anarque n’est ni pour ni contre le pouvoir, il est lui-même. Ce qui l’intéresse c’est d’observer et d’écouter les conversations du Condor et de ses invités, les permanents tels le mayordomo major que le Condor appelle plus brièvement le Domo, et l’énigmatique Attila, médecin attaché au Condor, sans compter les mignons, et les occasionnels, comme certains savants ou des personnages importants comme le Khan Jaune pour lequel sont organisées de coûteuses chasses.

Son poste de steward et la confiance que lui accorde le Condor lui permettent d’avoir accès au grand luminar. Le grand luminar, c’est une machine a explorer le temps, une sorte de préfiguration d’internet (Eumeswil a été publié pour la première fois à Stuttgart en 1977), d’une prodigieuse puissance, permettant carrément de rencontrer les générations précédentes. Un merveilleux outil pour l’historien !

Le narrateur nous parle longuement de ses professeurs, notamment de Vigo, dont il est l’assistant, d’où problèmes avec son père qui est l’opposant de Vigo.

A la lecture de ce livre on est admiratif devant la culture de Jünger, tant historique, que scientifique, biblique et philosophique. On n’est pas forcément d’accord avec lui sur tous les plans, mais après tout, est-ce lui qui parle, ou le narrateur qui mène le jeu ?

Un livre agréable à lire, plein d’enseignements.

Ma note : 4,5 / 5
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Re : Ernst JÜNGER (Allemagne)

Message  Franillon le Jeu 27 Jan 2011 - 14:56

Je m'aperçois que j'avais oublié de faire la présentation de cet auteur. La voici :


Ernst Jünger (Allemagne). 1895 – 1998.

Ecrivain allemand né le 29 mars 1895 à Heidelberg. Il s’ennuie à l’école et passe d’un établissement à l’autre en rêvant d’aventures. En 1913 il fait une fugue pour s’engager dans la Légion étrangère d’où son père le tire malgré lui par la voie diplomatique, ce qui fera l’objet de Jeux africains (1936), sous une forme à peine romancée. Engagé volontaire dès le début de la guerre de 14. Quatorze blessures lui valent la plus haute décoration allemande ; en 1917 il sauve la vie de son frère Friedrich Georg qui deviendra également écrivain. Entame dès 1920 une carrière d’écrivain, avec un ouvrage magistral, Orage d’acier tiré de son expérience de la guerre. Il quitte l’armée et entreprend des études de philosophie et de zoologie (il deviendra d’ailleurs un grand spécialiste des Cicindèles, ravissants petite coléoptères, comme Nabokov le fut des papillons). 1925-1930, collabore à divers journaux. Engagé dans la lutte politique, il rejette le nazisme qui tente de le rallier à lui. En 1939, le roman emblématique Sur les falaises de marbre attaque sous une forme voilée la barbarie nazie. D’où l’hostilité du parti, cependant Hitler, par sympathie pour ses premiers livres de guerre décide de le laisser tranquille. Rôle effacé dans la campagne de France puis affecté à l’état-major parisien. Ne participe pas directement au complot contre Hitler, malgré tout il est renvoyé en Allemagne et versé dans la territoriale. Après 1950 se retire en Souabe, à Wilflingen, d’où il part régulièrement faire de longs voyages à travers le monde.

La force et la diversité de son œuvre placent Jünger au niveau des plus grands écrivains de notre temps, mais sa personnalité et ses orientations sont loin de faire l’unanimité. En France, ses qualités de stylistes lui valent l’estime de ses pairs.

Dénonce dans ses œuvres le totalitarisme de l’Etat-Léviathan : voir en particulier Le Traité du rebelle, Eumeswil, Héliopolis. La part du rêve est prépondérante dans son œuvre de fiction. Comme dans son chef d’œuvre Sur les falaises de marbre dont l’inspiration lui serait venue en rêve. Ses souvenirs d’entomologistes sont merveilleusement racontés dans Chasses subtiles.

De grands auteurs ont salué son œuvre avec admiration, par exemple André Gide, Martin Heidegger, Marcel Jouhandeau, Julien Gracq, Mircea Eliade.

Parmi ses œuvres je citerai :

Le Boqueteau 125,

La Guerre notre mère,

Sur les falaises de marbre,

Le cœur aventureux,

Jardins et routes,

Jeux africains,

Journal I et II,

Voyage atlantique,

La Paix,

L’Etat universel,

Le mur du temps,

Journal de guerre et d’occupation,

Visite à Godenholm,

Chasses subtiles,

Essai sur l’homme et le temps,

Orages d’acier,

Abeilles de verre,

Approches, drogues et ivresse,

Le lance-pierres,

Héliopolis,

Graffiti-frontalières,

Eumeswil.
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Re: Ernst JÜNGER (Allemagne)

Message  Prospéryne le Ven 28 Jan 2011 - 12:13

Définitivement un auteur qui pourrait me plaire Franillon! Merci pour la critique!

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Re: Ernst JÜNGER (Allemagne)

Message  Franillon le Mer 2 Mar 2011 - 22:07

Ernst JÜNGER (Allemagne)

Heliopolis. Le livre de poche 1978 – 413 pages.

Présentation de l’éditeur : Dans Héliopolis, le second de ses grands romans, Ernst Jünger a tenté de construire le modèle d’une société en crise, déchirée entre la légitimité conservatrice et la légalité du pouvoir populaire, l’organisation et le chaos, la puissance et l’amour, qui ne peuvent habiter dans le même cœur. Modèle en devenir, qui garde la précision onirique de la Cité du Soleil de Campanella, mais n’en a plus la perfection figée : ici, l’utopie devient négative. L’échec du personnage central, sa conscience croissante de l’impossibilité où il se trouve d’adhérer à l’un ou l’autre système, l’amène à chercher dans l’intemporel une harmonie supérieure à celle, toujours fragile, de la cité – conformément à la maxime de Boèce : « La terre vaincue nous donne les étoiles. »

Mon avis : Un livre magnifique, publié en Allemagne pour la première fois en 1949. L’histoire se passe après les Grands Embrasements qui avaient détruit une partie de la ville et après le départ du régent qui, semble-t-il, aurait remis de l’ordre dans la cité. Mais qui est ce régent ? On en aura une vague idée à la fin de l’ouvrage. Pour le moment le proconsul et le bailli pratiquent une politique d’équilibre, sachant tous deux « que le grand coup ne pourrait être porté qu’une seule fois, et que le manquer, c’était courir à sa perte. Ils avançaient pion par pion, pour s’assurer les avantages de la vitesse et de la position. Si le bailli se retranchait à Castelmarino, le proconsul occupait Vinho del Mar ; et si le bailli lançait des pillards sur le quartier parsi, il se heurtait à des points où l’on ouvrait le feu. Ce jeu était tactique par l’un de ses côtés : aujourd’hui, par exemple, le bailli voulait mettre les masses en mouvement, tandis que le proconsul tenait aux grandes banques, comme celle de Scholwin, et à la sécurité de la ville haute. Mais il y avait aussi derrière les réalités concrètes, une valeur de symbole ; les forces se déployaient l’une en face de l’autre. » Le commandant Lucius de Geer est le personnage central de ce roman. Il revient d’une mission aux Hespérides et, à peine débarqué de l’Aviso Bleu, avant de se rendre au Palais pour faire son rapport au chef, le général qui dirige les affaires du proconsul, il passe, avec ses gardes du corps, par le quartier parsi, en plein pillage organisé, afin de récupérer un manuscrit qu’il avait fait relier par Antonio Peri, relieur parsi renommé. Cette visite à l’atelier de reliure aura des conséquences inattendues sur tout un enchaînement de circonstances. Au fond, ce Lucius est éminemment sympathique, d’autres personnages également, en particulier le peintre Halder, Serner, malgré sa froideur, à l’opposé d’Ortner de qui rayonnait une grande chaleur, tous trois hôtes du proconsul à la Volière, comme Lucius. Autre personnage intéressant : le père Félix dans son ermitage de l’Apiarium. Où se situe l’action ? Aucune importance, en fait. Sans doute sous un climat tropical, car on y voit des colibris et des flamboyants. Quant à l’époque, c’est dans un certain futur car, apparemment, après son départ le régent se serait installé au-delà de la Terre. J’ai été frappé aussi par la préscience de Jünger sur les technologies actuelles. Les héliopolitains communiquent à l’aide de phonophores qui rappellent beaucoup nos téléphones portables les plus performants avec des fonctions que les nôtres n’ont pas encore. Détail amusant, on reconnaît la position sociale des gens selon la nature de leur phonophore qu’il est d’usage de porter dans la poche gauche du veston dont il dépassait d’un travers de doigt. Lucius portait un phonophore d’or. « Le phonophore était apparu comme l’agent idéal de la démocratie planétaire, le moyen de relier invisiblement tout le monde à toute le monde. » N’oublions pas que ce texte date de 1949… Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce livre, mais si j’en dis trop, vous saurez tout. J’espère quand même que ces quelques lignes vous donneront envie de lire un des meilleurs livres de ce grand écrivain allemand. Ma note : 5/5.
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Re: Ernst JÜNGER (Allemagne)

Message  géromino le Sam 8 Oct 2011 - 18:07

"Héliopolis" Le livre de poche 1978 413 pages

Emballé dans ses premières pages, mon enthousiasme s'est vite émoussé et je l'ai abandonné à la moitié. L'histoire paraissait prometteuse; le texte est fabuleux -Jünger est un maître-ciseleur et les descriptions qu'il fait de ces paysages sont de toute beauté: ...puis les vols s'espacèrent, et des falaises blanches montèrent de la mer. A sa surface flottaient maintenant les salpes avec leurs cloches, luisantes comme l'argent repoussé. Le ciel se reflétait dans leur éclat. Les longs filaments pendaient en masses frisées. Leur pourpre flamboyait sur le fond bleu, brûlant les yeux, comme si leur pouvoir urticant était passé dans les rayons."

Mais quelque chose fait que je n'ai pas accroché. Le rythme est très lent, méditatif pourrait-on dire et je n'ai pas réussi à cerner le fond de l'histoire sans doute par manque de repères dans cette société assez complexe que décrit l'auteur. Dans les antagonistes, je n'ai jamais vraiment compris qui était qui. Il y a une profusion de détails qui pour moi a désservi la compréhension globale. Je me suis perdu dans ce flot de détails et le sens caché de nombreuses allusions, dont je suppose qu'elles faisaient références à l'ancienne Allemagne. Ces références inexpliquées laissent comme des gros blancs dans la trame de l'histoire et alourdissent la compréhension pour qui n'y est pas initié. Peut-être me faudrait-il lire d'autres ouvrages de Jünger plus en amont pour mieux saisir son propos, ou peut-être est-ce un auteur hors de ma portée?

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Re: Ernst JÜNGER (Allemagne)

Message  Franillon le Sam 8 Oct 2011 - 19:55

Dommage, Géromino que tu n'aies pas accroché. Chaque fois que je relis Héliopolis ou Eumeswil j'y prends un grand plaisir et j'y trouve toujours de nouveaux détails auxquels je n'avais pas tellement prêté attention avant.
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Re: Ernst JÜNGER (Allemagne)

Message  géromino le Lun 10 Oct 2011 - 12:09

Franillon, c'est sans doute pour ça que j'ai décroché: trop de détails et aussi un contexte historique et socio-politique assez complexe. Tans pis...

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Re: Ernst JÜNGER (Allemagne)

Message  Parch le Dim 18 Déc 2011 - 13:34

Ernst Jünger, Orages d'acier, 1920

Jünger raconte dans ce livre son expérience de la Première Guerre mondiale, au plus près des combats. Après Le feu de Barbusse il s'agit du deuxième ouvrage publié sur les expériences des soldats de la Grande guerre. On y constate que la violence est extrême et la mort permanente. Ce livre nous permet d'avoir une vision plus juste de la guerre, des phases d'action assez brèves, de longues heures sous les bombardements, le repos à l'arrière aussi.
Jünger nous montre aussi la facilité avec laquelle une blessure peut survenir à tout moment... Sa capacité à se remettre de ses blessures est prodigieux : une balle dans le poumon, un das le crâne et quinze jours après il est sur pied !
La plupart des aspects de la guerre de 1914 sont présents (gaz, bombardements, premiers combats d'aviation, premiers tanks) mais il n'est absolument pas question des combats à la baïonnette. Des prises de tranchées sont décrites mais le corps à corps est occulté. Cela m'a paru un peu étrange.

Ma note : 3/5

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Re: Ernst JÜNGER (Allemagne)

Message  géromino le Dim 29 Avr 2012 - 6:59

"Lieutenant Sturm" éd Viviane Hamy 2005 123 pages

Pendant la guerre 14/18, quelque part sur le front, trois officiers allemands aiment à se retrouver, dans les moments d'accalmie, pour discourir de leurs idées. Le lieutenant Sturm qui voudrait, une fois la guerre terminée, devenir écrivain, fait la lecture à ses amis des textes qu'il rédige à ses moments perdus. Mais la terrible réalité des combats coupe souvent court à leurs conversations.

Mon idée première en commençant le livre était de découvrir la guerre côté allemand, avec en contrepoint le jugement ou la réflexion de l'auteur. Mais ce n'est pas ça. La guerre est bien là, mais rien ne permettrait de réellement de faire la différence entre combattant allemand ou français, mis à part les noms propres et quelques détails. Pour vraiment vivre dans les tranchées allemandes, "Orages d'acier" semblerait plus indiqué; je le note dans mes prévisions. Non, ici il s'agit davantage d'un autoportrait, disons d'une esquisse d'autoportrait, qui permet de mieux cerner l'écrivain. Les personnages qui naissent sous la plume de Sturm sont une manière de mettre à jour les traits de l'auteur. Dans les réflexions du Lieutenant se dessinent les pensées de Jünger. Ses idéaux patriotiques, sa culture littéraire, l'idée qu'il se fait de la guerre en général, tous ces thèmes abordés sont autant de petites touches qui ébauchent un personnage.

Un fait qui m'a marqué et assez surprenant: Jünger, sans en faire l'apologie, semble considérer la guerre comme une chose naturelle, malgré toute son horreur. Elle est pour lui synonyme d'exaltation, d'ivresse. Désinvolte et méprisant la mort, il voit la guerre "comme une destruction conforme à la loi de l'univers. La guerre semblable à le tempête, la grêle et la foudre se ruait sur la vie sans conscience et sans but".

A lire pour mieux connaître l'homme que fût Ernst Jünger. A noter que ce livre a été écrit entre 1918 et 1923 et publié dans un journal de Hanovre en 1923. Il ne sera repris en volume qu'en 1963.

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Re: Ernst JÜNGER (Allemagne)

Message  DKOIS le Mar 29 Mai 2018 - 17:21

LE LANCE PIERRES
Ernst JUNGER
FOLIO 437 Pages




Résumé (extrait éditeur)


Ce roman d'Ernst Jünger raconte la jeunesse d'un jeune villageois de Basse-Saxe, Clamor Ebling, qui, à treize ans, quitte l'univers paisible et rêveur de sa campagne pour entrer comme interne dans le lycée d'une grande ville du Harz où il accomplira le dur apprentissage qui doit le mener au seuil de la vie adulte. 


Mon avis :


Ce roman pourrai être une version Allemande de " LA GLOIRE DE MON PERE" de Marcel PAGNOL, si toutefois, certains passages n'étaient pas très difficiles à suivre. Du coup l'intérêt qu'on peut y porter est "sinusoïdale" . 
Des passages nous font partager  des beaux moments de nostalgie, de tendresse et d'émotion. Malheureusement, d'autres passages semblent nous éloigner de la trame de l'histoire. Soit on revient en arrière pour ré-accrocher soit on laisse filer dans l'attente de moment meilleurs qui finissent toutefois par arriver. 
Bien sur, l'écriture de Ernst Junger est de grande qualité, on ne peut que la respecter, mais sa complexité peut décourager les moins vaillants lecteurs.


De Ernst Junger j'ai lu " Une dangereuse rencontre" dont je ne garde aucun souvenir, mais aussi " Orage d'acier" et " Sur les falaises de Marbre" qui m'avaient beaucoup plu.  Je relirai cet auteur avec le risque d'aimer ou non. Vos avis précédents confirment ce risque.


Ma note 2,5/5

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Re: Ernst JÜNGER (Allemagne)

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