Hiro ARIKAWA (Japon)

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Hiro ARIKAWA (Japon)

Message  Aurore le Mar 18 Jan 2011 - 15:20

Hiro Arikawa est une auteur japonaise née en 1972 à Kôchi, dans l'île de Shikoku.



Elle fait ses études dans le Kansai où elle vit toujours aujourd'hui, menant une vie de femme au foyer un brin (voire carrément) paresseuses, selon ses propres dires. Elle manie un Kansai-ben (dialecte régional) plutôt insolite et factice, mâtiné d'accent de sa chère terre natale dont elle parle toujours avec ferveur - et un certain chauvinisme. Elle a gagné le dixième prix Dengeki (catégorie roman) en 2004 avec Shio no machi. Le livre, a été très apprécié pour son histoire d'amour entre héros et héroïne dont l'âge et la classe sociale sont opposés. Suivront Sora no naka, Umo no soko, la série Library Wars, Reintsurii no kuni ou encore Kujira no kare... Elle est également auteure de nouvelles, publiées dans diverses revues. Library Wars est arrivé en tête du classement Hon no zasshi pour le premier semestre 2006, et s'est classé 5e du Grand Prix des Libraires 2007.

Biographie largement issue du livre Library Wars

Library Wars, Tome 1 : Conflits - Hiro Arikawa
(Glénat roman, 2010, 225 p.)




Nous sommes au Japon en 2019 et l'organisation de la société a bien changé : le comité d'amélioration des médias censure de plus en plus d'ouvrages. Pour contrer cette oppression, les bibliothèques se sont organisées en trois corps : les bibliothécaires (qui assurent le travail normal), le personnel de défense (qui protège la bibliothèque) et enfin le support logistique (qui coordonne l'action des deux autres corps).
Autant dire que les structures s'organisent et qu'en plus de former du personnel de bibliothèque, on forme aussi les jeunes à l'attaque c'est-à-dire à l'unité de défense : il est nécessaire de pouvoir intervenir dans les bibliothèques et de faire valoir son droit de préemption (droit suprême qui autorise le personnel de défense à récupérer tout ouvrage subtilisé).
Iku, jeune adolescente rêveuse et idéaliste, aspire justement à intégrer le personnel de défense afin de rendre justice aux démunis et de faire reculer la censure. En effet, lorsqu'elle était jeune, alors qu'elle allait se faire confisquer un livre soumis à la censure, un héros vengeur (du corps de défense) lui a remis l'ouvrage sans contrepartie.
De cet épisode marquant, Iku retient l'homme qui lui a permis la liberté de lire le livre qu'elle souhaitait et elle s'est mise à marcher dans ses traces, avec l'espoir de le rencontrer à nouveau pour le remercier. Voilà donc notre adolescente qui fait l'apprentissage d'une formation très complète marquée par un entrainement très soutenu (tirs, hélicoptères...), par une connaissance des bibliothèques qu'elle ignorait jusque-là... bref, elle n'est pas simple la vie de défense des libertés. D'autant plus que ce sont les hommes qui normalement s'orientent dans ce corps-là. Ses parents ne sont pas au courant de son choix et ses supérieurs lui mènent la vie dure. Il y a Dojo, très à cheval sur le réglement et qui se moque gentiment du motif qui a conduit Iku à être dans le corps de défense (en effet, la jeune fille parle avec ferveur du justicier qui a marqué son enfance). Il y a Tezuka, son camarade qui a toutes les capacités et se sent lésé d'être avec une fille. Enfin, il y a Shibazaki, sa camarade bibliothécaire, qui en pince pour le rigide Dojo.
Les journées s'organisent entre entrainements, apprentissage sur le terrain et missions commandos. La vie en bibliothèque, laissez-moi vous le dire, et finalement bien loin d'être de tout repos.

J'ai trouvé que d'inscrire l'histoire dans moins d'une décennie était instructif car l'aspect censure peut toujours surgir d'un instant à l'autre. Nous ne sommes pas à l'abri de restrictions, que ce soit en bibliothèque ou ailleurs, et d'ancrer la narration ainsi dans un futur presque immédiat, cela m'a permis de considérer des aspects qui je pensais enfouis dans le passé. Cette organisation, très structurée, m'a semblé très bien conçue car on sent une réelle menace planant sur les bibliothèques (et l'auteur en fin de livre nous offre une annexe avec une description des grades imaginaires). Ce n'est peut-âtre pas le cas aujourd'hui, mais qui nous garantit que ces services soient ouverts et pluridisciplinaires sur le long terme?
En somme, c'est un Japon fictif qui se dessine sous nos yeux et on se plait volontiers à imaginer un pan de société où la culture serait un privilège. Non pas que la censure soit une solution pour prendre conscience de la valeur de nos écrits défendus, mais la bibliothèque, telle que décrite, gagne en prestige. Tous savent que ce sont les bibliothécaires et leurs collègues de défense, qui font régner l'harmonie et permettent un libre accès aux supports et à l'information.
Un premier tome qui est en fait très prometteur. Il y a une bonne dose de dialogues, des personnages très attachants (quoique tous un peu butés de caractère) et une intrigue qui se renouvèle en permanence. La suite sera-t-elle aussi plaisante à lire? Telle est la question !

A noter : une série de mangas, adaptée du livre, Library Wars : love and war, vient de sortir. Je viens d'acheter les trois premiers tomes et pourrai ainsi comparer l'adaptation !

4/5

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Re: Hiro ARIKAWA (Japon)

Message  s-lewerentz le Mar 18 Jan 2011 - 16:30

Ta présentation est super. J'aime beaucoup la littérature japonaise, y.c. mangas, mais une histoire futuriste, c'est pas trop (du tout) ma tasse de thé :-S
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Re: Hiro ARIKAWA (Japon)

Message  lalyre le Mar 13 Juin 2017 - 16:22

Arikawa Hiro     
  Les mémoires d’un chat    
Editions Actes Sud juin 2017
ISBN978 2 330 07823 2       
324 pages

Quatrième de couverture
Un chat de gouttière au franc-parler et rompu au langage des humains a pris ses quartiers dans le parking d’un immeuble de Tokyo. Pour rien au monde il ne troquerait sa liberté contre le confort d’un foyer. Mais le jour où une voiture le percute, il est contraint d’accepter l’aide de Satoru, un locataire de l’immeuble, qui le soigne, lui attribue un nom – Nana – et lui offre la perspective d’une cohabitation durable.

Cinq ans plus tard, des circonstances imprévues obligent Satoru à se séparer de Nana. Anxieux de lui trouver un bon maître, il se tourne vers d’anciens camarades d’études, disséminés aux quatre coins du Japon. Commence alors pour les deux compères une série de voyages et de retrouvailles qui sont pour Nana autant d’occasions de découvrir le passé de Satoru et de nous révéler – à sa manière féline – maints aspects de la société japonaise.
Prenant et surprenant, profond et plein d’humour, Les Mémoires d’un chat est un beau roman sur l’adoption, l’amitié, et la force des liens qui unissent l’homme et l’animal.

Mon avis
Un chat recueilli et nommé Nana par Satoru, à cause de sa queue qui est en forme de sept, Nana raconte son quotidien mais après quatre ans de vie avec Satoru, celui-ci lui annonce qu’ils vont entreprendre un voyage, la raison de ce voyage on l’apprendra au fil de la lecture. Cependant il y aura plusieurs voyages pour rencontrer des amis et leurs proposer d’adopter Nana, ces voyages nous seront contés par Nana, le chat à l’âme de poète, mais aussi chaque ami rencontré aura droit au chapitre pour nous livrer ses souvenirs de jeunesse avec Satoru. Quand Nana a compris qu’il va être adopté, il réussit à force de ruses à décourager les braves gens qui acceptaient de le garder dans leur foyer. Ce roman surprenant par sa douceur  et l’émerveillement de Nana devant le défilé des beaux paysages qu’il nous décrit si bien est superbe, savoureux  et touchant , tout dans ce livre en font une lecture tout en tendresse et agréable avec une fin bouleversante….4,.5/5
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Re: Hiro ARIKAWA (Japon)

Message  Réaliste-romantique le Lun 12 Fév 2018 - 13:04

Les mémoires d'un chat

Nana est un chat de ruelle récupéré par Satoru, un Japonais qui vit seul. Ils développent une relation complice, mais un jour, pour une raison qu’il garde secrète, il cherche un foyer pour adopter son chat. Il revisite ainsi plusieurs amis de jeunesse et membres de sa famille pour trouver le foyer idéal. L’histoire est racontée par le chat lui-même.

L’auteure connaît bien les chats, c’est intéressant comme perspective. J’ai aussi aimé ces chroniques de personnages ordinaires du Japon moderne. Le style est beau, les histoires sont touchantes (Satoru n’a pas eu une enfance facile), mais j’ai trouvé que le livre s’étirait au fil des rencontres, que l’effet de nouveauté s’estompait et que le récit lui-même ne me touchait pas beaucoup, trop de beaux sentiments. Je le recommande donc surtout aux amateurs de chats.

3,5/5

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Re: Hiro ARIKAWA (Japon)

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