Isabelle DESESQUELLES (France)

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Isabelle DESESQUELLES (France)

Message  valérie le Dim 24 Oct 2010 - 12:33

Isabelle Desesquelles a écrit quatre romans.Je me souviens de tout et La vie magicienne aus éditions Julliard.La mer l'emportera et Quelques heures de fièvre aus éditions Flammarion.Elle est l'auteur d'un livre de contes pour enfants Le chameau le plus rapide du désert aux éditions Le Chêne Jeunesse

FAHRENHEIT 2010 chez Sock 192 pages
Présentation de l'éditeur
"Tu l'aime ton travail.A ce point ce n'est plus un travail mais une passion.Ta passion est de vendre des livres,partager des monceaux de littérature et respirer au milieu des chefs-d'oeuvre,les protéger et les servir.Tu lis,tu lis encore,tu lis toujours,tu cherches et tu trouves,une langue,des histoires,un vertige incomparable,infini voudrais-tu.Tu es libraire.Etais.C'est fini la passion,la destruction a commencé."
En 2010,plus besoin de 451° Fahrenheit pour faire disparaître les livres,certaines librairie le font très bien.
En vingt chapitres,Isabelle Desesquelles raconte une vie vouée aux livres,habitée par la littérature,sauvée par la fiction.En vingt chapites,l'auteur dit l'absurde,la détresse,la violence dans lesquels on peut s'enfoncer sûrement,et pas si lentement,en voulant défendre ces quelques milliers de livres auxquels nous devons tout.
Poussez la porte et entrez dans le monde de blondinet,gus beurk et les autres.

Il s'agit là dun cri d'amour pour les livres et d'un pamphlet contre une certaine forme de commerce.Cela peut sembler par moment un peu excessif,mais c'est le propre de la passion.Une lecture édifiante qui m'a conforté dans mon idée de ne fréquenter que de vraies librairies 4,5/5
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Re: Isabelle DESESQUELLES (France)

Message  lalyre le Jeu 11 Sep 2014 - 16:12

Les hommes meurent-les femmes vieillissent       
  Isabelle Desesquelles   
 Belfond  14 août 2014-
        218 pages         


Quatrième de couverture
« La bouche la plus scellée n'empêchera pas un corps de révéler ce qu'on a fait de lui. »

Elles sont dix. Mères, soeurs, cousines, petites et arrière-petites-filles, elles vont chercher un oubli à L'Éden, l'institut de beauté d'Alice. Certaines sont au bout de leur existence, d'autres au début.
Tour à tour, elles dévoilent leurs secrets, leur fragilité aussi. Sans rien dissimuler, elles disent la jouissance et la défaite, l'allégresse à aimer et les renoncements. Les rides et les bonheurs.
Toutes sont terriblement attachantes et font face à un silence qu'elles apprivoisent. Celui d'Ève, l'absente, sans laquelle elles ont appris à vivre.
Autour de son souvenir, elles réapprendront à être une famille.
Fantasques, mélancoliques et troublants, les hommes meurent, les femmes vieillissent.

Ma petite chronique
Cela fait vingt ans qu’Alice a créé l’Eden, un vrai paradis pour les femmes d’une même famille mais aussi des hommes.  Pendant ces années dans son institut de beauté, elle a touché beaucoup de corps, principalement de femmes qui lui font confiance, des femmes qui lui font des confidences comme si elles se parlaient à elle-même. Et avec les monologues c’est toute une famille  dont nous faisons connaissance, voici Caroline approchant la soixantaine qui adore écouter Véronique Sanson et Eve sa jeune cousine, morte il y a quinze ans, Lili qui à Quatre-vingt-trois ans, blond platine aime toujours les regards des hommes sur elle, Barbara, quatorze ans , rousse mais n’aime pas les roux, elle n’aime pas Alice, Clarisse la cinquantaine, fréquente les cimetières, les églises mais pas Dieu, Eve trente-deux ans, fume des cigarettes au clous de girofle, Yves, quarante-trois , blonde mais ce sont des implants, attends une opération avec impatience, Jeanne , quatre-vingt-quatorze ans, cherche un parfum du passé qui lui ferait du bien et enfin Judith, tout juste née ne sait rien mais qui lors de sa naissance raconte que : Je sors la tête la première en un temps record. Au passage, je récupère l’herpès vaginal de maman. Mes parents s’extasient…..après on s’étonne que je recherche des compliments toute ma vie.


Mon avis
J’ai beaucoup ri en lisant la phrase de bébé Judith, Cependant il faut dire qu’un mystère empoisonne la vie de cette famille, une simple lettre en possession de l’un d’eux, mais qui ? Un roman amusant, interpelant, parfois grinçant mais prenant par la facilité du style et l’histoire de chacun des personnages. Personnellement je pense que ce roman s’adresse aux femmes de quarante à nonante-neuf ans. 4,5/5
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