Alice FERNEY (France)

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Alice FERNEY (France)

Message  gallo le Dim 2 Nov 2008 - 19:39

De : Calou (Message d'origine) Envoyé : 2002-10-11 02:32
Alice FERNEY - Grâce et dénuement

Sur un terrain vague subsiste un clan de gitans indifférents à la société, à ses règles et à son confort. Leur existence est marquée par le naissances, les petites et les grandes fêtes. Un beau jour, une bibliothécaire déterminée et généreuse se met en tête de faire découvrir la magie de la lecture aux enfants. Se nouent alors des relations de complicité. Car ce que découvre cette étrangère, par-delà la misère et la brutalité, c'est une chaleur particulière, la tendresse, et cette beauté qu'ont les femmes dans le dévouement. Quelque chose d'impalpable qu'on nomme l'humanité.

Mon avis : Dans un style simple, parfois familier mais délicat, Alice Ferney nous invite à la rencontre de l'autre, au devant des mutismes, au-delà des différences.
On découvre la véritable vie des gens du voyage. Elle nous fait entrer dans l'intimité de leur misère absolue, de leur vie hors du temps, de leur rejet par tous et, par réaction, de leur rejet des autres.
Un livre qui m'a beaucoup émue par l'analyse sensible des sentiments, la chaleur, l'amour, et par la beauté des phrases.
Un très belle approche de la mort, une définition des sentiments minutieuse si joliment écrite !

Note: 4,5/5


Réponse
De : Laetitia Envoyé : 2002-10-11 04:13
Je t'appuie, un très beau livre ! Une approche très sensible des rapports entre les humains, par delà les différences de culture. Les enfants sont aussi de vrais personnages, contrairement à ce qu'on trouve dans beaucoup de romans. Rien n'est gratuit sous la plume d'Alice Ferney, ni la dureté ni la gaieté, mais tout est enveloppé d'une grande tendresse.


Réponse
De : Mousseline Envoyé : 2002-10-11 06:18
Je suis contente que tu aies aimé. Très beau ta critique.

J'ai lu aussi de Alice Fernay Conversation amoureuse...mais je ne sais pas si je te dois te le suggérer. J'ai beaucoup aimé mais je suis la seule rate qui ait aimé......peut-être que je suis bizarre......
En tout cas, ça porte sur les relations amoureuses et c'est vraiment très très bien. Très différent de Grâce et dénuement. On n'a pas l'impression que c'est la même auteure qui a lu le livre.
Laetitia tu l'as lu?

Réponse
De : Laetitia Envoyé : 2002-10-11 08:10
Oui, je l'ai lu l'an dernier, je pense. Je me souvenais du nom de l'auteur, je me souvenais du titre, mais je n'avais pas fait le lien avec le très beau livre que j'avais pris tellement de plaisir à lire tant que je n'ai pas lu la critique de Pascale... merci Pascale

Réponse
De : Calou Envoyé : 2002-10-11 08:40
Merci Laetitia et moussie,

mais ce livre a vraiment réussi à faire vibrer mes cordes sensibles sur bien des points:
tout d'abord l'écriture: sous un style simple et soigné, il y a une vraie recherche de terme justes, sensibles, qui coulent sous le sens , qui permettent une lecture tellement fluide qu'on ne sent pas que l'on dévore les pages si vite ...
ensuite le thème: les gens du voyage, par leur comportement, n'évoquent habituellement que rejet de tout, des lois, des gens, du respect de l'environnement etc...Pour une fois le thème est abordé de façon originale , vu de l'intérieur. Elle a la délicatesse de ne pas embellir tous ces mauvais côtés (précités) mais juste de se positionner dans le coeur de ces enfants et parents qui vivent baignés d'un rituel ancestral plus fort que tout.
et enfin la tendresse des sentiments: elle a su, en tout cas chez moi, me faire trembler de bonheur ou de tristesse. Je crois sincèrement que nous avons tous des moments bien précis dans nos vies où nous sommes plus réceptifs à des styles d'écriture. J'ai eu la chance grâce à Moussie de me délecter sur ce récit au bon moment !


De : Calou Envoyé : 2003-08-13 08:04
Alice FERNEY - Le Ventre de la fée.
Ed. Actes Sud

Autant j'ai adoré les trois autres romans autant celui-ci me laisse un vieux goût amer dans le gosier et je ne suis pas prête de l'oublier. Dans le même thème, il ressemble à Bord de mer de Véronique Olmi.

De plus, si vous êtes comme moi et que vous prenez ce livre sans même savoir de quoi il parle, uniquement parce que l'auteur a l'habitude de vous envoûter, vous serez surpris.
Je m'attendais vu le titre à un conte de fée et d'anges. C'est en effet un conte, mais un conte cruel, un portrait de monstre, un violeur et un tueur !
Berk, je n'aime pas ce genre de bouquin. Je trouve que même si l'auteur se place du côté de ce monstre pour nous expliquer les mécanismes psychologiques qui dirigent ces âmes torturées, elle n'apporte pas grand chose à ce qu'on ne sait déjà.
Son écriture est toujours aussi belle au service d'une histoire bien laide.

Note : 3/5


De : cuné Envoyé : 23/12/2004 13:13
Alice FERNEY - Grâce et dénuement

Un livre tout à fait différent de tout ce que j'ai pu lire ! Esther vient lire les mercredis des contes, des histoires au enfants d'un camp de gitans qu'elle suit de ville en ville. peu à peu, ils s'apprivoisent, s'attachent, s'expliquent, et la vie passe, jamais douce, toujours injuste...

C'est envoûtant ces vies qui se déroulent presque à notre insue. L'écriture d'Alice Ferney est tout à fait surprenante, objective et presque en retrait, la seule façon finalement de nous présenter cette grande misère autant intellectuelle que matérielle sans pathos, sans en rajouter. Tout est digne dans cette histoire, on apprend beaucoup de choses sur plusieurs sujets, et au final, sûrement sur nous-mêmes aussi.

Beaucoup de passages percutants, par exemple : "... Elle n'avait pas eu le temps de se préoccuper des autres. Oui, pensa-t-elle, la vieillesse peut servir à cela, donner sa bienveillance, parce qu'on a le temps qu'il faut, parce qu'on n'attend plus avec impatience et colère des choses, qui, ne venant pas, nous rendent hargneux envers ceux qui les ont."

Esther est un personnage finalement très peu explicité, on ne la voit que dans ses visites au camp ou choses qui s'y rattachent, c'est dommage. J'aurais aimé en savoir plus sur sa vie à elle, comprendre ses motivations et pourquoi elle ne s'implique pas plus en dehors des livres. Surtout comment elle parvient à le faire.

Un très très bon livre, qui raconte une histoire documentée et ouvre la réflexion.

4,5 / 5


De : Chantal5500 Envoyé : 09/01/2005 20:25
Alice FERNEY : GRACE ET DENUEMENT

C'est l'histoire d'une famille de gitans installée illégalement aux abords d'une grande ville : il y a la grand-mère Angeline, ses cinq fils, ses quatre belles-filles et tous ses petits-enfants. Ils ont bien des difficultés à survivre. Mais une "gadgé", Esther, va venir tous les mercredis, faire la lecture aux enfants. Et grâce à son sens de l'écoute, son "don de soi", elle va peu à peu se faire accepter, se faire "adopter"...

J'aime beaucoup l'écriture d'Alice Ferney, toute en sensibilité. Elle se lit tout en douceur mais aussi en continuité, en fluidité, comme le courant d'un ruisseau qui file. Dans ce livre, on vit dans le monde des gitans, avec leur misère, leur dénuement, leur refus de la société et de ses contraintes, leur fierté de vivre en liberté même si celle-ci les oblige à vivre dans la complète précarité. Et Esther, avec ses livres et son respect de l'autre, apporte la grâce. La séance de lecture illumine la vie des enfants, les fait sortir de leur quotidien.

Une phrase à laquelle j'adhère totalement : "Celui qui donne le respect, reçoit le respect."

4/5

De : clochette Envoyé : 25/09/2005 17:55
Alice FERNEY - GRACE ET DENUEMENT , Babel - 288 pages
(Livre Voyageur d'Odilette)

Cette histoire est à l’image de celles que raconte Esther, la gadjé, lorsqu’elle vient faire la lecture aux enfants du camp des gitans, à la sortie de la ville, dans un terrain sale et boueux. C’est un conte. Un conte qui transfigure la misère triste des gitans par leurs histoires, leur fierté, leurs couleurs, leur feu et leur vie simple. Une vie qui tout aussi dure qu’elle soit ne les abat jamais et qu’ils traversent avec toujours la même permanence. Esther, la seule gadjé qui n’a pas pour eux que du mépris, sera la seule à les aider, dans ce monde moderne dans lequel leur mode de vie est de plus en plus inadapté. Car ce monde, avec son lot de loi, d’administration, de règles, n’est plus vraiment compatible avec la vie des gitans.

L’écriture est très belle presque poétique par moment et le peu de dialogues renforce encore l’impression que cette histoire est un peu irréelle, une jolie traversée dans le monde gitan.

Note : 3,5 / 5

Clochette

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De : odilette84 Envoyé : 25/09/2005 19:44
Très belle critique Clochette, ravie que ce livre t'aie plu ...
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  gallo le Dim 2 Nov 2008 - 19:39

De : Papiillon_vole Envoyé : 29/01/2006 17:46
Grâce et dénuement de Alice Ferney
Babel – 1997 – 289 pages.

Une tribu de gitans s’installe sur un terrain vague, à la périphérie d’une ville. Il y a là la grand-mère, les cinq fils, les quatre belles-filles, et une bande d’enfants sauvages, qui ne fréquentent pas l’école. Car ces gens sont ignorés de tous, ils n’ont ni papiers, ni maison. Pour l’administration, ils n’existent pas ; pour le voisinage, ils représentent une vague menace. Pourtant, un jour, arrive Esther avec une pile de livres. Esther n’a pas de préjugés, elle est guidée par son amour de la littérature et son envie de partager avec ces gens qui ne savent ni lire in écrire. Et Esther commence à faire la lecture aux enfants, et revient chaque mercredi. Au début, ils la regardent avec méfiance et avec curiosité. Puis elle devient leur amie et leur confidente.
Une belle histoire, simple et émouvante. Un style épuré, des personnages attachants, un réalisme sans concession et sans voyeurisme. Et pourtant, c’est vraiment de dénuement dont il est question dans ce livre. Pas seulement le dénuement social ou culturel, mais le manque de tout : d’eau, de chaleur, de vêtements et parfois de nourriture. Mais le dénuement n’empêche pas la grâce, c'est-à-dire l’humanité, voilà ce que nous dit Alice Ferney

Merci Odilette de m’avoir fait découvrir ce ivre : j’avais gardé un mauvais souvenir d’Alice Ferney après La conversation amoureuse : nous voici réconciliées ;-)

Extraits :
« L’épuisement était entré en elle imperceptiblement, un jour derrière l’autre à se dire qu’elle se sentirait mieux le lendemain, un mois glacé après l’autre, une année mauvaise suivant une qui n’avait pas été facile (on passe son temps à attendre au lieu d’être). »
« Les maris ça comprend jamais rien, disait-elle. Forcément ça dégoute. Quand on s’épouse on croit qu’on sera moins seul, mais comme on se trompe ! dit-elle. Oh ! là là ! Oui ! »
« Il était à ce point du désir où la souffrance du manque paraissait préférable à l’état vide et heureux qui l’avait précédé. Oui, son triste amour valait mieux que rien, et c’était maintenant son lot, de n’avoir à choisir qu’entre le néant et l’affliction. »
« Elle était de la race farouche qui nie la blessure en reniant celui qui l’a causée. »
« Une femme, dit-elle, c’est pour se donner en entier. Ne te garde pas. Ce qu’on garde pour soi meurt, ce qu’on donne prend racine et se développe. »

Ma note : 4,5 / 5


De : suzanneécrivain Envoyé : 04/03/2006 23:03
Grâce et dénuement - Alice Ferney
Édition Babel (1997), 289 pages

Résumé
Dans une banlieue, Esther, une bibliothécaire, décide d'initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Les enfants se lient d'amitié avec la bibliothécaire ainsi que la grand-mère et les femmes du clan.

Mon avis
La psychologie des personnages est bien présentée. La vie de gitan bien décrite. Cela nous transporte dans un autre monde ; une autre culture. La façon dont Esther approche les enfants, tente de comprendre ces gens et leur coutumes sans les juger, est attendrissante.
Les descriptions sont réalistes, j'avais l'impression d'être là avec eux et de vivre leurs craintes, méfiances, peines, joies...
Seule petite remarque négative, c'est le peu de dialogue ou le fait qu'il est incorporé au récit de façon presque subtile... Je m'y suis habitué après un certain temps, mais j'aurais préféré «entendre» les personnages plutôt que la voix de la narratrice.

Ma note
3,75/5

Réponse
De : guillemette24 Envoyé : 05/03/2006 09:29
Superbe livre qui vous marque pour toujours. L'importance des livres y est remarquablement souligné comme un lien pour communiquer. La différence n'est pas misérabilisée et la tolérance se construit un peu plus chaque jours.
Depuis cette lecture je vois cette communauté au-delà des clichès de voleurs de poules !



De : Pilou Envoyé : 03/11/2006 15:00
Alice FERNEY - Les Autres - Acte Sud

Bien dans le style de l’auteur de La Conversation amoureuse avec une écriture toujours aussi agréable. Une famille élargie, et en apparence solide, se trouve réunie pour l’anniversaire du second fils Théo. Il y a là Nina la grand-mère occupée à mourir au premier étage, tandis qu’au rez-de-chaussée la mère, Moussia, son mari volage et intermittent Luc, le fils aîné Niels et son ex, Marina, Estelle la fiancée de Théo, et un couple d’amis Claude et Fleur, jouent à un jeu de société. Un jeu un peu idiot, en tout cas dangereux, et vivement déconseillé aux personnes susceptibles, dans lequel on se dévoile, se dénude psychologiquement, le but étant de découvrir l’autre. La première partie est une suite de courts monologues des différents personnages. La suite, c’est le jeu et des déchirements prévus d’avance.
4,00/5

Réponse
De : gallomaniac Envoyé : 03/11/2006 15:17
Ceux qui ont aimé "Grâce et dénuement" d'Alice Ferney aimeront aussi "La décharge" de Béatrix Beck (le Sagittaire 1997, Grasset & Fasquelle 1988, 185 pg.), où une institutrice aprend une jeune fille à écrirer des textes. La fille vit dans une famille de marginaux à coté de la décharge municipale, qui est sous surveillance de son père.



De : odilette84 Envoyé : 01/05/2007 14:13
Alice FERNEY - DANS LA GUERRE

4ème de couv.
en août 1914, quand Jules est appelé sous les drapeaux, Félicité se persuade comme tout le monde que l'absence sera brève. Mais longue en vérité sera l'attente pour le couple landais. Dans le récit de leur séparation et des violences qu'ils affrontent, le choien Prince tient un rôle essentiel , lui qui traverse toute la France pour retrouver son maître au front.

Encore une fois, j'ai pleuré. encore une fois, j'ai exploré avec Alice Ferney , grâce à elle la beauté de l'attachement des êtres les uns pour les autres, humains ou animaux. La puissance des mots, la justesse des émotions ressenties, la violence de la souffrance des hommes... tout est merveilleusement bien dit.
Ce livre est avant tout un plaidoyer contre la guerre. C'est le procès de cette terrible guerre de 14-18, c'est un témoignage au coeur des combats. C'est aussi un hymne à l'amour, celui d'une femme pour son homme parti au front, pour ses enfants qui grandissent sans père, l'amour d'un homme qui souffre, l'amour inconditionnel d'un animal pour son maître... J'ai ressenti tout au long de ma lecture un immense tristesse. La réflexion permanente sur la mort, sur la fragilité de la vie, m'a profondément ébranlée.
c'est sans conteste un immense coup de coeur, même si le thème est délicat et douloureux.
Ma note : 5/5

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De : zeta-b Envoyé : 01/05/2007 22:10
J'avais ressenti les mêmes émotions en lisant "Paroles de Poilus" Odilette. Ces lettres de soldats au front pendant la guerre de 14, ces lettres pleines d'humanité m'avaient tiré des larmes. Il me suffisait de savoir que ceux qui les écrivaient avaient vécu cet enfer des tranchées, des attaques incessantes, des bombardements et des gaz, qu'ils avaient subi pour la plupart leur mort loin des êtres qui leur étaient chers, pour être comme toi "profondément ébranlée".
Ce petit recueil de missives est paru chez Librio, les petits livres à 1euros 50 je crois (je l'avais payé 10 F). Je le recommande à tous, ce n'est pas confortable mais il faut parfois ne pas oublier, ne pas ignorer l'insoutenable.



De : odilette84 Envoyé : 17/05/2007 22:10
Alice Ferney: Les autres

arrêté au milieu de la deuxième partie.
Trop décousu pour moi, j'ai eu l'impression de tourner en rond avec beaucoup de redondances.
L'idée était intéressante pourtant.
pas de note



De : Ysla Envoyé : 18/08/2008 19:49
Alice Ferney: GRACE ET DENUEMENT

Un très beau roman, lu avec beaucoup de plaisir, savouré pour être exacte.
Un campement de gitans sur un potager abandonné, une bibliothécaire, Esther, qui veut venir faire la lecture aux enfants de cette famille, dont la grand-mère, Angéline, est la chef. Entre les enfants et Esther se noue tout de suite une relation affective, puis c'est Angéline, puis les mères et enfin les pères qui s'approchent et "adoptent" progressivement la gadjé.
A travers ce livre, c'est une autre façon de vivre, c'est la rudesse de l'existence et ses petits et grands bonheurs, c'est le plaisir de la lecture, c'est la chaleur de l'être humain et d'une tasse de café partagée que nous ressentons, que nous vivons avec émotion.
L'écriture d'Alice Ferney est limpide, expressive et intimiste. J'ai eu l'impression de vivre dans le campement, de connaître ces gens, en lisant.
Je trouve ce roman très bien structuré, équilibré dans sa forme et son contenu, ce qui rend la lecture très agréable. Il me parle, il fait écho chez moi et il me redonne foi en l'humanité !

Ma note : 5/5 sans hésiter.

PS : après avoir lu les autres critiques, je veux ajouter que je ne suis pas d'accord sur le fait qu'il y aurait peu de dialogues, il y en a mais ils ne sont pas présentés de façon traditionnelle, ils sont incorporés au récit. Et le roman adopte différents points de vue, il n'y a pas de narrateur identifié, on ne se trouve pas toujours à la place d'Esther bien au contraire.
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  gallo le Mer 12 Nov 2008 - 17:00

De: Mousseliine
Alice Ferney - Grâce et dénuement
(J'ai lu, 2002, 187 pages)

L'histoire se déroule dans une famille de gitans; la grand-mère avec ses cinq fils, belles-filles et petits-enfants. Esther, une gadjé, vient lire des histoires aux enfants.

Les personnages sont extrêmement attachants. C'est difficile de les laisser de côté lorsque l'on ferme son livre pour se livrer à ses autres occupations. L'écriture de Alice Fernay m'a beaucoup touchée. C'est joli, sensible, réel, émouvant, triste.

Quelques extraits :

"Je crois que la vie a besoin des livres, dit Esther, je crois que la vie ne suffit pas."

"Elle lut comme jamais elle ne l'avait fait, même pour ses garçons : elle lut comme si cela pouvait tout changer."

"Elle lut avec de la tendresse pour eux et de la foi dans les histoires."

Un livre que j'avais envie de dévorer mais je me retenais pour le savourer. Un livre qui fait différent. J'ai beaucoup aimé ce bouquin. Il me semble que ça fait bien longtemps que je n'ai été autant touchée par une histoire. Le seul reproche que je ferais à ce livre, ce n'est pas assez long. J'aurais bien aimé que ça continue plus longtemps.

Note : 4,75/5
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Alice Ferney est née le 21 novembre 1967 à Paris. Elle a fait des études de commerce à l'ESSEC et un doctorat en sciences économiques. Elle enseigne aujourd'hui à l'université d'Orléans. Elle est mariée et a trois enfants.
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Bibliographie

Le Ventre de la fée, 1993
L'Élégance des veuves, 1995
Grâce et dénuement, 1997
La conversation amoureuse, 2000
Dans la guerre, 2003
Les autres, 2006
Alice Ferney est publiée chez Actes Sud.


De: Mousseliine
Alice Ferney - La conversation amoureuse
(J'ai lu, 2004, 318 pages)

Un livre à lire et à relire!

Sept couples font partis du même club de tennis. Gilles et Pauline se rencontrent en allant reconduire leur enfant respectif à l'école. Gilles est en instance de divorce, Pauline est mariée avec Marc. Ils finissent par soûper ensemble. Ce même soir, il y a une soirée au club de tennis.

D'un côté, on observe la première rencontre de Pauline et Marc. Les prémisses de l'amour: le manège de la séduction. Ce que pense Pauline, ce que pense Marc... D'un autre côté, on entre dans l'intimité conjugale de chacun des couples qui se préparent pour se rendre à la soirée. Alice Ferney s'y connaît bien en psychologie conjugale. Elle fait ressortir les traits, les caractéristiques, les attitudes des deux sexes dans la vie de couple. C'est très intéressant de voir comment chacun des personnages vit son quotidien avec les contraintes, les joies, les problèmes de la vie à deux.

Durant la soirée les hommes sont de leur côté à regarder un match de boxe. Ils discutent entre "gars". Et les femmes discutent entre elles de problèmes de "filles". C'est amusant de voir que dans un couple, l'homme et la femme perçoivent de façons bien différentes une même situation. On reconnaît bien là nos "hommes". Et on se reconnaît comme femme. Durant tout ce temps, Gilles et Pauline continuent de jouer au jeu de la séduction. Leur conjoint respectif sont à la soirée au club de tennis.

Bon l'histoire continue sur le même air d'aller pendant plusieurs années... Alice Ferney s'amuse à décortiquer, analyser une histoire d'amour à partir de ses débuts jusqu'à la fin. Et en même temps on suit l'évolution des autres couples.

Alice Ferney a écrit un roman à partir du langage amoureux universel. Excellent livre!

Note : 4,5/5


De: Dytal
Alice Ferney - La conversation amoureuse
L'horreur... j'ai tout simplement détesté ce livre.

Les personnages ne m'ont pas marquée, et aucun ne me semblait attachant... 470 pages à se demander est-ce que je trompe ou non mon mari, est-ce qu'on s'aime encore... blablabla... j'ai trouvé le tout superficiel.

Je me demande même pourquoi je ne lui mets pas zéro, peut-être seulement parce que certaines tournures de phrases m'ont plu, mais rien de plus.

Note : 1/5


De: Arlette Leroy
Alice Ferney - La conversation amoureuse

J'ai refermé ce livre profondément touchée... ou plus exactement touchée en plein coeur de femme que je suis. Mais aussi femme d'un âge plus que mûr, comme à la fin du roman.

Je n'écris par pour parler de moi mais pour féliciter cet auteur de tant de psychologie et qui perce si bien à jour les caractères aussi bien féminins que masculins. Les "dits" et les "non dits" en contrepoint...

Merci à l'auteur et à l'éditeur...

Note : 4/5
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Mousseline le Ven 5 Déc 2008 - 12:38

De : lalyre7032 Envoyé : 2008-11-10 10:17

Paradis conjugal Alice Ferney
Albin Michel 2008 352 p.

Elsa,mariée à Alexandre,mère de famille,regarde tous les jours soir un film en DVD,toujours le même ,ce qui lui permet de rêver.Quand Alexandre rentre du travail ,elle lui répond distraitement prise dans l'action du film...Un jour,il lui dit : Demain soir et les soirs suivants,prépare-toi à dormir seule.je ne rentrerai pas.Je ne rentrerai pas dans une maison ou ma femme est installée devant la télévision,voit le même film depuis trois mois,ne se lève pas pour me préparer à manger et se couche sans me regarder...

Voici en peu de mots le sujet du film que Elsa regarde sans se lasser:il semblerait que c'est un chef d'oeuvre de Mankiewicz dont le titre est "Chaînes conjugales " ce film raconte l'histoire de trois amies,elles vont partir pour une excursion,elles attendent l'arrivée d'une quatrième ,mais c'est une lettre qui leur est remise,cette lettre est écrite par celle qu'elles attendent,quelques mots seulement mais qui en disent long et qui vont perturber les femmes pour la journée qui promettait d'être joyeuse.Penchées toutes les trois sur la feuille ,elles lisent "Chères amies,je pars avec le mari de l'une d'entre vous ".......Reste maintenant à savoir lequel.....La journée s'écoule et chacune s'interroge sur le comportement qu'elles auraient eu à l'égard de leur mari pour qu'il décide de suivre cette femme enjoleuse. Elsa aussi s'interroge,Alexandre reviendra t-il ?Car elle est très amoureuse de son mari et malgré l'ultimatum qu'il lui a lancé elle espère......

Deux romans en un,des thèmes tels que amour,malentendus,non-dits,désir ,lassitude du couple,peur de la solitude, l'angoisse de l'attente,les soupçons et la jalousie.Tout cela peut-il faire voler en éclats la vie du couple?Une écriture malicieuse pour analyser une situation à travers une fiction et pour ces femmes un désir profond de la reconquête de leurs maris.Mon avis est assez mitigé car des longueurs et répètitions m'ont lassées....

4/5 Lalyre
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  flop-itude le Ven 17 Avr 2009 - 8:09

Alice Ferney a écrit là un très beau livre intérieur ... Histoire d'une femme d'intérieur mais pas seulement . Elsa Platte regarde chaines conjugales de Mankiewitz sur son canapé, elle a 4 enfants, était danseuse. On comprend très vite que ce film l'habite depuis quelque temps, qu'elle le regarde comme sa vie. D'emblée on s'asseoit avec elle. Forcément, elle nous interpelle avec ses interrogations sur le sexe et le désir qui font échos aux images. Sa solitude est vibrante malgré la présence de ses deux grands enfants avec elle sur le canapé. Son angoisse nous percute quand elle redit tel un letmotiv la phrase que son mari a dite la veille au soir : "Demain soir et les soirs suivants, prépare-toi à dormir seule. Je ne rentrerai pas." Là est la souffrance et en face ce film qui "remédie à son chancellement intérieur". Elle explique comment une oeuvre d'art bouleverse, lui permet de donner un sens et de se mettre en scène, dégagée de la réalité.p41 "l'oeuvre cause une émotion, lui offre une parole, un exemple, un miroir, une histoire jumelle, une musique, une question, une réponse, un embellissement, une compagnie". Elle trouve dans cet échantillon de femmes qui traverse le film des réponses. Elle est chacune grâce au film mais n'est qu'elle même dans l'existence. Au début du livre, la réalité de la vie d'Elsa Platte est encore très présente. Avec beaucoup de finesse, Alice Ferney décrit cette féminité de la sensualité à la sensibilité, de la danseuse à la mère, du désir amoureux à l'amour conjugal. Dans cette main d'homme qui touche la peau de sa femme, elle a donné des mots à tout ce qui se joue de désir et de non-désir; de l'amour et de la difficulté d'y répondre. Le point de vue est extrèmement féminin mais sans féminisme, c'est une remise en question constructive des rapports hommes-femmes.
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  flop-itude le Ven 17 Avr 2009 - 8:12

Note : 5/5
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Philcabzi le Ven 17 Avr 2009 - 10:42

Très bien ta critique Flop-itude... mais il faut indiquer le titre du livre dont tu parles! J'imagine que c'est Paradis conjugual?

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Ainsi qu'une journée bien remplie donne un doux dormir, ainsi une vie bien employée donne un doux mourir. Leonardo da Vinci

Ma PAL: 64 livres
Lecture du moment: Les âmes perdues de Dutch Island de John Connolly
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  flop-itude le Ven 17 Avr 2009 - 10:49

euh oui désolée! Je me suis emballée. C'était paradis conjugal. Ca m'a fait plaisir que tu apprécies. Fred
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Louvaluna le Jeu 25 Mar 2010 - 15:36



Grâce et dénuement

(J’ai lu, 1997, 190 pages)


Un clan de gitans échoue sur un potager abandonné, terrain vague incrusté de tessons de bouteilles et parcouru par les rats. La boue, misérable terre d’accueil, où se consume un feu nourri par la grand-mère Angéline de tout ce qui lui passe sous la main et seul confort pour affronter les rudes journées d’hiver malgré ses fumées toxiques. Le maire, lui, ne veut pas entendre parler des gitans mais aimerait les voir expulsés de sa ville pour qu’ils n’entachent pas les élections. L’assistante sociale vient flairer le terrain mais la grand-mère ne pipe mot et crache par terre. N’est-il pas possible de communiquer avec ces sauvages ? Pourtant, une bibliothécaire fréquente cette famille affranchie de toutes les conventions imposées par la société. Patiemment et avec délicatesse, elle veut faire entrer les livres dans leur vie car ils sont à ses yeux aussi précieux que le boire et le manger.

« Celui qui donne le respect reçoit le respect. »

La force de ce roman est de rendre la beauté à ce qu’on enlaidit de nos préjugés. Il met à nu cette petite communauté de gitans, expose sa relation avec cette gadjé qui lit des histoires aux enfants, pour mettre en avant l’essentiel, l’humanité, chose abstraite qui nous réunit tous autour du même feu. Le narrateur non identifié apporte davantage de poids à cette prise de vue ; en toute objectivité, ce qui nous sépare tient du détail et l’on se reconnaît rapidement l’un chez l’autre lorsque les barrières tombent et qu’on s’autorise à être attentif à celui qui nous semblait si menaçant. La curiosité, le besoin de rêver, l’envie de connaître et de comprendre sont aussi puissants chez les gitans que chez Esther la bibliothécaire. L’approche par les livres donne à cette entreprise de la puissance et du sens, car notre esprit se laisse volontiers apprivoiser par les histoires contenues dans les livres et c’est considérer l’autre comme son égal que de lui proposer d’accéder à ce qui lui permettra de grandir, de s’épanouir, s’il l’accepte.

« Il y avait un secret au cœur des mots. Il suffisait de lire pour entendre et voir, et l’on n’avait que du papier entre les mains. Il y avait dans les mots des images et des bruits, la place de nos peurs et de quoi nourrir nos cœurs. Elle ne s’arrêtait plus de lire. »

Dans ce texte, Alice Ferney use du discours indirect libre. Cela permet d’accéder plus facilement à la conscience des différents personnages, ce qui nous les rend plus proches et compréhensibles. Cela apporte aussi davantage de fluidité à la narration, on passe rapidement des pensées d’un personnage à celles d’un autre, on peut ainsi mieux confronter leurs points de vue et comprendre ce qui sous-tend leurs relations. Et il est particulièrement intéressant ici de mêler si étroitement les pensées d’Esther et celles d’Angéline !

« Esther referma le livre. Voilà, dit-elle, on a fini. Vous m’avez épuisée, je n’ai plus de voix. Elle regardait les enfants sortir du rêve, engourdis par sa lecture. Les ânes en vrai ça peut pas écrire, dit Hana d’une voix assurée. On sait pas, dit Mickaël. Anita dit : Est-ce que ça existe un âne qui pense comme Cadichon ? Elle attendait d’Esther une réponse. Les ânes n’écrivent pas, dit Esther, mais on ne sait pas ce qu’ils pensent, alors peut-être sont-ils plus malins qu’on ne le croit. Elle ouvrit la portière. Je suis en retard, dit-elle, filez vite. »

Un roman qui fait la part belle aux livres, leur capacité d’enchantement, mais aussi à la lecture à voix haute et sa force d’envoûtement des petits comme des grands. Un roman qui devrait enthousiasmer tous les amoureux des livres !

4/5

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Re: Alice FERNEY (France)

Message  odilette84 le Jeu 25 Mar 2010 - 17:21

très joli commentaire
j'avais moi aussi beaucoup aimé ce livre

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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Bernard le Jeu 25 Mar 2010 - 18:13

Joli commentaire Louvaluna et thème intéressant.
Celui qui donne le respect, reçoit le respect et qui sème le vent, récolte la tempête. C'est tellement vrai...

B
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Shan_Ze le Lun 29 Mar 2010 - 10:18

Je n'ai jamais lu d'Alice Ferney mais ça a l'air intéressant par les thèmes abordés et ta critique me donne bien envie de la découvrir. Merci Louvaluna !
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Liza_lou le Lun 29 Mar 2010 - 10:36

Cela fait longtemps que je souhaite lire ce roman, il va falloir un jour que je saute le pas.
Et puis, tu sais quoi Louvalouna, hé bien, ça y est, je suis une fan absolue de tes critiques absolument superbes!

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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Louvaluna le Lun 29 Mar 2010 - 20:17

Que de gentils commentaires ! Merci Odilette, Bernard, Shan_Ze et Liza_lou.
Mais Liza_ lou, tu me mets un peu la pression là...

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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Lacazavent le Ven 17 Juin 2011 - 18:45

Dans la guerre d' Alice Ferney
Babel/ 482 pages



En août 1914, quand Jules est appelé sous les drapeaux, Félicité se persuade comme tout le monde que
l’absence sera brève. Mais longue en vérité sera l’attente pour le couple landais. Dans le récit de leur séparation et des violences qu’ils affrontent, le chien Prince tient un rôle essentiel, lui qui traverse toute la France pour retrouver son maître au front.


Il y a beaucoup de roman qui ont été écrit sur la Grand Guerre, celle de 1914-1918 mais peu sont aussi réussi.
C'est un livre merveilleux que je l'ai lu presque d' une traite tellement l'histoire me captivait.
Je ne vous dirais pas la fin mais j'en avais les larmes aux yeux. Je ne pensais pas qu' Alice Ferney oserai ou plutôt j'en avais pas envie ! Un très beau livre bouleversant, poignant et plein de réflexion.

5/5

Un immense merci à Nauticus , je me souviendrai longtemps de ce livre




"Jules avait refermé la porte derrière lui. Il était resté quelques secondes l'oreille collée au bois, écoutant le silence qui s'était fait dans sa chambre. Il n'entendait rien. Alors seulement il était parti, et la bête soumise, blessée par chaque pas du maître qui s'éloignait, s'était mise à souffrir. Qui a le pouvoir de retenir un soldat ? Pas même la souffrance d'un cœur. Et pas un enfant. Et pas l'amour d'une femme. Que dire de celui dont la détresse sans mots est un silence ?
Alors les femmes restèrent seules."

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Re: Alice FERNEY (France)

Message  nauticus45 le Dim 19 Juin 2011 - 14:54

Je suis très contente que ce roman t'ait plu, Lacazavent!
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Lacazavent le Jeu 13 Oct 2011 - 15:51

Grâce et Dénuements d' Alice Ferney
Babel /304 pages






Dans un décor de banlieue, une libraire est saisie d'un désir presque fou : celui d'initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Elle se heurte d'abord à la méfiance, à la raillerie et au mépris qu'inspirent les gadjé. Mais elle finit par amadouer les petits illettrés, en même temps qu'elle entrevoit le destin d'une famille sur laquelle règne une veuve mère de cinq fils.


C'est un très beau livre, une véritable déclaration d'amour au pouvoir des mots et de la littérature. Les mots sont simples, l'écriture est fluide, l'histoire quasi irréelle se déroule avec lenteur. C'est par ailleurs presque trop lent, il m'a manqué de la vivacité, une forme de gaîté. J'ai également regretté que seule Esther est le droit à la parole, j'aurai aimé entendre d'autre point de vue.

4,5/5

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Re: Alice FERNEY (France)

Message  matw25 le Jeu 13 Oct 2011 - 19:43

Je note ce titre Very Happy

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Re: Alice FERNEY (France)

Message  kattylou le Jeu 13 Oct 2011 - 20:07

Alice Ferney est dans ma LAL

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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Lacazavent le Ven 21 Oct 2011 - 20:48

Paradis Conjugal d' Alice Ferney
Babel / 389 pages




Quelle alchimie installe un couple dans la durée ? Aime-t-on toujours comme on le devrait ? Par quels doutes, quels regrets, quelles fêlures, quelles peurs le lien conjugal est-il quotidiennement menacé ? En attendant son mari, qui ne rentrera peut-être pas, Elsa Platte regarde avec ses enfants le film de Joseph L. Mankiewicz Chaînes conjugales, qui met en scène comme en miroir trois femmes confrontées à la crainte de perdre l'amour de leur vie. Son anxieuse rêverie se mêle à l'émotion cinématographique, sa
réflexion se nourrit des aventures des héroïnes... Une œuvre d'art peut-elle apporter du réconfort plus sûrement qu'une personne
? Dans une mise en abyme remarquable de sensibilité et de finesse psychologique, Alice Ferney rend hommage au pouvoir évocatoire du cinéma mais prouve magistralement que seule la littérature sait capter dans toutes ses nuances la vérité intime d'un être.

Un roman qui m'a laissé plutôt indifférente, j' ai eu beaucoup de difficulté à m' intéresser à l'autopsie de ce couple qui sombre, sombre encore et toujours. Mise à part la construction originale, je n'y ai pas trouvé grand chose à me mettre sous la dent, pour moi c'est une lecture qui restera fade avec une narration extrêmement lente. Je n'ai pas vu le film de Joseph L. Mankiewicz « Chaîne conjugales » qui forme la trame de fond et si je m'en tient à cette lecture, je n'ai pas vraiment envie de le voir. Un comble !

3/5



Les autres d' Alice Ferney
J'ai Lu / 381 pages





Lors d'une soirée d'anniversaire, un jeu de société destiné à mieux se connaître devient le révélateur de secrets de famille jusqu'ici
soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance. Avec délicatesse et cruauté, ce roman d'une rare finesse psychologique interroge la féminité, l'amour et les relations entre les hommes et les femmes.


Un idée de départ captivante, on se demande dès le début ce qu' il va bien pouvoir ressortir de ce drôle de jeu. On ne peut s'empêcher de s'interroger sur ce qui se passerait si nous y jouions. Le jeu est le miroir qui va permettre aux personnages de se révéler dans ce roman. On les découvre dans ce qu' ils ont de plus sombre, Alice Ferney retrace les parcours de vie de ses personnages avant de les laisser s'affronter les uns les autres dans une confrontation finale qu' on perçoit bien vite comme inévitable.
Par contre, j'ai été vraiment gênée par les redondances qui se font de plus en plus nombreuses au fil des pages. Cela pouvait-il en être autrement ? Le risque était dans l' idée même, la construction autour de trois axes : Choses pensées, Choses dites, Choses rapportées se prêtent au répétitions qu' elle n'a hélas pas réussi à éviter.

3,5/5

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Re: Alice FERNEY (France)

Message  Shan_Ze le Jeu 31 Jan 2013 - 9:00

Grâce et dénuement d'Alice Ferney
(J'ai lu, 187 pages)




Ce livre c'est l'histoire d'une rencontre entre une Esther et une famille de Gitans. C'est Angéline, mère de cinq grands fils et grand-mère aussi, qui domine cette grande famille qui s'est installée sur un terrain vague de la commune. Esther, elle, est une bibliothécaire, elle vient tous les mercredis pour faire la lecture aux enfants.

Bien sûr, la façon de raconter d'Alice Ferney dans des grands paragraphes où sont inclus les dialogues m'a pas un déstabilisée. J'ai eu aussi du mal à retenir qui était fils ou fille de qui mais le style plein de poésie de l'auteur et cette rencontre entre deux mondes m'a ému, m'a touché. Chaque moment raconté est une découverte ; au fil des pages, j'avais l'impression de faire partie de ce petit monde, loin de tout. La ville ne veut pas les reconnaitre en tant qu'êtres humains, ils sont à l'écart. Un bel hommage de Ferney aux Gitans ! Un livre qui j'ai fait durer pour rester le plus longtemps avec eux.

Merci Caroeden pour la découverte de cette famille et de cette auteur !
Note : 5/5
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  lalyre le Dim 21 Avr 2013 - 8:53

Cherchez la femme
Alice Ferney
Actes Sud 5 mars 2013
550 pages

Quatrième de couverture
Serge est brillant, entreprenant, narcissique. Marianne est sincère, ardente, déterminée au bonheur. Cherchez la femme raconte “l’histoire totale” de leur couple. Sous les yeux du lecteur, il se forme, s’établit, procrée, s’épanouit, subit l’épreuve du temps et la déchirure de l’infidélité…
Nos destinées affectives sont-elles libres ? De quel poids pèsent les rêves et les échecs de la génération précédente ? Quelles forces obscures (le passé, l’enfance, l’origine sociale, l’argent, la carrière professionnelle, les convictions, les valeurs) sont à l’œuvre dans la vie conjugale et menacent cet entrelacs fragile de deux solitudes engagées l’une envers l’autre ?
En forme d’étude de caractères, Cherchez la femme est un livre captivant, plein d’intelligence et d’humour, qui démonte a posteriori les mécanismes délicats d’un mariage et, ce faisant, dévoile à ses personnages les secrets de leur modeste épopée. Avec une écriture passionnée, Alice Ferney observe le stupéfiant voyage du couple, ses ravissements et ses dépressions, ses défenses et ses décompositions. Elle retrouve les mots de l’illusion et ceux de la querelle, ceux du rapprochement et ceux de la défaite. Ceux surtout qui permettent de répondre à la question que l’état de grâce renvoie toujours aux lendemains : qu’est-ce que s’aimer veut dire

Mon petit résumé
L’histoire commence par la rencontre entre Vladimir Korol, ingénieur des mines et la jeune Nina Javosky, une lycéenne de seize ans, elle rêve de devenir danseuse. Mais le destin en a décidé autrement car sitôt le couple uni par le mariage, Nina devient très vite maman de Serge , ensuite de Jean. Mais Serge devient très tôt l’un des principaux personnages, jeune garçon doué qui flatte l’orgueil de Nina. Il aime les filles sportives, il remarque Marianne Villette et bien qu’il n’aime pas l’idée du mariage, il se laisse convaincre par Marianne, un beau couple qui s’aime, ils ont trois enfants, il est ingénieur conseil et conférencier. Tout pour être heureux, mais Serge est imbu de lui-même et ambitieux, ne supportant pas la contradiction et de disputes en disputes sans fin, leur couple bat de l’aile. Cependant Marianne se défend, parle beaucoup, trop même, essaye de comprendre le comportement de celui qu’elle aime. Jean, l’autre fils de Vladimir et Nina passe presqu’inaperçu dans le roman, Quand à Nina qui boit beaucoup, cette femme dont Serge a hérité du caractère, ne cesse de disputer son mari Vladimir qui l’adore. Il y a aussi les parents de Marianne dont Brune la mère a tout fait pour humilier sa fille. Voila pour les personnages dont je ne saurais dire pour lequel d’entre eux j’ai une préférence.

Mon avis
Une histoire de couple mal assorti qui n’en finit pas, cela m’a souvent énervée, une étude de caractère que fait Alice Ferney allant jusqu’au plus profond des âmes, des portraits minutieux, mais c’est surtout l’histoire de ce couple dont les turbulences m’ont parfois parues fastidieuses. Cependant j’ai eu l’impression de connaître ces personnages attachants grâce à l’analyse très poussée par l’auteure. Un regard sur le couple, la vie, la famille, l’alcoolisme, la filiation et le sentiment amoureux se trouvant dans ce bon roman un peu long mais bien écrit. 4/5
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Grâce et dénuement

Message  nauticus45 le Dim 12 Mai 2013 - 19:15




  • Poche: 187 pages
  • Editeur : J'ai lu (28 février 2002)
  • Collection : J'ai lu
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2290302759
  • ISBN-13: 978-2290302750,

Résumé:
Une famille de gitans qui s'est installée sur un ancien potager en ville voit un jour arriver Esther, une bibliothécaire qui a décidé de faire découvrir la lecture aux enfants de la famille. Angéline, l'aînée de la famille, renvoie Esther mais celle-ci revient chaque semaine, pendant des mois. A force de respect et de persévérance, Esther parvient à persuader Angéline de la laisser lire pour les enfants et progressivement elle se fait admettre de presque toute la famille. Mais Esther ne veut pas s'en tenir là, pour elle les enfants doivent être scolarisés...


Commentaire:

Ce livre est un très beau roman, un hymne à la lecture et à ce qu'elle apporte à chacun, mais aussi une belle leçon de respect et de tolérance. Il n'y a pas ici de leçon de morale à propos des gitans, de leur façon de vivre ou de la manière dont la société les rejette, mais juste une belle histoire faite de constats parfois amers mais, surtout, d'espoir.

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Re: Alice FERNEY (France)

Message  kattylou le Lun 13 Mai 2013 - 11:20

Il est dans ma LAL depuis longtemps à chaque critique je me répète que je dois le lire
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Re: Alice FERNEY (France)

Message  dodie le Mer 16 Juil 2014 - 14:03

Dans la guerre

Août 1914, la mobilisation générale oblige Jules à quitter sa ferme des Landes, sa femme et son fils. Tous pensent que la guerre sera courte et qu'il sera de retour pour Noël......
Commence alors pour Jules une guerre terrible qui le conduira de tranchées en champs de batailles. Il se lie d'une profonde amitié avec certains de ses compagnons d'armes dont son lieutenant. Tous jugent cette guerre inutile et n'aspirent qu'à la fin de ce cauchemar.
Sa femme Félicité reprend le travail de la ferme. En plus de l'absence de son mari déjà difficile à supporter, elle doit cohabiter avec sa belle-mère,Julia, acariâtre et sans-coeur.
Un autre personnage important est Prince, le chien de la maison. Ne supportant pas le départ de son cher maître, il va traverser la France pour le retrouver.

Ce roman est avant tout un véritable plaidoyer contre la guerre et les hommes qui la décident. Mais c'est aussi un très beau texte sur l'amour entre un homme et sa femme, sur l'amitié entre les hommes et la fidélité des animaux pour leur maître.

J'aime beaucoup l'écriture de Alice Ferney, simple, sensible et juste. Elle arrive à nous immiscer dans la peau des personnages, on tremble avec eux. 
Je n'émettrai qu'un petit reproche à ce roman: quelques répétitions et longueurs qui coupent malheureusement le rythme.
Ma note 4/5
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Re: Alice FERNEY (France)

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