Cookie ALLEZ (France)
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Cookie ALLEZ (France)
De : Flo7717 (Message d'origine) Envoyé : 2004-11-17 11:10
L’arbre aux mensonges
Le Cour-Mareuil appartient à la famille Chevrier depuis le milieu du XIXè siècle. C'est une grande et belle ferme isolée, plantée au milieu des champs. Deux tours encadrent la maison principale comme des guillemets, c'est pourquoi les gens l'appellent " le château ". Lorsque l'histoire commence, vivent là, coupés du monde, Hubert Chevrier (l'héritier), Bernadette (son épouse neurasthénique), et leurs quatre filles (qui ont le tort de ne pas être des garçons). L'imposante demeure familiale est un théâtre ancien qui abrite, depuis trois générations, de superbes mensonges. En arrivant au Cour-Mareuil, par un beau matin de septembre, Magdeleine Glorieux, la tante venue d'ailleurs, n'imagine pas qu'il lui faudra trente ans pour les débusquer un à un...
C’est un livre vraiment très spécial qui m’a bien plu même s’il m’a fallu un moment pour entrer dans l’histoire. Le thème m’intéressait beaucoup et je n’ai pas été déçue à ce sujet. Cependant, le style m’a souvent semblé déconcertant. Je sentais toujours un petit décalage entre l’histoire et mon ressenti, comme si j’avais un caillou dans la chaussure qui m’agaçait. Le personnage de Magdeleine est à la fois attachant et énervant. Pourtant le dévoilement progressif des secrets et mensonges est excitant, de même que l’humour grinçant de l’auteur est un régal. Ni tout à fait conquise, ni complètement déçue, je retenterai l’expérience avec " La soupière ".
Buchet-Chastel / 190 pages
3/5
De : Claarabel Envoyé : 2004-11-17 11:31
J'ai également lu ce livre et j'avoue avoir été assez balancée à son propos. Pas détesté, pas adoré non plus. Je n'ai par contre pas apprécié l'écriture de l'auteur : un style un peu trop ampoulé, beaucoup de lourdeurs, de tournures à rallonges pour dire des choses toutes simples... A la longue c'est pesant et ça gonfle !..
Sinon, une histoire intéressante - pour qui aime les secrets de famille (à ce propos, je vous recommande Gisèle Fournier "Non-dits" !!!). Cookie Allez est suisse et m'a ainsi ouvert un pan de la littérature de son pays que je ne soupçonnais pas. C'est assez convaincant, malgré mes moues boudeuses, car je compte lire un autre livre de cet auteur un jour prochain !..
De : Claarabel Envoyé : 2005-06-06 16:41
Le ventre du Président
Buchet chastel, 126 pages
Dans un immeuble cossu du 16ème arrondissement, débarque la vague d'une rumeur excitante : le Président de la Compagnie Générale emménage au septième étage, dans deux appartements. Travaux, mystères et intrigues deviennent les lots quotidiens pour les résidents de l'endroit, des voisins à la gardienne, chacun se prête à rêver de l'opportunité d'une telle venue ! Et puis, Henri Montalban débarque, sans tambour ni trompettes, discret, affable et soucieux de préserver son intimité. Or, trop de protection attise la curiosité, les cancans et les supputations.
Et pourtant, jamais le commun des mortels ne pourra deviner ce que cache le Président derrière ses murs ?.. Une créature épatante, attachante et attendrissante... Amélie ! La compagne du Président, sa déraison, son tourment, son addiction ! Pour vivre heureux, vivons caché ? Le peut-on ? Cookie Allez le démontre dans ces 126 pages d'histoire tordante, ahurissante, sympathique et touchante. "Le ventre du Président" figure parmi ces romans qui ne paient pas de mine, qui s'avalent en deux coups de cuiller à pot, et qui ont l'effet bénéfique d'un élixir vitaminé !
3.5/5
De : Claarabel Envoyé : 2005-06-07 09:19
La soupière
Buchet chastel, 139 pages
C'est l'histoire d'un couple étrange qui vit replié sur lui-même : Bernard et sa mère Marie. Fils indésirable ou non désiré, Bernard a toujours reproché à sa mère, humble couturière, leur vie médiocre et recluse. Aujourd'hui, à cinquante ans, Bernard continue de vivre auprès de sa mère, homme solitaire, taciturne et vieux garçon, il travaille aux Urgences, il se passionne pour les puzzles, entretient quelques liaisons charnelles de peu d'importance, c'est toujours un mauvais fils, il ne déteste pas sa mère, il ne l'aime pas non plus, ils vivent ensemble, c'est tout.
Mais la mère est vieille, grabataire. Dans le voisinage on commence à s'étonner de ne plus la voir. Et puis, dans cette maison cossue des années 30, Bernard semble ériger le salon tel un mausolée. Alors, la Marie, morte ou zigouillée ?.. La passion du puzzle a-t-elle débordée chez cet esprit à la limite dérangé ? Et cette fameuse soupière, obsédante, qui trône sur le manteau de la cheminée, ne renferme-t-elle pas un esprit vengeur ? Celui de Marie, justement ?
Une nouvelle fois, Cookie Allez distille les doutes, les inquiétudes. Elle met en scène un couple impossible. Elle introduit la mesquinerie du voisinage, les potins et le souffle mesquin des commérages. L'ensemble fait mouche et mitonne dans cette "Soupière" telle un délice de soupe à la grimace ! Honnêtement, un bon petit roman, pervers, ironique et vengeur.
3.5/5
Allez, je vous colle la quatrième de couverture :
Il n'y a rien de plus trompeur qu'une soupe ! Mixture faite d'éléments disparates qui, broyés, cuits et recuits, deviennent méconnaissables, il est rare qu'on parvienne à deviner tous les ingrédients qui la composent. C'est l'une des nourritures les plus ambiguës, les plus secrètes. Y compris dans ses effets: elle sustente et elle réchauffe, mais elle peut aussi dégoûter et brûler.
Sans le vouloir et sans le savoir, pendant des années, Marie, la couturière, a nourri Bernard, le fils indésirable, de ses malheurs, de ses amertumes, de ses désirs - en somme, d'une soupe où la souffrance le disputait à la colère. En dépit dé ses bonnes intentions, il y avait quelque chose de pourri dans le brouet. Il est probable qu'elle ait, en cours de cuisson, rajouté une pincée d'amour. Mais ça n'a fait que des grumeaux...
L’arbre aux mensonges
Le Cour-Mareuil appartient à la famille Chevrier depuis le milieu du XIXè siècle. C'est une grande et belle ferme isolée, plantée au milieu des champs. Deux tours encadrent la maison principale comme des guillemets, c'est pourquoi les gens l'appellent " le château ". Lorsque l'histoire commence, vivent là, coupés du monde, Hubert Chevrier (l'héritier), Bernadette (son épouse neurasthénique), et leurs quatre filles (qui ont le tort de ne pas être des garçons). L'imposante demeure familiale est un théâtre ancien qui abrite, depuis trois générations, de superbes mensonges. En arrivant au Cour-Mareuil, par un beau matin de septembre, Magdeleine Glorieux, la tante venue d'ailleurs, n'imagine pas qu'il lui faudra trente ans pour les débusquer un à un...
C’est un livre vraiment très spécial qui m’a bien plu même s’il m’a fallu un moment pour entrer dans l’histoire. Le thème m’intéressait beaucoup et je n’ai pas été déçue à ce sujet. Cependant, le style m’a souvent semblé déconcertant. Je sentais toujours un petit décalage entre l’histoire et mon ressenti, comme si j’avais un caillou dans la chaussure qui m’agaçait. Le personnage de Magdeleine est à la fois attachant et énervant. Pourtant le dévoilement progressif des secrets et mensonges est excitant, de même que l’humour grinçant de l’auteur est un régal. Ni tout à fait conquise, ni complètement déçue, je retenterai l’expérience avec " La soupière ".
Buchet-Chastel / 190 pages
3/5
De : Claarabel Envoyé : 2004-11-17 11:31
J'ai également lu ce livre et j'avoue avoir été assez balancée à son propos. Pas détesté, pas adoré non plus. Je n'ai par contre pas apprécié l'écriture de l'auteur : un style un peu trop ampoulé, beaucoup de lourdeurs, de tournures à rallonges pour dire des choses toutes simples... A la longue c'est pesant et ça gonfle !..
Sinon, une histoire intéressante - pour qui aime les secrets de famille (à ce propos, je vous recommande Gisèle Fournier "Non-dits" !!!). Cookie Allez est suisse et m'a ainsi ouvert un pan de la littérature de son pays que je ne soupçonnais pas. C'est assez convaincant, malgré mes moues boudeuses, car je compte lire un autre livre de cet auteur un jour prochain !..
De : Claarabel Envoyé : 2005-06-06 16:41
Le ventre du Président
Buchet chastel, 126 pages
Dans un immeuble cossu du 16ème arrondissement, débarque la vague d'une rumeur excitante : le Président de la Compagnie Générale emménage au septième étage, dans deux appartements. Travaux, mystères et intrigues deviennent les lots quotidiens pour les résidents de l'endroit, des voisins à la gardienne, chacun se prête à rêver de l'opportunité d'une telle venue ! Et puis, Henri Montalban débarque, sans tambour ni trompettes, discret, affable et soucieux de préserver son intimité. Or, trop de protection attise la curiosité, les cancans et les supputations.
Et pourtant, jamais le commun des mortels ne pourra deviner ce que cache le Président derrière ses murs ?.. Une créature épatante, attachante et attendrissante... Amélie ! La compagne du Président, sa déraison, son tourment, son addiction ! Pour vivre heureux, vivons caché ? Le peut-on ? Cookie Allez le démontre dans ces 126 pages d'histoire tordante, ahurissante, sympathique et touchante. "Le ventre du Président" figure parmi ces romans qui ne paient pas de mine, qui s'avalent en deux coups de cuiller à pot, et qui ont l'effet bénéfique d'un élixir vitaminé !
3.5/5
De : Claarabel Envoyé : 2005-06-07 09:19
La soupière
Buchet chastel, 139 pages
C'est l'histoire d'un couple étrange qui vit replié sur lui-même : Bernard et sa mère Marie. Fils indésirable ou non désiré, Bernard a toujours reproché à sa mère, humble couturière, leur vie médiocre et recluse. Aujourd'hui, à cinquante ans, Bernard continue de vivre auprès de sa mère, homme solitaire, taciturne et vieux garçon, il travaille aux Urgences, il se passionne pour les puzzles, entretient quelques liaisons charnelles de peu d'importance, c'est toujours un mauvais fils, il ne déteste pas sa mère, il ne l'aime pas non plus, ils vivent ensemble, c'est tout.
Mais la mère est vieille, grabataire. Dans le voisinage on commence à s'étonner de ne plus la voir. Et puis, dans cette maison cossue des années 30, Bernard semble ériger le salon tel un mausolée. Alors, la Marie, morte ou zigouillée ?.. La passion du puzzle a-t-elle débordée chez cet esprit à la limite dérangé ? Et cette fameuse soupière, obsédante, qui trône sur le manteau de la cheminée, ne renferme-t-elle pas un esprit vengeur ? Celui de Marie, justement ?
Une nouvelle fois, Cookie Allez distille les doutes, les inquiétudes. Elle met en scène un couple impossible. Elle introduit la mesquinerie du voisinage, les potins et le souffle mesquin des commérages. L'ensemble fait mouche et mitonne dans cette "Soupière" telle un délice de soupe à la grimace ! Honnêtement, un bon petit roman, pervers, ironique et vengeur.
3.5/5
Allez, je vous colle la quatrième de couverture :
Il n'y a rien de plus trompeur qu'une soupe ! Mixture faite d'éléments disparates qui, broyés, cuits et recuits, deviennent méconnaissables, il est rare qu'on parvienne à deviner tous les ingrédients qui la composent. C'est l'une des nourritures les plus ambiguës, les plus secrètes. Y compris dans ses effets: elle sustente et elle réchauffe, mais elle peut aussi dégoûter et brûler.
Sans le vouloir et sans le savoir, pendant des années, Marie, la couturière, a nourri Bernard, le fils indésirable, de ses malheurs, de ses amertumes, de ses désirs - en somme, d'une soupe où la souffrance le disputait à la colère. En dépit dé ses bonnes intentions, il y avait quelque chose de pourri dans le brouet. Il est probable qu'elle ait, en cours de cuisson, rajouté une pincée d'amour. Mais ça n'a fait que des grumeaux...
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