Pearl BUCK (États-Unis)

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Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Mousseline le Dim 2 Nov 2008 - 12:03

De : Rosemillenium (Message d'origine) Envoyé : 23/03/2006 11:31

Pearl BUCK - La Mère

C'est l'histoire d'une paysanne chinoise, au fil des jours et de la ronde immuable des saisons, le travail de la terre, les enfants à élever, tout ce travail pour finalement rester pauvre, car les champs appartiennent à un propriétaire, dont l'agent passe chaque année pour récolter le fruit du travail des paysans, ne leur laissant que de quoi subsister.
Malgé la simplicité de ce récit, ce personnage de femme est très attachant. Toutes les "mères" se reconnaissent et se retrouvent. Peu importe les différences de nationalité ou de culture, les joies, les peines, les souffrances, les espérances sont les même pour toutes les mères.
Il s'agit là d'un très beau roman, qui pour moi, est une façon de rendre hommage au dévouement de toutes les Mamans.

Note : 4,5/5


De : DKOIS Envoyé : 23/03/2006 22:30
J' ai lu quelques livres de PEARL BUCK, il y a déjà quelques temps déjà et j' en garde qu' un léger souvenir hormis " LE PATRIOTE ", histoire d' un jeune chinois qui le jour de la déclaration de la guerre sino-japonaise doit choisir entre l' amour pour son épouse Japonaise et celui pour sa patrie. Un choix difficile et déchirant. A lire absolument.


De : Ysla Envoyé : 02/09/2006 17:24

Vent d'est, vent d'ouest - Pearl BUCK

J'ai lu "La mère" et "Vent d'est, vent d'ouest" quand j'étais ado et ces romans m'ont beaucoup plu.

"Vent d'est, vent d'ouest" raconte comment une jeune femme chinoise élevée dans les traditions ancestrales (pieds bandés, préparation à une vie d'épouse soumise, etc) se retrouve au moment de son mariage déstabilisée par ce mari qui a étudié en occident et en est revenu avec une toute autre idée de l'existence. Il ne peut échapper au mariage arrangé, mais est bien décidé à "libérer" son épouse des traditions qui selon lui ne peuvent plus continuer d'exister.
Je l'ai lu 2 fois, je crois, il y a longtemps, mais il fait partie des lectures qui ont marqué mon adolescence. Il présente les deux visages de la Chine, entre tradition et modernité et offre une version au final très positive d'un couple qui ne s'est pas choisi mais peut malgré tout se comprendre et s'aimer. Ca fait toujours plaisir !
Une belle lecture.

Note : 4/5


De : liza_lou55 Envoyé : 18/09/2006 11:20
J'ai moi aussi de très bons souvenirs des romans de Pearl Buck. J'en ai lu beaucoup pendant une période et à chaque fois, c'était un pur délice.

Je ne sais pas si tu les as lus, Ysla, mais j'ai aussi beaucoup aimé Pivoine et Impératrice de Chine. Je te les recommande.


De : Ysla Envoyé : 18/09/2006 18:41
Ah oui ! J'ai lu "Pivoine", c'est drôle je ne me rappelle plus très bien... mais je revois la couverture. Ca doit faire longtemps, quand j'étais au lycée. Ca me donne envie de me replonger dans l'oeuvre de Pearl BUCK. Je n'ai pas lu "Impératrice de Chine" en revanche.


De : Carla_1505 Envoyé : 13/10/2006 21:00
C'est ma mère qui m'a fait découvrir Pearl Buck quand j'avais 14 ans et j'ai tt de suite adoré. Par la suite j'ai régulièrement relu certains de ses romans, et à chaque fois je suis en admiration car je trouve ces romans à la fois "faciles" à lire et pourtant profonds sur le regard porté sur la nature humaine. Pavillon de femmes et Vent d'Est Vent d'Ouest restent parmis mes préférés.


De: Mousseline Envoyé : 13/01/2007 15:27

Pearl Buck - La Mère
(Livre de Poche, 1997, 318 pages)

L'histoire se passe dans la campagne chinoise, comme le livre a été publié pour la première fois en 1934 on peut la situer en ce temps. La Mère c'est une femme chinoise, mère de trois jeunes enfants. Elle se dévoue entièrement à sa famille ainsi qu'à sa belle-mère. En plus de la maison, elle doit passer ses journées aux champs. Elle ne se plaint pas de son sort bien au contraire, elle est très fière de ses enfants. Le mari de deux ans plus jeune que la femme, en a marre de cette vie où il n'y a que le travail, les enfants et à la fin de la journée on dort pour recommencer le lendemain. Il rêve de autres choses, de la ville. Il en fait le moins possible aux champs et ne regarde même pas ses enfants. Il leur en veut de l'obliger à travailler pour les nourrir. Il en veut à cette femme d'enfanter si facilement. Il se sent prisonnier de sa vie. À un moment donné il quitte le domicile familial...

Et puis c'est toute la vie de cette femme avec son lot de misères qui se déroule sous nos yeux. C'est un beau portrait de femme, d'une femme qui est abandonnée et qui passe par plein d'émotions : inquiétude, angoisse, colère, fierté, orgueil... Même si cette femme est chinoise et qu'elle se situe à bien des années de nous, on se met aisément à sa place, c'est dire que ce roman est finalement intemporel et pourrait se passer presque n'importe où.

Je suis un peu déçue, probablement que j'aurais apprécié davantage voilà une dizaine d'années, du moins avant que je découvre les auteurs asiatiques. Quand je pense par exemple à Lao She, Peal Buck me semble presque insipide. Ça fait simpliste plutôt que simple. Et pour mon plaisir, il manque de l'émotion, des descriptions, des belles phrases qui suspendent un lecteur aux mots d'un auteur, de l'humour, des envolées poétiques, du suspense... et les personnages ne sont pas attachants. Bon je suis probablement très injuste, après tout je connais très peu la littérature chinoise et pourquoi comparer Pearl Buck avec Lao She. Et ça reste que j'ai passé un moment de lecture agréable.

Je suis contente d'avoir découvert cette auteure, c'est quand même une lauréate du Prix Nobel mais je n'ai pas l'intention d'aller plus loin.

Note : 3,5/5
(Mousseline)
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Née à Hillsboro (Virginie) en 1892, Pearl Buck a trois mois quand ses parents, missionnaires, l'emmènent en Chine. Elle fait ses études à Shangai, apprenant le chinois avant sa langue maternelle. Elle part ensuite compléter ses études aux Etats-Unis et retourne en Chine, où elle épouse en 1917 un missionnaire américain. Elle vit alors en Chine du Nord puis à Nankin, où elle enseigne l'anglais. La révolution l'oblige à regagner les Etats-Unis. Le divorce met fin à une union malheureuse, dont le souvenir s'exprimera dans plusieurs de ses romans. En 1923 paraît le premier d'une longue série de récits consacrés à la Chine "Vent d'est, Vent d'ouest". Le Prix Pulitzer couronne en 1932 "La Terre chinoise". De son oeuvre abondante, il faut citer "Les Fils de Wang Lung" (1932), "La Famille dispersée" (1935), "L'enfant qui ne grandit jamais" (1951). Prix Nobel en 1938, Pearl Buck consacre sa fortune à une fondation pour l'adoption des enfants abandonnés. Elle est décédée en 1973.



De : Lyreek14 Envoyé : 21/09/2007 09:36
Vent d'Est, vent d'Ouest

Résumé : Voir le post d'Ysla

Mon avis: J'ai beaucoup aimé ce livre qui dépeint très bien la condition féminine des femmes chinoises, totalement soumises aux hommes et dont l'unique but dans la vie est de se marier et d'avoir un fils pour perpétuer la lignée.
L'auteur décrit également parfaitement le choc entre les valeurs et coutumes traditionnelles chinoises et le vent nouveau qui vient d'Occident. Pour Kwei-Lan, jeune femme chinoise élevée dans la pure tradition, il faudra laisser derrière elle tout ce que sa mère lui a appris, car son mari qui a étudié en Occident, entend bien la traiter comme son égale et vivre libre. Quant au frère de Kwei-Lan, tombé amoureux d'une américaine, il devra affronter la colère de ses parents, qui l'ont fiancé depuis son enfance à une jeune chinoise.
Un beau roman plein d'émotions, deux belles histoires d'amour et une


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 03/12/2007 01:49

Vent d’Est, Vent d’Ouest - Pearl Buck
1923

Une chinoise élevée dans la plus pure tradition millénaire de son pays se voit marier avec un jeune chinois qui a étudié en occident. Ce dernier veut traiter sa femme en égale, qu’elle débande ses pieds, et autres ruptures avec les traditions. La jeune femme est surprise et résiste, mais fini par céder, sous la recommandation de sa mère. Les temps changent…

Les concessions des deux parties créent un couple unie, qui combine tradition et modernité. Leur histoire est idyllique, jusqu’à ce que le frère de la narratrice revienne aussi d’occident après ses études, mais qu’il s’y soit marié avec une femme blanche. Ceci est plus que les parents peuvent accepter, ils refusent de reconnaître le mariage de leur fils. Ce dernier était déjà promis à la fille d’une famille avec laquelle ils désirent s’unir. La narratrice, témoin de ce drame, balance entre l’ouverture et le respect des traditions.

Intéressant point de vue sur l’ouverture de la Chine à l’Occident (ou, selon le point de vue historique, on pourrait aussi dire l’invasion), mais le ton est un peu naïf. Bien que Pearl Buck soit à l’occasion presque considérée comme une écrivaine chinoise, le point de vue de ce livre m’apparaît fortement pro-occidental.

3,5/5

Le réaliste-romantique


De : Philcabzi5 Envoyé : 04/12/2007 13:23
Pearl BUCK - L'exilée

Edition Livre de poche, 1976, 319 pages

Note: 5/5

Résumé:
À la mort de sa mère, Carie, fille de colons hollandais, fait le voeux de partir en mission jusqu'à ce que Dieu lui fasse un signe. Alors lorsque Andrew, un pasteur illiminé, la demande en mariage, elle s'empresse d'accepter et ils partent tous deux pour la Chine. Sur les bords du fleuve Yangtsé, Carie recréera son jardin américain où elle acceuillera toutes âmes ayant besoin d'une oreille attentive. Mais la vie est difficile dans cette contrée et Carie subira plusieurs pertes qui l'affaibliront, mais son jardin et son désir d'aider les plus démunis la remettront toujours sur pieds.

Mon avis:

Pearl Buck nous raconte ici la vie de sa mère. La narration est d'ailleurs faite par cette fille qui ne naîtra que tard dans la vie de cette femme merveilleuse. À chaque page du récit on sent tout l'amour que Pearl Buck avait pour sa mère et son écriture fluide et si agréable à lire ne peut que nous la faire aimer aussi. Elle a fait un énorme travail pour comprendre cette femme complexe, puritaine mais rebelle, et la psychologie de Carie est admirablement soignée. On ne peut qu'être émue par les tragédies que vit Carie et impressionné par son courage et sa détermination.


De : Azurelia7 Envoyé : 08/12/2007 16:53

Vent d'Est, vent d'Ouest - Pearl Buck

Résumé : Kwei-Lan vient "d'être mariée", sans le connaître, à un jeune homme de sa race mais qui revient d'Europe. Ce Chinois n'est plus un Chinois, il a oublié la loi des ancêtres, il ne reconnaît, ne respecte ni les coutumes ni les rites...
Le frère de Kwei-Lan, qui vient de passer trois ans en Amérique, l'héritier mâle, dépositaire du nom et des vertus de la race, annonce son mariage avec une étrangère ; il revient avec elle...

A travers les réactions des membres de cette famille de haute condition où l'attachement aux traditions, le culte des ancêtres, l'autorité du père et de la mère n'avaient encore subi aucune atteinte, la grande romancière Pearl Buck nous fait vivre intensément le conflit souvent dramatique entre le jeune et le vieille Chine.

Un très bon roman autour des traditions plus ou moins fortes qui enserrent la population chinoise. Conflits de génération, découverte d'autres cultures, une partie de la jeunesse (suffisamment aisée pour suivre des études à l'étranger) ne souhaite plus vivre de la même façon, bousculer les traditions.

Ma note : 3.5/5

Azurelia


De : Cocotte8017 Envoyé : 02/01/2008 21:49

Pearl Buck - L'exilée
(Le livre de poche, 1976, 319 pages)

Carie, une américaine d'origine hollandaise, décide d'épouser un pasteur prénommé Andrew. Ils partiront en mission en Chine. Loin des siens, Carie va recréer son jardin américain. À travers les bouleversements de la Chine, nous découvrons une femme forte au grand coeur qui sera plus souvent qu'autrement éprouvée par la vie, ce qui viendra ébranler sa foi. Malgré les difficultés, Carie demeurera toujours d'une générosité sans fin envers ceux qui en ont besoin.

Quelle belle découverte que ce livre! J'ai beaucoup aimé découvrir l'histoire de cette femme par la voix de sa fille, Pearl Buck. L'auteur a un style simple, mais efficace, l'histoire est accrocheuse dès le départ. Mais la grande force dans ce roman est au niveau du personnage de Carie, une femme puritaine, mais de caractère qui sait se relever malgré la souffrance. Parfois, je n'en revenais pas qu'une personne puisse passer à travers tout ça, c'est impressionnant une telle force!

Je vous le recommande!

Ma note : 4,5/5
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Vent d'est, Vent d'ouest

Message  Philcabzi le Ven 25 Sep 2009 - 11:09

Vent d'est, Vent d'ouest
Ed. Stock (Livre de poche #912), 1962, c1930, ISBN 9782253004684
Titre original: East Wind, West Wind (traduit de l'américain par Germaine Delamain)

Ma note: 5/5 coeur

Résumé:
Kwei-Lan, une jeune femme ayant vécu dans la plus pure tradition chinoise se confit à l'auteure pour relater sa vie, son mariage et la vie de sa famille. C'est sous forme de journal, ou plutôt de long monologue que cette jeune fleur parlera des boulversements dans son existence en commencant par son mariage. Comme toute jeune fille elle aura été formé pour servir et honorer son seigneur et maitre, son mari. Mais elle n'avait pas été instruite quant à l'attitude à avoir face à un homme ayant vécu longtemps en occident et qui compte vivre comme ces étrangers barbares. De tout temps, elle a ainsi scellé les lèvres sur les souffrances qu'elle jugeait inévitables, mais son mari n'apprécie pas ses pieds bandés et son attitude servile. Sa rencontre de Mme Liu lui ouvrira les portes du bonheur conjugal par un simple conseil: Apprenez des étrangers ce qu'ils ont de bon, et laissez de côté ce qui ne convient pas. Dès lors, Kwei-Lan pourra réconcilier la tradition chinoise avec sa vie "occidentale" auprès de son mari. Le vent d'ouest viendra tout de même souffler plus fort dans sa vie lorsque son frère reviendra d'Amérique avec à son bras celle qu'il a épousé, une étrangère. Kwei-Lan se sentira déchiré par son lien avec sa mère qui refuse de reconnaitre l'étrangère comme épouse légitime et son amitié grandissante pour Mary, une femme libre et fascinante.

Mon avis:
L'écriture de Pearl Buck est si belle, si poétique que j'aurais souligné des phrases sur presque chaque pages de ce roman! Ses mots coulent doucement, comme un murmure, tout en finesse et nous enveloppe dans un cocon de soie. Pourtant le sujet n'est pas tendre; elle nous parle de soumission, de pieds bandés, du destin des filles soumises. Mais elle nous parle aussi d'amour, de beauté et d'ouverture d'esprit. Sans être jamais libéré, Kwei-Lan s'ouvrira tout de même au monde étrange qu'est l'occident. Le fait, d'ailleur, que l'héroïne ne perde jamais son attitude soumise face à sa famille et son mari même si elle se lie avec Mary fait de ce récit quelque chose de véritablement réaliste. Bref, j'ai adoré encore une fois la lecture d'un titre de cette grande dame de la littérature!

Citation:
Mais attendez la naissance de l'enfant, et que la beauté de la mère lui soit retirée comme on arrache la couverture d'un livre. Les feuillets auront beau ne parler que d'amour, il ne se souciera guère de les lire.

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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Ysla le Ven 25 Sep 2009 - 16:33

Tu me rappelles de bons souvenirs, je l'ai lu au moins une fois quand j'étais ado, peut-être bien deux. Je te conseille La mère, mon premier livre de cette auteure et un des premiers livres "d'adultes" que j'ai lu. Je l'avais trouvé bouleversant.
Ca me donne envie de les relire et d'en découvrir d'autres de Pearl Buck .
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Philcabzi le Ven 25 Sep 2009 - 18:26

J'ai encore La mère, La famille dispersée et Le roi fantôme dans ma PAL. Je vais donc pouvoir lire d'autre Pearl Buck dans le cadre du thème (les deux premiers titres du moins).

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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Clochette le Mar 6 Oct 2009 - 18:12

Et bien je suis en train de lire "La mère" et effectivement, je confirme : c'est très bien
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Lyreek le Sam 17 Oct 2009 - 12:17



Fils de Dragon - Pearl Buck
J'ai lu - 447 pages

Un village de paysans quelque part en Chine. La vie s'écoule, les hommes travaillent la terre, les femmes veillent sur le foyer et les enfants.
Jusqu'au jour où les japonais envahissent le pays et où tout bascule dans l'horreur : après les bombardements meurtriers, les chinois doivent subir l'occupation de l'ennemi et les traitements inhumains qui vont de pair. Chacun à leur manière va alors tenter de résister à l'envahisseur.

Un livre très dur tant les soldats japonais sont cruels et sans pitié vis-à-vis des chinois. La première partie est vraiment noire, certains passages difficiles à supporter mais je ne doute pas que Pearl Buck ait retranscrit fidèlement ce qui a pu se passer durant cette période sombre.
Ensuite, c'est la vie quotidienne sous l'occupation, le manque de nourriture car l'ennemi prélève la majeure partie des récoltes, puis la résistance qui s'organise pour certains, la collaboration pour d'autres.
Au final, même si je reconnais que le livre a des qualités, j'ai moins apprécié ma lecture que celle de Vent d'Est, vent d'Ouest du même auteur.
Sans doute est-ce dû au fait que je n'apprécie que modérément les récits de guerre. J'ai d'ailleurs préféré la seconde partie qui se centre plus sur les personnages et leurs relations.
Ça reste un bon roman qui met en lumière un pan de la seconde guerre mondiale assez peu connu, mais ce n'est sans doute pas le meilleur roman de cette auteure (à mon humble avis en tout cas).

3,5/5

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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Franillon le Sam 17 Oct 2009 - 22:08

Pearl BUCK



Impératrice de Chine. Librairie Stock 1957 – 389 pages. Trad. Lola Tranec.



Quatrième de couverture : La dernière Impératrice de Chine avait dix-sept ans quand elle fut invitée à se présenter, avec une soixantaine d’autres jeunes filles, devant l’Empereur, qui cherchait de nouvelles concubines. Elle fut choisie, gardée par des eunuques ; isolée, sans amis, condamnée aux intrigues de palais. Moins d’un an après, aussi rusée que belle, Orchid prend le nom de Tzu Hsi et commence sa vertigineuse ascension. Impératrice douairière, elle sacrifia sa vie sentimentale pour un Empire qu’elle voulait tout puissant. Incroyablement cruelle, elle fit empoisonner sa rivale par son eunuque favori. Elle fut adorée et haïe par ses millions de sujets, et la Chine de Mao Tse Tung, quarante-sept ans après sa mort, porte encore son empreinte. Elle est l’une des grandes énigmes des temps modernes. Cette vie prodigieuse a inspiré à Pearl Buck le plus puissant de ses romans. Pearl Buck a su rendre lumineux le contexte historique où évolua cette héroïne hors série : fin de la dynastie mandchoue, guerres, révolte des Boxers ; elle a su transporter totalement le lecteur au milieu des fastes de la Cour Impériale, au Palais d’Eté, dans la Cité Interdite ; avec IMPERATRICE DE CHINE, elle a écrit le plus long, le plus haut en couleur, le plus fascinant de ses romans.



Mon avis : Un très beau livre, bien écrit, bien traduit, qui se lit facilement. De nombreux détails sur la vie dans la Cité Interdite et sur les problèmes politiques auxquels se sont trouvés confrontés les empereurs et surtout l'impératrice, aussi bien en politique intérieure qu'en politique extérieure avec l'arrivée des "blancs" qui cherchaient à s'installer en Chine, Français, Anglais, Russes, Américains, Allemends, etc. D'abord concubine, puis princesse consort et enfin impératrice au destin fabuleux, Tzu Hsi était évidemment une femme exceptionnelle, douée d'une immense volonté, d'un grand courage, d'une immense ambition, mais tout cela ne compense pas sa cruauté. Une femme peut-être attachante par ses faiblesses, mais quelle cruauté. D'accord, en Chine au dix-neuvième siècle essentiellement... Nous autres Occidentaux ne voyons généralement pas les choses de la même façon que les Orientaux, mais quand même... Ma note : 4/5.
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Clochette le Mer 21 Oct 2009 - 19:24

La mère - Pearl Buck

Nous sommes au début du 20ème siècle, peu avant la montée du communisme en Chine. La mère est une paysanne, mère de 2 enfants en bas-âge et épouse d'un mari plus égoïste, très envieux des autres maris, et qui traite son épouse comme la dernière roue du carrosse.
Le récit s'écoule sur une quarantaine d'années, au cours desquelles on va assister au départ du mari, à la croissance de l'ainé qui prend la place de son père, sa soeur, aveugle, fardeau pour la famille sauf pour sa mère, et du petit 3ème, insolent mais très choyé parce qu'il ressemble tant au père disparu.
La mère est également entourée de d'une galerie de personnages tous plus serviables les uns que les autres, et qui vont l'aider à traverser les épreuves de la vie.

C'est vrai, ce récit est un "hymne" à la mère et les mamans qui liront ce récit se reconnaîtront (et pas uniquement les mamans chinoises !). On s'est toutes sacrifiées pour nos enfants, parce que c'est dans la logique des choses et dans notre culture, et parce qu'on veut toujours le meilleur pour eux. Donc, de ce point de vue, il est vrai que ce récit est plaisant. C'est agréable après tout de se faire congratuler.
Mais je n'ai pas ressenti de dépaysement particulier (comme je le disais, cette histoire aurait pu se dérouler autre part qu'en Chine) ni de sympathie particulière pour la mère, qui sur la fin m'agaçait même quelque peu. Je trouvais qu'elle vieillissait mal. J'ai également trouvé que l'auteur ne faisait qu'effleurer le sujet de la culture (les traditions sont peu décrites) pour se concentrer sur le personnage et sa lente déchéance, et c'est vrai que j'aurai voulu en savoir un peu plus sur les us et coutumes en Chine à ce moment-là (surtout avec la montée du communisme).
Alors le style est agréable à lire, quoique un peu vieillot parfois ; je dirais donc que c'est une bonne lecture détente, mais pas forcément une lecture qui va rester dans mes souvenirs.
Ma note : 3,5/5
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Ladybug le Mer 11 Nov 2009 - 10:12

Vent d'Est, Vent d'Ouest
(Le livre de poche, 251 pages)

Kwei-lan épouse un jeune médecin Chinois qui a vécu en occident et qui lui annonce qu'il va la traiter comme son égal. Cette jeune fille à qui on a enseigné la soumission, qu'on a éduqué à agir et réagir selon des codes et des croyances, va devoir remettre en cause ce qu'on lui a appris.

Si pour elle la transition se fait relativement en douceur (son mari la guide vers son nouveau mode de vie), pour son frère, la rupture avec les traditions est encore plus brutale, et là son monde est encore plus être bousculé...

Ce roman au joli titre évocateur nous ouvre les portes de la Chine où le poids des traditions est encore très fort, la Chine des concubines, des mariages arrangés etc et c'est une histoire finalement universelle et intemporelle : s'adapter à un nouveau mode de vie, rompre avec son univers familier, accepter un monde qui nous est inconnu et peut apparaitre effrayant ou étrange, accepter que le monde change. Et on peut aussi comprendre à travers l'histoire de Kwei-lan comment trop de liberté peut faire peur...

Quant à l'écriture de Pearl Buck, elle est gracieuse, poétique mais surtout très douce.

Ma note : 4/5

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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Ladybug le Sam 28 Nov 2009 - 9:04


Impératrice de Chine
(Le livre de poche, 494 pages)



Pearl Buck nous fait entrer dans le monde secret et fermé de la Cité Interdite. On est spectateur de la vie quotidienne dans ces palais et notamment dans le monde des concubines dont fait partie cette jeune femme ambitieuse, qui rêve d'occuper une situation élevée.
Elle va arriver à ses fins à force de manipulation et de manigance et se révéler une Impératrice cruelle et sans limite, aussi bien dans sa vie privée que dans la vie politique. Car on est également au coeur des intrigues politiques qui sont nombreuses à cette époque, le royaume faisant face à la fois à des troubles intérieurs et à des tentatives de colonisation.
Il était passionnant d'avoir accès à la vie privée, culturelle, les secrets de cour, les petites mesquineries, les luttes de pouvoir, enfin tout ce qui se trame derrière les murs de cette Cité Interdite.

Ma note : 4/5

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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Cyrielle le Lun 21 Déc 2009 - 11:51

PIVOINE



Quatrième de couverture
Pivoine, la petite esclave chinoise, est au centre de ce roman qui évoque avec un talent admirable la vie quotidienne d'une famille dans la Chine d'avant Mao. Pivoine possède toutes les qualités des grands livres de Pearl Buck et surtout cette chaleur humaine, cet amour de la vie, ce désir d'un monde meilleur, qui ont fait l'immense succès de la grande romancière américaine.

Mon avis:
4.5/5

Un très beau roman et une très belle histoire.
Je suis passionnée par tout ce qui à un rapport à la religion juive et à l'histoire de ce peuple, j'ai donc été agréablement surprise de découvrir dès le début du livre que Pivoine était esclave au sein de famille juive. J'ai d'ailleurs appris qu'il y avait une communité juive en Chine.
Pivoine est amoureuse de son maître David qui n'a que deux ans de plus qu'elle. Elle sait très bien que c'est impossible mais elle reste malgré tout à son service car elle ne peut pas être loin de lui. On se demande alors quels sont les sentiments de David à l'égard de Pivoine?
En plus de cette histoire, on suit donc la vie d'une famille juive riche en Chine, où leur culture est très bien accepter par les chinois.
J'ai beaucoup aimé le style de Buck et je pense fortement lire un autre de ses romans.
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Philcabzi le Lun 3 Mai 2010 - 11:26

Le roi fantôme
Ed. Stock (Livre de poche), 1971, c1965, 314 pages
Titre original: Death in the castle (traduit de l'américain par Lola Tranec)

Ma note: 1/5 Mad

4ème de couverture:
Conserver Staboraugh Castle est devenu un luxe que Sir Richard. et Lady Mary ne peuvent plus se permettre. Ils se voient dans l'obligation de vendre. Un acheteur s'est présenté, un Américain qui se propose de transformer le château en musée. La solution est digne du passé de cette demeure qui accueillit pendant cinq siècles les rois d'Angleterre avant d'être cinq autres siècles durant la résidence des Sedgeley.
Ce que n'avaient compris ai Sir Richard ni Lady Mary, c'est que John Blayne veut transporter leur château pierre par pierre aux Etats-Unis. Rompre les pourparlers en criant au sacrilège est leur première réaction, mais comment trouver l'argent si nécessaire ? A moins de dénicher un trésor par quelque miracle - un miracle que Lady Mary va implorer des hôtes invisibles de sa maison. Est-elle folle ou les fantômes existent-ils ? De curieux incidents se produisent à la suite desquels John Blayne a bonne envie de laisser tomber l'affaire.
Seulement, il y a Kate, la mystérieuse jeune fille au statut mal défini, si aimée des Sedgeley, si attachée à les défendre. A cause du mystère Kate, John restera pour affronter les fantômes et les secrets de la vieille demeure.

Mon avis:
Après L'exilée et Vent d'Est, Vent d'Ouest qui m'avaient tous deux provoqué un grand coup de coeur, voilà un bouquin totalement indigne de cette récipiendaire du prix Nobel. J'ai eut l'impression de lire un roman Arlequin, un roman complètement bas de gamme avec des rebondissements ridicules, des passages redondants et une plume adolescente! Je suis allée jusqu'au bout car ça se lit très vite et je me disais toujours que c'était impossible que ce soit si mauvais tout au long du livre. Et bien oui, malheureusement...

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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Philcabzi le Dim 31 Juil 2011 - 12:51

La mère
Ed. Stock, 1959, c1933, 318 pages
Titre original: The mother (traduit de l'américain par Germaine Delamain)

Ma note: 4/5

Résumé:
La mère, encore toute jeune et active, se plaît à s'occuper de ses trois enfants, de sa belle-mère et de son mari. Elle travaille dur aux champs et c'est une bienheureuse fatigue du corps qui la porte dans les bras de Morphée. Son mari par contre, encore un enfant, veut une vie moins routinière, moins rude, il veut des bijoux, il veut a ville. Un jour, dans sa belle robe bleu, il partira... Dès lors la mère devra travailler au dessus de ses forces pour permettre à sa famille de survivre et éviter le déshonneur.

Mon avis:
Après mon énorme déception de ma lecture précédente de cette auteure (Le roi fantôme), j'hésitais à la relire. Comme ce bouquin entrait parfaitement dans le thème du moment, j'ai passé outre et j'ai plongé. Bien heureusement! J'ai lu ce petit roman un vingt-quatre heures à peine sans un seul instant m'y être ennuyée. L'écriture est certes pas aussi belle et poétique que Vend d'Est, Vent d'Ouest mais elle n'est pas du tout déplaisante. J'avais beaucoup d'affection pour la mère au début du récit et petit à petit son aigreur et sa culpabilité en font une femme difficile et déplaisante. J'ai aimé voir comment le départ du mari a pu transformer cette femme ainsi que son entourage. Bref, je suis maintenant réconciliée avec Pearl Buck!

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Vent d'Est, Vent d'Ouest

Message  Chiwi le Ven 9 Aoû 2013 - 16:25

Vent d’Est, Vent d’Ouest est le premier roman écrit par Pearl Buck, une occidentale qui aura vécu une grande partie de sa vie en Chine. Avec ce premier roman, elle décrit les membres d’une famille traditionnelle au sein de laquelle certains décident d’adopter les mœurs occidentales. Les anciens, attachés aux traditions et aux superstitions, ne comprennent pas ce que peut apporter la science occidentale, ne comprennent pas que l’on peut se marier par amour. Pour eux, les occidentaux ne sont que des barbares à la peau pâle et aux traits disgracieux. De l’autre côté les jeunes chinois qui veulent adopter l’esprit de la modernité ne comprennent pas ou plus des traditions comme le bandage des pieds ou les mariages arrangés.


Au début c’est dur d’avoir de la sympathie pour la narratrice. Son mari veut la sortir d’un certain carcan mais elle, elle ne comprend pas ce qu’il lui veut. Moi je ne peux être que partisan de son mari, alors oui c’est difficile de comprendre son désarroi.


Pour ce roman je retiendrai pas forcément la difficulté pour la narratrice à me transmettre une émotion même si vers la fin, grâce à l’histoire de son frère, il y avait de quoi être touché. Je retiendrai plutôt la confrontation très bien décrite entre une Chine attachée à ses traditions, très conservatrice, et une Chine qui se tourne vers d’autres horizons et vers l’avenir. Cette confrontation sera un thème récurrent dans les romans de Pearl Buck.


3,5/5
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Une histoire de Chine

Message  Chiwi le Ven 25 Oct 2013 - 16:44



Titre : Une histoire de Chine
Auteur : Pearl Buck
Editeur : J’ai Lu
Année : [1962] 1977
153 pages
Note : 3.75/5

L’histoire : Dans un coin de Chine, deux prêtres américains voient arriver les soldats de la Révolution bien décidés à faire avouer aux prêtres qu’ils sont des espions. Le chef des soldats va violer une jeune fille à laquelle un des prêtres est attaché. Un bras de fer moral va se nouer entre les religieux et les communistes.

Ce que j’en pense : Comme Pearl Buck en a l’habitude, elle va bâtir son roman sur une opposition. D’un côté il y a les révolutionnaires communistes, endoctrinés, reniant ce qu’ils ont été parce qu’ils croient qu’un avenir meilleur est possible. De l’autre il y a les prêtres catholiques qui malgré une vie retirée du monde se retrouvent sans le vouloir plonger dans une réalité matérielle qui les dépasse, pour la quelle ils ne sont pas préparés.
Chaque camp est représenté par des personnages assez forts et complexes. Le père Fitzgibbon est très à cheval sur les principes, voit presque le péché partout, mais son emprisonnement va faire évoluer sa mentalité, il va perdre de sa rigidité, être un peu plus pragmatique. Le père O’Banion va être partagé tout le long du roman entre sa volonté de respecter ses vœux et l’attirance qu’il éprouvera pour la jeune Siu-Lan. C’est un personnage que j’ai trouvé intrigant dès le début, il introduit du burlesque avec sa relation avec sa âne plus que têtu, se laisse martyrisé par son supérieur et peut d’un coup usé de violence contre ceux qui malmèneraient son supérieur. Ho-San peut être assez rapidement considéré comme le méchant : imbu de son autorité et de son pouvoir, prêt à utiliser la torture pour arriver à ses fins.. Mais il change lorsqu’il découvre son fils, fruit d’un viol. C’est peut-être cet optimisme un peu trop gros qui m’ennuie dans ce roman. Tout homme même s’il a commis des actes répréhensibles peut encore avoir en lui de la bonté. C’est pour moi une morale un peu trop chrétienne. C’est dommage d’avoir fini sur ça alors que j’avais plutôt apprécié les rapports complexes entre les personnages.
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  cookie610 le Mar 9 Juin 2015 - 10:39

Vent d'Est, vent d'Ouest
 
Note : 4/5


Résumé : Kwei-Lan, une jeune chinoise qui a été élevée dans les plus pures traditions ancestrales chinoises avec les pieds bandés, l’épouse complètement soumise à son mari, la vie avec plusieurs concubines, … remet en doute ce mode de vie lorsqu’elle épouse dans un mariage arrangé son mari, qui a étudié en Occident et qui a une vision beaucoup plus moderne de la vie.
 
Critique : J’ai beaucoup apprécié ce roman. Premier roman que je lis de cette auteure d’ailleurs donc ça été une découverte totale. Le roman met en opposition deux façons de penser, deux générations qui divisent la Chine, une très ancrée dans ses anciennes traditions et l’autre qui rêvé d’Occident et de modernité. A ce moment-là, le titre du roman prend tout son sens. Kwei-Lan est un personnage très attachat. La vie des femmes en Chine à cette époque ne fait pas beaucoup rêver. J’ai fait quelques recherches sur les pieds bandés et rien que ça, ça m’avait l’air d’être une véritable torture. Pearl Buck a une très belle écriture, très douce et poétique malgré un point de vue assez orienté pro-Occident. On voit bien qu’elle parle d’un monde qu’elle a fréquenté et qu’elle connait bien.
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  dodie le Mar 9 Juin 2015 - 10:44

Ta critique donne envie Cookie !
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Mandarine le Mar 9 Juin 2015 - 12:08

Oui, à moi aussi!

Il serait temps que je découvre cet auteur... Comme tant d'autres... PAL
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  lalyre le Ven 4 Sep 2015 - 16:33

L’énigme éternelle      
Pearl Buck      
   Arch/iPoche juin 2015            
   357 pages

Quatrième de couverture

Randolph Colfax, dit Rann, est un adolescent surdoué. Au début des années 1950, ce jeune Américain à la curiosité insatiable abandonne ses études pour partir à l’aventure…En Angleterre, puis à Paris, deux femmes vont lui faire découvrir l’amour : Lady Mary, une aristocrate qui lui enseigne la sensualité, et Stéphanie Kung, une Sino-Américaine dont le père, marchand d’art, offre à Rann sa succession et la main de sa fille….Mais le monde est trop vaste, et Rann trop jeune encore pour ne pas souhaiter en sonder tous les mystères……L’Énigme éternelle, roman auquel travaillait Pearl Buck à la veille de sa mort, est sans doute son texte le plus personnel. Miraculeusement découvert quarante ans plus tard par Edgar Walsh, son fils adoptif, il explore les thèmes qui valurent à la romancière son immense renommée, notamment le fossé entre Orient et Occident.

Mon avis

Une agréable surprise que ce roman nous réserve, une belle histoire pour accompagner Rann  depuis  sa naissance  et le suivre lors de du long périple de son existence. Un vrai chef-d’œuvre que Pearl Buck a écrit avant sa mort. J’ai beaucoup aimé la préface bouleversante signée de Edgar Walsh, un des fils adoptif de Pearl Buck, nous contant les faits les plus marquants de la vie de sa mère….Donc ce roman est superbement bien écrit avec des thèmes tels que l’amour et d’exotisme enfermés dans des pages  romantiques. De la belle littérature émouvante, mélancolique et bouleversante avec Rann qui jamais n’a fini d’apprendre, ce surdoué, supérieurement intelligent, possédant une mémoire phénoménale, qui n’arrive pas à se construire une vie normale, recherchant la solitude pour observer  et se plonger dans les livres, il vivra tout de même une histoire d’amour avec Stéphanie qui est elle-même se cherche,  cependant……..C’est une belle découverte que cette lecture qui nous dépeint la solitude du surdoué, l’impuissance de la mère car comment l’aider ?  Un tout bon roman que je recommande vivement…4,5/5
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Awara le Ven 4 Sep 2015 - 19:01

Quelle bonne idée de relire Pearl Buck! Et je ne connais pas ce roman. Merci Lalyre!

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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  lalyre le Ven 4 Sep 2015 - 20:18

Awara, c'est après la mort de Pearl Buck en 1973, que le manuscrit fut retrouvé chez un garde-meuble et fut édité bien après. Il faudrait que je fasse des recherches plus approfondies flower
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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

Message  Awara le Ven 4 Sep 2015 - 21:18

Au fait toujours aussi mimi ta petite puce!

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Re: Pearl BUCK (États-Unis)

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