Ken BRUEN (Irlande)

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Ken BRUEN (Irlande)

Message  Mousseline le Dim 2 Nov 2008 - 11:32

De : Friisette (Message d'origine) Envoyé : 06/02/2006 21:39

Ken BRUEN - Delirium tremens

Série Noire Gallimard, 312 p.

Difficile de résumer ce roman et encore plus de le caractériser... Ken Bruen nous raconte l'histoire de Jack Taylor, un alcolo qui s'est fait virer de la Garda irlandaise à cause de ses problèmes d'alcoolisme. Il se voit maintenant obligé d'être détective privé, la honte suprême pour un policier irlandais et même pour un irlandais tout court. Un jour, Ann Henderson le contacte pour qu'il élucide le suicide de sa fille car elle est convaincue que c'est un meurtre. Dès que Taylor s'attaque à l'enquête, on jurerait que tous lui en veulent...

Bon, je vous préviens tout de suite, ce n'est pas du tout un thriller ou une histoire policière comme je m'y attendais. En fait toute l'intrigue policière n'est qu'un prétexte. À quoi me direz-vous? En fait, à tout et à rien! Je n'arrive pas à catégoriser ce roman. C'est à la fois une critique de la société irlandaise, une étude de moeurs et une histoire policière. C'est un peu de tout quoi! Et même si l'auteur s'éparpille dans tous les sens, jamais il ne nous donne l'impression d'aller n'importe où. On dévore les pages les unes à la suite des autres sans se lasser ou voir son intérêt diminuer. L'écriture un peu hachée et les chapitres très courts y sont d'ailleurs pour beaucoup.

En fait, dans ce roman, l'histoire policière n'est pas très prenante. Dès le départ, on se doute où cela va nous mener et comment tout va se terminer. Mais ça ne nous dérange absolument pas car Jack Taylor est un poivrot sympathique auquel on s'attache et dont on veut connaître les tribulations. On s'accroche aussi à son regard, sans pitié mais tendre, pour l'Irlande et ses habitants. Et, comble de bonheur, comme c'est un lecteur passionné, le roman est truffé de références littéraires!

Bref, c'est une histoire captivante! Et comme premier roman pour découvrir la littérature irlandaise, je suis comblée!

"La carte de bibliothèque signifiait "liberté". En ce temps-là, la bibliothèque était située dans l'enceinte du palais de justice. Les livres en haut, les salles de tribunal en bas. Chaque fois que j'y allais, je contemplais les gardai avec un respect mêlé de crainte. Puis je montais pour contempler les livres avec émerveillement. Les deux fils directeurs de mon existence se trouvaient entremêlés.

L'un menait littéralement à l'autre. Je n'ai jamais pu me débarasser de l'influence d'aucun des deux, quelles qu'aient été les circonstances de ma vie."

5/5
Ken Bruen est né en 1951 à Galway (Irlande). Après une carrière d'enseignant d'anglais qui le mène en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud, il décide de se consacrer à l'écriture.

Bibliographie
Le Gros Coup, 2004
Delirium Tremens, 2004
Toxic blues, 2005
R&B Le mutant apprivoisé, 2005
R & B Mac dead, 2005


De : bódhran Envoyé : 15/09/2007 16:38

Delirium Tremens - Ken BRUEN

Jack Taylor est un ancien garda (flic), viré à cause d'un sérieux pencant pour la bouteille, mais surtout pour avoir démoli un député. Reconverti en privé, il écume les pubs à la recherche d'éventuels clients. Et se voit finalement confier une enquete sur le prétendu suicide d'une jeune fille...

Comme le disait plus haut Frisette, l'intrigue n'est qu'un prétexte! Pour suivre Jack dans ses pérégrinations de pub en pub, pour jeter un regard assez amer sur l'Irlande (tendance qui s'accentue dans les tomes suivants)...

Bref, un (autre) gros coup de coeur de mon Challenge!

5/5

Oh, et quelques extraits...

Il est quasiment impossible de se faire virer de la Garda Siochana. Il faut vraiment y mettre du sien.

Il y a Dieu et il y a la version irlandaise. Celle-ci Lui permet d'être inapte. Ce n'est pas qu'Il ne s'intéresse pas, mais ça Lui casse les pieds.

Il existe peu de choses plus mortelles qu'un alcoolique qui a un plan.

En Irlande, on dit: "Si vous avez besoin d'aide, allez à la police... Si vous n'avez pas besoin d'aide, allez à la police."

La pluie de Galway était capable de noyer toutes les prétentions.

J'étais devenu un bibliophile au vrai sens du terme.

En réalité, le temps ne passe pas. C'est nous qui passons.

J'en déduis, pusque tu utilises le passé qu'il n'est plus parmi nous... Ou pire, en Angleterre.

Quand j'étais gosse, j'avais connu des évêques qui régnaient comme des seigneurs féodaux.


De : bódhran Envoyé : 15/09/2007 17:22
Ken BRUEN - Toxic Blues.

Il y a eu une super-critique et je n'ai rien à ajouter...
Sinon que j'ai fait un parallèle entre Keegan, flic rencontré par Jack lors de son exil londonien, et Brant de R&B. Tous les deux ont:
-une origine irlandaise
-une collègue noire
-un truand de leur secteur ayant une fille trisomique nommée Chelsea
-une admiration sans bornes pour Ed McBain
-un chien nommé Meyer Meyer
-aidé un violeur en série à tomber sur sa propre lame
-une grande gueule

4,5/5

Viré de la police pour avoir foutu sur la gueule d'un député. Des regrets? Aucun. Sauf de pas avoir tapé plus fort.

Autrement dit, quand j'étais conscient, je buvais.

Pour eux, c'est juste des tinkers.

Mais si! Un dessous de table, comme pour les députés!

Les pubs anglais ont une certaine noblesse. Rien à voir avec la variété irlandaise. Ça m'emmerde de devoir dire ça, mais ils sont cosy.

-T'as qu'à regarder les infos. Les tinkers, tout le monde les déteste.
-Merci pour le tuyau.

Les alcools sont les animaux les plus bizarres de la planète, comme on dit.

Ben... parmi tous les trucs qu'on peut dire de U2 -et George Pelecanos a pratiquement tout dit-, je n'ai pas l'impresion que l'expression "ça se chante" ait jamais été employée.

Un minuscule petit être, qui ne pesait pas plus d'une demi-pinte.

Pour moi, il y a les gens qui ament Elvis et les autres.

-Cancer du foie.
-Bon Dieu!
-Il n'y est pas pour grand-chose, Lui. C'est plutôt la centrale de Sellafield* qu'il faut remercier.

Mais en Irlande, il ne faut jamais, mais alors là jamais, torpiller une blague.

Les Anglais rient de ce qui leur font peur. Nous, en revanche, ils ne nous font pas peu du tout.

T'es irlandais. Par conséquent, t'es capable de n'importe quoi.

*En 1957, un incendie a ravagé l'usine de traitement des déchets nucléaires de Windscale (rebaptisée Sellafield aprèsle désastre), sur la côte nord-ouest de l'Angleterre, faisant de la mer d'Irlande l'une des plus radioactives du monde.


De : bódhran Envoyé : 15/09/2007 17:46
Ken BRUEN - Le Martyre des Magdalènes

C'est en fait le livre qui m'a pousée à lire Ken Bruen. J'explique : à sa sortie en français ves novembre 2006, on voyait dans le métro des affiches disant que le nouveau Jack Taylor est arrivé avec sur la photo le bouquin, une statuette d'ange et un verre de stout (bière brune) rempli à moitié. Faisant directement le parallèle stout-Irlande, j'ai voulu en savoir plus, j'ai regardé les critique postées ici et... Ken Bruen fait partie de mes grandes découvrtes de cette année.

Ici, il s'attaque à un (triste) pan de l'histoire de l'Irlande: les blanchisseries Magdalen.
Jack, pour effacer une dette est chargé par un caïd local de retrouver "l'ange des Magdalènes", une femme qui aurait aidé plusieurs jeunes filles à s'évader.

6/5 si je pouvais!

Pour l'unique raison que je lis beaucoup de livres, Janet pense que je ne suis pas le premier venu.

La lecture m'avait toujours aidé.

J'avais tout du cadavre auquel le croque-mort n'a pas réussi à redonner une allure convenable.

Son âge se situait autour de la trentaine. La première génération d'Irlandais à avoir grandi sans le spectre du chômage et de l'immigration.

Je ne suis pas plus superstitieux que le citoyen irlandais moyen assailli par la culpabilité.

Je mis l'oreillette de mon baladeur. Bono s'attaqua à One. L'envie me prit de gueuler avec lui. Si U2 est passé de mode, je me retrouve où, moi?

Comment peut-on abandonner la lecture?

Le coup l'atteignit sous le menton, le souleva dans les airs et l'envoya valdinguer dans la devanture d'une pharmacie.

J'ai appris qu'ilétait à Belfast où il se refaisait faire le genou. Les experts en blessures de ce genre ce trouvent là-bas.

De : bódhran Envoyé : 16/02/2008 20:48

Le Dramaturge - Ken Bruen

Bienvenue dans la nouvelle Irlande.

Jack est chargé par son ancien dealer, maintenant en prison, d'enquêter sur la mort de sa soeur, étudiante, retrouvée morte au bas des escaliers, un livre de Synge à côté d'elle. Peu de temps après, une autre étudiante trouve la mort dans les mêmes circonstances...
Toujours l'intrigue policière servant de prétexte pour décrire le monde alentour ; cette nouvelle Irlande, de plus en plus déroutante, et cette guerre, qui fait rage au loin. Et même si Jack ne boit plus, ne se drogue plus, arrête de fumer et va à la messe, ne vous fiez pas aux apparences. Sur fond de Seconde Guerre du Golfe, Le Dramturge est bel et bien la page la plus sombre et la plus désespérée des aventures de Jack Taylor.

5/5

Et toujours cet humour caustique

-Le surintendant a décrété que, quel que soit notre grade, nous devions nous déplacer dans les quatre grandes cours de justice du pays afin de voir comment elle est rendue.
J'imaginais parfaitement comment les bureaucrates avaient pu accoucher de cette idée de génie.
-Je vais vous épargner le voyage, elle y est mal rendue.

-Monsieur désire-t-il fumeur ou non-fumeur?
Putain à ton avis? T'as droit qu'à une seule réponse.

Un trafiquant de drogues qui ne suporte pas le tabac, ça se passe de commentaires.

Six mois sans alcool et sans drogues, ça paie, la preuve. J'espérais seulement parvenirà transmettre le message à mon cerveau.

Pour une fois, dans ma stupide existence, je fis une chose intelligente : je ne fis rien.

Depuis la mort par balle de Michael Collins*, le pays n'avait jamais autant divisé. Soit on soutenait Roy Keane*, soit on était contre. Le problème de l'Irlande du Nord ne déclenchait même pas pareille passion.

C'est la logique à l'irlandaise, elle ne rime jamais à rien.

Comme si elle arrivait en droite ligne de son incarnation précédente en garde-chiourme à la blanhisserie des Magdalènes.

Coller une baffe à un prêtre ne sera jamais socialement acceptable. Ca ferait plaisir à beaucoup, peut-être, mais serait difficilement pardonné.

Les fanas des ces motos [les Harley] appartiennent simplement à une espèce différente.

Bush disait qu'il fallait qu'il bombarde l'Irak pour son papa.

-Bin ouais quoi, pour cinq euros, vous choisissez la date à laquelle Bush va bombarder l'Irak. Le 5, le 15 et le 25 novembre sont déjà pris.

La guerre en Irak dominait les informations et les gens furent tous au courant des résolutions des Nations Unies. Hans Blix était aussi célèbre que Bono.

*joueurs de foot


De : zeta-b Envoyé : 2008-07-14 05:33

"Delirium tremens" et "Toxic Blues" - Folio policier

Ce sont deux bons polars où l’intrigue policière a une simplicité linéaire, pas de nombreux suspects potentiels, pas d’investigation compliquée, on sait très vite qui a tué et pourquoi.

Tout est dans l’écriture, un style très dépouillé, des phrases courtes, lapidaires, des personnages tourmentés, au passé chargé en malheurs, une ambiance souvent glauque et de la violence urbaine, on est en plein dans un roman irlandais où la Guiness et le whiskey coule à flots. Pourtant sur Internet (je suis allée voir), Galway où se passe l’action est une petite ville typique colorée et riante.

Sous la plume de Ken Bruen elle prend des allures de purgatoire décadent gris et plombé.

Malgré tout ce que je vous dis, j’aime bien ces romans noirs. Jack Taylor manifeste un humour caustique bien réjouissant, même après un passage à tabac en règle où ses dents ont sauté ! Bien que complètement intempérant, il fait de régulières visites à l’église parle souvent de foi et prononce plus aisément "Dieu vous garde" que "f…k you".

Je pense que je lirai la suite de ses aventures (mais un à la fois en alternant avec d’autres lectures, sinon je risque de me lasser).

Une chose me dérange un peu. Au-delà du simple plaisir de lecture, qui ne s’embarrasse pas d’analyse plus poussée, je trouve dans ces romans là une manière de glorification à peine dissimulée des paradis artificiels.

Moi je suis une fille simple et saine, l’alcool, la drogue, même le tabac toutes ces substances qui génèrent addiction me font peur. Je n’y peux rien c’est viscéral, sur ce point j’ai toujours été sage comme une image (à part quelques cigarettes fumées dans ma jeunesse, crapotées d’ailleurs plus que fumées).

J’ai du mal à croire qu’un être puisse ingurgiter toutes ces cochonneries dans de telles proportions sans mourir sur l’heure ou du moins être réduit à l’état de légume.

Dans mon petit cœur de ménagère de moins de 50 ans (non, zut, j’oubliais : …. De plus de…), j’ai envie que ce bon Jack Taylor se rédempte , devienne sobre, trouve l’amour, soit heureux quoi !!!!

L'ex policer maudit en plus cela fait tellement cliché ….. il y en a eu tant, même en rajoutant la coke sur l’alcool et la fumette, on devient vite commun. Et puis quelque part cela me gêne ces héros qui peuvent boire, se droguer en toute impunité, sans que leur corps se déglingue complètement, sans qu’ils meurent d’une overdose ; et, c’est encore plus choquant, qui peuvent aussi faire justice eux-mêmes d’une manière expéditive et radicale sans jamais se faire prendre. Je ne peux m’empêcher de penser aux jeunes gens influençables qui lisent ça et trouvent ça "cool" !

Faut-il mettre de la morale dans tout, non certes, mais je trouve bizarre que ces auteurs fassent de leur héros en plus des ces êtres marginaux, complètement border line, des dieux du lit (ce n’est pas expressément dit, mais le personnage de Jack Taylor séduit plus vite que son ombre et les femmes lui sont toutes acquises après une nuit passée en sa compagnie). C’est oublier que l’alcool et les drogues font très mauvais ménage avec les exploits sexuels. C’est donc bien une idéalisation mensongère du toxico. Les crises de manque sont très discrètes expédiées en une ligne (sans jeu de mot) ou deux, les dégâts corporels paraissent réversibles, à peine s’étend-on sur les conséquences immédiates des beuveries et prises de drogue accompagnées de douleurs, vomissements, qui passent relativement rapidement. Jack Taylor continue, après des séjours à l'hopital, de multiples "cuites", des snifs d'enfer, et quelques remords ou prises de conscience, à aller plutôt bien. Comme c’est commode !

Cela ne gêne-t-il que moi ?

Mais je ne veux pas jouer l'empêcheur de lire en rond, c'est un bon moment de lecture : 4/5
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Re: Ken BRUEN (Irlande)

Message  s-lewerentz le Lun 5 Jan 2009 - 9:21

Le martyre des Magdalenes / Ken Bruen

Résumé
Jack Taylor vivote à Galway. Il est un ancien flic maintenant alcoolique et qui n’hésite pas à recourir aux drogues contre ses douleurs. Il accepte (ou plutôt doit accepter) de rechercher une femme pour un caïd de la ville. Celle-ci aurait été employée par les religieuses dans un couvent (catholique) où des filles-mères étaient envoyées pour laver leur péché en s’acquittant de travaux de blanchisserie. Ces jeunes filles étaient maltraitées et humiliées mais cette femme les aurait aidées.

Auteur
Ken Bruen est né à Galway en 1951. Il enseigne l’anglais en Afrique, en Asie et en Amérique du sud avant de se consacrer à l’écriture.

i]Commentaire [/i]
Voilà un héros de polar dont je n’ai pas l’habitude ! C’est juste que tous ne filent pas droit mais je n’en avais encore jamais rencontré un qui ai si peu d’estime pour lui. Au début, j’avoue que j’étais un peu déstabilisée puis je l’ai trouvé assez touchant. C’est d’ailleurs plus cela qui m’a fait poursuivre ma lecture, car j’ai trouvé l’intrigue assez mince, avec peu de rebondissements et assez peu d’intérêt finalement. Pourtant, je trouvais le quatrième de couverture très accrocheur et cette histoire de magdalènes m’attirait bien. Tant pis, on ne peut pas s’enthousiasmer à chaque fois.
Par contre, j’ai bien aimé le style sobre et incisif de l’auteur.

2.5/5

(éd. Gallimard, folio policier, 2006)
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Re: Ken BRUEN (Irlande)

Message  Lacazavent le Mer 20 Jan 2010 - 11:29

En effeuillant Baudelaire de Ken Bruen
Fayard Noir / 224 pages





Mike Shaw, le narrateur est un petit comptable anglais dont personne n'envierai la vie plate et étriquée. Jusqu'au jour où une rencontre va littéralement bouleverser son quotidien. Elle s'appelle Laura, une beauté un brin vulgaire du moins au vocabulaire direct mais surtout complétement délurée. Les événements vont alors s'enchaîner très vite, Mike se retrouvant mêlé plus ou moins volontairement à une histoire rocambolesque mêlant sexe alcool, argent facile sur fond d' une Angleterre des années Thatcher.



Voici bien un livre dont je ne m'attendais à devoir dire qu'il ne m'avait pas plu.
L'intrigue si tenté qu'elle existe vraiment commence lentement, il nous faudra attendre la moitié du roman pour que l'histoire s'accélère : ''En arrivant chez moi, j' étais euphorique. C'était le premier acte de violence que je commettais, et je prenais un pied pas possible.''
Jeux sur les sonorités, bourrés de référence littéraires, musicales et autres, phrases courtes, une langue à couper au couteau, écrit dans un registre parlé; ce roman est comme une tornade sauf que je me suis complétement fait bousculer sur son passage. Oh, certes ce texte a de nombreuses qualités mais je n'ai pas tellement aimé. Je l'ai su dès les premières pages, ce type de roman où les dialogues forment la quasi totalité du texte ne sont pas vraiment ma tasse de thé.
C'est plus fort que moi mais je n'arrive pas à y trouver quoique ce soit, j'ai quand même poursuivi dans le doute et puis 200 pages ce n'est pas vraiment ce que l'on peut appeler un pavé. J' étais presque soulagé d'avoir terminé ma lecture, ma première rencontre avec cet auteur souvent porté aux nues sur les différents blogs et site littéraire ne m'a donc pas convaincue, son écriture ne me plaît pas en réalité elle ne me correspond pas. Pas plus compliqué, un policier comme je ne les aime pas..2,5/5





Dernière édition par Lacazavent le Dim 11 Mai 2014 - 20:29, édité 1 fois
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Re: Ken BRUEN (Irlande)

Message  bambi_slaughter le Lun 19 Juil 2010 - 19:54

Chemin de croix
(Serie Noire Gallimard, 322 pages )



Quatrième de couverture
:

Jack Taylor sème la souffrance et la mort dans son sillage. Ses proches
en sont les premières victimes. Le seul espoir de rédemption qu'il lui
reste, Cody, qu'il a récemment adopté comme son propre fils, est à
l'hôpital, plongé dans le coma. Il y a toujours Ridge, la policière, son
amie de longue date, mais leur relation n'a rien de particulièrement
orthodoxe. Quand elle lui apprend qu'un jeune homme a été crucifié à
Galway, il accepte de l'aider à retrouver le meurtrier. Son enquête
plonge Jack dans les bas-fonds oubliés de sa ville natale. Il y
rencontre des fantômes, morts et vivants. Tous veulent obtenir de lui
quelque chose mais Jack n'est pas certain d'être encore en mesure de
donner. Peut-être devrait-il partir pour de bon, prendre ce qu'il
possède et quitter la ville comme tout le monde donne l'impression de le
faire. Mais quand la soeur du garçon assassiné meurt à son tour, brûlée
vive, Jack décide qu'il lui faut traquer l'auteur de ces crimes
jusqu'au bout, même s'il doit pour cela faire justice lui-même...

Mon avis :



Dernière en date des enquêtes de Jack Taylor et de celles que j'ai
lu, la meilleure. A noter que parmi celle que j'ai lu ne figure que
Toxic Blues, Le Dramaturge et celle ci. Le don qu'à Ken
Bruen vis à vis de son personnage est de toujours le mettre encore
plus au fond du trou que dans l'épisode précédent. Chose parfaitement
réussi aussi. Suite à l'épisode tragique situé dans Le
dramaturge (je n'en dirai pas plus pour ceux ne l'ayant pas lu),
Taylor, qui apparement n'a pas eu sa dose divine de chatiment, voit son
fils adoptif être criblé de balles qui lui étaient
destinées à l'origine.




Sans attache, et dégouté de ce qu'est devenue l'Irlande suite à son
récent dévellopement économique, se demande si lui aussi ne va partir,
comme le font si bien ce qu'ils aiment.
Mais avant d'être un presque alcoolique, comprenez qui achète une
bouteille de Jameson, pour en boire un verre et jeter le reste dans
l'évier, Jack Taylor est probablement le détective privé le
plus célèbre de Galway – tout le monde semble le connaître – ce qui
emmerde souvent notre (anti)héros.



Ridge – amie gay et guardai de Taylor lui demande s'il ne peut pas
éclairer l'affaire d'un jeune cruxifiée et de sa soeur brulée vive dans
sa voiture quelque jour après. A défaut de raconter sur
ce qui a été déjà été dit sur les enquêtes de Jack Taylor, encore
une fois, l'enquête n'est pas au coeur du roman. Quoique un peu plus que
dans Toxic Blues, donc cet épisode devrait peut-être
plaire à ceux qui voyaient aux pseudos enquêtes un moyen
d'introspection dans la vie d'alcoolo que mène Taylor.







Mais, ça reste du Jack Taylor, il mène l'enquête à sa façon, n'a pas
que des amis et a toujours une dose de cynisme pour faire passer la
dose.
A la lecture de ce roman, on se demande si Ken Bruen va encore
réussir à malmener Jack Taylor dans sa prochaine enquête. Parce que où
il en est, on est pas loin du vrai pétage de plomb, le vrai.
Pas celui que Jack Taylor pète depuis qu'il a été viré de la police.
Bref, en tant que personne émotionnelle et pas seulement en tant que
lectrice, je me demande comment Jack Taylor ne craque
pas. Il doit vraiment aimer la vie, même si ça ne semble pas être
réciproque.



Ma note : 5/5


Le gros coup (Serie Noire Gallimard, 234 pages)






Quatrième de couverture :


Roberts et Brant, dits R & B, flics dans les
quartiers populaires de Londres, ont un peu de mal avec leur hiérarchie :
violents, machos, indisciplinés et légèrement ripoux, ils se demandent
si, en cas de coup de balai dans la police métropolitaine, ils ne
seraient pas les premiers à passer à la trappe.
" À moins qu'ils ne réussissent un coup fumant, le légendaire Gros Coup
dont tout flic rêve. L'Oscar, le Nobel de la lutte anticriminalité.
Genre coffrer l'Éventreur du Yorkshire ou mettre la main sur
l'insaisissable lord Lucan. Voilà qui effacerait l'ardoise, vous
propulserait à la une des journaux et ferait de vous la coqueluche de
tous les plateaux de télé... "

Mon avis :

Ken Bruen n'a pas qu'une seule série policière dans sa bibliographie.
D'un côté, on trouve Jack Taylor, le dectective privé irlandais de
Galway pour qui tout va souvent mal et de l'autre on trouve
les deux flics londoniens R&B pour Robert and Brant. Plutôt
machos, un brin ripoux et cyniques à souhait.


Le gros coup est donc la première aventure des flic R&B, à ce
jour 5 opus sont sortis chez Gallimard.
Pour ma part, ce n'est pas la première enquête d'R&B que je lis,
j'avais lu auparavent Vixen qui se situe plus loin dans la chronologie.
C'était aussi mon premier Bruen et je me souviens de
l'avoir beaucoup aimé.




Bref, revenons au commencement. Robert : le rythme et Brant : le
blues. Un duo qui marche à merveille. Cependant, le duo se doute qu'ils
risquent de passer à la trappe au prochain nettoyage du
personnel, à moins qu'il ne réussisse un gros coup, celui qui va
leur assurer la gloire médiatique. Ca tombe bien, deux affaires à
résoudre pourraient bien constituer ce gros coup. L'une concerne
le gang du « E » qui assassine et suspend des dealers aux
lampadaires dans le quartier de Brixton, en laissant des messages tels
que « E » comme exemple. L'autre concerne les
meurtres en série des joueurs de l'équipe nationale de cricket par
un type qui se fait appeler l'arbitre.



Ici, pas de préférence au niveau de la narration, on passe du point
de vue de tous les personnages, qu'il s'agisse des personnages éponymes
ou de leur collègue féminine Falls ou de l'Arbitre ou
d'un des membres du gang du E. Et même si les deux flics sont quand
même des enfoirés (en passant Brant ressemble un peu au flic londonien
brute ami avec Jack Taylor), on s'attache quand même à
eux. Le sergent Brant est lui-même assez drôle quand il essaye de
convertir l'inspecteur Robert à Ed McBain pour qui il voue une véritable
adoration.



Au risque de me répéter encore une fois, Ken Bruen fait partie de
mes auteurs de romans noir préférés. Tout comme j'ai aimé la série Jack
Taylor pour son ambiance irlandaise et l'humour noir
ambiant, j'ai aussi aimé Le gros coup pour les même raison à ceci
près qu'il s'agit ici d'une ambiance londonienne. Même si Bruen ne
quitte jamais vraiment l'Irlande car Brant est irlandais
d'origine.

Ma note : 4/5

Ken Bruen figure parmi mes auteurs préférés, j'ai lu d'autres livres de cet auteur, mais je rajouterai mes avis plus tard.
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Le dramaturge - Folio Policier - 3,5/5

Message  zeta le Mar 31 Aoû 2010 - 12:11

Jack Taylor s'amende, il ne boit plus, ne se drogue plus et a baissé nettement sa consommation de tabac..... c'est plutôt un bon départ pour ce roman. Son ancien dealer, en prison pour quelques années, lui demande d'enquêter sur la mort de sa jeune soeur, décédée dans des circonstances un peu étranges. Et Jack Taylor par hasard tombe sur une femme qu'il a beaucoup aimé ..... à partir de là, la malchance le rattrape et se joue des bonnes résolutions de notre ex-flic, qui accumule la plus incroyable déveine de toute l'Irlande !
Je plaisante un peu? mais j'ai eu du plaisir à suivre cette aventure de jack Taylor dans laquelle l'enquête est moins importante que toute l'atmosphère qui entoure Galway et ses habitants. La politique, la religion, la corruption, la nouvelle prospérité d'un pays si longtemps défavorisé, ont plus de matière que le coupable à trouver.
Mais Ken Bruen tire un peu trop la corde des malheurs de Jack, à la fin il faudra bien qu'elle se casse ou qu'il lui écrive une autre vie.
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Re: Ken BRUEN (Irlande)

Message  dodie le Sam 2 Aoû 2014 - 15:37

Delirium tremens

J'avoue que je n'ai pas été du tout séduite par ce polar. D'ailleurs peut-on parler de polar lorsque l'intrigue est pratiquement inexistante? Suivre les tribulations du héros dans un état permanent d'ébriété ne m'a pas emballé plus que ça.....Bref une belle déception !!!!!!
Ma note 2/5
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Re: Ken BRUEN (Irlande)

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