William GIBSON (Etats-Unis)

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William GIBSON (Etats-Unis)

Message  nanet le Sam 17 Avr 2010 - 9:51


«Surfer sur le Net est une perte de temps, et c’est justement ce qui est intéressant.»
William Gibson

L’auteur


William Gibson est né à Caroline du Sud en 1948.

Orphelin de père à six ans, il est envoyé dans un pensionnat privé d'Arizona. Il comblera son manque d’affection par la lecture et découvrira la « beat génération » (de Kerouac et à Ginsberg). Il devient hippie puis punk… avant de se tenter à l’écriture et devient rapidement l'un des leaders du mouvement cyberpunk.

Son dernier livre est Code source, sorti en 2007.

]Le neuromancien


Résumé officiel

La matrice, une drogue pour tous les câblés. Aussi lorsque Case, Haker de haute volée, se voit interdire la possibilité d’y retourner, une longue descente aux enfers commence pour lui. Parce qu’il a commis l’erreur de doubler ses employeurs, ceux-ci ont détruit ses connexions neuronales. Alors, lorsque Molly et Armitage lui donnent la possibilité de s’introduire dans le rézo d’une multinationale, il saute sur l’occasion. Mais dans cet univers où drogue et implants modifient les règles du jeu, semer les flics, échapper aux attentions d’un ninja et déjouer les stratagèmes d’une Intelligence Artificielle révèlent de l’exploit. Case est-il encore à la hauteur ?

Le terme Neuromancien est une variation sur « nécromancien», magicien qui pratique la nécromancie, la divination par l'évocation des morts :

  • neuro-= nerfs, intelligence (artificielle)
  • ]mancien = prédire l'avenir, par extension, la magie.

Gibson définit le terme original Neuromancer comme un mot-valise basé sur Neuro, Romancer et Necromancer (source cafardcosmique.com)

La série : La Sprawl Trilogy
* 1984 Neuromancien (Neuromancer) — partie 1
* 1986 Comte Zéro (Count Zero) — partie 2
* 1988 Mona Lisa s'éclate (Mona Lisa Overdrive) — partie 3

C’est l’univers créé par Gibson qui se retrouve dans ces livres, qui en font une série, et non pas les personnages.

Le film

Le film Neuromancer devrait sortir en 2011 réalisé par Oliver Caine.

L’histoire

Un génie de l’informatique ne pouvant plus utiliser d’ordinateur ! et qui du coup, doit rechercher dans des substances plus qu’illicite des plaisirs oniriques. Un univers glauque et un peu incompréhensible pour la néophyte que je suis dans la littérature cyberpunk. Voilà les bases de ce roman.

J’ai dû recourir à une petite recherche sur le net, pour trouver les termes utilisés et leur signification : décryptage et surtout une belle analyse de la matrice.

L’histoire est quasiment impossible à comprendre avant la fin du livre (heureusement que je ne l’ai pas lâché, comme j’ai été tenté de le faire) et on découvre tous les rouages dans les dernières pages. Comme si l’histoire avait été montée à l’envers…

Le monde dépeint est affolant de noirceur, et c’est une vrai dystopie que nous livre l’auteur. Entre drogue et cyberspace, trafic et multinationales gérant le monde, les humains sont des pantins bourrés d’électrodes et de connections neuronales, subissant des modifications de leur organisme (lunettes intégrées…) et vivant sous hallucinogènes en quasi permanence. De quoi avoir peur d’un futur gouverné par l’internet puissance dix ! Surtout que ce livre a été écrit avant l’émergence d’internet et des ordinateurs que nous connaissons… il est d’ailleurs amusant de constater que Gibson l’a publié en 1984 (!)

Mais l’histoire en elle-même, n’a rien de ben novateur. Elle est même assez simple, pour ne pas dire plate ! On est loin des bons romans d’aventure, même si le héros surfe avec la mort et le danger tout au long du livre.

Bref, un univers effrayant pionnier d’un genre, mais cadre d’une histoire peu passionnante…

Le style :

C’est compliqué. Recherché. Métaphorique à souhait, développé pour les parties scientifiques mais vraiment « mal écrit » pour l’ensemble. C’est lourd, pesant, et parfois tant alambiqué que j’ai perdu le fil et dû relire des passages pour être sure de ne pas avoir sauté des morceaux !

Les personnages sont bizarres mais finalement attachants. Maelcum, Molly sont de véritables entités que l’on apprend à aimer, apprécier dans leurs différences, leurs caractères… même Lynda est touchante.

Mais, comme je l’ai dit, c’est surtout la matrice qui devient un personnage complet, augurant les autres livres et films sur le sujet. C’est la force de ce livre, son âme. Certes, il faut adhérer au concept, et c’est surement ce qui m’a gêné. Je suis finalement trop fantaisiste et pas assez cartésienne ^^

Au final

Je ne suis pas mécontente d’avoir lu ce livre, qui reste une référence dans cet univers SF. Mais je ne poursuivrai pas la découverte. La matrice me plait plus en film …

Notation 2,5/5
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Neuromancien, William Gibson

Message  Chiwi le Ven 2 Déc 2011 - 6:59

Case est un hacker brillant, mais un jour en voulant être trop gourmand il double son employeur. Celui-ci lui injecte, pour se venger, une substance qui lui détruit la partie du système nerveux nécessaire à la connexion au réseau. Un jour un inconnu lui propose un boulot qui lui permettra de retrouver l’usage entier de son système nerveux. Mais ce travail qui semble n’être qu’à première vue qu’un simple vol de données a une importance plus grande que cela.

Publié en 1984, Neuromancien est considéré comme le roman fondateur du « cyberpunk » mouvement littéraire qui met en scène une dystopie mêlant intelligence artificielle, hacker, capitalisme agressif.

L’atmosphère est poisseuse, sale, déprimée, les gens sont livrés à eux-même.

Le style est concis, on est balancé dans l’histoire sans pincette. Il faut se débrouiller pour comprendre la situation géopolitique.

Le roman se finit un peu en eau de boudin, comme s’il fallait finir pour finir.

3/5
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Re: William GIBSON (Etats-Unis)

Message  Nathalire le Dim 15 Jan 2012 - 11:31

La machine à différences


De William Gibson et Bruce Stearling

Je choisis la solution de facilité en vous transmettant le quatrième de couverture:

Imaginez des ordinateurs en plein XIXe siècle, des ordinateurs composés de roues dentées, de bielles et de leviers, mus par la vapeur. Des Machines à Différences, imaginées par Charles Babbage, aidé de Lady Ada Byron, la fille de Lord Byron lui-même, oui, le Premier ministre de Sa Majesté la Reine Victoria. En 1855, l'Histoire a pris un autre cours. Les industries se développent avec frénésie. Des transports sous-terrestres sillonnent Londres en proie à la pollution, aux courses automobiles et au chômage technologique. L'Empire britannique, gouverné par les scientifiques et les industrialistes, est plus soucieux de technologie que d'aventures outre-mer. Edward "Léviathan " Mallory, explorateur des terres sauvages d'une Amèrique du Nord divisée par les guerres, se voit remettre par Lady Ada un mystérieux paquet de cartes mécanographiques. Dès lors sa vie est en danger. Avec l'aide inattendue de Sybil Gerard, femme déchue, fille d'un célèbre agitateur qui poussait à la destruction des Machines et mort sur l'échafaud, et de Laurence Oliphant, diplomate ou plutôt espion de la reine, il va commencer à comprendre quel est le sens de ces cartes. Un enjeu planétaire, le contrôle de l'Information.

Bon vous l'aurez compris ce n'est pas un livre très simple. Il y a beaucoup de personnages, des intrigues complexes, des anachronies et des mélanges de techniques... Donc c'est assez difficile de le résumer...
Quand à mon avis, il est mitigé. Je ne peux pas vraiment dire que je l'ai lu avec plaisir mais il ne m'a pas rebuté non plus, je n'ai pas été complètement prise par l'histoire des cartes perforées destinées et n'ai pas forcément bien compris l'enjeu planétaire dont parle le résumé... Mais je n'avais jamais lu de steampunk et la construction d'un pareil roman est plutôt fascinante, ça tient la route et j'ai été surprise par les éléments "modernes" insérés.
A lire pour les curieux, note: 3,5/5
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Re: William GIBSON (Etats-Unis)

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