Vincent ENGEL (Belgique)

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Vincent ENGEL (Belgique)

Message  gallo le Sam 1 Nov 2008 - 20:51

De : lassy (Message d'origine) Envoyé : 01/09/2004 14:21

"Vincent Engel est né en 1963. Après un parcours scolaire atypique, il entre en 1982 à l’université. Dans la foulée d’un colloque organisé à Louvain-la-Neuve, Vincent Engel crée en 1995 le Centre d’études de la nouvelle, qu’il dirige.
Outre ses travaux de critique littéraire, il poursuit également une réflexion plus générale sur les implications de la deuxième guerre mondiale, et plus particulièrement des camps d’extermination. Dans cette optique, il a notamment publié un essai intitulé : Pourquoi parler d’Auschwitz ? et une étude de l'oeuvre romanesque d’Élie Wiesel : Au nom du père, de Dieu et d'Auschwitz Regards littéraires sur des questions contemporaines au travers de l'oeuvre d'Elie Wiesel.
Ses recherches scientifiques se concentrent sur la littérature française du XXe siècle et les rapports entre idéologies et littérature (particulièrement le fascisme).
Mais Vincent Engel est avant tout écrivain. Il a publié un premier recueil de nouvelles, Légendes en attente, couronné par le prix Franz de Wever 94; en 1994, un deuxième recueil, La vie malgré tout, couronné par le prix Renaissance de la nouvelle ; un roman, en 1995 : Un jour, ce sera l'aube, et au début 1996, une longue nouvelle, sous le pseudonyme de Baptiste MORGAN : Raphael et Lætitia ; La vie oubliée. En janvier 2000, est paru Oubliez Adam Weinberger." http://www.radiosfrancophones.org/actu_even_detail.php?even_id=31
Il écrit aussi sous le pseudonyme de Baptiste MORGAN.

Vincent ENGEL : Retour à Montechiarro, Paris, Fayard, 2001, roman, 763 pages
Réédité par Le Livre de Poche le 16/4/2003.

Quand, en 1855, le petit villageois Adriano Lungo se retrouve orphelin, le comte Bonifacio della Rocca lui offre la possibilité de faire des études. Mais il doit quitter Montechiarro, son petit village toscan tant aimé et loin de tout.Alors il se fait la promesse de revenir, et dès qu'il sait écrire, commence à remplir des carnets, à parler de son village et de quelques familles dont les destins sont liés. (Il deviendra l' instituteur de la 1ère école publique du village). Carnets qui seront repris par sa descendance.

3 parties :

Le Resorgimento en Toscane. Puis une incursion à Venise en 1849, alors sous occupation autrichienne,(j'étais vraiment sous le charme de cette ambiance décadente très XVIIIe siècle). Puis retour à Montechiarro, pour voir finir le XIXe siècle.

Montechiarro, subissant le fascisme local, les brigades rouges, puis la dispersion des survivants.

Enfin, après les années de plomb, à notre époque, les retrouvailles à Montechiarro.

Le personnage principal, c'est bien sûr le village, témoin durable ( un siècle et demi) et silencieux des évènements et des liens tissés à travers les générations entre les différents protagonistes.
Avec un style différent à chaque époque (personnellement, j'ai préféré celui de la 1ere partie), l'auteur nous offre un roman foisonnant, qui m'a instruite sur cette Italie dont je savais peu de choses, et une magnifique saga ensoleillée, le tout dans un paysage grandiose....j'en suis restée toute rêveuse...

4,5 / 5


De : lalyre7032 Envoyé : 04/03/2007 16:27
Les absentes - Vincent Engel , J-C lattès

Dans la Toscane du XlXe siècle nous retrouvons des personnages déja rencontrés dans d'autres romans de cet auteur qui a choisi de l'écrire en trois parties,on pourrait dire trois romans.La première partie se situe entre 1833-18889 avec l'histoire de la famille Bruchola dont l'un des descendants,Gioacchino va ruiner ce que son père avait édifier,sa vie est dominée par ses désillusions et ses rêves,son goût des femmes et des fêtes lui fait négliger le domaine familial et la haine s'installe envers une famille rivale,il s'enfuit mais reviendra un jour pour assouvir sa haine.
1850-1919 nous suivons le parcours de Domenico Della Rocca,fils du propriétaire du domaine rival,abandonné par sa mère Laetitia à sa naissance,victime du manque d'amour d'une mère absente,poursuivi par ses rêves et chimères,trouvera enfin la l'amour pour une très jeune fille venue frapper à sa porte,cette jeune est déja dans la première partie du livre,mais je n'en dis pas plus.......
Nous voiçi au XXle siècle à Venise ou Baptiste Morgan,belge,jeune étudiant en lettres est à la recherche de son talent,il rencontre Candice ,jeune flûtiste dont le talent commence à être reconnu ,toute une intrigue se déroule car une autre jeune femme Laetizia??,née d'une famille aristocrate dont la mère la déclare descendante d'une incertaine ancêtre......
Pas beaucoup de femmes dans ce roman,me direz-vous !!!! Mais si il y a des femmes dont toutes ont leur rôle dans les histoires d'amour,de devoir,de haine aussi,mais certaines disparaissent très vite,jouant leur rôle d'absentes.
J'ai dévoré les deux premières parties d'un seul coup mais je suis un peu déçue par la troisième,quoique on y parle beaucoup de musique.Ce livre m'a beaucoup plu par ses descriptions de la Toscane et de Venise,me suggèrant des images car je ne connais,ni l'un,ni l'autre. 4,5/5
Lalyre


De : Sahkti1 Envoyé : 10/03/2007 16:48
Vincent ENGEL, Oubliez Adam Weinberger

Quelle gifle que ce sublime roman de Vincent Engel!
Le récit débute avec l'enfance d'Adam Weinberger, jeune juif vivant en Pologne au sein d'une famille ni heureuse ni malheureuse. La vie de tous les jours, avec les aléas de l'adolescence, les réflexions existentielles, beaucoup de lucidité et une pointe d'ironie, le tout donnant un texte rythmé et prenant, plein d'humour, dans lequel le lecteur se plonge tout entier en compagnie d'Adam et des siens, sur les traces des premières amours et des premières désillusions.

Puis c'est la rupture, la cassure. Une page blanche sépare la première partie du livre de la seconde. Blanche comme le silence, comme l'indescriptible, comme l'innommable.

Les dernières lignes de l'enfance d'Adam se clôturent par quelques mots pudiques, par un avertissement discret. On entre dans la guerre, dans les camps, mais de tout cela, nous ne lirons rien. Inutile d'ailleurs. La souffrance d'Adam devenu adulte, seul rescapé d'une famille déchirée et éparpillée, ses silences parlent d'eux-mêmes. Il ne trouve pas les mots, il ne veut pas les trouver, cela ne servirait à rien. Il lui semble impossible de continuer à vivre après tout ce qu'il a vu et vécu. Comment survivre? Et de quel droit?!

Bravo à Vincent Engel pour avoir fait brillamment et subtilement passer cette question du droit à la vie dans les propos de son héros. Une question qui taraude et dérange la future femme de Adam. Une question qui submerge une bonne partie des rescapés. Quelle souffrance pour Adam que de continuer à vivre et d'avoir survécu! Alors il ne parlera jamais de tout cela, les mots ne sortiront pas, ils resteront enfermés dans sa tête en compagnie de ses fantômes.

"A douze ans, le rêve est une profession obligatoire si l'on veut survivre à l'épreuve." (page 49)

Ce texte est bouleversant. Et Vincent Engel sait comment nous guider. En commençant par l'enfance de Adam, il nous fait entrer dans un monde de naïveté et de réflexion conjuguées, de la découverte des premiers problèmes et puis, peu à peu, l'horreur s'installe, nous la regardons à travers les yeux d'un enfant qui ne comprend pas, à travers ceux des membres de sa famille qui sentent venir le danger, de ceux qui n'arrivent pas y croire, de ceux qui veulent fuir et ceux qui veulent agir… Pas de moralisme ou d'assommoir historique, les faits s'installent d'eux-mêmes sans que l'on y puisse quoi que ce soit. et ça dérange. Insidieusement, sournoisement, tout est là. Le lecteur passe du monde joyeux de l'enfance à celui, atroce, des camps de la mort. Le choc est rude, ça fait mal, on se plonge dans la souffrance d'Adam, on comprend ses silences, on a mal au ventre, même si il existe une barrière infranchissable, celle de ne pas avoir vécu cela soi-même.

Merci Monsieur Engel!

Ma note: 5/5


De : Sahkti1 Envoyé : 10/03/2007 16:52
Vincent ENGEL, Raphael et Laetitia

Une envie lorsque ce livre se referme : étrangler Vincent Engel dont le génie nous laisse cruellement et violemment sur notre faim !

Un récit très court, intense, prenant, qu'on ne lâche pas. L'histoire d'un amour étrange qui ressemble à un rêve.
Le narrateur raconte à des amis comment il a rencontré sa femme. Quelques lignes, rien de plus, avant de se lancer dans un récit palpitant à propos d'une autre histoire d'amour, celle vécue par Raphael et Laetitia. Raphael von Rüwich est un jeune et beau richissime allemand qui a le coup de foudre pour une princesse italienne, lors de la soirée qu'il donne pour son anniversaire, dans son château de Berlin. Ils sont jeunes, beaux, amoureux, on dirait un conte de fée. Engel nous offre une écriture détaillée, douce, sensuelle et surtout très dynamique, on croirait voir défiler les images sous nos yeux. Les descriptions de Raphael sonr empreintes de beauté, de poésie, sa vie semble sereine et langoureuse, un roman qui respire le bien-être tout en n'appelant pas la somnolence.
La trame romanesque est classique : deux amoureux fous qui seront séparés par l'incompréhension familiale. Rien à voir avec Roméo et Juliette, ce serait trop simple. Nous sommes tenus en haleine jusqu'au bout : vont-ils se retrouver, pouvoir s'aimer, que devient Laetitia, où s'enfuit Raphael et pourquoi ?
Au moment où enfin la vérité devrait nous être confiée, le livre se referme sur une pirouette, nous ne saurons rien et nous disposons de tellement de pistes que l'imagination devient trépidante et agacée, frustrée tout en étant au comble du plaisir. A lire inconditionnellement.

Ma note: 5/5


De : Sahkti1 Envoyé : 10/03/2007 16:55
Vincent ENGEL, Requiem vénitien

Alessandro Giacolli est musicien, il vit à Berlin, en exil, depuis une trentaine d’années. Nous sommes en 1879, il va mourir. Un exil qu’il espérait créatif, or il n’en sera rien. Giacolli voudrait partir en paix, être oublié mais ce n’est pas l’avis de Jonathan, un de ses admirateurs, qui a entrepris de compiler toutes les pièces du destin de ce musicien qu’il vénère.
Jonathan part à Venise, sur les traces d’Alessandro Giacolli, le début d’un long voyage composé de rencontres avec d’autres destins et d’autres existences. Une vie n’est pas isolée, elle évolue au contact des autres, en fonction des situations, une ligne directrice préside à cette destinée, immense toile d’araignées dont on ne voit jamais la fin.
Jonathan replonge dans l’ambiance sulfureuse de l’année 1849, l’insurrection vénitienne, la période de doute profond du compositeur quant à ses talents créatifs et ses déceptions amoureuses. Pressé de toutes parts, ne sachant que décider, héritant de l’éducation d’un neveu dont il ne sait que faire, Alessandro Giacolli est voué à l’exil.
Pour raconter les vies, Engel a du talent. Tout semble organisé et pourtant c’est le chaos. Chaos inhérent à l’existence humaine, humanité si fragile merveilleusement bien décrite par l’auteur à travers le regard de ce jeune garçon en quête d’une idole et par les souvenirs de ce vieillard en attente de la mort.
Une fois de plus, Engel me touche par la justesse des sentiments qu'il exploite et la beauté de son écriture. Il arrive à plonger complètement son lecteur dans un monde imaginaire qui devient réel et palpable, c'est comme dans un rêve.

Ma note: 4/5


De : Sahkti1 Envoyé : 10/03/2007 17:06
Vincent ENGEL, Les Angéliques

Quel régal que l’écriture de Vincent Engel! Le sujet est pourtant ici assez différent de ce que j’avais pu lire de lui auparavant, mais le plaisir demeure intact.

Nous nous retrouvons à la période révolutionnaire, en juillet 1788, lorsqu’un violent orage balaie la France et dépose sécheresse et famine dans tout le pays.
C’est la désolation. Ivre de colère et de rancœur, l’horrible vicomte Baptiste de Ruspin (le comté d’Avau, terre perdue de 200 habitants), tue un de ses paysans sans véritable raison. Népomucène, son fils, profite de cet instant de folie pour évacuer son père et le remplacer, avec des idées plus démocratiques directement inspirées des philosophes des Lumières. C’est ainsi que naît, le 14 juillet 1788, la petite république d’Avau.
Le début d’autres ennuis. Le pouvoir est convoité et rend ambitieux, malveillant ; les hommes changent, la violence reprend. Sans compter qu’un jour, la France républicaine et sanglante voudra, elle aussi, sa part du gâteau, en reprenant sous son aile ce petit morceau de territoire qui se croyait indépendant. L’idéalisme prend fin au profit du réalisme. Désillusion totale.

Quel génie ce Engel, je le répète et ne m’en lasse pas. Le genre d’auteur qu’on ne lâche pas d’une ligne tant que l’histoire n'est pas terminée. Et encore… même là, on la prolonge dans sa tête et on lui en veut un peu de ne pas avoir pondu un plus gros bouquin tellement c’est agréable à lire. Le style est élégant et léger à la fois et le fond est interpellant. Le poids de l’idéal humaniste… plume et coton ! L’homme n’est pas un être de bonté et de justice mais un être vil dont les bas instincts se manifestent dès qu’ils en ont l’occasion.
Ma note: 4,5/5
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Re: Vincent ENGEL (Belgique)

Message  gallo le Sam 1 Nov 2008 - 20:52

De : lalyre7032 Envoyé : 12/03/2007 16:01
Raphaèl et Laetitia - Vincent Engel , (Mille et une nuits)

Une belle histoire d'amour,ce sont les premiers émois de deux jeunes jeunes gens ensuite un amour profond ,tous semblent penser que que ces deux auront une belle destinée,hélas ce ne sera qu'amour empêché et contrarié,mais peut-être la fin du livre nous fera espèrer un meilleur avenir ?
Ha!! que j'ai aimé ce petit livre de 70 P,quel auteur pour nous faire palpiter le coeur avec si peu de pages,mais quel texte,de la fraîcheur et de la passion dans cette belle histoire.Hé oui,Sahkti y a plus q'à faire travailler notre imagination 5/5
Lalyre


De : lassy Envoyé : 21/03/2007 18:20
Au fait, petite précision :
Raphaël et Laetitia est le premier volet de sa fresque italienne qui se poursuit avec Retour à Montechiarro, puis Requiem vénitien.


De : lalyre7032 Envoyé : 21/03/2007 19:02
D'accord Lassy,mais j'ai lu Les absentes en premier,ensuite Raphaèl et Laetitia et je termine Retour à Montecchiaro je puis t'assurer que cela ne m'a nullement gênée,bien au contraire car terminant Les absentes je suis restée sur des questions et j'ai trouvé les réponses dans Retour à Montecchiaro.
Amicalement, Lalyre



De : lassy Envoyé : 21/03/2007 19:34
ah, oui, Lalyre en fait, j'ai moi-même commencé par Retour à Montecchiaro, et le roman se suffit parfaitement en lui-même, c'est vrai. Si je mentionne le fait, c'est parce que si j'avais su que c'était le deuxième volet d'une trilogie, j'aurais préféré commencer par Rapahaël et Laetitia, quand même. Alors j'ai pensé que ça pouvait intéresser des futurs lecteurs de le savoir, avant de se lancer !



De : lalyre7032 Envoyé : 26/03/2007 10:29
Retour à Montechiarro Vincent Engel Poche 26/03/07

Un roman écrit en trois parties,1849-1889,le comte Della Rocca qui fut abandonné par la princesse Laetitia Malcessati après la naissance de Domenico qu'il élève seul.En 1955,il adopte le jeune Adriano Lungo,les années passent,les enfants grandissent,Adriano va faire des études sous la protection du comte,Domenico s'occupe du domaine avec son père,jusqu'à l'assassinat par vengeance de celui-çi par un descendant de la famille Bruchola.
1919-1943 Après la mort de son père Domenico Della Rocca,Agnese se voit contrainte d'épouser Salvatore Coniglio,afin de sauver le domaine familial.cet homme,nouveau riche est sournois et violent.Agnese,d'une beauté éblouissante,faite pour bonheur,ira de déceptions en déceptions,sous l'autorité de son mari fasciste et assassin qui dit l'aimer,après la naissance de ses deux filles,Michaela et Ana,à un an d'intervalle rien ne s'arrangera car,elles seront aussi victimes de la violence et de la voracité des hommes.Heureusement,il y a Ulysse libraire,le fils d' Adriano dont l'amitié la consolera de tout ce qu'elle doit subir mais lui aussi souffrira de la cruauté de Salvatore et ses sbyres,mais Sébastien Morgan,reporter photographe qui fera tout pour l'aider étant amoureux d'elle.
1978 Dernière étape de ce long parcours,à Paris nous retrouvons Michaèla révoltée et haineuse,sa fille Laetitia à qui elle cache son passé,vit avec elle et voudrait faire du théâtre.Par hasard elle rencontre Sébastien le photographe qui l'invite à Montechiarro pour faire des photos,elle servirait de modèle dit-il...Malgré l'opposition de sa mère elle accepte et la voila dans le village ou se sont déroulé tant de drame,ignorante des générations de ses aïeules qui y ont tellement souffert.
Un très beau livre que j'avais lu en 2001 à sa parution et que j'ai relu avec plaisir parce que je vais rencontrer l'auteur ce mercredi à la librairie de mon fils.Histoires de ces générations de femmes sous la domination de l'homme,le fascisme est très présent dans la deuxième partie,une très belle saga ou rien n'est laissé au hasard et ou les destins s'entrecroisent avec toile de fond les grands bouleversements de l'histoire.De très belles descriptions de la Toscane m'ont fait rêver. 5/5
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Re: Vincent ENGEL (Belgique)

Message  lalyre le Lun 11 Mai 2009 - 12:55

La peur du paradis
Vincent Engel
JC Lattès 2009
403 P.
Italie,dans le village de San Nidro ,perdu entre la mer et les forêts au coeur des Pouilles .Nous sommes à la fin de de la guerre 1914-18,Deux enfants se sont liés d 'amitié ,grandissent ensemble,Basilio vient de perdre son père,Lucia est née de parents inconnus,une enfant presque sauvage dont les villageois se méfient,élevée par le vieux Filippo ,elle se réfugie souvent dans la forêt ,elle aime communiquer avec les signes envoyés par la nature.Basilio va vivre sa vie de pêcheur avec le sage Luigi dont le fils unique vient de l'abandonner pour vivre la vie de ses rêves .Doucement l'amour naît entre les deux adolescents qui se jurent fidèlité,ils n'imaginent aucun des deux quitter leur village ou ils sont heureux.Mais voila c'est le destin qui décide ,le vieux Filippo meurt ,Basilio selon le voeu du vieil homme va dresser un bûcher sur la plage pour incinérer le corps.C'est un acte innocent de la part des adolescents mais c'est sans comper sur la rage de Rosario,le curé de la paroisse et la colère des villageois .Lucia va être enfermée dans un couvent de Bari sur ordre des fascistes mais finira par s'enfuir,quand à Basilio il va tout faire par la retrouver mais une destinée l' est emmène très loin du lieu ou ils auraient aimer se retrouver.C'est la quête
pleine d'espoir de ces deux jeunes gens que nous allons suivre pour nous retrouver à Rome ou Lucia vit dans un asile psychiatrique sous la protection d'un médecin qui l'a sauvée de la mort.Mais Basilio toujours à sa recherche l'ignore ,si ce n'est le hasard qui s'en mêle .A la fin ,on essaye de deviner ce qu'il va advenir d'eux mais ce qui est certain c'est que le livre se termine par nouveau bûcher sur la plage.........

Un roman prenant ,tumultueux ,des évocations du fascisme ,des chemises noires ,des punitions expéditives .Il y est aussi question de la sanglante campagne d'Abyssie.Car cette histoire va bien au-delà de l'histoire des deux adolescents,on est plongé dans une époque ou l'état fasciste et l'église qui lui est soumise ne plaisantent pas devant un geste qui va priver nos héros de la liberté d'aimer..... 4,5/5
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Re: Vincent ENGEL (Belgique)

Message  lalyre le Dim 12 Déc 2010 - 12:53

Le Mariage de Dominique Hardenne
Vincent Engel
L'Archipel novembre 2010
374 pages

Quatrième de couverture


Dominique Hardenne, rescapé d'une armée en déroute, veut rentrer chez lui. Il espère retrouver les siens, et surtout Nathalie.

La guerre n'a pas épargné son village. Désormais seul, Dominique doit imaginer un nouveau monde.

Mais qu'est-ce que la vie sans les autres ?

Roman de l'aventure intérieure autant qu'allégorie de notre siècle, Le Mariage de Dominique Hardenne est un livre visionnaire.

Mon commentaire
Dominique avait décidé de rentrer chez, dans son village, il a perdu ses deux compagnons de route et sa volonté d'arriver et revoir ses parents et Nathalie, la jeune fille qu'il aime. il arrive au village et la première personne qu'il voit, c'est Pierre, affalé au milieu de la route à côté de son vélo....Hé Pierre que fais-tu là ? Mais pierre ne répondra jamais....C'est alors qu'il découvre que le village a été touché par la bombe, tout est figé, il cherche dans les maisons mais rien,plus un signe de vie, chez ses parents, il n'y a personne, peut-être sont-ils à la messe pense t-il ? Mais dans l'église, il découvre des corps pétrifiés dans leur pose de prière, le curé, les bras dans un geste de bénédiction. Madame Amédée, tenancière, tenancière d'un bordel est appuyée sur le bar, un oeil sur la caisse l'autre sur les bouteilles, les filles dans des poses avec des soldats. Et voila qu'il comprend que s'il veut survivre ,il devra cultiver la terre mais elle est devenue stérile ,presque rien ne pousse, voici le printemps, les arbres fruitiers devraient bourgeonner, mais même pas le moindre oiseau ou insecte. Dominique essaie de comprendre, il va devoir lutter contre la folie qui le guette , mais réussira t-il dans cette immense solitude qu'est la sienne, sinon parler aux morts ou les détruire....Un roman déconcertante par le silence qui y règne, c'est en tout cas mon ressenti en lisant cette histoire angoissante qui m'a mise mal à l'aise par l'entrelacement des moments qui se construisent et cela dès le début du livre. Et pourtant j'ai aimé le style mais surprise par ce que nous conte l'auteur, ayant lu tous ses autres livres, j'aimerais savoir ce qui l'a inspiré pour cet écrit visionnaire et cette trame narrative singulière, un genre de roman d'anticipation.....Gare aux âmes sensibles......4,5/5
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Re: Vincent ENGEL (Belgique)

Message  lalyre le Dim 15 Mai 2016 - 8:44

Engel Vincent  
  Le miroir des illusions     
 Editions Les Escales 4 mai 2016                 
ISBN 978 2 365 69191 8      
    510 pages 

Quatrième de couverture
Genève, 1849. le jeune Atanasio, tout juste arrivé d’un petit village de Toscane, apprend le décès de don Carlo, son protecteur de toujours. Le notaire lui remet une lettre cachetée du défunt, accompagnée de cinq portraits. C’est le legs d’un père à celui qui ignorait être son fils. Un legs doublé d’une mission : venger don Carlo par-delà la mort, en assassinant, selon un protocole strict, tous ceux qui ont empoisonné son existence.
Quarante-neuf ans plus tôt, dans un palais du grand canal, Alba vient au monde. Radieuse et sauvage, elle grandit en se moquant des hommes comme de la morale, et n’entend pas changer de vie en épousant le prince Giancarlo Malcessati, alias don Carlo.
Mais une nuit, au coin d’une rue mal famée, surgit Wolfgang. L’Allemand s’éprend aussitôt d’Alba. Entre eux, pourtant, il s’agira moins d’adultère que de crime…
De Venise à San Francisco, en passant par Milan, Berlin et New York, voici les destinées romanesques de personnages guidés par l’obsession de la vengeance, au prix du bonheur, de l’amour et, peut-être, de leur vie.

Mon avis
Voici une histoire machiavélique ou manipulations, haine, mensonges et inceste hantent les pages de ce livre. C’est en reconnaissance envers le prince Malcessati qu’Atanasio accepte une mission terrifiante, il devra assassiner dans un ordre précis quatre personnes pour venger Malcessati. Mais pourquoi une telle haine chez ce vieil homme à la fin de sa vie ? Et pourquoi Atanasio doit-il être le bras vengeur de cet homme ? Comme souvent, Vincent Engel ne peut s’empêcher de nous faire passer par la Toscane, même si c’est pour partir  à Londres, à Venise, à Berlin, à San-Francisco ou pourquoi pas en Pansylvanie. D’autres personnages accompagnent ces des deux hommes, certains changent de noms ou de nationalité, il semblerait que l’auteur a voulu désorienter le lecteur, ce qui fut mon cas.. Il est certain que Raphaèl et Laetitia sont des personnages qui le hantent et guident sa plume lors de ses écrits, personnellement je les trouvent attachants et j’éprouve de l’empathie pour eux. Entre machinations et tragédies, ce bon roman que j’ai beaucoup apprécié nous entraîne dans une suite de rebondissements stupéfiants. 4,5/5
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Re: Vincent ENGEL (Belgique)

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