François EMMANUEL (Belgique)

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François EMMANUEL (Belgique)

Message  gallo le Sam 1 Nov 2008 - 19:38

De : Sahkti1 (Message d'origine) Envoyé : 09/04/2006 11:23
François EMMANUEL, La question humaine
Editions LGF, ISBN 2253153613

Simon est psychanalyste. Il travaille dans une entreprise en plein marasme, souffrant encore d'une restructuration douloureuse. SImon a aidé à établir des listes, à fixer des critères de sélection. Et de listes et de critères, il en sera beaucoup question dans ce court récit poignant de François Emmanuel. Tout commence avec les errances mentales d'un directeur fatigué que Simon est chargé de surveiller. La vérité voit le jour. Sombre, sordide. Portant sur ses épaules le poids d'un passé qui jamais ne pourra être atténué.
Les vicissitudes du nazisme éclatent au visage du psy, qui comprend peu à peu pourquoi Mathias Jüst, ce directeur à l'esprit fragile, oublie systématiquement certains mots de ses rapports. Des mots liés à un terrible rapport de juin 1942 qui rabaisse la question du nettoyage ethnique à d emesquines considérations techniques. Ça fait froid dans le dos et français Emmanuel le sait. Inutile d'utiliser des subterfuges ou de longues phrases inutiles pour remuer les tripes, tout est là, sobrement et parfaitement dit, à travers le parcours d'une déchéance mentale qui symbolise la lourdeur du passé et le poids d'une faute universelle. Un texte de grande qualité, avec un sens particulier du non-dit que j'ai trouvé très habile.

Ma note: 4,5/5

De : Sahkti1 Envoyé : 09/04/2006 11:25
François EMMANUEL, L'invitation au voyage
La Renaissance du Livre, ISBN 2804607607

De tout temps, les pièces aux accès interdits ont pris la couleur du mystère et nourri notre imaginaire, créant parfois d’immenses déceptions lors de la révélation du secret. L’interdit exerce sur nous une fascination inexplicable, sans doute à cause du désir de transgresser et du défi que ça représente. Dans L’invitation au voyage, série de courts récits, François Emmanuel rend toute sa force à ce principe, connu de tous et parfois banalisé, celui de l’interdit et des pulsions qu’il provoque. L’auteur déploie une écriture envoûtante, on frissonne, on soupire, on repense à ce souffle court que l’on avait devant une porte fermée à double tour derrière laquelle on imaginait les histoires les plus folles.
Ce livre est un ensemble de nouvelles, de styles différents mais égales en qualité d’écriture.
Celle nommée "Petit précis de distance amoureuse" relate l’histoire de Mr Hattgenstein, un vieillard que l’on dit dément, qui charge un détective d’enquêter sur une jeune femme qui le trouble, une prof de violoncelle. Le détective connaît son métier, il est photographe, un bon passe-partout et il se souvient de ses notions scolaires de piano, suffisant pour aborder la jeune femme. Tout un jeu se met en place, subtil, progressif, dans lequel on se sent impliqué grâce au génie de François Emmanuel qui distille ses mots avec une grande efficacité. Le cap de l’interdit est franchi par le détective qui noue une idylle avec la proie de son client, un client auquel il mentira et contre lequel il mettra tout en œuvre pour le voir s’éloigner. Aucun des deux hommes n’apprendra quoique ce soit sur cette mystérieuse femme, continuant à représenter à leurs yeux la porte close, la pièce obscure recelant un quelconque mystère. Beau travail d’écriture de François Emmanuel qui détaille les situations, analyse les caractères, présente une étude pointilleuse des situations tout en emballant son texte dans une écriture plaisante et attirante. Je reprends le terme d’analyse stylée, cité lors de la présentation de l’ouvrage, c’est cela, en effet, de l’analyse et du style. Une lecture que je vous recommande.

Ma note: 4,5/5

De : Sahkti1 Envoyé : 09/04/2006 11:28
François EMMANUEL, La chambre voisine
Editions Stock, ISBN 2234053870

Un livre dont il ne faut pas trop raconter, sous peine de déflorer l'intrigue et le plaisir du cheminement au creux de l'intrigue. Parce qu'au début, le lecteur devine, imagine, suppose... Cela apporte une dimension très forte à ce récit qui s'écoule lentement dans la grande demeure familiale à l'ombre des secrets et des conflits latents. Puis le voyage commence, on sait où on va tout en ignorant ce que l'on va trouver. Quelque chose de terrible, sans aucun doute, un immense drame dont on découvre les derniers détails dans les dernières pages. En parler serait les dévoiler, inutile d'aller plus loin dans le résumé.

François Emmanuel signe ici un roman remarquable, écrit avec une plume trempée dans l'émotion et la sensibilité. Son écriture, sobre et grave, sied à merveille à ce jeu des miroirs qui se déroule à Seignes. Chaque personnage joue un rôle bien défini, prend sa juste place dans le récit avec une étonnante harmonie. A mes yeux, un des meilleurs livres de François Emmanuel.

Ma note: 4,5/5

De : Sahkti1 Envoyé : 09/04/2006 11:30
François EMMANUEL, La passion Savinsen
Editions LGF, ISBN 2253148938

C'est l'histoire de deux êtres qui découvrent qu'ils s'aiment.
C'est l'histoire d'une guerre. Absurde comme toutes les guerres.
C'est l'histoire d'un domaine, celui de Norhogne, habité par un vieil homme qui se perd dans ses souvenirs tourmentés, d'un couple de métayers qui font tourner la demeure avec quelques ouvriers et des deux femmes de la maison, Camille dont l'esprit erre à longueur de journée dans des mondes imaginaires et Jeanne. Jeanne, femme forte et fragile qui a hérité du caractère et des mystères de Millie, sa mère, morte par amour. Jeanne le découvre tardivement, c'est un pèlerinage qui ouvre ses portes devant elle, au moment où elle-même vit une passion désenchantée avec un officier allemand qui a investi Norhogne avec sa troupe. Relation impossible et douloureuse, peuplée des fantômes du passé et des ombres du présent.
Est-il interdit de s'aimer pendant la guerre ?

François Emmanuel nous raconte la genèse d'un amour, son éclosion puis sa mise à mort. Le récit est cruel, il m'a fallu un certain temps avant de pleinement y pénétrer, la trame me semblait si classique et banale, encore une histoire d'amour interdit sur fond de guerre barbare. Grâce à son talent, l'auteur va beaucoup plus loin qu'un simple récit amoureux comme il en existe tant, il se perd au fond des âmes de ses personnages, il nous livre la cruauté de leur situation, nous nous trouvons face au mur, partagés entre le bon et le moins bon, entre ce qui peut et ce qui doit. François Emmanuel nous pousse à nous interroger rien qu'en nous racontant une histoire, belle et triste. Sur la force de l'amour, sur l'absurdité des conflits et de la nature humaine, sur le poids des souvenirs et la puissance du passé. Sur la tolérance également. Jeanne est une femme qui souffre et inspire le respect. Matthaüs, son amant, un homme embrigadé par la foi et des convictions qui peu à peu disparaissent. Ce sont deux êtres humains mus par leurs sentiments et par la peur. Quel regard porter sur eux ? Quel sentiment ressentir à la fin du texte devant l'outrage populaire dont est victime Jeanne ? Sentiment de malaise, envie de nuance. François Emmanuel a placé beaucoup d'humanité dans sa notion de "guerre", ça demande réflexion.

Ma note: 3/5

De : Sahkti1 Envoyé : 09/04/2006 11:32
François EMMANUEL, Le sentiment du fleuve
Editions LGF, ISBN 2253108197

Jérôme Mortensen est le narrateur de ce roman. Un oncle qu’il n’a pas connu vient de mourir et c’est lui qui hérite, notamment d’un appartement dans lequel il décide d’habiter. Plein d’enthousiasme, Jérôme part à la conquête de sa nouvelle demeure, mais aussi de la mémoire de son parent. Il va vite déchanter, l’appartement est vieux et moche, la ville pas très accueillante et l’oncle un personnage bizarre avec un métier pas très reluisant, une espèce d’enquêteur fouille-tout qui doit peut-être bien sa mort à l’une ou l’autre affaire tordue dont il avait la charge.
Jérôme persévère, s’accroche et s’incruste et ça semble fonctionner. Les anciens clients refont surface, la femme de ménage reprend ses habitudes dans la maison et les gens commencent à parler, à raconter à Jérôme qui était réellement l’oncle Isaïe. Avec quelques surprises au rendez-vous.

Le récit est entraînant, François Emmanuel nous conduit à travers une atmosphère de plus en plus pesante vers une énigme et son déroulement, à travers les méandres des silences et des souvenirs. J’ai beaucoup aimé cette façon de faire connaissance avec cet oncle détective dont le narrateur ignore tout et qu’il va découvrir pas à pas, à travers les commérages, les courriers et l’imagination, en se glissant dans sa vie comme on enfile une seconde peau. Ce n’est pas un roman policier, c’est une quête, un mystère à résoudre, avec quelques émotions à la clé.

Ma note: 3,5/5
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Re: François EMMANUEL (Belgique)

Message  gallo le Sam 1 Nov 2008 - 19:38

De : Sahkti1 Envoyé : 09/04/2006 11:33
François EMMANUEL, Le vent dans la maison
Editions Stock, ISBN 2234057027

Quelle belle écriture que celle de François Emmanuel. Belle de souplesse et de distance au sujet, tout en baignant dans une intimité feutrée que l'auteur prend garde de ne pas briser. Une écriture élégante qui s'étend au fil des pages pour mieux prendre le lecteur au piège de la séduction. Car de séduction il sera question. Pas la séduction amoureuse, non, mais celle de la mort qui guette et surtout celle de la folie qui prend possession des corps et des âmes, se livrant avec ceux-ci à une bataille charnelle dont elle sort à chaque fois victorieuse.

Alice et Hugo se sont aimés, puis se sont quittés. Alice a rencontré Sail, ils ont eu une petite Maïté, Sail est parti, Alice a fondé un couple fusionnel avec sa petite fille. Celle-ci est morte. Le désespoir muet d'Alice s'est transformé en lente destruction de ses facultés mentales, la folie s'est peu à peu emparée de son esprit au point de lui faire perdre tous ses repères identitaires ou affectifs. Alice vit avec le fantôme de sa fille, celle-ci ne peut pas être morte. Suit une longue descente aux enfers et deux ans d'internement psychiatrique.
Puis l'appel à l'aide, une lettre envoyée à Hugo, quelque part perdu en Afrique, du côté de Niamey. Hugo revient, découvre une femme qu'il a aimée et aime aujourd'hui différemment. Une femme forte et fragile à la fois qui se réfugie dans ses errances pour ne pas affronter la réalité, cette violente réalité qui fait mal.
Tout au long de ce magnifique roman, François Emmanuel navigue entre le monde parallèle dans lequel vit désormais Alice et les souvenirs africains d'Hugo. Deux histoires qui s'entrecroisent et donnent une force étonnante au récit, par leurs différences et leur fil conducteur. Dans les deux cas, nous sommes face à des êtres qui cherchent, qui chutent, qui se relèvent avec difficulté, qui peuvent ensuite s'en aller. Oui, mais où ? Pour faire quoi ?
Hugo et Alice se retrouvent, c'est une autre histoire qui commence, chacun vit avec les souffrances de l'autre, se nourrit de souvenirs et de fantômes. Maïté et Bern Atirias.
Les autres personnages du roman, Isabel, Sara ou Claire font presque office de figuration. Ils sont là pour révéler ou mettre en exergue, pour provoquer le déclic mais jamais ils ne seront le réel moteur de la renaissance.

Chapeau à François Emmanuel pour avoir décrit avec autant d'efficacité et de sensibilité les tourments de l'âme et les errances de l'esprit. Ces états secondaires dans lesquels nous plongeons tous un jour ou l'autre, de manière éphémère ou durable, fuyant la réalité du monde pour lui préférer, la nôtre, celle de notre univers imaginaire. Pas toujours plus calme ou plus heureux, mais sécurisant et ô combien utile pour masquer nos peurs et refuser de voir.

Ma note: 4,5/5


De : Sahkti1 Envoyé : 09/04/2006 11:35
François Emmanuel est un auteur belge de langue française. Son véritable nom est François-Emmanuel Tirtiaux, c'est le frère de l'auteur Bernard Tirtiaux.
Il est né à Fleurus (Belgique) le 13 septembre 1952.



De : Sahkti1 Envoyé : 27/04/2006 13:23
François EMMANUEL, La nuit d'obsidienne
Editions Labor, ISBN 2804017095
Littérature belge

Ce roman de François Emmanuel, initialement sorti aux Eperonniers en 1992, a été publié, dans une version revue et corrigée par l'auteur, aux Editions Labor en 2002. Avec, en prime et c'est un beau cadeau, une lecture très intéressante de cette oeuvre par Carmelo Virone. Qui présente une analyse personnelle de l'oeuvre, notamment le découpage du récit en trois chapitres portant prénom de femme ou encore la séparation ténue entre oeuvre romanesque et conte initiatique. Un regard enrichissant sur un texte étrange et je trouve pertinent ce rapprochement opéré par Virone entre "La nuit d'obsidienne" et le film "Stalker" de Tarkovski, évoqué par François Emmanuel en exergue du récit "Dans la lumière d'Andrei Tarkovski". On retrouve parfaitement dans ce roman l'ambiance étrange, un peu lourde et écrasante, de l'oeuvre du cinéaste russe, en particulier lorsque les hommes arrivent dans la Zone et y progressent à petits pas, au milieu d'un territoire dévasté. Une terre ravagée, c'est ce que représente l'île imaginaire de François Emmanuel, territoire rayé des cartes officielles pour cause de manoeuvres militaires secrètes, île sur laquelle vivent encore des gens, meurtris et terrorisés, obligés de passer d'un coin à l'autre, en pleine nuit la peur au ventre. Une île mystérieuse où la mort épouse la naissance et vice-versa dans un rituel cyclique de sept ans. Le poids de cette tradition hante encore les esprits et chacun y trouve son compte de frayeur mais aussi d'espoir.
Dans son analyse, Carmelo Virone cite Synge et ses textes sur les îles d'Aran. on pourrait également suggérer les îles Blaskett, vidées de leur substance humaine par un gouvernement irlandais qui estimait que les conditions de survie sur ces terres n'étaient plus acceptables pour ses habitants.
L'île de François Emmanuel fait naître la crainte et aussi un profond attachement pour cette zone à laquelle s'accroche déseséprément une poignée d'habitants. Elle dégage une aura particulière, suffisamment forte, pour provoquer la mort et une nouvelle naissance dans l'esprit du narrateur. Ce dernier revient de son voyage radicalement transformé, hanté par le poids des silences et des fantômes, devenu "un corps vide avec d'immenses réserves de souffle".
Un texte puissant que j'ai beaucoup aimé, pour sa gravité, pour cette communion avec une terre quasi disparue, pour la charge lourde, presque insurmontable, d'un passé de traditions qui empêche d'avancer tout en permettant de survivre.

Ma note: 4,5/5



De : Ysla Envoyé : 15/07/2008 20:50
LA QUESTION HUMAINE - François EMMANUEL

Ce livre m'a interpelée car je voulais voir le film qui porte le même titre (finalement, je ne l'ai pas encore vu). J'ignorais qu'à l'origine il y avait ce roman.
C'est un court roman qui se lit très vite.
Simon travaille comme psychologue dans une multinationale d'origine allemande. Un jour, il est chargé de surveiller le comportement de son directeur Mathias Jüst, dont l'état de santé mentale inquiète la maison mère.
Un peu à la manière d'une enquête, l'auteur et le narrateur nous emmènent vers le secret de Mathias Jüst, puis vers une réflexion sur l'entreprise dans tout ce qu'elle peut avoir de plus noir...
C'est très prenant, ça mériterait de se relire tout de suite après la première fois car le récit est dense et amène la réflexion, une réflexion profonde sur notre société et le monde du travail.
Belle plume. Encore un auteur que j'ai envie de connaître davantage.
Mention spéciale à la fin de l'histoire qui apporte un espoir non négligeable par les temps qui courent !
Ma note : 4.25/5
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Cheyenn - François Emmanuel

Message  Aurore le Dim 14 Aoû 2011 - 15:22

Cheyenn - François Emmanuel
(Editions du Seuil, 2011, 123 p.)


Parution le 18/08/2011



Un réalisateur de documentaires (le narrateur) s'intéresse au meurtre d'un SDF, le dénommé Samuel Montana-Touré. Ce n'est pas l'acte cruel qui retient son attention mais bien la personnalité du jeune marginal, qui avait su capter son regard lors d'un précédent tournage. Qui était cet homme que l'on surnomme Cheyenn? Les pistes à exploiter sont minces car les SDF se font vite oublier, déjà partiellement exclus de la société.
Le cinéaste s'acharne, même contre l'avis de ses supérieurs, pour rendre justice à cet homme qui s'est laissé mourir à petit feu avant de recevoir le coup fatal. Il revisionne les séquences enregistrées, interviewe le "colocataire" de hangar Lukakowski, tente de joindre les skinheads qui seraient les meurtriers présumés. Par un concours de circonstances, il apprend l'existence d'une sœur non loin, qui le mène à la fameuse Maria, qui aurait eu des liens avec le SDF. Maria, est en fait Mauda, et de Cheyenn, elle connait bien plus que le nom ou le personnage vacillant et errant dans les rues.
Si au départ, l'entreprise de faire un film, à partir de fragments très lacunaires, laissait à désirer, au fil du temps on comprend que la détermination du narrateur peut s'avérer payante. En pointant l'objectif sur le petit peuple mis à l'écart on apprend de grandes choses et c'est une leçon de vie à laquelle le lecteur prend part, en toute humilité, presque spectateur d'un homme qui livre ses secrets.
Dans ce récit-reportage, on est tour à tour révoltés par l'indifférence générale puis par les gens qui ne souhaitent pas être mêlés à cette affaire, aussi sombre soit-elle. Effectivement, qui peut se targuer d'avoir fréquenté un SDF? Et plus encore, qui peut revendiquer un meurtre si "insignifiant"?
J'ai pour ma part été un peu désorientée par le parti pris de François Emmanuel de nous faire suivre son personnage comme dans un film. Or le film est ici composé de mots et de transparence. En théorie, je n'aurais pas choisi un tel livre de moi-même mais c'est une découverte bien agréable qui m'a fait sortir des sentiers battus.
Sans conteste, Cheyenn est un bon livre qui se termine tout en douceur, mais ça, je ne vous en dirai rien.

4/5

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