Marc ELDER (France)

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Marc ELDER (France)

Message  gallo le Sam 1 Nov 2008 - 18:56

De : gallomaniac (Message d'origine) Envoyé : 06/01/2007 21:17
La maison du Pas Périlleux, Marc ELDER. Ma note 2/5
1924; Ed.Aux Portes du Large, 1947, 255 pg.

La Maison du Pas Périlleux (1924) décrit l'histoire d'une grande maison sur le port de Nantes, fondé en 1720 par un marchant d'esclaves. Par testament, les domestiques aux étages reçoivent le droit d'habitation. A la Révolution le descendant est chassé; le bâtiment devient une maison populeuse et se délabre. Une nouvelle proprietaire demande un loyer: on n'a jamais vu ça! La marmaille joue aux quais, se donnent au bonheur d'un premier amour, pillent un wagon de pommes de terre. Les hommes cherchent du magot plutôt au port; des fruits, du tabac. Des tonneaux de vin, une vrille, et c'est la fête. On gagne sa pauvre vie comme on peut. Et sa maison aussi: délogé par force, on le reoccupe. Et même dans une maison démontée, pleine de vermine, puces, punaises et d'autres, l'amour peut fleurir. La propriétaire fait envoyer la commission sanitaire, qui arrive au moment d'un accouchement. La guerre intervient, et la maison acceuille des refugiés Belges pour le profit. La démolition ordonné est prévenue par une initiative collective. Un deuxième essay d'expulsion est interrompu grâce à la femme du préfet. L'amoureux revient invalide de la guerre et doit subir la démolition de la maison et de son amour. Dans la rue, un vieux sans-abri s'approche de la maisonnée: c'est le dernier descendant du marchant d'esclaves. On lui donne l'hospitalité dans les dernières restes de la maison, qui un peu plus tard sous l'action des démolisseurs lui tombent sur la tête. La maisonnée s'en va protester à la Mairie.

"La maison du Pas Périlleux", roman social et proletarien, grouille de vie; il y a de petits traits sympathiques sur des personnes, quelques belles phrases sur la ville et le port. Un livre sympa sans plus.
Marc Elder, pseudo de Marcel Tendron (1884-1933), a passé sa vie de tuberculeux à Nantes en écrivant sans ambition. Il a eu le Prix Goncourt 1913 pour "Le Peuple de la mer", selon les critiques son meilleur livre, mais... au moment du Prix, les critiques ont voulu lui reprendre le Prix pour le donner à Alain-Fournier pour "Le Grand Meaulnes"!
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