Anne-Sophie BRASME (France)
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Anne-Sophie BRASME (France)
De : Arti77772 (Message d'origine) Envoyé : 2005-08-25 03:53
Le carnaval des monstres de Anne-Sophie Brasme
Fayard, 228 pages, 17€
Anne-Sophie Brasme est cette jeune personne qui avait médusé lecteurs et critique avec un premier roman fracassant, Respire, (J’ai LU, 2002) publié à l’age de 17 ans et qui mettait en scène deux adolescentes à l’amitié tourmentée. Roman qui s’était vendu dans le monde entier.
Le Carnaval des Monstres, son deuxième, raconte l’histoire douloureuse de Marica et Joachim. Marica, 20 ans, est laide. Joachim, 40 ans, est fasciné par cette laideur. Mais il devient évident lors d’une aventure amoureuse pas comme les autres, où le désir côtoie le dégoût, où la manipulation est poussée à l’extrême, que le monstre n’est pas celui qu’on croit.
Dans ce nouveau livre qui confirme son talent, Anne-Sophie Brasme récidive avec cette plume noire et vigoureuse qui décape tout sur son passage. Rien de mièvre, rien de sirupeux, ni dans sa façon de décrire le monde, ni dans ce qu’elle nous donne à voir.
4/5 Arti
De : Thomthom1293 Envoyé : 2005-08-31 08:08
Zut ! Je ne serai que le second à critiquer "Le Carnaval des monstres" ! Pourtant je l'ai lu super vite, mais j'avoue l'avoir reçu assez tard.
Or donc, je me souviens de qq1, ici meme, avouant avoir aimé "Respire" mais ne pas être sûr(e) que Mademoiselle Brasme fasse partie des grands auteurs de demain. Réponse est faite avec ce "Carnaval"...et la réponse est deux fois oui. Je ne vais pas résumer à nouveau l'histoire, Arti l'ayant très bien fait.
Soyons franc : "Le Carnaval des monstres" sent moins l'électrochoc que "Respire". Le style est plus mur, comme s'il s'était affiné en même temps que la silhouette : adolescente aux bonne petites joues roses en 2001, elle est devenue une charmante jeune femme à l'apparence longiligne...son style a subit la même métamorphose : déjà minimaliste il y a trois ans, l'écriture est désormais totalement épurée. Libérées d'influences parfois évidentes par le passé (Woolf, Darrieussecq), les mots se font légers et plus vifs encore, virvoletant d'un bout à l'autre du livre. Toujours aussi incisifs, mais la colère a cédé la place à une rage plus contenue, plus adulte. Comme si l'auteure est passée du stade de colérique à celui de "simple" coléreuse, en fait.
Las ! Il est temps de passer aux bémols...légers, certes, mais bémols tout de même.
Trop de noirceur tue la noirceur. Où est passé la fête, l'ironie annoncée par le titre : "Carnaval" ? Quel carnaval ? Deux personnages c'est pas un peu limité pour un carnaval ?
Second petit problème : l'idée globale de l'histoire fait un peu déjà vu. On pense notamment à "L'Ennui", à "Truismes" voir même parfois à "Carrie" !
Quelques lieux communs, donc, mais ils sont tellement bien écrits qu'on craque ! Après toute, la plupart des histoires étant déjà écrites, autant prendre des histoires ancestrales et les recycler avec génie plutôt que d'essayer à tout prix d'être original et de tomber dans le n'importe quoi (sans viser personne en particulier, hein).
4/5
De : Claarabel Envoyé : 2005-09-01 05:50
Le carnaval des monstres de Anne-Sophie Brasme
Moi j'ai trouvé ce roman dérangeant, suffocant et ambivalent. Je dois avouer n'avoir pas été complètement emballée. Par moments j'ai peiné, trouvé louche cette relation entre le photographe et son modèle. Les deux partis sont détestables, mais j'éprouve une sympathie pour la Marica du début - cynique et faussement légère, consciente de sa difformité, mais revendiquant le même droit à l'amour que les autres ! Après tout, si Joachim couche avec elle, ça veut bien dire quelque chose ? Non ! Les rapports entre eux deux deviennent lourds, pesants et poisseux. Chacun, finalement, a honte. D'être moche, de prétendre être différent, d'aimer l'hors-norme, d'être affamé d'un amour charnel, non plus sentimental... bref ça devient une spirale angoissante et délirante ! Et même un peu malsain. Les desseins sont obscurs et inquiétants, déplacés aussi. Aussi bien l'homme ou la femme sont pris dans cette aliénation ! Pour conclure, tout ça pour dire que j'ai "péniblement aimé". Il y a de belles réflexions, de la perversité et des rouages insensés, pourtant le texte est lourd. J'en reviens au souvenir mitigé du premier livre d'Anne-Sophie Brasme, "Respire", que j'avais moyennement prisé. "Le carnaval des monstres" ne laissera pas indifférent, moi je passe la main...
Extrait :
" Je rêve d'un amour si pur qu'il en soit impalpable. Plus besoin de contact; plus de peaux qui soient obligées de se toucher. Plus de plaisir non plus, car il n'engendre après que le dégoût : que nos corps soient purifiés, dépourvus de réaction. Je veux retourner à mes fantasmes d'avant, lorsque j'étais encore vierge et ignorante des choses qui se passent entre un homme et une femme. Je veux la beauté polie d'un rêve, son aspect inaccessible. Jamais plus je ne retrouverai l'innocence. Je sais maintenant que l'amour est laid. "
Fayard, 224 pages
3.5 / 5
De : Shan_Ze Envoyé : 2005-12-12 14:13
Le carnaval des montres de d'Anne-Sophie Brasme
Marica, une jeune fille d'une vingtaine d'années, se considère comme laide à cause de sa bouche difforme. Un jour, elle répond, dans le journal, à une annonce d'une photographe cherchant des personnes à particularités physiques. Une étrange attirance puis répulsion va s'excercer entre ces deux êtres.
On ressent vraiment le désir puis une sorte de dégoût qui naît entre eux deux. J'avais l'impression de ressentir un genre de malaise en lisant ce livre très sombre. La fin m'a un peu laissée sur ma faim (si j'puis dire), la sensation de malaise reste mais on sait plus qu'on ne devrait savoir. A mon avis, elle n'est pas nécessaire. Mais un bon livre, assurément.
Note : 3.75/5
De : nirvana1050 Envoyé : 2006-02-07 12:42
Anne-Sophie BRASME - "Respire"
Ed.Fayard, 150p.
Charlène a dix-neuf ans, un âge où l'on devrait avoir toute les envies de la vie devant soi. Mais elle se raconte depuis une celllule de prison, où elle est depuis deux ans, et nous livre, dans une série de flash-backs, des pans de sa vie. Enfant solitaire, elle souffre d'un manque indicible, impalpable, qui la retranche dans un imaginaire peuplé de monstres et de femmes blafardes dans les miroirs. Son entrée en primaire est marquée par une forte amitié, déja exclusive, avec Vanessa. Avec le départ de celle-ci s'achève son enfance, nous dit Charlène.
Son mal-être est encore mis en exergue quand elle entre au collège, confrontée à l'assurance des autres élèves, au milieu desquels trône la populaire Sarah. C'est la rencontre de l'ombre et la lumière.
Sans comprendre pourquoi, Sarah devient son amie, et Charlène, repliée sur elle-même, savoure cette amitié qui va lui permettre de se construire une personnalité, avant que celle-ci ne soit peu à peu absorbée par Sarah. En effet, les jeunes filles grandissent, mais Sarah mûrit plus vite, et la cruauté de l'adolescente va petit à petit vampiriser Charlène, qui ne sera plus que soumission pour conserver la grâce des attentions de Sarah. Mais la mécanique de la victime et du bourreau finira bien par s'enrayer....
C'est le premier roman d'une jeune fille talentueuse, qui manie les mots à merveille pour raconter une passion d'amitié, fusionnelle entre deux adolescentes. Mademoiselle Brasme a le don pour décrire ce couple, l'excessivité des amitiés adolescentes, l'antagonisme qui se construit peu à peu, dans cette relation amour-haine. La psychologie de Charlène est approfondie, on oscille avec elle de l'admiration à la fascination. Ce roman a réveillé en moi des souvenirs, apaisés mais douloureux à l'époque, quand on voit des amitiés de longues dates se déliter parce qu'on n'évolue pas à la même vitesse.....et le style de l'auteur est à la hauteur du propos traité, noir, puissant, introspectif.
Une très belle découverte....comme je le disais précédemment, il me tarde de découvrir son deuxième roman....
Ma note: 4,5/5
De : Ysla Envoyé : 2006-08-28 14:38
Anna-Sophie BRASME - Respire
Je n'ai pas aimé cette histoire d'amitié-passion fatale d'une jeune fille pour une autre qui l'"humilie", lui fait sans cesse des reproches. Rien de bien vraisemblable dans les réactions de ces collégiennes, puis lycéennes. Petite incohérences temporelles. Style sans particularité. Je ne vois pas pourquoi ce roman a été publié.
De : Cafrine Envoyé : 2008-04-21 10:41
Respire de Anne-Sophie BRASME
ed. Fayard 181p.
Le résumé de Nirvana étant très bien, je ne vais pas reprendre ce qu'elle a si bien fait.
Avis : "Anne-Sophie Brasme explore les méandres d'un état mal connu, cet "âge ingrat", antichambre de la vie d'adulte, jonché de tourments et d'excès. Elle évite l'écueil du déballage, les facilités du genre "premiers émois", et, dans un style sec, mène son histoire comme les dieux une tragédie antique, jusqu'au fratricide. (Etienne de Montéty, le Figaro Magazine)".
Je ne sais trop quoi dire de ce livre d’où la citation. Je suis très surprise par le style si affirmé de cette romancière qui n’avait que 17 ans lorsqu’elle a écrit ce livre. Il n’y a pas d’étalage, de mièvreries tout est mesuré… J’ai suivi Charlène, l’adolescente fragile au fil des pages espérant qu’elle déjouerait la Fatalité alors même que dès l’entame du roman, la fin m’était dite.
Peut-être trop sous l’emprise de l’histoire (obsédée par les personnages moi aussi ?), je n’ai pas rencontré d’obstacles à ma lecture. Ce livre bien que placé sous le signe de la tragédie a été pour moi un bon moment de lecture.
Note : 3.5/5
Le carnaval des monstres de Anne-Sophie Brasme
Fayard, 228 pages, 17€
Anne-Sophie Brasme est cette jeune personne qui avait médusé lecteurs et critique avec un premier roman fracassant, Respire, (J’ai LU, 2002) publié à l’age de 17 ans et qui mettait en scène deux adolescentes à l’amitié tourmentée. Roman qui s’était vendu dans le monde entier.
Le Carnaval des Monstres, son deuxième, raconte l’histoire douloureuse de Marica et Joachim. Marica, 20 ans, est laide. Joachim, 40 ans, est fasciné par cette laideur. Mais il devient évident lors d’une aventure amoureuse pas comme les autres, où le désir côtoie le dégoût, où la manipulation est poussée à l’extrême, que le monstre n’est pas celui qu’on croit.
Dans ce nouveau livre qui confirme son talent, Anne-Sophie Brasme récidive avec cette plume noire et vigoureuse qui décape tout sur son passage. Rien de mièvre, rien de sirupeux, ni dans sa façon de décrire le monde, ni dans ce qu’elle nous donne à voir.
4/5 Arti
De : Thomthom1293 Envoyé : 2005-08-31 08:08
Zut ! Je ne serai que le second à critiquer "Le Carnaval des monstres" ! Pourtant je l'ai lu super vite, mais j'avoue l'avoir reçu assez tard.
Or donc, je me souviens de qq1, ici meme, avouant avoir aimé "Respire" mais ne pas être sûr(e) que Mademoiselle Brasme fasse partie des grands auteurs de demain. Réponse est faite avec ce "Carnaval"...et la réponse est deux fois oui. Je ne vais pas résumer à nouveau l'histoire, Arti l'ayant très bien fait.
Soyons franc : "Le Carnaval des monstres" sent moins l'électrochoc que "Respire". Le style est plus mur, comme s'il s'était affiné en même temps que la silhouette : adolescente aux bonne petites joues roses en 2001, elle est devenue une charmante jeune femme à l'apparence longiligne...son style a subit la même métamorphose : déjà minimaliste il y a trois ans, l'écriture est désormais totalement épurée. Libérées d'influences parfois évidentes par le passé (Woolf, Darrieussecq), les mots se font légers et plus vifs encore, virvoletant d'un bout à l'autre du livre. Toujours aussi incisifs, mais la colère a cédé la place à une rage plus contenue, plus adulte. Comme si l'auteure est passée du stade de colérique à celui de "simple" coléreuse, en fait.
Las ! Il est temps de passer aux bémols...légers, certes, mais bémols tout de même.
Trop de noirceur tue la noirceur. Où est passé la fête, l'ironie annoncée par le titre : "Carnaval" ? Quel carnaval ? Deux personnages c'est pas un peu limité pour un carnaval ?
Second petit problème : l'idée globale de l'histoire fait un peu déjà vu. On pense notamment à "L'Ennui", à "Truismes" voir même parfois à "Carrie" !
Quelques lieux communs, donc, mais ils sont tellement bien écrits qu'on craque ! Après toute, la plupart des histoires étant déjà écrites, autant prendre des histoires ancestrales et les recycler avec génie plutôt que d'essayer à tout prix d'être original et de tomber dans le n'importe quoi (sans viser personne en particulier, hein).
4/5
De : Claarabel Envoyé : 2005-09-01 05:50
Le carnaval des monstres de Anne-Sophie Brasme
Moi j'ai trouvé ce roman dérangeant, suffocant et ambivalent. Je dois avouer n'avoir pas été complètement emballée. Par moments j'ai peiné, trouvé louche cette relation entre le photographe et son modèle. Les deux partis sont détestables, mais j'éprouve une sympathie pour la Marica du début - cynique et faussement légère, consciente de sa difformité, mais revendiquant le même droit à l'amour que les autres ! Après tout, si Joachim couche avec elle, ça veut bien dire quelque chose ? Non ! Les rapports entre eux deux deviennent lourds, pesants et poisseux. Chacun, finalement, a honte. D'être moche, de prétendre être différent, d'aimer l'hors-norme, d'être affamé d'un amour charnel, non plus sentimental... bref ça devient une spirale angoissante et délirante ! Et même un peu malsain. Les desseins sont obscurs et inquiétants, déplacés aussi. Aussi bien l'homme ou la femme sont pris dans cette aliénation ! Pour conclure, tout ça pour dire que j'ai "péniblement aimé". Il y a de belles réflexions, de la perversité et des rouages insensés, pourtant le texte est lourd. J'en reviens au souvenir mitigé du premier livre d'Anne-Sophie Brasme, "Respire", que j'avais moyennement prisé. "Le carnaval des monstres" ne laissera pas indifférent, moi je passe la main...
Extrait :
" Je rêve d'un amour si pur qu'il en soit impalpable. Plus besoin de contact; plus de peaux qui soient obligées de se toucher. Plus de plaisir non plus, car il n'engendre après que le dégoût : que nos corps soient purifiés, dépourvus de réaction. Je veux retourner à mes fantasmes d'avant, lorsque j'étais encore vierge et ignorante des choses qui se passent entre un homme et une femme. Je veux la beauté polie d'un rêve, son aspect inaccessible. Jamais plus je ne retrouverai l'innocence. Je sais maintenant que l'amour est laid. "
Fayard, 224 pages
3.5 / 5
De : Shan_Ze Envoyé : 2005-12-12 14:13
Le carnaval des montres de d'Anne-Sophie Brasme
Marica, une jeune fille d'une vingtaine d'années, se considère comme laide à cause de sa bouche difforme. Un jour, elle répond, dans le journal, à une annonce d'une photographe cherchant des personnes à particularités physiques. Une étrange attirance puis répulsion va s'excercer entre ces deux êtres.
On ressent vraiment le désir puis une sorte de dégoût qui naît entre eux deux. J'avais l'impression de ressentir un genre de malaise en lisant ce livre très sombre. La fin m'a un peu laissée sur ma faim (si j'puis dire), la sensation de malaise reste mais on sait plus qu'on ne devrait savoir. A mon avis, elle n'est pas nécessaire. Mais un bon livre, assurément.
Note : 3.75/5
De : nirvana1050 Envoyé : 2006-02-07 12:42
Anne-Sophie BRASME - "Respire"
Ed.Fayard, 150p.
Charlène a dix-neuf ans, un âge où l'on devrait avoir toute les envies de la vie devant soi. Mais elle se raconte depuis une celllule de prison, où elle est depuis deux ans, et nous livre, dans une série de flash-backs, des pans de sa vie. Enfant solitaire, elle souffre d'un manque indicible, impalpable, qui la retranche dans un imaginaire peuplé de monstres et de femmes blafardes dans les miroirs. Son entrée en primaire est marquée par une forte amitié, déja exclusive, avec Vanessa. Avec le départ de celle-ci s'achève son enfance, nous dit Charlène.
Son mal-être est encore mis en exergue quand elle entre au collège, confrontée à l'assurance des autres élèves, au milieu desquels trône la populaire Sarah. C'est la rencontre de l'ombre et la lumière.
Sans comprendre pourquoi, Sarah devient son amie, et Charlène, repliée sur elle-même, savoure cette amitié qui va lui permettre de se construire une personnalité, avant que celle-ci ne soit peu à peu absorbée par Sarah. En effet, les jeunes filles grandissent, mais Sarah mûrit plus vite, et la cruauté de l'adolescente va petit à petit vampiriser Charlène, qui ne sera plus que soumission pour conserver la grâce des attentions de Sarah. Mais la mécanique de la victime et du bourreau finira bien par s'enrayer....
C'est le premier roman d'une jeune fille talentueuse, qui manie les mots à merveille pour raconter une passion d'amitié, fusionnelle entre deux adolescentes. Mademoiselle Brasme a le don pour décrire ce couple, l'excessivité des amitiés adolescentes, l'antagonisme qui se construit peu à peu, dans cette relation amour-haine. La psychologie de Charlène est approfondie, on oscille avec elle de l'admiration à la fascination. Ce roman a réveillé en moi des souvenirs, apaisés mais douloureux à l'époque, quand on voit des amitiés de longues dates se déliter parce qu'on n'évolue pas à la même vitesse.....et le style de l'auteur est à la hauteur du propos traité, noir, puissant, introspectif.
Une très belle découverte....comme je le disais précédemment, il me tarde de découvrir son deuxième roman....
Ma note: 4,5/5
De : Ysla Envoyé : 2006-08-28 14:38
Anna-Sophie BRASME - Respire
Je n'ai pas aimé cette histoire d'amitié-passion fatale d'une jeune fille pour une autre qui l'"humilie", lui fait sans cesse des reproches. Rien de bien vraisemblable dans les réactions de ces collégiennes, puis lycéennes. Petite incohérences temporelles. Style sans particularité. Je ne vois pas pourquoi ce roman a été publié.
De : Cafrine Envoyé : 2008-04-21 10:41
Respire de Anne-Sophie BRASME
ed. Fayard 181p.
Le résumé de Nirvana étant très bien, je ne vais pas reprendre ce qu'elle a si bien fait.
Avis : "Anne-Sophie Brasme explore les méandres d'un état mal connu, cet "âge ingrat", antichambre de la vie d'adulte, jonché de tourments et d'excès. Elle évite l'écueil du déballage, les facilités du genre "premiers émois", et, dans un style sec, mène son histoire comme les dieux une tragédie antique, jusqu'au fratricide. (Etienne de Montéty, le Figaro Magazine)".
Je ne sais trop quoi dire de ce livre d’où la citation. Je suis très surprise par le style si affirmé de cette romancière qui n’avait que 17 ans lorsqu’elle a écrit ce livre. Il n’y a pas d’étalage, de mièvreries tout est mesuré… J’ai suivi Charlène, l’adolescente fragile au fil des pages espérant qu’elle déjouerait la Fatalité alors même que dès l’entame du roman, la fin m’était dite.
Peut-être trop sous l’emprise de l’histoire (obsédée par les personnages moi aussi ?), je n’ai pas rencontré d’obstacles à ma lecture. Ce livre bien que placé sous le signe de la tragédie a été pour moi un bon moment de lecture.
Note : 3.5/5
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