Gustavo BOSSERT (Argentine)
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Gustavo BOSSERT (Argentine)
Les domestiques
Actes Sud, 2001, 175p.
J’ai lu, 2003, 157p.
Isabel et Pablo Martì passent une retraite tranquille dans leur maison éloignée de tout en Argentine. Un jour, un couple de domestiques, les Ramirez, se présentent à leur porte en prétendant répondre à leur petite annonce. Il s’agit sans doute d’un malentendu car les Martì n’ont jamais publié d’annonce ! La nuit tombant, les Ramirez sont toutefois invités à dormir sur place en attendant de repartir le lendemain. Or, le lendemain matin, c’est en tenue de domestique que le couple sert le petit déjeuner et s’occupe de faire le ménage dans toute la maison, sourd aux protestations des Martì qui n’avaient rien demandé et souhaitent les voir partir sur le champ de leur maison ! Du dialogue de sourds de cette situation absurde on passe -dans un étrange retournement de situation- à l’angoisse d’une véritable de prise d’otage où les rôles sont inversés : c’est bientôt Pablo Martì et sa femme qui se retrouvent obligés de servir de domestiques au couple Ramirez !
On pourrait croire que l’histoire ne tiendra pas debout jusqu’à la fin tant le scénario semble incroyable et pourtant c’est jusqu’à la fin qu’elle tient en haleine : on se demande bien comment tout cela va finir !
Cette histoire est assez angoissante sur le fond car l’absurdité de la situation n’empêche pas qu’elle soit parfaitement crédible : l’isolement du couple, la maladie d’Isabel Martì, la réaction des villageois… l’ensemble tient la route et on se demande finalement si vivre tranquille à la campagne est une si bonne idée pour un vieux couple d’une part, mais aussi pour… Ah! la fin est ou terrible ou géniale et dans les deux cas, elle fait réfléchir aux relations de pouvoir entre les individus. On m’avait parlé de ce livre en me disant que c’était très drôle. Drôle dans le sens de «bizarre» plus que de «comique» semble t-il. En effet, je ne saurais pas dire si j’ai lu ce livre avec plaisir ou avec colère mais en tout cas mon premier réflexe en le refermant a été de le prêter et de le recommander autour de moi ! C’est la première fois que je lis une histoire aussi oppressante et jubilatoire à la fois. Un roman court, qui se lit d’une traite !
Note: 5/5
Actes Sud, 2001, 175p.
J’ai lu, 2003, 157p.
Isabel et Pablo Martì passent une retraite tranquille dans leur maison éloignée de tout en Argentine. Un jour, un couple de domestiques, les Ramirez, se présentent à leur porte en prétendant répondre à leur petite annonce. Il s’agit sans doute d’un malentendu car les Martì n’ont jamais publié d’annonce ! La nuit tombant, les Ramirez sont toutefois invités à dormir sur place en attendant de repartir le lendemain. Or, le lendemain matin, c’est en tenue de domestique que le couple sert le petit déjeuner et s’occupe de faire le ménage dans toute la maison, sourd aux protestations des Martì qui n’avaient rien demandé et souhaitent les voir partir sur le champ de leur maison ! Du dialogue de sourds de cette situation absurde on passe -dans un étrange retournement de situation- à l’angoisse d’une véritable de prise d’otage où les rôles sont inversés : c’est bientôt Pablo Martì et sa femme qui se retrouvent obligés de servir de domestiques au couple Ramirez !
On pourrait croire que l’histoire ne tiendra pas debout jusqu’à la fin tant le scénario semble incroyable et pourtant c’est jusqu’à la fin qu’elle tient en haleine : on se demande bien comment tout cela va finir !
Cette histoire est assez angoissante sur le fond car l’absurdité de la situation n’empêche pas qu’elle soit parfaitement crédible : l’isolement du couple, la maladie d’Isabel Martì, la réaction des villageois… l’ensemble tient la route et on se demande finalement si vivre tranquille à la campagne est une si bonne idée pour un vieux couple d’une part, mais aussi pour… Ah! la fin est ou terrible ou géniale et dans les deux cas, elle fait réfléchir aux relations de pouvoir entre les individus. On m’avait parlé de ce livre en me disant que c’était très drôle. Drôle dans le sens de «bizarre» plus que de «comique» semble t-il. En effet, je ne saurais pas dire si j’ai lu ce livre avec plaisir ou avec colère mais en tout cas mon premier réflexe en le refermant a été de le prêter et de le recommander autour de moi ! C’est la première fois que je lis une histoire aussi oppressante et jubilatoire à la fois. Un roman court, qui se lit d’une traite !
Note: 5/5
Dernière édition par Ondine le Mer 22 Sep 2010 - 21:25, édité 1 fois
Ondine- Nombre de messages: 58
Date d'inscription: 02/08/2009
Re: Gustavo BOSSERT (Argentine)
Très bien cette critique, Ondine, je note, je note.

Clochette- Nombre de messages: 1766
Age: 38
Location: Nantes Bretagne
Date d'inscription: 24/10/2008
Re: Gustavo BOSSERT (Argentine)
Merci Ondine, très belle critique ! Ce roman est dans ma LAL depuis longtemps. J'essaierai de le lire prochainement !

Shan_Ze- Admin
- Nombre de messages: 4983
Age: 28
Location: Lyon/France
Date d'inscription: 26/10/2008
Re: Gustavo BOSSERT (Argentine)
Bien tentant ce roman je le note!

dodie- Nombre de messages: 1895
Age: 48
Location: France
Date d'inscription: 10/04/2009
Re: Gustavo BOSSERT (Argentine)
Je le note aussi 

zozinette- Nombre de messages: 2499
Age: 38
Location: belfort, franche-comté
Date d'inscription: 14/10/2009
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