Paolo GIORDANO (Italie)

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Paolo GIORDANO (Italie)

Message  cdlv le Dim 2 Aoû 2009 - 9:55

Paolo Giordano - La solitude des nombres premiers

Je ne trouve ni avis, ni article sur le livre de Paolo Giordano " La solitude des nombres premiers ". Est ce que quelqu'un l'a lu? J'ai aimé ce livre, le titre m'a tout de suite séduit. Bémol pour la fin, surprenante mais pas forcément dans le bon sens du terme, mais à la fois ça ne se finit ni bien ni mal et c'est peut être mieux comme ça. J'aime beaucoup les livres qui abordent la complexité des rapports humains, et les "écorchés de la vie" ici c'est le cas. Dureté des évenements et douceur de l'adolescence se mélangent. Si vous avez des livres à me conseiller, dans ce genre, je suis preneuse!

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Paolo Giordano (né en 1982 à Turin).
Paolo Giordano vit seul à San Mauro Torinese dont il est originaire. Son père est gynécologue et sa mère enseignante d'anglais. Diplômé au Lycée scientifique public « Gino Segré », à Turin, il présente une thèse en physique des interactions fondamentales à l'Université de Turin, où il étudie les propriétés des quark bottom.
Auteur du roman La solitudine dei numeri primi édité par Mondadori en janvier 2008, il remporte la même année le prix Campiello « première œuvre » et le prix Strega : à 26 ans, il devient le plus jeune auteur à avoir été couronné pour ce prix important de la littérature italienne. (Source:wikipédia)
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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  gallo le Ven 9 Oct 2009 - 11:24

Paolo Giordano - La solitude des nombres premiers
Lu en néerlandais: De eenzaamheid van de priemgetallen,
traduction Mieke Geuzebroek et Pietha de Voogd,
Cargo, De Bezige Bij, 2009, 318 pages.

Deux enfants autour de six ans subissent un trauma dans leur jeunesse. La fille Alice, boiteuse suite à un accident de ski, deviendra anorexique; le garçon Mattia, surdoué avec une soeur jumelle imbécile, laisse un jour sa soeur seule pour aller à une fête; la soeur est portée disparue (noyée peut-être) et le garçon depuis lors se donne des blessures aux moments de grande tension.
Ils seront marginalisés à leurs écoles, et ils s'isolent, chaqu'un à sa façon. Parfois une semblant d'amitié oblige l'un ou l'autre à sortir de leur isolement.
Un jour, Mattia et Alice se rencontrent à une fête. Ceux qui les observent à cette rencontre, ont le sentiment que ces deux remplissent une espace à eux, toutefois séparés l'une de l'autre par une distance infime. Mattia lycéen génial, fait la comparaison avec deux nombres premiers jumeaux (des nombres premiers séparés par un seul chiffre pair comme 11 et 13), seuls et perdus, tout près mais pas assez près pour se toucher vraiment. Depuis ce jour les deux histoires parallèles se mélangent.
Mattia va se spécialiser dans la théorie des nombres jumeaux, et partira à l'étranger pour écrire une thèse de mathématique sur ce sujet. Alice, devenue photographe, le laisse partir avec regret, et pour masquer ce regret, elle, boiteuse anorexique, se marie: un débacle. Mattia sera là, mais il y a toujours cette petite distance infranchissable entre eux...

Le récit est bien construit, raconté de façon concise et le livre vous tient en haleine du début à la fin. Le language est littéraire, tendre et dur à la fois. La façon de parler entre mathematiciens (et les moments d'eureka) m'a été un plaisir et m'a rappelé mes propres années d'études. Le comportement des deux adolescents (jeunes adultes) n'est pas tout à fait de leur âge... (au-dessous de leur âge), mais peut-être que c'est voulu par l'auteur: l'expression d'un retardement psychologique due au traumatismes. Cela sera compensé par la déscription des personnages secondaires à réaction "adulte": Denis, amoureux de Mattia, qui n'a d'issue que la scène gay, Fabio amoureux d'Alice, qui n'a d'issue que de quitter Alice. Un livre à lire. Ma note 4,5/5.

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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  Mousseline le Ven 9 Oct 2009 - 12:00

Inspirant!!! j'aime le titre.

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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  flop-itude le Ven 9 Oct 2009 - 12:42

Moi aussi, je tourne autour depuis un moment...Flop
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La solitude des nombres premiers - Points - 5/5

Message  zeta le Lun 24 Mai 2010 - 12:53

La solitude des nombres premiers, parle plus de solitude que des nombres premiers. Deux enfants vont vivre à une année de distance chacun de leur côté un événement qui changera l’impact qu’ils ont sur le monde extérieur, leur vision de la vie et leurs rapports aux autres. Alice et Mattia vont s’enfermer dans cette solitude plus ou moins voulue chez l’un et imposée chez l’autre, à cette époque de la vie où le besoin de contact est primordial pour l’équilibre et l’épanouissement. Leur souffrance vécue solitairement, racontée sobrement, va nous étreindre et nous endeuiller. Mais, un jour, il leur est donné de s’approcher, de se connaître de se consoler un peu ; un peu seulement car leur inaptitude à la communication les bloquent dans leurs échanges mutuels. Ils grandiront, s’éloigneront parfois, se retrouveront par moment, avec bien du mal. Puis, parvenus à l’âge adulte, ils cristalliseront dans leur profession leur mal-être dont ils peinent à s’évader : Alice apprivoisant le monde à travers un objectif d’appareil photo, Mattia concentrant son intelligence supérieure dans l’étude des mathématiques (les nombres premiers).

Alors je ne peux que vous conseiller de lire ce très beau premier roman, écrit par un très jeune auteur qui avec une économie de moyen et de sentiments admirables dépeint la claustration de ces jeunes gens, leur manque d’appétit de vivre. C’est tellement digne et retenu, tellement sensible malgré tout. Rien n’est inutile ou superflu, une telle maîtrise de la langue, des émotions, des perceptions de cette tristesse et cette culpabilité qui ont pris le pas sur tout. Mais ce livre n’est pas pesant, on ne ressent à aucun moment qu’il y est fait la démonstration outrancière, la mise en scène racoleuse de ce qu’il raconte. Il nous amène simplement à ressentir une empathie sincère envers les personnages, un peu honteux de ne pouvoir faire plus pour eux. A la fin on se sent bêtes et amers de ne pouvoir agir pour changer l’issue de l’histoire, car Giordano nous a épargné un happy end qu’on appelait pourtant de nos vœux. Il y a une force et une vérité dans ce roman qui le rendent lumineux malgré son thème.


Dernière édition par zeta le Lun 24 Mai 2010 - 17:54, édité 2 fois
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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  Clochette le Lun 24 Mai 2010 - 12:55

J'ai suivi tes conseils Zeta, et je l'ai commencé ce matin !
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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  zeta le Lun 24 Mai 2010 - 13:15

et alors ? Pour l'instant tu le sens comment ?
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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  Clochette le Lun 24 Mai 2010 - 16:28

Attends, je l'ai juste commencé ce matin ! et avec Brieg dans les jambes, il vaut mieux que j'attende la nuit prochaine pour continuer
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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  dodie le Lun 24 Mai 2010 - 17:04

Belle critique Zéta qui me donne envie de découvrir ce livre....
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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  DM29 le Jeu 20 Jan 2011 - 19:00

La solitude des nombres premiers

Mon avis : Gros coup de cœur ! Un très beau livre, qui me tentait depuis plus d'un an, et que j'ai enfin pu lire.
Les personnages sont très attachants, l' histoire est crédible... J'ai adoré l'ambiance, et l'écriture. Il n'y a pas de superflu, l'auteur n'a pas un ton larmoyant, alors qu'avec le sujet il pourrait tomber facilement dedans et il évite vraiment la facilité, ainsi j'ai été surprise pour la fin et en bien. Je m'attendais un à happy end banal et bien non. J'ai préféré la première partie du livre, l'enfance et l'adolescence plutôt que la seconde, mais le livre reste tout de même égal et plaisant à lire. On a l'impression de connaitre ces personnages, et on les aime. C'est très imagé aussi, alors que ça se passe en Italie, j'avais la sensation de connaitre les lieux, les parents ... Vraiment un beau livre.

note : 5/5

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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  Ysla le Jeu 20 Jan 2011 - 20:11

Celui-là est sur ma LAL depuis quelques mois et il va falloir passer à l'action bientôt !!
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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  Lacazavent le Lun 14 Mar 2011 - 17:09

La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano
Seuil Roman / 329 pages




C'est un livre que j'ai lu d'une traite; un bon moment de lecture.
Ce récit est tout simplement beau, les deux personnages principaux malmenés par la vie et les hommes sont vraiment attachants. Ce livre décrit sentiments et relations avec beaucoup de pudeur de justesse. J'ai particulièrement apprécié et admiré la construction de ce roman, l' alternance des narrateurs, le fait de les suivre dans le temps. La métaphore (est-ce le bon terme ?) est vraiment bien menée, ses histoires croisées nous ramènent sans cesse au titre et ce qu' il représente.
Et si parfois j'ai trouvé que les chapitres étaient de qualité inégale, et si pour moi ce n'est pas un véritable coup de cœur je garderai tout de même un très bon souvenir de cette lecture.

4/5

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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  Lyreek le Dim 3 Aoû 2014 - 17:33



La solitude des nombres premiers - Paolo Giordano
Seuil - 328 pages


Présentation de l’éditeur

Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair.
Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres.
De l’adolescence à l’âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s’effleurer et de s’éloigner dans l’effort d’effacer les obstacles qui les séparent.
Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.


Mon avis

Très beau livre sur l’adolescence, la solitude et la difficulté de trouver sa place quand on se sent différent ou quand les autres vont font vous sentir différent.

C’est très émouvant, le ton est mélancolique, limite désespéré parfois, mais sans pour autant verser dans le mélo larmoyant. Au contraire, ça sonne toujours très juste.

On se prend toutefois à espérer des jours meilleurs pour Alice et Mattia, qui ont tous les deux tellement soufferts et qui méritent de trouver enfin le bonheur.

C’est vraiment une belle histoire, pleine de tristesse, c’est sûr, mais tellement bien écrite.

Je n’ai qu’un bémol et ce n’est pas un petit : la fin. J’attendais un vrai dénouement et là il n’y a rien. Je pense que ce sentiment d’inachevé a été renforcé par la construction du livre qui alterne les chapitres consacrés à Alice et à Mattia, construction très bien maitrisée d’ailleurs mais que j’aurais préféré voir déboucher sur autre chose plutôt que de tourner en rond.

C’est vraiment dommage car sinon, le livre a tout pour me plaire : des personnages extrêmement bien décrits et très touchants, une narration habile et une très belle écriture.
Il ne manquait qu’une vraie fin, pas forcément un "happy end", mais juste un "end". Là, j’ai l’impression que l’auteur a juste oublié de finir son livre  scratch  Question 

3.75/5

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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

Message  lalyre le Jeu 31 Déc 2015 - 17:07

Les humeurs insolubles   
Paolo Giordano   
 Editions Seuil octobre 2015
ISBN 978 2 02 12074 2   
137 pages         

Quatrième de couverture
Pendant des années ils se sont abandonnés à ses soins, à la sécurité qu’elle leur transmettait : madame A., la servante au grand cœur, a élevé avec amour le petit Emanuele et materné ses parents, faisant face à toutes leurs incertitudes. Aussi, quand elle s’éloigne discrètement pour affronter seule la maladie, le monde semble s’écrouler. Nora et le narrateur s’aiment, mais cela ne suffit pas; ils se sentent soudain démunis, ne savent comment s’y prendre, et les humeurs de chacun prennent le dessus. Contrairement à ce qu’ils pensaient, les fluides qui coulent en eux ne peuvent se mélanger. Mais, avant de les quitter définitivement, madame A. saura leur insuffler le courage de prendre en main leur vie.

Dans ce roman d’apprentissage familial, intimiste, habité, une histoire de deuil se mue en histoire d’amour.

Mon avis
Voici un court récit qui constitue en quelque sorte  un hommage posthume à Babette, ainsi surnommée par un couple, qui l’a adoptée non comme servante mais plutôt comme une nounou pour leur petit garçon. Cependant la nounou appelée aussi madame A partagea de nombreuses années avec la famille à laquelle elle s’est complètement dévouée, se trouvant toujours là pour aider le couple parfois en difficulté mais aussi pour chouchouter leur petit garçon Emmanuele. Ayant appris qu’elle est atteinte d’un cancer, la brave femme s’efface doucement pour essayer en vain de se soigner, ce qui a immédiatement déstabilisé le couple se sentant seul et désemparé. On sait dès les premières lignes du livre que madame A ne survivra pas et j’ai pensé que le titre du livre « Les humeurs insolubles » faisait référence à la maladie. Malgré le thème principal, ce n’est pas un roman triste, bien que la maladie insidieuse aura raison de ce petit bout de femme volontaire. Bien sûr c’est une histoire de deuil, d’effacement et de douleur, mais c’est aussi un texte émouvant et déchirant sur l’amour écrit avec douceur et tendresse. Gros coup de cœur 5/5

Le bon sens dont madame A est pourvue lui impose toutefois de vivre sa dernière période de bien-être comme si elle ne devait pas s’achever….
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Re: Paolo GIORDANO (Italie)

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