Indrajit HAZRA (Inde)

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Indrajit HAZRA (Inde)

Message  gallo le Mer 1 Juil 2009 - 18:45

Indrajit Hazra est né à Calcutta en 1971. En 1990 déjà, il produit un petit recueil de poèmes au Writers Workshop, Calcutta, intitulé: "Twentyfour [i.e., twenty-four] poems". Il est diplomé de l'Université de Jadavpur, Calcutta, en 1995. Ensuite il va vivre à Delhi. Il devient journaliste, assitant-redacteur puis redacteur en chef pour l'Hindustan Times, où il a sa rubrique hebdomadaire "Red Herring". Il est auteur de trois romans qui ont une valeur littéraire certaine et qui sont déjà traduits dans plusieurs langues. A part cela, il est aussi musicien et joue dans un groupe de rock'n'roll.

Bibliographie.
The Burnt Forehead of Max Saul (Ravi Dayal Publisher, 2000) -> fr: 'Max le maudit' (2005)
The Garden of Earthly Delights (IndiaInk, 2003) -> fr: 'Le Jardin des délices terrestres' (2006).
The Bioscope Man (Penguin, 2008) -> fr: Le Roi du cinéma muet (2009).

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Indrajit HAZRA - Le Jardin des délices terrestres
Traduction Marc Amphreville, Le Cherche-Midi 2005, LP 2007, 244 pg.

Un pyromane à Calcutta, un auteur en manque d'inspiration à Prague, ni unité de temps, ni unité déspace, et construire de cela un roman qui se tient d'un seul pièce. Ces deux personnages sont comme le ciment qui va lier une avalanche de données plus ou moins flambants. Et à la fin, on découvre que la totalité est une enquête littéraire vers "la ligne chatoyante qui ondoie entre la réalité et la fiction (l'absurde si vous voulez), et comment la seconde peut se nourrir de la première".
La première: c'est dans ce roman un grand nombre de données littératures, historiques et culturelles de plusieurs pays. On côtoye Kafka, Havel, Hasek, des auteurs indiens, français, allemand, etc, on visite La foire du Livre et le Writers Building à Calcutta, et il passent des references vers la littérature ancienne indienne et europeene, la marche sur la lune et Star Trek, des bières et une défénestration à Prague, et surtout des incendies, parmi lesquelles l'incendie du bâtiment du Reichstag, incendie pour lequel le néerlandais Marinus van der Lubbe a été condamné à tort. (La nièce de Van der Lubbe joue un rôle dans le roman).

Le roman est un feu d'artifice de petites scènes (et beaucoup de récits dans des récits) avec un début pas vraiment prometteur, mais le livre étonne ensuite, sait évoquer l'intérêt du lecteur et se termine en réflexion sur la littérature et l'ecrit.
Le texte en soi n'est pas trop difficile à lire, mais la difficulté vient de ce que le livre suppose pas mal de connaissance pour savourer toutes les références à d'autres textes. Faut-il l'appeler un livre postmoderne?
Ma note, pas un coup de coeur, mais un bon 4,5/5.

Postscriptum: C'était surprenant de lire sur van der Lubbe chez un auteur indien.
Aux Pays-Bas, il existe un chanson de buveurs (du genre 'Carmina Burana') sur van der Lubbe, que je traduis ici pour l'occasion:

"Tôt le matin, Van der Lubbe va dans les bars
Ingurgiter des bières
Ce sont des exigeances journalières
Maintenant il lui faut mourir

Tard le soir, Van der Lubbe va dans les rues

Allumer des incendies
Ce sont des devoirs journalières,
Maintenant il lui faut mourir

Pousse le bouton, la tête de Van der Lubbe
Tombe coupée
Maintenant van der Lubbe est décédé
Maintenant il est mort . "

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Gallo
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