Jane URQUHART (Canada)

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Jane URQUHART (Canada)

Message  Philcabzi le Jeu 30 Oct 2008 - 10:28

From: la-grande (Original Message) Sent: 8/28/2003 9:07 AM
Away (La foudre et le sable)

Note: 3/5

Away c'est une espèce de saga familiale sans en être une... le début du livre nous présente Esther, maintenant âgée... la petite fille de Eileen, la fille de Mary.

Mary est née en Irlande, sur une île et, pendant son adolescence, il lui arrive quelque chose que je n'ai pas trop compris mais qui la change pour toujours - c'est alors que les gens la disent "Away" - comme si son âme véritable avait été prise par les fées ou les esprits. Un jour Mary fera la rencontre de Brian et ils se marieront. De leur union naîtra Liam puis, quelques années plus tard, Eileen.

Mary et Brian quittent l'Irlande pendant la Grande Famine pour s'installer près des Grands Lacs en Ontario... c'est à partir de ce moment que l'histoire devient un peu plus intéressante - presqu'à la moitié!

On suit alors cette famille, que Mary finira par quitter peu après la naissance de Eileen, et surtout la vie de Liam et de Eileen .. Liam, terre-à-terre et déterminé à devenir un grand propriétaire terrien et un fermier. Eileen, plus rêveuse tombera dans les bras du premier venu et sa vie en sera changée à jamais.

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Je reste convaincue que quelque chose m'a échappé dans ce livre - peut-être est-ce trop ésotérique pour moi... trop lyrique! L'auteur fait constamment référence à la présence des corbeaux et je n'ai jamais compris pourquoi.

Dommage je trouve... ce livre avait beaucoup de potentiel... mais j'ai eu l'impression que l'auteur a voulu faire plein de choses en même temps dans son livre et elle n'a pas su donner la profondeur ni les détails auxquels je m'attendais.

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Jane Urquhart a écrit The Whirpool (Niagara) qui a reçu le Prix du Meilleur livre étranger en 1992.... peut-être est-ce meilleur que Away?


From: Eireann561 Sent: 4/9/2007 7:11 AM
Niagara

Jane URQUHART

Note : 3

Tourbillon.

Nouvelle découverte que cette écrivain canadienne née dans l'Ontario en 1947 et qui vécut une partie de sa vie à Toronto. Un de ses romans "Les amants de pierres" fut pré- sélectionné pour le "Brooker Prize".

Nous sommes en 1889, près des chutes du Niagara où quelques personnages vivent. A Venise, Robert Browning, le poète, se meurt dans le palais de son fils.

Près des chutes et pour certains au bord de la chute, la vie de quelques personnes ordinaires. Madame Veuve Grady et l'enfant (je pense que nous ne saurons jamais son prénom), a repris l'entreprise de pompes funèbres à la mort de son mari, il faut dire que ce jour-là son mari et ses beaux parents sont décédés. Mais la vie continue au rythme des enterrements dus aux noyades.

Madame Fleda Mc Dougal est une lectrice de poésie et elle tient un journal intime dont elles nous donne le contenu, parfois. Son mari, major et historien de l'armée étudie une bataille qui s'est déroulée en 1812 dans le village. Il fait également une quasi fixation sur Laura Secord, une héroïne de cette époque.

Patrick, lui, observe Fleda, poète et plutôt contemplatif. Il finit par se prendre au jeu et peut-être penser à autre chose que la contemplation! Mais curieusement, il semblerait que le fait de faire sa connaissance lui retire une partie de son attrait.

Et les farfelus, athlètes acrobates ou risques-tous, viennent tenter l'impossible, vaincre les chutes. Ils sont alors repêchés par le "Vieil homme du fleuve", chargé de retirer les cadavres du fleuve. Mais les chutes demandent de nouvelles victimes.

Robert Browning poète, l'auteur en parle au début, puis à la fin, et Fleda le cite dans son journal intime, ses écrits semblent planer sur l'histoire.

Maud Grady abandonne petit à petit son veuvage, sa tâche principale est de tenter d'identifier les cadavres repêchés, puis de leur donner une sépulture décente. Elle doit aussi s'occuper de son fils, enfant étrange qui répète ce que disent les adultes en les mimant.

Fleda Mc Dougal rêve d'une vie meilleure, son imagination s'emballe et son coeur aussi quand elle découvre que Patrick l'épie. Son mari, le major David Mc Dougal, pris entre ses batailles anciennes et la peur d'une invasion américaine est pour le moins ridicule.

Patrick, poète compliqué ou peut-être complexé, laisse perplexe. Pourquoi espionner une femme que l'on ne connaît pas, devenir ami avec son mari, être invité, puis lui tourner le dos?

Vous pouvez comme je l'ai fait en profiter pour prendre des leçons d'histoire avec les noms de Laura Secord, ou la bataille de Lundy'Lane. Étudier un peu la guerre de 1812, qui permis au Canada de rester un état souverain.

Pas emballé du tout, c'est bien écrit, poétique, mais je me pose la question : où l'auteur veut-il en venir? J'ai la nette impression d'avoir loupé la lecture de ce roman!

Extraits:

- La copulation. Que de tristes associations ce mot invoquait dans l'inconscient du poète.

- Une partie de l'affaire lui appartenait maintenant. Le printemps et l'été à Grady & Son. Les roses sombres et les chaires noyées.

- Pensent-ils canadien à l'université de Toronto? Non ils pensent britannique.....l'empire et toutes ces bêtises.

- On aurait dit qu'il connaissait déjà son destin. (Comme un patriote irlandais allant à la potence, soupira sa mère, sentimentale).

- Un pas de plus et elle quitterait pour toujours le territoire de son rêve, il perdrait un peu son pouvoir, de son intimité et de la maîtrise de la situation.

- Le lendemain elle ignora complètement son propre enfant, le traitant comme s'il n'était jamais né. Et lui, l'imitant se comporta comme si sa mère ne lui avait jamais donné naissance.

- Mariée, épouse, veuve. Elle ne s'arrêterait pas là.

- Un pays jeune comme le nôtre a besoin de héros morts. De quelqu'un à pleurer. D'un monument à ériger en l'honneur d'un général.

- Shelley avait dit une fois qu'une gondole était un papillon émergeant d'une chrysalide de cercueils.

Éditions : Points

Titre original: The Whirpool.


From: Mousseliine Sent: 5/5/2007 11:54 AM
wow, je suis tombée sur un site super :

The Official Clan Urquhart Website

http://www.urquhart.org/

Les gens installés en Amérique depuis plusieurs générations viennent de l'Écosse. Un clan de l'Écosse.

On en retrouve un peu partout aux USA... au Canada en Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, au Québec.


From: Sahkti1 Sent: 6/11/2007 9:06 AM
Jane URQUHART, La foudre et le sable

Trois femmes, trois destins qui se succèdent autour d'un fil conducteur (à la manière dont Nancy Huston le fait souvent mais dans un style assez différent).
Tout commence avec Mary, envoûtée un jour par un marin mort, naufragé d'un riche navire ayant échoué près de la petite île irlandaise de Rathlin. Mary que Brian épouse, pour rendre service à son ami prêtre, pour sauver la jeune fille du démon et aussi parce qu'il sait qu'il vivra une expérience inoubliable avec elle.
La famine débarque en Irlande, le couple émigre au Canada avec le petit Liam. La vie de ces nouveaux colons est rude mais une vie meilleure est au rendez-vous. Pour un temps en tout cas. Arrive Eileen qui parle aux oiseaux, en particulier à une corneille qui lui prédit l'avenir. Cette vaste fresque irlando-canadienne se termine avec Esther, la petite-fille de Eileen qui consigne en elle désormais tous les secrets de famille.

C'est une belle fresque romanesque, grandiose dans ses décors et ses états d'âme, parfaitement (mais si prévisiblement) construite autour d'une trame qui se déroule de A à Z. C'est ce qu'on pourrait reprocher au récit, sa trop lisible linéarité qui empêche toute surprise. Mais d'un autre côté, les sentiments déployés par Jane Urquhart sont si forts qu'ils balayent tout le reste et offrent un dépaysement de qualité autour de tous ces Irlandais ayant fui leurs terres pour trouver refuge au Canada lors de la Grande Famine.
Pas le genre que je préfère mais je me suis laissée bercer par le rythme de la mer, le chant des oiseaux et le poids des souvenirs. (3,5/5)


From: valduval♥xavier Sent: 8/6/2007 1:31 PM
LES AMANTS DE PIERRE (Fides, 482 pages - aussi disponible en format poche chez Points, Seuil)

Quatrième de couverture : Qui a dit que la pierre ne pouvait être animée? Ce n'est pas Klara Becker, dont les deux mains sont faites pour étreindre et pour sculpter. Qu'importe alors d'être née femme, dans un petit village ontarien, au tournant du siècle dernier. Qu'importe le destin, qui vous prive de l'amour aussitôt connu, aussitôt enfui. Qu'importe la guerre, l'histoire ou l'océan qui séparent les êtres. Il s'agit de vivre, en faisant preuve d'audace. Depuis sa lointaine Bavière au XIXe siècle, le curé Gstir entend l'appel du Canada. Pour Tilman, le frère de Klara, c'est celui de la route. Celui de l'aventure, pour Eamon, qui part au combat, malgré son amour pour Klara. Et pour celle-ci, au-delà de l'amour, c'est le rêve de créer qui l'emporte, en bravant le destin et les interdits de son sexe.

Pour son cinquième roman, Urquhart s’est inspirée de faits réels : la fondation du village de Formosa (rebaptisé Shoneval) et la construction du Mémorial de Vimy, élevé en France, en 1936, en souvenir des 60 000 soldats canadiens morts durant la Première Guerre mondiale. Urquhart a trouvé là une belle façon de nous rappeler des pans marquants de notre Histoire. Une histoire qui est d’ailleurs très bien documentée.

Le roman commence avec des va-et-vient entre les différentes époques et personnages. J’ai donc peiné un peu au début, le temps que tous les morceaux se mettent en place, que les personnages prennent un peu de dimensions et que leurs liens se précisent. L’écriture de Jane Urquhart est plutôt dense, ce qui n’en fait pas une lecture très facile aux premiers abords. Mais on s’y fait et on apprécie rapidement cette capacité que l'auteur a de peindre des images et des symboles avec des mots. L'histoire se déroule tout en douceur et en finesse, l'accent étant mis sur les émotions et les sentiments plutôt que sur l'action. La dernière partie, celle que j’ai préférée, nous rappelle l’importance de la passion, des rêves, des convictions...

Il est à noter que ce roman a été retenu, lors de sa parution, dans la première sélection du Booker Prize. Il a aussi été en lice pour le Giller Prize et le Prix du Gouverneur général.

Une auteur que je relirai assurément.

Ma note : 4 / 5


From: Sahkti1 Sent: 8/15/2007 6:09 AM
Jane URQUHART, Les rescapés du Styx
Editions des Deux Terres

Une tempête de neige emprisonne Andrew, qui perd peu à peu toute notion de la réalité. Et de la vie. Son corps est découvert par un artiste vivant au coeur de la forêt, Jérôme. Quelques mois plus tard, Sylvia, à la recherche de son amant disparu, pénètre dans ce territoire profond et dans le monde des souvenirs. L'occasion pour elle et Jérome de se plonger dans les traces de la famille d'Andrew, des entrepreneurs débarqués en Ontario pour y faire des affaires, tant dans les forêts que sur le fleuve. Cette évocation finit par les rapprocher.

Jane Urquhart, à partir de l'arrivée de Sylvia à la recherche de l'homme qu'elle aime, entame une vaste fresque sur l'histoire industrielle, et aussi écologique d'une certaine manière, de l'Ontario au 19e siècle.
C'est tout un pan de l'histoire de cette région qui nous est contée, certes de manière très romanesque mais malgré tout intéressante. l'occasion de se familiariser, voire de s'immerger, dans le monde de ces travailleurs débarqués d'un peu partout pour y gagner de l'argent et qui ont dû apprendre à composer avec les éléments naturels. une anture qui inspire le respect, la crainte et aussi beaucoup d'amour, je trouve que Jane Urquhart décrit avec beaucoup de sensibilité (et une certaine tendresse) ces vastes espaces, ces forêts ténébreuses et ce fleuve pas si sage.
Elle crée un parallèle entre cette saga familiale qui s'étale sur des décennies et un récit plus personnel, intimiste, à eux vois, entre Andrew et Sylvia.
Une histoire plaisante, qui se laisse lire, même si ce n'est pas un chef-d'oeuvre littéraire à mes yeux, en raison notamment de certaines longueurs et d'un ton parfois trop romantique à mes yeux. (3/5)
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Re: Jane URQUHART (Canada)

Message  belledenuit le Mar 6 Oct 2009 - 12:27

Les amants de pierre de Jane Urquhart

Editions Seuil (2006) - 379 pages



Présentation de l'éditeur :
Dans les lettres enflammées qu'il envoie au roi Ludwig de Bavière, le père Gstir dépeint un Canada sauvage et fascinant, peuplé de bêtes fauves, de loups gigantesques et d'ours polaires. Il est bien décidé à impressionner ce roi fou qui l'a envoyé évangéliser ces terres hostiles. Avec l'aide de son ami Jo Becker, il réalisera son rêve : faire naître un village dans ce grand nulle part. Au début du XXe siècle, Klara Becker se souvient...

(Source jaquette et présentation : Amazon.fr)

Mon avis :
Ce livre était sur mes étagères depuis Noël dernier. Il faisait partie des ouvrages que j'ai reçus en cadeau à la suite d'une liste que j'avais faite sur un site.
La quatrième de couverture m'avait interpellée et j'avais grandement envie de connaître cette auteure. Je voulais aussi découvrir le Canada et voir comment les villages puis les villes s'étaient développés.
Je vous dirai que malgré tout l'enthousiasme que ce bouquin a pu susciter de ma part avant son ouverture, j'ai vite déchantée.
C'est vrai, on vit des moments particuliers avec Klara mais aussi avec son père, son frère, les amis de ce dernier.
Cependant, ce n'est pas la vie d'un village à naître spécialement, ni des relations réelles qui se font entre le père Gstir, envoyé par l'évêque dans cette région reculée du Canada, et la population peu habituée à voir un homme d'Eglise.
Je dirai plutôt qu'il s'agit des lamentations d'une vieille fille de 38 ans qui se souvient de ce qu'était sa vie de jeune fille, de jeune femme.
Très franchement, je n'ai eu aucune empathie pour Klara. A aucun moment, je n'ai pu m'identifier à cette personne.
L'auteure écrit vraiment très bien. Là n'est pas du tout le problème. On est d'ailleurs ici dans un roman narratif. Les dialogues, quand ils ont lieu, tiennent peu de place.
Jane Urquhart joue avec la poésie; elle donne du souffle à son ouvrage en peignant avec les mots ces paysages mais aussi les sentiments qu'ont ses personnages. Elle le fait d'ailleurs avec brio. Et tant mieux pour moi !
Malgré tout, je l'ai trouvé long la plupart du temps et difficile à suivre (surtout dans la première partie où Jane Urquhart fait des allers-retours entre la période de récit de Klara et celle du père Gstir plusieurs décennies avant).
Seuls certains évènements m'ont vraiment plu (la découverte par Tilman - le frère de Klara - de ce qu'est l'amour entre un homme et une femme d'une façon hors du commun; dans quelles conditions le mémorial de Vimy a été élaboré - le "monument" tient d'ailleurs toute la dernière partie).
En gros, c'est une déception pour moi. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, à la poursuivre et à aller jusqu'au bout. Heureusement que certains passages sont très intéressants à lire sinon je crois bien que je l'aurai abandonné.

Ma note : 2,5/5
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Re: Jane URQUHART (Canada)

Message  Mousseline le Dim 11 Oct 2009 - 20:12

En tout cas ta critique est vraiment superbe belledenuit, bravo!!! C'est ben pour pour dire que la quatrième de couverture est souvent trompeuse.

Je n'ai jamais lu cette auteure... pourtant ça fait longtemps je veux la lire. Les commentaires postés ne sont pas réjouissants mais malgré tout je vais me laisser tenter à un moment donné.

Celui-ci est plutôt tentant...



En fait c'est la page couverture qui m'inspire... encore plus trompeur qu'un 4e de couverture. Very Happy

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Re: Jane URQUHART (Canada)

Message  belledenuit le Lun 12 Oct 2009 - 11:13

C'est vrai que la couverture est superbe ! Je te laisserai donc le lire en premier et selon ton avis je m'y pencherai peut-être dessus
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Re: Jane URQUHART (Canada)

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