Yasmine GHATA (France)

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Yasmine GHATA (France)

Message  Chantal le Dim 19 Avr 2009 - 19:32







Yasmine Ghata est née en France en 1975. Elle a étudié
l’histoire de l’art à la Sorbonne et à l’école du Louvre. Spécialisée dans les
arts de l’Islam, elle a travaillé dans le milieu de l’expertise des objets
d’art. Son premier roman, La Nuit des calligraphes (Fayard, 2004), a
connu un grand succès. Traduit en treize langues, il a été couronné par le prix
de la découverte Prince Pierre de Monaco, le prix Cavour (Italie), et le prix
Kadmos (Liban).
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Re: Yasmine GHATA (France)

Message  Chantal le Dim 19 Avr 2009 - 20:10



LA NUIT DES CALLIGRAPHES : Yasmine Ghata
Fayard - 174 pages.

Istanbul. Rikkat vient de mourir. Mais elle continuer à nous parler, et elle va nous raconter sa vie et sa passion pour la calligraphie.
Sa vie personnelle fut difficile entre un mariage forcé suivi d'un divorce, puis l'abandon de son deuxième mari qui partira avec son deuxième fils qu'elle ne reverra plus avant bien longtemps. Alors qu'elle étudie la calligraphie, rompant avec l'Islam, la nouvelle république laïque d'Atatürk abandonne la langue et l'écriture arabe au profit d'une version modifiée de l'alphabet latin. Son vieux maître Selim se suicide alors, mais il lui lègue son écritoire et son encre d'or. Rikkat va exceller dans son art et deviendra professeur et restauratrice. Et c'est grâce à cette passion qu'elle supportera ses malheurs.

Une écriture simple, classique mais très poétique, notamment dans les descriptions de son travail de calligraphe (c'était souvent très beau), la calligraphie ottamane n'étant pas seulement une écriture religieuse, mais celle aussi du coeur ; du mystique aussi puisque les morts reviennent lui rendre visite pour la conseiller, ou il lui arrive de voir son avenir dans ses rêves... Une histoire racontée par petites touches, racontée du bout d'un roseau taillé et trempé dans l'encre. Très doux, très oriental.

4/5


"Je n'ai plus qu'à tailler mon roseau....Mon canif dégrossit la fibre, caresse sa poitrine, son ventre, son dos. J'entaille le bec et le fend pour qu'il retienne l'encre. Coudes posés sur la feuille, je trempe la tige dans le liquide en relâchant mes muscles. Je retrempe mon calame, la tige se nourrit d'encre et moi d'air. Il m'arrive de vouloir inverser les rôles, mais les calligraphes savent que l'encre n'a pas besoin de respirer. Mes gestes se prolongent à l'infini. J'économise l'espace, la ligne de base est droite malgré les lettres imbriquées. Les formes se délassent à l'intérieur de moi. ....J'aimerais être encre pour ravitailler mon calame sans cesse, mon souffle devenant buvard et ma peau, pellicule de papier lustré."
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Re: Yasmine GHATA (France)

Message  lalyre le Dim 10 Nov 2013 - 13:04

.La dernière ligne  
  Yasmine Ghata    
  Fayard septembre 2013   
         127 pages
 
Présentation de l'éditeur
«Mon corps est épuisé, écris pour moi, raconte cette mère oxydée par les mots, érodée par les lettres. Tu as le droit de tout dire.»
Comment obéir à une telle injonction? Suzanne est romancière et fi lle de romancière. Dès l’enfance, les mots ont irrigué ses organes en croissance. Mais au chevet de sa mère mourante, Suzanne ne sait plus si elle écrira encore. Les mots ne lui appartiennent pas, elle les a reçus en héritage, et même les souvenirs d’enfance de sa mère, dans un village des montagnes libanaises, semblent supplanter les siens. Alors monte en Suzanne une inquiétude : et si cet héritage était une dette? Et si, de livre en livre, sa mère n’avait jamais cherché qu’à se débarrasser d’un fardeau qu’elle aurait fi ni par lui transmettre? Or Suzanne a déjà trop écrit pour ignorer qu’une dette contractée en littérature ne peut se solder qu’en littérature.
Petit aperçu du livre
Au moment de ses adieux au monde, des images s’emparèrent de l’esprit de ma mère…….Ainsi commence ce roman-récit, Suzanne la narratrice nous livre des moments de vie avec sa mère qui était une poétesse célèbre, mais dit-elle ; la douleur a chassé les mots comme on chasse des troubadours ambulants. Suzanne n’entend plus le crayon courant sur la page, auparavant le crayon s’arrêtait peu, à l’exception de quelques pauses, car une journée sans café était une journée sans poésie. Suzanne caresse la main de sa mère, elle se sent vide.

Mon avis.

Je n’ai pu m’empêcher de reprendre quelques courts passages du roman tant j’ai  éprouvé de l’émotion par ces belles pages écrites avec tendresse  qui efface la tristesse de la perte d’un être cher. Ce livre en lui-même est presqu’un poème par l’écriture fluide et prenante de l’auteure. Un petit roman dont les thèmes principaux sont la relation mère-fille, la souffrance et la mort. Tellement beau à lire que ce sera un coup de cœur. 5/5
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Re: Yasmine GHATA (France)

Message  lalyre le Ven 19 Aoû 2016 - 12:13

Ghata Yasmine     
  J’ai longtemps eu peur de la nuit  
   Robert Laffont  18 août 2016
ISBN 78 2 221 19566 6       
   154 pages     

Quatrième de couverture
L'histoire, recueillie par une romancière libanaise hantée par son propre passé, d'un jeune Rwandais qui a dû s'enfuir de son pays pour échapper aux massacres. Ce roman sur le déracinement et la recomposition de soi renvoie à l'actualité immédiate et au sort de tous les migrants affluant aux rivages de l'Europe.

Mon avis
Lorsque Suzanne est entrée dans la classe pour créer une animation de lecture, elle demande à chacun des élèves d’apporter un objet de chez-soi rappelant des souvenirs de famille. Hors Arsène n’a rien, hormis une vieille valise qui l’a accompagné lorsqu’il s’est enfui de son petit village rwandais massacré. C’est à partir de cela qu’une véritable amitié va s’établir entre lui et Suzanne qui a aussi beaucoup d’interrogations sur son passé. Il n’empêche que par la grâce de l’écriture,  elle réussit à faire parler le jeune réfugié qui fut adopté par un couple sympathique. Alors deux récits se croisent et se superposent, celui de Suzanne qui revient sur son passé et sur les souvenirs de son père, trop tôt disparu, alors que le récit d’Arsène écrit à la deuxième personne du singulier va livrer ses semaines d’errance, de solitude et de peur, sa main ne quittant jamais sa vieille valise, il a peur de la nuit, il n’oubliera jamais ce qui s’est passé lors de sa toute jeune vie, car dit-il ; La nuit, la mort rôde et visite les vivants, j’ai longtemps eu peur de la nuit, dormir dans ma valise les tenait à distance. Vraiment un très beau roman bien structuré que j’ai eu peine à quitter,  l’auteure parvient à nous faire imaginer et accompagner l’enfant lors de son long parcours. Une histoire émouvante et prenante faisant penser à tous ces enfants sans abris arrivant dans des pays inconnus au prix de mille dangers encourus. Un tout gros coup de cœur bien mérité….5/5
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Re: Yasmine GHATA (France)

Message  kattylou le Sam 27 Aoû 2016 - 21:25

J'avais beaucoup aimé la nuit des calligraphes . Je relirai volontiers Y Ghata
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