Alberto ONGARO (Italie)

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Alberto ONGARO (Italie)

Message  belledenuit le Sam 28 Mar 2009 - 8:34

La taverne du doge Loredan d'Alberto Ongaro

Edition Le Livre de Poche (2007) - 346 pages


Présentation de l'éditeur :
Dans un palais vénitien décrépit, Schultz, un éditeur typographe au passé flou de capitaine de marine, mène une existence désenchantée... N'étaient son machiavélique alter ego, qui répond au nom de Paso Doble - une femme de cire nue revêtue d'un manteau de poil de chameau -, et la découverte, sur le haut d'une armoire, d'un manuscrit oublié. La lecture de cet énigmatique ouvrage transporte Schultz au début du XIXe siècle entre Londres et Venise. Il va revivre la passion fiévreuse du jeune Jacob Flint pour la volcanique Nina, patronne de la Taverne du doge Loredan et maîtresse d'un gentleman contrebandier. Schultz est bientôt surpris puis fasciné par les étranges affinités qu'il se découvre avec Jacob Flint... Alberto Ongaro, se jouant malicieusement des ressorts de l'illusion romanesque, réveille ici le vent puissant de l'aventure, dans la lignée de Casanova, Stevenson et Borges.
(Source jaquette et présentation : Amazon.fr)

Mon avis :

Ce livre est un vrai petit bijou.
J’ai eu cependant quelques difficultés à trouver un certain intéressement au départ.
L’auteur mène deux histoires qui s’entrecoupent et c’est assez déroutant mais une fois que l’on a pris l’habitude de cette narration, on ne ferme plus ce livre.
Autant dire que j’ai beaucoup aimé l’histoire de Jacob même si elle était coupée par des interruptions de Schultz et de « l’autre ».
En fait, c’est exactement comme si nous, lecteur, nous étions coupés pendant une lecture par un coup de téléphone par exemple et ce en plein milieu d’une action où l’on aurait voulu savoir comment elle se termine. Vous allez me dire : ben je ne réponds pas au téléphone et je termine l’action en cours. Oui mais voilà : impossible de faire pareil avec les coupures intempestives de Schultz. Pourtant, à certains moment, je lui aurais mis un baillon sur la bouche tellement j’étais prise par ce que racontait Jacob. Je voulais savoir !!
L’auteur est tout simplement un magicien.
Il joue avec nous, avec Schultz (qui lit le livre trouvé sur l’armoire) mais aussi avec Jacob qui est le narrateur du livre trouvé sur l’armoire.
Comme ça, ça donne un air un peu confus à l’ensemble mais jetez-vous sur ce livre pour vous rendre compte par vous-même. Vous n’en serez pas déçu.
Grâce à son style, sa façon de raconter, on se rend compte que la limite entre le réel (Schultz qui lit) et l’imaginaire (Jacob qui raconte son histoire) est si ténue que le lecteur peut se voir dans cette narration. D’ailleurs, il y a tant de similitudes que cela en est époustouflant (mon but n’est pas de vous dire ce que va faire l’auteur).
Voilà, le mot est dit et trouvé : ce livre est époustouflant par ce côté.
Bien sûr, il y aussi l’histoire de Jacob (genre de Casanova qui se sent obliger de convoiter toutes les jeunes filles qu’il rencontre et qui lui plaît) qui, en rencontrant Nina, ne va décider de vivre que pour elle. Mais c’est sans compter sur Fielding, un homme d’une puanteur atroce, qui considère Nina comme sienne et qui ne tolèrera pas d’autres amants.
On suivra ces personnages avec attention tout au long des pages et pour lesquels on rira, on angoissera, on espèrera.
Un livre avec une grande note de fantastique qui se mêle à merveille au reste. Un livre que je vous recommande.
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Re: Alberto ONGARO (Italie)

Message  Lulu le Mar 11 Jan 2011 - 13:53

Le secret de Caspar Jacobi
Ed: Anacharsis (2008), 270 pages.

"Alberto Ongaro est né et demeure à Venise.Ecrivain et grand voyageur, il a été le complice d'Hugo Pratt." (4ème de couv.)

Cipriano Parodi est un jeune écrivain vénitien à l'imagination débordante.Il est invité à New-York par l'immense écrivain Caspar Jacobi.
Pris au dépourvu par sa proposition Cipriano accepte de séjourner aux Etats-Unis et rejoint son équipe de travail.Autrement dit Cipriano est désormais le nègre de Jacobi!!!

On retrouve dans ce roman la plume foisonnante et baroque de l'écrivain vénitien Alberto Ongaro.
C'est avant tout un roman sur l'écriture et on a parfois l'impression que les personnages prennent le dessus sur l'auteur.Les personnages du livre d'Ongaro se mêlent aux personnages créés par Parodi et Jacobi dans un joyeux fatras.

"- Je voudrais repeupler le monde de personnages inexistants, dit-il de façon un peu incongrue, au fond c'est cela mon but, uniquement cela." (Caspar Jacobi p.97)

Peu à peu on découvre le machiavélisme de Jacobi qui n'hésite pas à voler toute idée susceptible de faire un bon roman.La littérature devient presque une arme entre ses mains.
L'ensemble est baigné dans une atmosphère mystérieuse autour de la figure de Caspar Jacobi et bien malin celui qui découvrira son secret!

Un excellent roman d'un écrivain qui me semble trop méconnu en France.

Ma note: 4/5
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Re: Alberto ONGARO (Italie)

Message  Bernard le Mar 11 Jan 2011 - 14:02

Excellent avis, Lulu, mais pas mon truc...

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Re: Alberto ONGARO (Italie)

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