Les lieux des écrivains

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Les lieux des écrivains

Message  Philcabzi le Mar 23 Déc 2008 - 12:12

From: Mousseliine (Original Message) Sent: 10/29/2006 9:12 AM
Vous avez déjà visité la maison d'un tel auteur, le parc où il se baladait... ou ses lieux familiers... alors venez nous en parler, ça pourrait peut-être intéressé quelqu'un.

Vous connaissez l'existence de tels lieux sur un auteur en particulier, venez en parler aussi.

L'idée de cette discussion me trotte dans la tête, après avoir visité durant l'été la maison d'enfance d'Emily Carr. Ça touche énormément.


From: gallomaniac Sent: 10/29/2006 10:41 AM
Mousseline, c'est mon sujet préféré: lieux de littérature. Pour une première contribution: J'ai déjà parlé de la découverte du corps d'Alain Fournier, mais j'ai aussi visité "Le domaine Mystérieux" .Au Musée Alain Fournier à La Chapelle d'Anguillon, on m'avait indiqué l'emplacement sur la carte: dans la Forêt de Saint-Palais. Du musée j'y suis allé à pied. C'etait une ancienne prieuré vide, bâtiment en carré avec une petite tour clochette. J'y suis entré un peu en effraction, en me glissant par une porte pas tout à fait fermé. Il y avait une petite chapelle décoré, des cellules de moines, d' autres salles et une réfectoire obscurci. J'avais ouvert un peu les volets du refectoire pour mieux voir et alors je découvrais des grands tableaux au mur. C'était en 1983 ou 1984 environ. Je ne sais pas si depuis ce domaine à été aménagé. Les spécialistes sont divisés sur ce que est le domaine mystérieux, mais pour moi, c'est celui-là.


From: liza_lou55 Sent: 10/29/2006 11:27 AM
Je me souviens avoir visité il y a de cela plusieurs années la propriété d'Edmond Rostand dans le Pays Basque. Le lieu s'appelle Arnaga je crois et c'était vraiment un lieu magnifique avec un parc immense et une maison très moderne pour l'époque. On nous avait expliqué que c'était ici qu'il avait écrit l'Aiglon et que le tout Paris était venu lui rendre visite, notamment Sarah Bernhard.
Un très très bon souvenir, aussi bien pour la découverte de l'endroit où avait vécu cet auteur que pour les lieux en eux-mêmes, tout simplement splendides! Je rêve d'y retourner...


From: Mousseliine Sent: 10/29/2006 12:24 PM
Il y a aussi ces lieux qui se démarquent de l'oeuvre d'un auteur...

Par exemple, New York pour Auster. Il y a Gérard de Cortenze qui a écrit un livre : "Le New York de Paul Auster", et il répertorie les lieux qu'on rencontre dans les romans de Paul Auster, l'itinéraire suivi par Quinn, tel café où est allé tel personnage, une chambre dans un immeuble quelconque où a logé Auster, etc... Et il y a une carte dans le livre où l'on peut suivre un itinéraire et le tout est commenté.

En tout cas, c'est un de mes projets suivre l'itinéraire emprunté par les personnages de Paul Auster, je sais que je vais m'y reconnaître.

Cocotte quelle est la fameuse librairie dont parles toujours Jacques Poulin? Depuis le premier livre que j'ai lu de Poulin, à chaque fois que je suis retournée dans le Vieux-Québec je pense à Poulin qui aime tant le Vieux-Québec.

L'année dernière j'ai réalisé un de mes grands rêves : Le Montana que j'avais découvert avec plusieurs auteurs. Mais là y mettre le pied soi-même.... c'est indescriptible l'émotion ressentie.

J'ai trouvé que Ogonquit ne ressemble pas du tout à l'Ogonquit décrit par Stephen King. Mais la forêt au Nord du Vermont, oh oui!!! Je comprends très bien qu'il ait choisi cette forêt pour perdre la petite Tricia.

Et je rêve de découvrir Monument Valley et l'Utah à cause de Tony Hillerman et la Vallée de Salinas en Californie à cause de Steinbeck.

Dommage que Lagrande ne vienne plus, elle aurait pu nous parler de Exeter et de John Irving puisqu'elle y habite. Un autre de mes projets, aller voir la fameuse école privée de Exeter.

Bien d'autres...


From: gallomaniac Sent: 10/29/2006 4:49 PM
En 1995, j'ai visité pendant presque deux semaines en vélo les lieux Flaubertiens en Normandie: Rouen, sa maison natale à l'hopital (musée Flaubert et d'Histoire de la Médécine), la cathédrale, le lycée Corneille, la bibliothèque de Rouen ou j'ai copié en entier le premier "livre manuscipt" que Flaubert avait écrit en 1831: "Trois pages d'un cahier d'écolier ou Oeuvrez choisice de Gustave F***"; le cimetière monumental avec sa tombe; ensuite la Maison de Flaubert à Croisset et sa Bibliothèque personnele à la Mairie de Canteleu.
Puis le chemin de la poste de Rouen par Tostes, maintenant Tôtes (l'auberge du Cygne ou Flaubert a séjourné pour la redaction d'une parti de Madame Bovary) jusqu'à Ry, le pays de Madame Bovary: l'église, la pharmacie, la maison des Bovary, le Musee avec les scenes du livre en marionettes, pas loin de Ry Blainville pour la ferme Bovary et l'église des noces; à distance de marche de Ry le château de la Huchette ou "Château de Rodolphe". Un peu plus loin, de nouveau en vélo: Saint-Maclou-de-Folleville avec la ferme des Berteaux (une ferme des Flaubert, l'auteur y situe la jeunesse d'Emma).
Après je suis passé à Pont-l'Eveque ("Un coeur simple") avec la maison de Madame Aubain, le champ du taureau qui attaquait Félicité et la ferme de Geffosse (aussi une propriété des Flaubert); la promenade avec Maxime du Camp de Touches à Honfleur ou Flaubert a eu son attaque épileptique.
Entre-temps j'avais aussi visité des lieux de Maupassant, de Victor Hugo, de Maurice Leblanc, mais pas aussi systématiquement que les lieux Flaubertiens. C'etait un temps inoubliable.

Avec tout ça j'avais préparé un circuit guidé à thème pour mon touroperateur (voyages de randonnée). On avait imprimé une brochure spéciale que des gens prenaient avec 10, 30, 50 exemplaires à la fois, seulement, personne ne s'inscrivait pour le voyage! ... surprise: c'étaient des professeurs de lycées qui se donnaient signe pour utiliser ma brochure en classe... Pas mal pour un chimiste amateur de littérature. Il faut dire que j'ai été bien aidé par le CDT de Seine Maritime à Rouen et l'OT à Trouville qui m'ont payé quelques nuits d'hôtel et m'ont fourni une bonne documentation:
"Sur les pas de Flaubert ... en Seine-maritime"
"Promenades en Normandie avec Madame Bovary et Gustave Flaubert"
"Promenades en Basse-Normandie avec un guide nommé Flaubert"
"Personnages et décors dans Un coeur simple de Gustave Flaubert"
Et une photocopy du livre introuvable de René Vérard: Epilogue de "L'affaire Bovary": La victoire de Ry, où l'on tranche la question qui des deux est Yonville-l'Abbaye: Ry ou Forges-les-eaux.

On n'a pas répété l'expérience, fini les randonnées littéraires pour l'agence, nous le regrettons toujours, c'était formidable.


From: Mousseliine Sent: 10/29/2006 5:00 PM
Tu es un passionné vrai de vrai Gallo. Tu vas faire découvrir bien des lieux aux Français.

Tiens comme on est dans Michel Tremblay. J'ai lu les Chroniques bien avant de connaître Montréal. Et en arrivant pour s'installer à Montréal avec mon conjoint, on a fait le tour des lieux de Michel Tremblay, le Plateau, la rue Fabre, le parc Lafontaine.... Et puis aussi la Binerie à cause du Matou de Yves Beauchemin. Mon conjoint ne comprenait pas mon enthousiasme, pour moi qui avait passé tant de temps avec ces personnages et leurs lieux, c'était tout un bonheur de le découvrir par moi-même. Et puis les habitations ça n'a pas dû si changé, les duplex ou triplex avec les escaliers extérieurs. Sauf que maintenant le Plateau c'est devenu un quartier très branché.


From: gallomaniac Sent: 11/19/2006 4:52 PM
Lieux de littérature: George Sand: Nohant et d'autres.

J'ai visité il y a une dizaine d'années le château de George Sand (pseudonyme d'Aurore Dudevant, née Dupin; George sans s!) à Nohant pas loin de La Châtre. Le village est gardé avec des rues en terre plus ou moins comme il était au 19ème siècle et a servi comme décor pour des films. Le château lui-même n'est pas très grand. On montrait sa chambre de travail, la chambre des visiteurs ou a vécu Chopin (un de ses plus longs amours à part Musset) et le thêatre ou son fils Maurice jouait des pièces de thêatre de marionnettes. Je me souviens comment à la fin de la visite une vieille femme descendait solennellement dans un silence complet les escaliers pour les remonter après: on nous expliquait que c'était l'arrière-petite fille de George Sand.
Après, je suis allé à Gargilesse ou George Sand avait une petite maison coquette au centre de ce pittoresque village ou elle aimait travailler et ou elle à écrit "Promenades autour d'un village". Là j'avais la chance d'être le seul visiteur, donc la guide parlait plus librement et míndiquait toute une serie de lieus des romans de Sand dans la région.
J'en ai bien profité et pendant plusieurs jours j'ai fait du vélo pour visiter le moulin de "Le moulin d'Angibault", le château de "Les Beau Messieurs de Bois-Doré", le château de Boussac de "Jeanne". C'est aussi la region ou se situent les deux romans pour jeunesse "La mare au diable" et "La petite Fadette" lecture scolaire auquels s'arrêtent la plupart des lecteurs. Puis, allant de La Châtre vers Montluçon j'ai découvert grâce à un Officie de Tourisme des sites de "Les Maîtres Sonneurs" et le village de Huriel.
La géographie littéraire de George Sand est beaucoup plus vaste. En d'autres années, je me suis promené dans les Ardennes au bord de la Meuse et sur le Mont Malgré-Tout près de Revin, site de "Malgrétout", et dans la forêt de Fontainebleau ou vivait George Sand à Franchard une parti de son amour avec Musset, décrit dans: "Elle et lui"; j'ai pu visiter Thiers, site de "La ville Noire", avec ses ateliers de coutellerie tout au long de la Durolle, rivière cascadent du Forez; et je connais un peu Le Puy-en-Vélay, dont Sand donne dans "Le Marquis de Villemer" une déscription tellement évocative que Stevenson a voulu visiter cette ville, qui est devenu point de départ de son "Voyage avec un âne à travers les Cevennes".


From: Le-réaliste-romantique Sent: 11/22/2006 2:22 PM
J’ai fait quelques détours lors de trois voyages ces dernières années pour visiter des maisons d’écrivains qui étaient chers à moi ou mes compagnons de voyage.

Mai 2004 : Maison d’Émile Zola à Médan (Ile-de-France).

De la gare St-Lazare, nous avons monté dans la Bête humaine pour nous rendre sur les lieux des célèbres soirées de Médan, un petit village d’Ile-de-France. La maison de Zola se trouve à moins d’une demi-heure de marche de la gare. En chemin, on peut admirer à quelques reprises la Seine, qui ne fait à cette hauteur que quelques mètres de large, surprenant pour qui arrive de Paris. Si on arrive par l’arrière, en franchissant le chemin de fer, on reconnaît immédiatement la forme originale de cette demeure célèbre : le petit bâtiment central coincé entre deux imposantes tours asymétriques, Nana et Germinal, selon les oeuvres qui ont payé leur construction. La visite permet de voir où Zola a vécu et écrit une bonne portion de sa vie.

Juillet 2006 : Maison de Marguerite Yourcenar à Petit-Plaisance, sur le Mount Desert Island (Maine, É-U).

Cette île est presqu’entièrement couverte par un superbe parc national américain méconnu. Il est vrai qu’il n’est pas facile d’accès pour la plupart des Américains, situé au coin de ce pays, mais il n’est pas tellement loin de la ville de Québec. À Petit-plaisance, un village situé sur cette île, nous pouvons visiter la maison américaine de Marguerite Yourcenar. Le guide est un intime de l’auteur, un collaborateur qui a vécu avec elle pendant de nombreuse années. Il faut toutefois avoir une bonne connaissance de la vie et de l’oeuvre de l’auteur pour apprécier la visite, l’information de base est tenue pour acquise. Notez qu’il est essentiel de réserver, car seulement 4 personnes maximum peuvent visiter à la fois.

Octobre 2006 : Maison de Marcel Proust à Illiers-Combray

Tout amateur de Proust veut aller faire un pèlerinage dans ce village qui a inspiré le début de l’oeuvre. Le village n’a pas beaucoup changé depuis l’époque, mais il n’en est pas très charmant. L’église est un peu décrépite ainsi que plusieurs maisons. On peut visiter toute les étages de la maison où Proust habita pendant sa jeunesse, et on peut aussi faire une randonnée jusqu’à Tansonville, l’inspiration pour le domaine de Swann. Nous avons été de surpris de voir que le village ne surf pas sur son plus célèbre concitoyen, il y a peut de chose qui rappelle l’oeuvre, à part le pré catalan et la haie d’aubépines qu’il faut chercher un peu. Je n’oublierai pas cette visite, mais elle ne se qualifie pas d’inoubliable.

Dans ces trois cas, comme pour la plupart des maisons d’écrivains, ces visites s’adressent aux amateurs avertis. Un visiteur qui ne connaîtrait peu ou pas l’auteur n’en retirera pas grand chose, car ces maisons permettent de s’imprégner d’une atmosphère plutôt que de se renseigner sur un auteur.
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Re: Les lieux des écrivains

Message  Philcabzi le Mar 23 Déc 2008 - 12:15

From: gallomaniac Sent: 11/25/2006 4:04 PM
Dans le Périgord Noir, on trouve les lieux de "Jacqou le Croquant" d'Eugène LE ROY (1900), roman social sur la fin de la féodalité. L'autodidacte Le Roy écrivait ce roman pour le peuple paysan de son temps. Avec son langage assez simple et ses meurs saines, il est lu aujourd'hui surtout par les jeunes, mais le roman reste itéressant pour tout âge. Six mois après lecture, j'étais dans l'occasion de faire une randonnée pédestre de Perigeux à Sarlat, visitant plusieurs lieux de ce livre. Sûr que j'en ai tiré plaisir. Il y a par exemple la déscription du vieux Jacquou des deux voyages quíl a fait à Périgeux. Enfant, il enregistre tous les détails géographiques de ce long cheminement avec sa mère, décrit ses fatigues et ses étonnements à la vue de la Cathedrale St.Front. Adulte, il fait sentir le cheminement juste par quelques phrases commémorant le premier voyage. Tout cela est très vivant: les deux fois on se sent en route avec lui. Par la Forêt Barade, j'arrivais à la ruïne du château de l'Herm, encore noir au chéminée, comme il se doit pour un château qui a flambé. A son pied il y a le village de l'Herm, gardé dans son état. J'ai monté le sentier menant à Fanlac par lequel le petit l'orphelin Jacquou montait au presbytère. Je suis allé voir la maison et la statue de Le Roy à Montignac. Quelque part en chemin, j'ai visité le hameau des bories, ou on à tourné le feuilleton TV tiré du livre. Dans la même région se situe "l'Ennemi de la mort", qui n'à pas beaucoup à envier à cet autre "Médécin de campagne" de Balzac et qui a aussi eu droit a un feuilleton TV.


From: gallomaniac Sent: 11/26/2006 11:50 AM
Encore dans le Périgord Noir, en arrivant à Sarlat, je découvrais un auteur et un livre: "Le Sarladais LA BOËTIE et son discours de la servitude volontaire". L'auteur, c'était donc Etienne de La Boëtie, et le petit livre était d'Alain ARMAGNAC (1982) avec le titre ci-dessus. Ce livre contenait en plus de son biographie le texte qui a donné à LA BOËTIE la célébrité: "Contr'un" ou "discours de la servitude volontaire". Acheté sur place, j'ai lu la parti biographie sur une terrasse près de la maison de LA BOËTIE à Sarlat, belle demeure style Renaissance à coté de la Chathédrale. Le lendemain j'ai lu le "discours" assis dans l'ombre de son statue à Sarlat. La Boëtie, né en 1530, poète, juriste, lettré, orateur, avait écrit son "Contr'un" avant d'entrer jeune au Parlement de Bordeaux où il avant qu'il se liait d'amitié avec Michel de Montaigne. En 1563 il y avait un épidémie de peste. Montaigne s'enfuiait en Italie, mais La Boétie restait pour soigner les pestiférés et y succombait. Montaigne fera de ses "Essais" un hommage à La Boëtie: avec les essais groupé symmétriquement autour de la copie d'un poème de la Boëtie au centre. Le texte de "Contr'un" se trouve maintenant intégralement au lien: http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire.


From: gallomaniac Sent: 12/4/2006 5:28 PM
Ma visite de quelques lieux de Jean-Jacques ROUSSEAU

Pendant mon séjour en 64-65, des amis m'ont fait visiter le Château et le Parc d'Ermenonville, à quelque 50 km au nord-est de Paris. C'est un grand parc, avec des étangs, des îles. Ce qui faisait le plus d'impression était de voir l'île des Peupliers avec la tombe de Rousseau, la premi`re fois que je visitais un lieu d'écrivain. Rousseau, invité de venir habiter le château, y arrivait le 20 mai 1778; six semaines plus tard, le 2 juillet il avait une attaque dont il mourrait. Ce que mes amis n'avaient pas dit, c'est qu'en 1794 Rousseau a été réinhumé au Panthéon à Paris.

Beaucoup plus tard, vers 1990, je passais un séjour de ski de fond dans les Alpes françaises. J'ai pris l'occasion d'aller visiter Les Charmettes près de Chambéry, la maison ou Madame de Warens et Rousseau ont vecu quelque temps: 20 minutes à pied, depuis son statue à Chambéry. J'étais le seul visiteur ce jour d'hiver, mais l'acceuil n'en était pas moindre. Deux choses m'ont frappé spécialement: Son table de travail avec le livre d'Or d'écrivains qui ont visité les Charmettes: petits mots et signatures de George Sand, Jules Claretie et d'autres auteurs dont je ne me souviens plus.
Et le lit de Rousseau, lit à baldaquin, au-dessus duquel se trouvait le lit de son servant, qui devrait se lever souvent pour vider le pot de chambre. Vraiment, dans le privé Rousseau, grand auteur, était jusqu'au petites choses très dépendant d'autres. je comprenais mieux, qu'il n'a pas été capable de faire ses devoirs de père et qu'il a abandonnés ses enfants à un orphelinat.

Aujourd'hui on peut faire des visites virtuelles: au Musée des Charmettes, Maison J.-J. Rousseau et à Chambéry: le musée des Charmettes
On trouve en plus des Charmettes, Ermenonville et d'autres lieux aux Lieux Roussauistes. Bonne visite.


From: gallomaniac Sent: 12/10/2006 11:27 AM
Lieux des écrivains: Claire Etcerelli à Nesles-la-Vallée dans "Un arbre voyageur"
Cette-fois-ci un visite à rebours: il y a trois ans, j'ai marché sur les chemins autour de Nesles et ses hameaux Herouville, Frouville, petit village campagnard à 35 km de Paris seulement et à un peu plus de 4 km d'Isle-Adam et de Parmain et à 8 km de Auvers-sur-Oise où le peintre néerlandais Vincent van Gogh est mort et enterré.
Grâce à mes souvenirs, j'ai tiré un plaisir supplémentaire de la lecture.
J'ai poste un album de photo's "Un arbre voyageur, Etcherelli".


From: odilette84 Sent: 1/3/2007 4:22 AM
J'étais donc en vacances cet hiver aux environs de Nancy dans une petite ville du nom de Dombasle sur Meurthe.

Et j'ai appris durant ma semaine de Noël que c'était le village de l'auteur des "âmes grises" Philippe Claudel !

La belle soeur de mon mari a eu ses enfants en classe !!
Si vous avez vu le film, le corps de la petite fille est découvert le long d'un canal...j'ai fait mon footing le long de ce canal oui oui !!
et plus fort encore ...
une des nièces de mon mari a fait de la figuration dans le film, dans les scènes du tribunal...il parait qu'on la voit très bien pendant 3 ou 4 secondes...oui,oui.
ces scènes ont été tournées au tribunal de Nancy.
il va falloir que je revoie ce film !

C'est un bled assez triste plutôt grisâtre qui a servi de cadre au tournage de certaines scènes du film.
Par contre, je n'ai pas pu savoir où se trouvait la demeure du procureur.


From: gallomaniac Sent: 1/4/2007 4:46 PM
Lieux des écrivains: Charles Le Goffic et "Le Crucifié de Kéraliès" en Bretagne.
Deux fois, j'ai fait la randonnée de la Cote de Granit Rose sur le sentier des douaniers; deux fois j'ai eu l'occasion de visiter les sites de ce roman de Charles LE GOFFIC. Trégastel, la grêve de Corz-Poz, l'Île Morvic, Landrellec, L'Île-Grande, Kéraliès, le dolmen de Kérguntueil, la chapelle de Saint Samson, et d'autres sites, tout y est comme dans le roman, ou presque. J'ai vu sa maison natale à Lannion, sa maison de campagne Rûn-Roux`près de Kéraliès, et la tombe de St.Yves-de-la-Vérité à Tréguier. La deuxième fois au début de la randonnée, à Lannion, l'hotelier m'a indiqué sa buste à coté de l'église. Alors, après le diner, notre petit groupe de randonneurs y est allé. Rassemblés autour de la buste de l'auteur, je leur ai raconté l'histoire du "Crucifié de Kéraliès". Quelle ambiance, là et pendant la randonnée qui suivait! Ma critique: Charles LE GOFFIC


From: gallomaniac Sent: 1/11/2007 4:59 PM
Une référence pour les rats Québequois:

Pays littéraire du Québec, Guide des lieux d’écrivains, Denise Pérusse, 1998 Éditions de l’Hexagone et vlb éditeur, 384 pages.


From: gallomaniac Sent: 1/19/2007 7:06 PM
Quelques lieux de littérature dans les Ardennes
Il y a onze ans j'ai visité à vélo les Ardennes Françaises pour un itinéraire littéraire de mon cru, partiellement inspiré sur un numéro hors série de la Revue "Terres Ardennaises" du dec. 1991: La route Rimbaud-Verlaine.

Venant de la Belgique, je remontais la Meuse vers Revin, où j'ai monté le Mont Malgré-tout, site du roman de George Sand: "Malgré-Tout". Par les hauteurs j'ai gagné Monthermé; quelque part sur ces hauteurs se trouve le site de "Un balcon en forêt" de Julien Gracq.
Le lendemain, suivant la Meuse, je passais le rocher des "Quatre Fils Aymon". Ensuite j'arrivais à Charleville, où j'ai visité le Musée Rimbaud dans le Vieux-Moulin sur une île dans la Meuse; sa maison natale; sa tombe au cimetière de la ville et sa buste au Square de la Gare.
("Sur la place taillée en mesquines pelouses,
Square où tout est correct, les arbres et les fleurs,
Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs
Portent les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses.")
Je montais de Charleville à Rethel où Verlaine a été quelque temps professeur dans le lycée qui porte maintenant son nom. Mon suivant arrêt, une heure à vélo au sud de Rethel, était la ferme, malheureusement fermé, de Verlaine à Juniville, où il a écrit "Sagesse" en 1880. ("L'Espoir luit comme un brin de paille dans l'étable", mais la tentative de Verlaine à être fermier a failli).

De Juniville, j'ai suivi la vallée d'un ruissau en amont jusque sur un plateau (je ne savais pas encore que c'était le site de "Le plateau de Mazagran" d'André Dhôtel), et ensuite je suis descendu à Attigny, pour voir la maison où habitait André Dhôtel enfant (sa maison natale disparût pendant la guerre). Je connaissais cet auteur, mais je n'avais pas encore lu grand-chose de lui. Depuis que j'ai visité cette région, dont il s'est souvent inspiré, j'ai commencé à aimer cet auteur. En fait, après-coup je trouve beaucoup de références à cette région dans ses romans: Attigny, c'est tantôt "Aigly", tantôt "Rigny" dans ses romans.
Professeur au lycée à Charleville, Dhôtel a aussi écrit des textes sur Rimbaud. Il était bien placé pour cela: à peine une demi-heure en vélo et j'etais à Roche, le village où Rimbaud vivait souvent chez sa Grand-Mère. C'etait un moment inpressionnant, de lire près du "lavoir de Roche", la plaquette commémorative avec un texte de "Une saison en enfer" qu'il a écrit ici en 1873. Encore sous cette impression j'allais le long de la voie ferré à la petite gare de Vonc, maintenant délaissé, d'où Rimbaud partait pour ses fugues d'adolescent. Un petit détour pour la jolie chapelle Renaissance de Vonc et puis j'arrivais à Vouziers, qui s'appelle "Bermont" ou "Romieux" dans les romans de Dhôtel.

Mon retour passait par Quatre-Champs, où j'ai trouvé de belles fossiles. De là je suivais la vallée du Bar et ensuite le canal des Ardennes. Les deux me rappelaient mon premier livre lu de Dhôtel: "Le mystère de Charlieu-sur-Bar". Sur ma carte il y avait deux Mont Damion, je n'ai pas su lequel était le site de son autre livre "Le Mont Damion" (peut-être les deux).
Ma prochaine étape me menait à Bazeilles d'abord, pour le "Musée de la dernière cartouche", souvenir de la guerre de 1870, et ensuite à Sedan avec le "plus grand fort d'Europe", d'où Napoléon III, abdiquant, s'etait enfui. Je venais de lire "Le Débâcle" d'Emile Zola et j'avais été impressionné par sa déscription de la bataille d'Illy, donc je quittait Sedan par le petit chemin raide qui montait à Illy. J'ai campé cette nuit au pied de la Croix d'Illy, avant de retourner chez moi par Bouillon et les Ardennes Belges.
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Re: Les lieux des écrivains

Message  Philcabzi le Mar 23 Déc 2008 - 12:18

From: gallomaniac Sent: 2/11/2007 2:50 PM
Les lieux des écrivains: La maison d'Anne Frank, tout petit musée et centre d'études contre le racisme, est un des endroits le plus visités d'Amsterdam!


From: gallomaniac Sent: 3/3/2007 9:58 AM
Lieux d'éçrivains: Le musée Balzac à Saché.

Il y a dejà quelques décennies je faisais du vélo dans le centre-ouest de la France, région de châteaux. J'avais visité la vallée de l'Indre, dont je savais que le charmant "Le lys dans la Vallée" y est situé. Au château d'Azay-le-Rideau sur une île de la rivière, on me parlait du tout proche musée Balzac à Saché. Donc j'y allais de suite et j'y arrivais juste à temps pour la dernière visite guidé de la journée. C'était un coup de chanche: un petit groupe très intéressé, alors le guide n'arraîtait pas de répondre aux questions; et la visite, prévu pour je crois 45 minutes, durait une heure et demi au plaisir de tous. Je ne me souviens pas des détails, mais parlant de l'imprimerie de Balzac, qui lui a a fait frôler la faillite, on racontait quelques anecdotes par rapport à "Les parents pauvres" (les deux volumes "La cousine Bette" et "Le cousin Pons", dont j'avais beaucoup apprécié la lecture. Il y avait des documents divers et des maunuscrits; la chambre où il avait écrit quelques'uns des livres de la Comédie Humaine. La statue de Balzac par Rodin (Balzac en sater superfécond) causait un moment de rigolade.

Je copie du web le texte suivant: (lien : ici
<<Au cœur de la Touraine, le château de Saché est le lieu d'inspiration privilégié d’Honoré de Balzac.
De 1830 à 1837, années les plus prolifiques de sa carrière, l’auteur de La Comédie humaine y trouve, chez son ami Jean de Margonne, le refuge idéal pour échapper à ses créanciers et à la vie parisienne. Dans sa petite chambre du second étage, il écrit plusieurs chefs-d’œuvre dont Le Père Goriot, Les Illusions perdues et La Recherche de l’Absolu. La vallée de l’Indre, Saché et les châteaux environnants constituent le cadre de son célèbre roman Le Lys dans la vallée.>>


From: gallomaniac Sent: 3/7/2007 3:53 PM
Lieux d'écrivains: Racine, Pascal, Sainte-Beuve, Montherland, Sartre et Beauvoir à Port-Royal dans la vallée de Chevreuse.

Simone de Beauvoir dans "la force des choses":
"je m'installai avec Sartre aux environs de Paris, dans un petit hôtel près de Port-Royal; c'était presque la campagne, il y avait des roses dans le jardin, des vaches dans les près, et je travaillais dehors au soleil. Nous nous promenions sur le sentier de Jean Racine, envahi d'herbes et jalonné de mauvais alexandrins."

Port-Royal des Champs est un haut-lieu littéraire: d'abord Racine, ensuite les Jansenistes et Pascal; puis en littérature dérivé: "Port-Royal" de Henri de Montherland et en plus des visiteurs tel que Sarte, Beauvoir.... et gallomaniac. Il y a une dizaine d'années j'étais en vélo dans les environs de Rambouillet et la vallée de Chevreuse, et j'ai fait le sentier Racine en vélo tout terrain jusqu'au Musée-Grange de Port-Royal.

Fondé en 1204, Porrois devenait Port-Royal des Champs, abbaye Janseniste, accusé de rebellion et fermé de force. Du monastère proprement dit il ne reste rien. Les soeurs déménageaient à Port-Royal de Paris en dans la grange de Port-Royal on établissait une "petite école", où Racine a étudié. Pascal y professait de 1656 à 1661 et il y écrivait ses ses "Pensées" et ses "Provinciales". Plus tard, Sainte-Beuve donnera à Lausanne un cours "Port-Royal", plus tard édité en livre; et Henri de Monterland écrira une version romancé "Port-Royal". Quelques liens: wiki/Port-Royal-des-Champs et port-royal-des-champs.eu


From: docguillaume Sent: 3/7/2007 4:20 PM
Gallomaniac, j'ai vu sur le forum que dans une discussion à propos des romans de terroir tu parlais de l'auberge de l'abîme d' André CHAMSON. Je n'ai jamais lu le livre mais j'ai eu l'occasion de visiter l'abîme de Bramabiau dans les Cévènnes voici de nombreuses années, un lieu magnifique et insolite. L'eau sort d'une vaste grotte après un parcours souterrain qu'on peut visiter en partie. Mais l'eau qui sort de l'abîme débute son trajet souterrain un kilomètre en amont dans un lieu tout aussi magnifique mais moins connu : c'est une voûte rocheuse immense (que j'ai descendu en rappel), qui s'ouvre également par un aven, et qui se poursuit sur une centaine de mètres avant que l'eau ne plonge dans le sous-sol.
La rivière s'appelle le Bonheur, un nom singulier n'est-ce pas ?

En tout cas, j'ai noté dans ma liste le livre.


From: gallomaniac Sent: 3/8/2007 3:33 AM
Docguillaume, oui, c'est exactement cela. La grande voûte est une des entrées de la rivière souterraine, la grotte de Bramabiau la sortie. Quatre ou cinq fois, j'ai traduit pour un groupe de randonneurs néerlandais les explications des guides dans la grotte. C'est pendant la visite de la grotte que j'ai connu ce livre d'André Chamson. "L'auberge de l'abîme", (5/5) qui est dans les salles souterraines; les passages d'entres les salles n'étaient connus que du docteur, qui y cache l'officier bonapartiste blessé et y laisse sa fille le soigner. Un jour, le docteur meurt d'un arrêt de coeur.
Depuis que je suis au club des rats, j'ai voulu ouvrir une discussion sur André Chamson, surnommé "le chantre de l'Aigoual". Il a écrit de beaux romans et des histoires romancés sur la guerre des Camisards dans les Cevennes.
Dans la vallée du Bonheur il y avait l'abbaye du Bonheur, il n'en reste pas grand-chose; un peu à distance des ruïnes il y a la reste d'une jolie fontaine renaissance.
C'est un très, très joli coin pour se promener. Heur serait une déviation du mot "eau" en langue d'oc.


From: Mousseliine Sent: 3/11/2007 11:00 PM
Un article que j'ai trouvé dan la presse du Québec... peut-être que tu connais ces lieux Gallo, toi qui semble bien connaître Hermann Hesse :

La Presse
Vacances Voyages, samedi 6 juillet 2002, p. H7
ALLEMAGNE
Sur les traces de Hermann Hesse


Désiront, André

LA PETITE VILLE DE Calw, blottie entre deux bourrelets de la Forêt-Noire, célèbre cette année le 125e anniversaire de naissance de l'écrivain allemand du XXe siècle le plus lu dans le monde: Hermann Hesse. Quand on arrive de Stuttgart, la grande ville la plus proche, les premiers bâtiments qui s'offrent au regard sont de grands immeubles fonctionnels et gris, comme toutes les villes en érigent dans leurs périphéries pour parquer leurs citoyens les moins favorisés. Le coup d'oeil n'est guère plus engageant quand on débouche au fond de la vallée. Immeubles beiges ou gris, modernes pour la plupart, avec, à un carrefour, un Café Demian qui rappelle que l'auteur de Siddhartha est né ici.

Tout change quand on traverse le petit pont qui enjambe le Nagold, la rivière dans laquelle l'écrivain se baignait quand il était enfant. Les bâtiments sans âme font place à de hautes et massives maisons à colombages et à pignons, coiffées de tuiles couleur prune. À quelques retouches près, elles se dressent dans le même état que voici 300 ou 400 ans. Le 6 de la place du Marché est une de ces demeures qui pourraient servir de décor à un conte d'Hoffmann. Sur la façade, une petite plaque de laiton rappelle que Hermann Hesse naquit ici, en juillet 1877.

Dans une rue qui débouche au bout de la place, la municipalité a transformé une maison en musée à la gloire de l'écrivain. Correspondance, premières éditions de son oeuvre dans une cinquantaine de langues, photos, articles de journaux, aquarelles de sa main (il était assez bon paysagiste), table de travail... on y trouve le même patchwork de souvenirs que dans tout lieu voué au culte d'un grand personnage, jusqu'à une série de cravates et de noeuds papillon qui eurent l'honneur d'orner ses faux cols.

Jusqu'au 31 août, Calw sera le siège du Festival Hermann Hesse, au cours duquel on pourra notamment assister à la première exécution mondiale du poème symphonique Siddhartha, du compositeur Matthias Bonitz, ainsi qu'à des prestations du groupe rock américain Steppenwolf, sans compter une pléthore de conférences et de séminaires.

L'écrivain aurait probablement considéré tous ces témoignages de dévotion avec une bonne dose d'ironie. Enfant, il était déjà regardé comme un mouton noir dans ce milieu de protestants piétistes pour lesquels la vie n'est qu'une vallée de larmes et de devoirs. Il était trop rêveur, trop enclin à perdre son temps à se baigner dans le Nagold et à musarder dans les forêts qui étreignent la localité.

Lorsqu'il a accédé à la célébrité, les bourgeois de sa ville de naissance ne l'ont pas estimé davantage. Pour eux, c'était un artiste, c'est-à-dire un sentimental inconstant sur lequel on ne pouvait guère se fier. La preuve, c'est qu'il n'a pas répondu aux deux appels patriotiques, celui de 1914 et celui de 1939, préférant s'exiler en Suisse.

Ses concitoyens lui pardonnèrent difficilement ce refus d'entrer dans le moule. Calw n'organisa aucune manifestation particulière pour souligner l'attribution du prix Nobel, en 1946, et on attendra 20 ans avant que le conseil municipal n'accepte de rebaptiser une place de la ville et l'école secondaire- le Gymnasium- en son honneur. Et encore, cette initiative se heurta à une vive opposition!

À une trentaine de kilomètres au nord de Calw, de grands pans de coteaux ont été scalpés pour faire place à des rangées de vignes. La route traverse une petite ville endormie et on arrive ensuite devant l'abbaye de Maulbronn, répertoriée au Patrimoine de l'humanité par l'UNESCO. Fondée au XIIe siècle par les Cisterciens, elle a été convertie en séminaire protestant, après la Réforme.

L'institution n'a pas changé de vocation, à cette différence près que depuis quelques années, elle accueille aussi des filles. Hermann Hesse a étudié ici. Il n'est pas la seule célébrité à avoir usé ses fonds de culottes sur les bancs de la vieille école. L'abbaye est un haut lieu de la culture germanique. L'astronome Johannes Kepler, le grand poète romantique Hölderlin et quelques autres figures légendaires de la littérature ou des sciences, ont étudié ici. Une des tours médiévales du complexe porte le nom d'un alchimiste qui a inspiré un des mythes les plus vivaces de la culture occidentale: le docteur Johannes Faustus, qui vivait à six kilomètres, au début du XVIe siècle, et entretenait une étroite amitié avec le père abbé de l'époque.

Une partie des festivités organisées pour célébrer le 125e anniversaire de naissance de Hermann Hesse auront lieu à Maulbronn. Même si l'écrivain n'y a passé que sept mois, pendant l'année scolaire 1891-1892, il s'en est inspiré pour camper le décor de plusieurs romans, notamment Narcisse et Goldmund et Le Jeu des perles de verre. Des romans qui mettent toujours en scène des personnages déchirés entre deux vocations contradictoires: l'action et la contemplation. "La vie de chaque homme est un chemin vers soi-même, l'essai d'un chemin, l'esquisse d'un sentier", écrit-il dans la préface de Demian. C'est ici, au nord de la Forêt-Noire, à Calw, puis dans les salles de classe de Maulbronn, que Hermann Hesse a commencé à explorer le sentier qui allait le rapprocher de lui-même.

Sites à consulter

www.hesse2002.de

www.Maulbronn.de

Office national allemand du tourisme www.germany-tourism.de
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Re: Les lieux des écrivains

Message  Philcabzi le Mar 23 Déc 2008 - 12:20

From: Mousseliine Sent: 3/11/2007 11:29 PM
Tiens une façon de faire le tour de la Suisse en visitant ses cimetières :

Des cimetières suisses très fréquentés

Les cimetières de la Suisse, pays où la Toussaint n'est fériée que dans les cantons catholiques du Valais, de Fribourg et de Lucerne, sont trés fréquentés tout au long de l'année, des centaines de célébrités y reposant après avoir fait de ce pays leur dernier havre.

La tombe de Johanna Spyri, auteur de Heidi, qui a fait rêver des générations de jeunes filles en fleur, est l'une des plus visitées. Des cohortes d'Américains s'y recueillent, selon la mairie de Zurich.

Les Japonais préferent photographier le mausolée du fondateur de la Croix-Rouge, Henry Dunant.

La tombe du Prix Nobel de littérature Elias Canetti, mort en août dernier, connaît un grand succès de curiosité, alors que chaque jour une rose est déposée sur la stèle de l'écrivain irlandais James Joyce, mort en 1941.

L'auteur de Mort à Venise, Thomas Mann, repose dans un cimetière voisin.

À Gentilino, dans le Tessin, le dernier refuge de Hermann Hesse, l'auteur du Loup des Steppes, est trés visité par les Allemands, souvent déçus par la sobriété de sa tombe.

À Ronco, l'urne de Paulette Godard, star d'Hollywood, ne connaît pas le succès de la tombe de son mari Charlie Chaplin, à Corsier-sur-Vevey, ou de son dernier époux, Erich-Maria Remarque, qui écrivit l'immortel À l'Ouest, rien de nouveau

En Valais, l'auteur autrichien Rainer Maria Rilke bénéficie de la proximité des pays germanophones, alors que Français et Suisses alémaniques sont quelque 10000, chaque 29 juin, devant le caveau de Monseigneur Marcel Lefebvre à Écône.

À Berne, le bouillant anarchiste russe Bakounine se retrouve encerclé par les tombes de conseillers fédéraux suisses, à quelques carrés de Paul Klee.

Les fanatiques du chrono se recueillent quelques secondes devant la tombe du pilote automobile Jo Siffert, à Fribourg.

À Genève, une tombe est marquée «J.C.», pour Jacques Calvin. Les initiales ont été préférées, les hommes d'Église ne signant pas leur texte de leur nom «par souci d'humilité». Sur la tombe de l'écrivain argentin Jorge Luis Borges est écrit, en islandais ancien, «Et qu'ils n'eussent pas peur».

Sophie, fille de Dostoïevski, y voisine avec l'acteur Michel Simon.

Jean Anouilh repose au cimetière de Pully, selon sa dernière volonté, «près de l'endroit où les croque-morts déposent leurs outils».

Richard Burton a choisi de reposer près d'une rivière.

À Lausanne, on se photographie volontiers devant les mausolées de Coco Chanel, du comte Pierre de Coubertin ou de la reine Hélène de Roumanie.


From: gallomaniac Sent: 3/12/2007 3:56 PM
Pour la Suisse, je ne sais, mais en France: Camus enterré à Lourmarin, Chamson sur un col du Mont Aigoual, Alain-Fournier de son tombe de guerre réenterré à St.Rémy-sur-Calonne, Anatole Le Braz dans "le bois du poète" à Tréguier, Charles Le Goffic à Lannion. Flaubert et Louis Bouilhet à Rouen. Et j'en ai visité d'autres.
Mais beaucoup d'auteurs français (Rousseau, Hugo, Zola, etc, etc, etc.) sont transférés au Panthéon à Paris: un des derniers en date: Alexandre Dumas père, dont j'avais auparavent visité la tombe à Villers-Cotterets. Je ne trouve pas ça très correct, disturber le dernier repos par une exhumation pour mettre "les cendres" dans le crypte froide anonyme du Panthéon où tout receuillement m'était impossible.


From: Mousseliine Sent: 6/18/2007 8:57 AM
Key West un un lieu d'écrivains. Et pour moi qui suis non seulement passionnée par la littérature états-unienne mais aussi par sa nature et ses villes, c'est un futur projet de vacances.

Je vous copie ici un article en cas qu'il y ait des intéressées :

Ernest Hemingway éclipse Tennessee Williams à Key West


PC; Reuter

KEY WEST, Floride - ° Si les fantômes d'Ernest Hemingway et Tennessee Williams pouvaient revenir à Key West, la ville dans laquelle ils ont si longtemps vécu, ils seraient surpris de la différence de traitement que l'on a réservé aux maisons qu'ils ont occupées.

La maison d'Hemingway, de style colonial espagnol, une des plus imposantes résidences de la ville, est aujourd'hui devenue musée.

Quant à celle de Tennessee Williams, qui a passé beaucoup plus de temps dans sa résidence qu'Hemingway dans la sienne, rien ne rappelle qu'elle a abrité un des immortels de la littérature américaine. La seule affiche ornant son parterre avant se lit «À vendre».

William a vécu dans cette maison de deux étages au revêtement de bois et au toit en tuile de 1950 jusqu'à sa mort, en 1983.

Quant à Hemingway, il est demeuré dans la sienne de 1928 à 1940, quoiqu'il ait passé beaucoup de temps, à cette époque, à Paris, en Espagne et au Wyoming.

Les deux hommes étaient déjà célèbres avant leur arrivée à Key West, Hemingway à titre d'auteur de «Le soleil se lève aussi» et Williams comme auteur dramatique ayant déjà pondu «Un tramway nommé désir» et «La ménagerie de verre».

Les deux hommes ont rédigé plusieurs de leurs oeuvres les plus importantes dans leur résidence de Key West, à un jet de pierre l'une de l'autre.

Hemingway y a notamment terminé «L'adieu aux armes» et «Pour qui sonne le glas».

Traitement différent

Pourtant, Hemingway a rendu cette ville célèbre tandis que Williams n'a fait qu'y vivre et mourir.

Les touristes font la queue et versent avec plaisir quelque sept dollars pour visiter la maison d'Hemingway, où un guide récite à journée longue de douteuses anecdotes sur la vie du grand écrivain.

«Je déplore que la maison de Williams soit aujourd'hui vide et ne soit même pas classée», affirme Liz Lear, qui travaille dans une librairie et qui a connu l'auteur dramatique.

«Ses livres se vendent toujours très bien et les gens viennent ici pour tenter de trouver des premières éditions. Peut-être n'est-il pas mort depuis assez longtemps et qu'on se décidera un jour à honorer sa mémoire en transformant sa maison en musée.»

Hemingway avait acheté sa maison, construite avant la Guerre de sécession, en 1930, pour la somme de 8000 dollars, y compris des taxes impayées. Cet argent lui avait été remis par un oncle de Pauline, seconde des quatre épouses de l'écrivain.

Ils y ont vécu avec leurs deux fils jusqu'en 1940, alors qu'Hemingway a entreposé ses biens dans l'entrepôt du bar Sloppy Joe's et a pris la route de Cuba avec sa troisième épouse, l'écrivain Martha Gellhorn.

Après le suicide d'Hemingway, en 1961, un bijoutier de l'endroit a acheté la résidence et l'a transformée en l'attraction touristique la plus courue de Key West.

Malgré que beaucoup d'écrivains américains aient séjourné longuement dans cette ville de l'extrémité sud de la Floride, notamment Carson McCullers, Thornton Wilder, Elizabeth Bishop, Truman Capote, Philip Caputo, Thomas McGuane, Richard Wilbur et Alison Lurie, c'est la mémoire d'Hemingway qui les domine tous.

Omniprésence

Les touristes aiment siroter un verre au Sloppy Joe's, achètent des posters de sa maison et portent le T-shirt affichant sa légendaire figure barbue. Dans les bars et restaurants, on sert plusieurs cocktails ou plats dont les noms rappellent certaines de ses oeuvres les plus connues.

Il y a également un festival Hemingway à chaque année au cours duquel un concours est organisé en faveur des sosies de l'écrivain.

Ron McGregor, courtier chargé de vendre la maison de Tennessee Williams, affirme que les héritiers de celui-ci ont refusé de commercialiser son ancienne résidence dans le style de celle d'Hemingway.

«On aurait dû en faire une sorte de chapelle», soutient le maire de la ville, Tony Tarracino, qui se décrit comme un ancien ami de l'auteur dramatique.

La maison de trois chambres à coucher, très simple, est maintenant vide depuis 1983.

Les exécuteurs testamentaires de Williams avaient réclamé quelque 500000$ lorsqu'ils l'ont mise en vente, mais ont récemment réduit leurs demandes à environ 300000$.

En plus de la maison, la propriété abrite un studio de travail, une piscine, un gazebo avec patio et un jardin luxuriant.

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Re: Les lieux des écrivains

Message  Philcabzi le Mar 23 Déc 2008 - 12:23

From: Chantal5500 Sent: 6/20/2007 2:54 PM

Un autre lieu très différent de Key West, vu lors de mes dernières vacances, le château de Combourg, où Chateaubriand a passé une grande partie de son enfance.


From: Diantre65 Sent: 6/20/2007 3:09 PM
Chère Mousseline, je sais que tu aimes beaucoup toi aussi Michel Tremblay, eh bien celui-ci écrit tous ces livres à Key West.
Mais tu devais sûrement déjà savoir cela...héhé !


From: Hochi Sent: 7/8/2007 9:27 PM
Plusieurs fois je me suis aventurer a Montréal pour voir les différents endroits que le poète québécois Émile Nelligan allait écrire et je fue tres heureuse de voir sa maison ou il est né,(avenue Laval) le parc ou il écrivait (carré St- Louis)et aller me receuillir sur sa tombe dans le cimetière Côte- des- neiges.

Dernièrement j'ai appris qu'il y avait eu un circuit de nuit fait par le musée de la pointe- a- Callière et qui fesait le tour de ces endroits mais avec des comédiens et des mises en scene, je m'en veux de ne pas avoir pue voir cette activité...


From: Mousseliine Sent: 8/27/2007 1:42 PM
Merci Chantal pour la photo, je ne sais pas si ça devait être le fun de passer son enfance dans un tel château, ça me semble austère! En tout cas, ça doit l'avoir inspiré. Est-ce que tu l'as visité?

Pour les lecteurs de Jim Harrison, et surtout si vous avez lu son autobiographie peut-être que vous avez retenu qu'il pêche dans la rivière Yellowstone, l'un de ses lieux de prédilection. Ce n'est probablement pas exactement là qu'il pêche car c'est long la rivière Yellowtone mais la voici sur photos. D'ailleurs il y a énormément de pêcheurs dans le Montana on n'en voit partout, partout. C'est une très belle rivière, par endroits elle est tellement large qu'on croirait un fleuve et à un moment donné il y a une très belle chûte.

Photo1
Photo2
Photo3


From: Mousseliine Sent: 8/27/2007 1:55 PM
Pour les lecteurs passionnés ou qui aime beaucoup la littérature du Montana, Missoula ne vous ait certainement pas inconnu. On dit qu'il y a plus d'écrivains dans cette ville que dans n'importe qu'elle autre ville américaine (bien sûr avec le ratio, car Missoula est une petite ville). Énormément d'auteurs ont passé par l'Université de Missoula, les cours de création littéraire attire beaucoup d'étudiants. Il y a entre autres James Lee Burke qui vit à Missoula.

On n'a pas visité Missoula, juste passé sur l'autoroute qui coupe la ville en deux. Ça me faisait pas de passer tout droit comme ça mais on était sur le retour et on avait encore plusieurs heures devant nous avant d'arriver à la maison.

La 2e photo... c'est le genre de paysage qu'on retrouve dans la région de la ville, ce sont des montagnes recouvertes en partie d'arbres, ça fait désert par endroit, c'est très joli et extrêmement dépaysant pour quand on vient de l'est.
Photo1
Photo2


From: Chantal5500 Sent: 8/27/2007 5:08 PM
Non Mousseline, je ne l'ai pas visité, la dernière visite venant de se terminer lorque je suis arrivée (je venais du Mont StMichel qui est tout près). J'ai pu juste avoir accès au parc. J'aurais bien aimé entrer mais je n'ai pas eu l'occasion de revenir, c'est bien vrai que ça doit être assez austère à l'intérieur...

Sinon j'ai eu la même sensation que toi en passant près des maisons de George Sand et Colette que je n'ai pu voir, faute de temps....¨PAr contre, Missoula, je ne connaissais pas.


From: gallomaniac Sent: 9/19/2007 6:31 AM
Demain je partirai en randonnée en Bretagne. J'aurai l'occasion de visiter l'île de Sein, le site du roman de Henri Queffélec: "Un recteur de l'île de Sein".


From: lionel_de_lyon1 Sent: 11/12/2007 5:04 AM
Pour ma part, en visitant San Francisco, j'en ai profité pour retrouver les lieux décrits par Maupin dans ses fameuses Chroniques...
Lors de la lecture, j'avais été très marqué par la scène culte du deuxième tome se passant dans la cathédrale. C'est assez bluffant de retrouver l'ascenseur exactement là où il est décrit être et de découvrir le décors... en vrai!


From: gallomaniac Sent: 5/24/2008 6:08 PM
Un site web sur "Tourisme littéraire au Kwazulu-Natal": http://literature.kzn.org.za/lit/
(avec des lieux du livre d'Alan PATON "Pleure, ô pays bien-aimé".)


From: Garanemsa Sent: 8/17/2008 2:19 PM
voilà je remets la photo ici
étant allée en bretagne et plus particulièrement dans le port de doëlan, mon regard a été attiré par une jolie maison sur la colline
après renseignement et avoir vu pas mal de personnes la photographier, je me suis renseignée, c'est la maison de benoite groult. elle est âgée maintenant, mais a tellement écrit de chose et il n'y a pas si longtemps aussi sur les plaisirs du grand âge
Biographie de Benoîte Groult

Née à Paris en 1920, Benoîte Groult grandit dans un milieu intellectuel et artistique : ses parents fréquentent les peintres et les écrivains d'avant-guerre, Picasso, Picabia, Jouhandeau, Paul Morand... Après avoir enseigné le latin et la littérature, elle commence le métier de journaliste, qu'elle exercera tout au long de sa vie, en parallèle à sa carrière d'écrivain. C'est en 1958 qu'elle publie son premier roman, 'Journal à quatre mains', écrit avec sa soeur Flora. Suivent deux autres romans de leur collaboration. En 1972, elle publie seule 'La Part des choses', puis 'Ainsi soit-elle' trois ans plus tard, essai sur la condition féminine qui connaît un grand succès mondial. Suivront plusieurs romans, 'Les Trois Quarts du temps', 'Les Vaisseaux du coeur', des biographies de femmes féministes (Olympe de Gouges, Pauline Rolland), ainsi que des essais, 'Le Féminisme au masculin', 'Cette mâle assurance'. Ses activités d'écrivain et de journaliste ne l'empêchent pas de présider la Commission de terminologie pour la féminisation des noms de métiers, de grades et de fonctions, fondée par Yvette Roudy, ni d'être membre du jury Femina depuis 1982. Elle revient sur sa vie en 1997 dans 'Histoire d'une évasion'. Sa vie privée, tout comme sa vie publique, se partage entre le journalisme et la littérature : après avoir été mariée au reporter Georges de Caunes, avec lequel elle a eu deux filles, elle épouse en 1951 l'écrivain Paul Guimard, union de laquelle naîtra encore une fille.


From: Garanemsa Sent: 8/17/2008 2:20 PM
j'oubliais
en prenant mon petit café en face sur le port j'ai eu l'occasion par un beau soleil de la voir sur sa terrasse en train d'écrire et de temps à autre d'ajuster ses jumelles pour voir la mer ou les bâteaux entrer et sortir


From: fersenette Sent: 8/18/2008 1:06 PM
Une conversation à ce sujet sera certes très intéressante, mais je vous propose une ballade virtuelle dès à présent :
http://maisonsecrivains.canalblog.com/

Magnifique blog ! maisons d'écrivains du monde entier


From: wisewill Sent: 8/24/2008 10:06 AM
Et bien, en tant que régional de l'étape, j'ai vraiment beaucoup apprécié le chateau de Saché. Il s'agit d'une belle demeure entourée d'un grand jardin propice à la méditation et au repos. Dans ce lieu, Honoré de Balzac a sut puiser de l'inspiration pour certains de ses romans : Le Père Goriot, Illusions perdues et La Recherche de l'absolu.

Il y séjourna de 1830 à 1837

Je vous conseille vraiment d'y passer si vous traversez la touraine.

A bientôt
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Re: Les lieux des écrivains

Message  gallo le Lun 19 Jan 2009 - 17:15

Au salon de vancances à Utrecht, on distribuait un petit dépliant, éditié par l'Office de tourisme de Liège : "Sur les traces de Simenon à Liège" qui décrit une petite promenade en ville avec 28 sites "Simenoniens". Par exemple:

26) Quai de Gaulle. Simenon vint y amarrer son yacht, l'Ostrogoth, au quai dit alors "des Pêcheurs". C'est à bord de celui-ci que le romancier s'est rendu, au printemps 1929, de Paris au nord des Pays-Bas. Selon la légende, c'est au cours de ce voyage qu'il écrivait son premier "Maigret".

Liège est à moins de 200 km de chez moi. Il me faudra de nouveau y aller un jour pour faire cette promenade... et bouquiner.

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Re: Les lieux des écrivains

Message  gallo le Ven 3 Juil 2009 - 13:07

Itinéraire littéraire de Gallo, juin 2009

Pendant mon tour en vélo en France, juin dernier, j'avais envisagé de visiter quelques lieux d'écrivains, notamment en Ardennes-Champagne. Mais, tout au long de mon voyage, j'ai eu des surprises agréables: tant de souvenirs littéraires en route, que je m'en étonne encore.

Je connaissais suffisamment Les Ardennes pour savoir que pendant le premier jour de mon voyage je passais à Revin au pied du Mont Malgré-Tout, qui a inspiré George Sand à son livre "Malgré-Tout", lequel parle aussi des Dames de Meuse, chaine de rochers à Laifour, que je longeais ensuite. À Montmédy il y avait le souvenir de Julien Gracq et son "Un balcon en forêt" et du poème de Rimbaud: "La Rivière de Cassis" qui est inspiré sur la Semoy qui débouche ici dans la Meuse. Par Bogny-sur-Meuse où se trouvent les rochers des quatre fils Aymon et la statue du cheval Bayard, j'arrivais à Charleville-Mézières, la ville ou vivait Arthur Rimbaud sa vie de lycéen: j'ai visité le musée Rimbaud (ancien moulin sur la Meuse, probablement site d'inspiration pour "Le Bateau Ivre"), l'appartement, vu sa statue au bord de la Meuse et sa buste à la place de la gare qui lui à inspiré aux poème: "À la musique". Charleville me rappelait déjà André Dhôtel qui y était professeur et qui a écrit sur Rimbaud.

Ainsi, le deuxième jour, j'entrais dans 'Dhôtelland', pays fictif qui correspond au pays natal d'André Dhôtel. J'ai pu visiter plusieurs sites qui jouent un rôle dans ses livres. J'ai suivi la vallée du Bar et le Canal des Ardennes avec ses écluses, ses ponts et parapets, si chers à cet auteur. Aux environs de Vendresse, au bord du Canal des Ardennes, je voyais au loin le Mont Damion. En fait il y a deux Mont Damion, j'ai eu la confirmation que celui-ci est bien le site de son livre "Le Mont Damion". Encore quelques kilomètres, et voici Le Chesne, site de son livre "Les mystères de Charlieu-sur-Bar".
Mais "Dhôtelland", c'est aussi le pays de Rimbaud, à Voncq, dont Rimbaud partait de l'ancienne gare du quai qui porte maintenant son nom "Le Quai Rimbaud" et à Roche, où ses parents étaient installés, avec le fameux "lavoir de Roche" où il a écrit, au moins en parti, son fameux "Une saison en enfer". J'ai fait le détour par Voncq et Roche, et pris plusieurs photos, avant d'arriver à Attigny, ville natale d' André Dhôtel (nommée Aigly, Flagny, Crigny dans ses livres; "la Tribu Bécaille" se situe complètement à Aigly=Attigny). Le syndicat d'initative m'apprend l'existence de la maison d'été de Dhôtel à Mont-de-Jeux, petit village au-dessus de l'Aisne.

Le troisième jour donc, je pédale à Mont-de-Jeux. Là m'attend une belle surprise. Petit village d'une rue, personne en vue, une maison avec la porte ouverte. Je frappe à cette porte pour demander quelle est la maison d'André Dhôtel. L'homme me demande d'où je viens: des Pays-Bas, oh, c'est spécial, un Hollandais qui s'intéresse à André Dhôtel. Tout enthousiaste, il se présente étant éditeur-publiciste: Claude Carton, et il me guide vers cette maison pour me présenter à la belle-fille de Dhôtel. Elle me montre l'intérieur, dont je peux prendre quelques photos, et me dit que, si je reviens l'après-midi, je pourrai rencontrer son mari François, fils d'André Dhôtel. De retour à la maison de Claude Carton, il sort un beau livre qu'il a écrit et édité: "Rimbaud: retour sur images..." (avec photos de Claude Van Luyn; Éditions Anciaux 2004, 175 pg.) et ... il me donne le livre en cadeau, ainsi qu'un numéro thématique sur Dhôtel de la revue Le Curieux Vouzinois et en prime un numéro de la revue "Les Amis de l'Ardenne", dont il est éditeur aussi, et qui contient un long "Entretien exclusif avec Amélie Nothomb".
Je reprends la route, direction Vouziers. Ceci me ramène à Voncq, d'où je veux suivre le chemin de halage du canal de Vouziers; celui fermé, je décide de suivre l'ancien chemin de fer d'Attigny à Vouziers, le même donc par lequel Rimbaud a quitté si souvent Roche; il me faisait penser aussi au livre de Dhôtel: "Le train du matin", sachant que ce livre se situe plutôt entre Reims et Rethel. À Vrigny, à mi-chemin vers Vouziers, je dépasse une grande scierie, qui, il me semble, pourrait être le site de "L'homme de la scierie"; ou moins l'endroit m'y fait penser: tout y est, rivière, canal et chemin de fer. À Vouziers (Verziers dans les livres de Dhôtel), je vais chercher à la mairie (SI) un autre numéro spécial de la revue "Le curieux Vouzinois" sur Dhôtel et, pour le feuilleter, je m'installe sur un banc devant une statue: c'est Hippolyte Taine, natif de Vouziers, ça alors.
Ma curiosité ravivé par tousces textes, je décide de retourner à Mont-de-Jeux pour rencontrer François Dhôtel, avec qui j'ai bavardé sur son père, ses livres, et les sites. Ainsi, j'avais bien pigé le bon Mont Damion. Mais il fallait chercher la scierie du coté de Provins, près de la Seine, où François allait souvent nager avec son père: André Dhôtel, comme Flaubert, nageait tous les jours dans la Seine à Provins, l'Aisne à Mont-de-Jeux. Puis, on a parlé du Plateau de Mazagran par où je voulais continuer mon chemin. François m'a indiqué qu'il existe, non plus un auberge, mais un hôtel, et puisqu'il faisait tard, il a téléphoné si en cas de besoin je pourrais y dormir. Ceci fait, on s'est séparés, et j'ai monté le "Plateau de Mazagran", site du livre du même nom. En passant, je me suis arrêté à Coulommes, pour regarder la ferme de Verlaine. Coulommes n'est qu'à 7 à 8 km de Roche, et c'est ainsi que Rimbaud et Verlaine se sont connus. Trouvé l'hôtel à Mazagran, j'y ai passé la nuit pour clore une journée tellement intense, que j'en suis encore tout confus.

Le lendemain, je quittais 'Dhôtelland' mais je restais encore un moment dans le pays de Rimbaud et de Verlaine, en visitant Juniville et son musée Verlaine, dans le bâtiment d'un ancien hotel, où Verlaine, devenue fermier à Juniville, venait boire son absinthe. Ensuite, par une contrée assez plate et suivant le chemin de halage du Canal de la Marne à la Saône je faisais une longue étappe que se terminait à Vitry-le-François, ville en fête ce weekend-là. On avait organisé une bourse de produits régionaux, et là se trouvaient deux auteurs: un présentateur de radio, qui avait fait un recueil de ses présentations - j'ai oublié son nom - et un certain Christian Ingret-Taillard, re-éducateur de jeunes criminels, qui avait écrit un recueil de nouvelles et un roman, "Meurtrissures en milieu confiné". J'ai bavardé un peu avec l'auteur pour savair quel genre de roman c'était, et je l'ai acheté, lu le même weekend.

Avant de continuer ce récit, je vais d'abord mais plus tard, donner la critique des livres de Carton et de Ingret-Taillard (sous Auteurs) et ajouter des photo's des lieux nommés (ici-bas).

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Re: Les lieux des écrivains

Message  Louvaluna le Ven 3 Juil 2009 - 13:49

Merci Gallo pour ce compte-rendu détaillé et passionnant, c'est un vrai plaisir de te lire ! Quelle aventure et que de belles rencontres ! Cela me donne vraiment envie de tenter l'expérience surtout pour le contact qu'on peut avoir avec les gens dans ces conditions. Tu es un aventurier, Gallo ! Et j'ai bien hâte de lire la suite de ton itinéraire littéraire ! Je garde aussi un œil sur tes critiques de Carton et Ingret-Taillard. Very Happy

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Message  Chantal le Ven 3 Juil 2009 - 18:21

Bon, Gallo, la prochaine fois que tu passes dans le coin, viens me faire un petit coucou, j'habite à 30 kms de Vitry le François ! Very Happy
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Re: Les lieux des écrivains

Message  gallo le Sam 4 Juil 2009 - 9:22

Photos 2009 lieux d'écrivains / Ardennes-Champagne

1. Rimbaud à Charleville-Mézières

. .
Statue de Rimbaud face à la Meuse . . . . . . . . . . . Buste de Rimbaud à la place de la gare

. .
La maison face à la Meuse (maintenant Quai Rimbaud) avec l'appartement où vécut Rimbaud 1869 - 1875

. .
... et où, dans cette chambre, Rimbaud écrivait . . . Musée Rimbaud dans le Vieux Moulin

2. Rimbaud à Roche et à Voncq

. .
"Sur les pas de Rimbaud": vue sur le village de Roche et l'entrée de Roche, village de Rimbaud

....
Reliëf de Rimbaud, à la croisée des routes au centre de Roche, inspiré sur
"La Bohème":
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées
Mon paletot aussi devenait idéal:
J'allais sous le ciel. Muse! et j'étais ton féal:
Oh!là!là! que dámours splendides j'ai rêvées!

Mon unique calotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, aussi au bord des routes.
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur:

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!

. .
Petit ruisseau nommé Loire, qui nourrit le lavoir . . . le lavoir de Roche qui aurait inspiré Rimbaud


Le "Panorama de Voncq" sur la vallée de l'Aisne, où Roche se trouve plus ou moins caché à droite.

Sensation
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
picoté par les blés, fouler l'herbe menu:
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai à rien:
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, - heureux comme avec une femme.

. .
Du panorama de Voncq il n'est pas loin à la gare de Voncq et son quai appellé maintenant Quai Rimbaud.

. .
Monument à la gare de Voncq: les destinations de Rimbaud, "l'homme au semelles de vent".

3. André Dhôtel: ses lieux de vie aux alentours d'Attigny:

. .
Attigny: "ici a vecu André Dhôtel écrivain", mais: // L'Aisne et le Canal des Ardennes à Attigny
la maison a été détruit pendant la guerre 14-18

. .
St.Lambert où il jouait chez ses grand-parents. . . L'église de Mont-de-Jeux, qu'il visitait fidèlement

. .
Retraité, il se construit ce pavillon à Mont-de-Jeux, où son fils a laissé le petit salon dans l'etat original.
(Devant la maison: monsieur Carton)

. .
L'Aisne vue du jardin de la maison d'André Dhôtel. . La rue principale de Mont-de-Jeux: Rue André Dhôtel.

4. André Dhôtel et "Dhôtelland": sites relatés à ses livres

. .
Le Canal des Ardennes, au fond Le Mont Damion . . Canal des Ardennes, vallée des écluses
"Ce mont c'est une pointe de cent mètres de hauteur dans la forêt de l'horizon." "un village entre deux écluses"

. .
Le Chesne: "Les mystères de Charlieu-sur-Bar" . . . Evidemment: "Le plateau de Mazagran"

. .
faux site; impression pour "L'homme de la scierie". . faux site: impression pour "Le village pathetique".

. .
Église Vouziers, "Verziers" dans tant de ses romans. Aussi à Vouziers: Hyppolyte Taine

5. Verlaine dans l'Aisne: Coulommes et Juniville

. .
La ferme ou vivait Verlaine à Coulommes avant de devenir fermier à Juniville, où il buvait dans cet ancien hotel.

. .
L'hotel à Juniville est devenu un Musée Verlaine . . . on y a arrangé une table avec des attributs de Verlaine


Dernière édition par gallo le Sam 4 Juil 2009 - 15:12, édité 6 fois

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Message  cecile le Sam 4 Juil 2009 - 11:23

Magnifique Gallo ! Dans l'Aisne tu n'es pas passé à Villers-Cotterêts ? Où il y a la maison natale d'Alexandre Dumas Question
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Message  gallo le Sam 4 Juil 2009 - 13:08

cecile a écrit:Magnifique Gallo ! Dans l'Aisne tu n'es pas passé à Villers-Cotterêts ? Où il y a la maison natale d'Alexandre Dumas Question

Je me dirigeais d 'Attigny vers le sud; passer par Villers-Cotterêts aurait été un détour de 2 x 120 km en vélo. Mais j'ai été plusieurs fois à Villers-Cotter6ets, à vélo, à pied, en voiture, en visitant la region au nordest de Paris: (autour de Chantilly -Compiègne, Soissons - Laon, qui sont assez près l'un chez l'autre) tandis qu'Attigny se trouve à l'opposé du département.

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Re: Les lieux des écrivains

Message  cecile le Sam 4 Juil 2009 - 14:36

OK ! et comme je suis née dans ce département, dernière question : Connais-tu la maison natale de Racine à la Ferté-Milon ?
J'avoue que je n'y suis jamais allée Embarassed
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Re: Les lieux des écrivains

Message  gallo le Sam 4 Juil 2009 - 15:06

Cécile, j'ai été à La Ferté-Milon faisant un boucle en velo partant de Villers-Cotterêts, et je me souvenais qu'il y avait un lien quelconque avec un auteur, mais je n'étais plus sûr qui c'était: je pensais vaguement à La Fontaine; mais tu me rafraîchis la mémoire : c'était donc Racine. Je connais mieux le site du Port-Royal dans la vallée de la Chevreuse, sud-ouest de Paris.

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Re: Les lieux des écrivains

Message  cecile le Sam 4 Juil 2009 - 16:09

gallo a écrit:Cécile, j'ai été à La Ferté-Milon faisant un boucle en velo partant de Villers-Cotterêts, et je me souvenais qu'il y avait un lien quelconque avec un auteur, mais je n'étais plus sûr qui c'était: je pensais vaguement à La Fontaine; mais tu me rafraîchis la mémoire : c'était donc Racine. Je connais mieux le site du Port-Royal dans la vallée de la Chevreuse, sud-ouest de Paris.

J'avais oublié La Fontaine, qui est également né dans l'Aisne, à Château Thierry !
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Re: Les lieux des écrivains

Message  gallo le Mar 7 Juil 2009 - 14:22

suite des lieux littéraires pendant mon randovélo 2009

Après Vitry-le-François je continue mon randonnée cycliste vers le sud.
À Bar-sur-Seine, en m'arrêtant pour regarder la halle, je me trouve le nez devant une plaque.

. .
La plaque commémorative des frères Goncourt sur cette maison à Bar-sur-Seine.

Ensuite, j'ai pédalé deux jours contre le vent et c'est pourquoi je décide de prendre un jour de repos à Vézélay.
Là je demande où se trouve la maison de Romain Rolland, et on m'indique en même temps la maison de Jules Roy:
la maison de Rolland est maintenant un petit musée d'art, et celle de Jules Roy, où habite toujours sa veuve,
est un centre littéraire, où des auteurs sur invitation peuven loger un temps pour écrire.

. .
La maison de Romain Rolland à Vézélay, . . . . . . . . et la plaque commémorative sur cette maison.

. .
La maison de Jules Roy à Vézélay . . . . . . . . . . . . et sa tombe au cimetière de Vézélay.

Quittant Vézélay, je traversais le Morvan, où j'ai photographié ces deux plaques: une qui est symbole
d'une "littérature administrative" et une qui commémore Henri Bachelin, un auteur, qui m'étais inconnu.


. .

Par Paray-le-Monial, centre de pèlerinage et de littérature réligieuse, et par la vallée de la Loire, je arrive dans le Forez. (le mot forêt viendrait de Forez...). Je connaissais dans le Haut Forez Henri Pourrat, auteur du roman epique "Gaspard des Montages", et voilà qu'un autre lieu de littérature épatant m'attend au Bas Forez: La Batie d'Urfé, charmant château construit par l'auteur Honoré d'Urfé. Et qui plus est, on y a aménagé tout au long du Lignon, verte rivière, un poétique chemin d'Astrée, commémorant les sites de ce "premier roman français" L'Astrée. Qui des rats l'a lu?

. .
La Bâtie d'Urfé (Château du 16e s) dans Le Bas Forez avec une explication sur l'oeuvre d'Honoré d'Urfé

. .
Le Lignon, poétique rivière laissé dans un état sauvage, comme indiqué dans ce texte

. .
Le plan du Grand Pré avec le chemin d'Astrée. . . . . Poteau "Le hameau d'Astrée", là ou le chemin commence
. .
L'endroit où Céladon est sauvé par les nymphes. . . Céladon mourira ensuite, et voici sa tombe fictive

Quelques jours plus tard, j'arrive au Puy-en-Vélay, bon pour encore une journée de repos. Ville de pèlerinage sur le chemin de St.Jacques, un grand nombre de publications en parlent. Ville de souvenirs littéraires aussi. Un des textes les plus beau sur Le Puy-en-Velay est de George Sand, dans "Le Marquis de Villemer" (1860). Simone Veil y a enseigné un temps, et le lycée Simone Veil fête justement cette année le centenaire de sa naissance, avec drapeaux et soirées littéraires. J'ai cherché des souvenirs de Jules Vallès, natif de cette ville. Et voici une petite place, où sont face à face deux maison d'auteurs:
D'un coté la riche maison d'habitation de l'auteur et poète Charles Calermard de Lafayette, de l'autre coté la maison natale beaucoup plus simple de Jules Vallès (les deux maisons sont à ce moment en vente, la riche partagée en appartements, la pauvre d'un seul tenant ...). Le Puy était aussi la ville d'où
partait Stevenson pour sa fameuse "Voyage avec un âne à travers les Cévennes", inspiré pour cela par les textes de George Sand. Mais passons, je ne suis pas ici pour le Chemin de Stevenson que je connais bien. Je le croiserai plusieurs fois quand même, m'enfonçant plus profondément dans les Cévennnes.
. .
Plaque: Chemin de St.Jacques partant du Puy . . . . Plaque: maison de Jules Valles au Puy-en-Velay

. .
Plaque: maison du poète Lafayette au Puy-en-Velay. Paysage cevenol vers Langogne, remémorant Stevenson

Ah les Cévennes, pour moi si riche de souvenirs littéraires: Chamson, Chabrol, .... Chabrol, je vais en découvrir sur lui, en choissant l'ancien chemin de la Regordane qui me mène après Langogne assez vite à Génolhac, site principal de son livre : "Les fous de Dieu" , d'un amour au temps de la guerre des Cevennes. Quelques photos pour garder un souvenir du village.

. .
Génolhac, (site de "Les fous de Dieu") l'église . . . . Une ruelle à Génolhac.
. .
Pont sur la Gardonnette à Génolhac . . . . . . . . . . . L'esplanade de Génolhac pendant un tournoi de boules

Je continue mon chemin à Chamborigaud, et là, on m'apprend que la maison natale et ou il a vecu périodiquement de Jean-Pierre Chabrol se trouve dans Pont-de-Rastel, que je viens de dépasser: la maison se trouvait à coté d'un des trois terrains de camping. Cela valait la peine d'y retourner, et après un peu d'aller retour dans la rue principale (le "Chemin J.P.Chabrol") je demande pour la troisième fois, laquelle est sa maison. Deux enfants sur des vélos me répondent: mais vous êtes devant, ici est la maison de Jean-Pierre et Elisabeth Chabrol. On y habite, on va chercher Elisabeth. Dans la petite conversation qui suit, j'apprends qu'Elisabeth est la veuve et dernière femme de Jean-Pierre Chabrol, qui est décédé en 2001, et enséveli à la mode des Hugenotes sur le terrain, face à la maison de l'autre coté de la route. Les enfants, ils venaient de la Brésil, elle venait de les adopter. J'ai pris quelques photo's de la maison et du petit mausolée ancestral, puis je suis allé au terrain de camping et le hasard voulait que le gérant me donnait le petit terrain d'herbe juxtant la maison des Chabrol, celui-là situé au bord du Luech, affluent du Gard. Que de photo's, que de souvenirs à emporter.

. .
Pont-de-Rastel: "Chemin J.P.Chabrol" . . . . . . . . . . La maison des Chabrol à Pont-de-Rastel vue du nord
. .
La maison des Chabrol vue du sud et . . . . . . . . . . le petit caveau ancestral, où est enséveli J.P.Chabrol
. .
La maison des Chabrol vue du terrain de camping . . Le vieux pont sur le Luech à Pont-de-Rastel

Ma prochaine destination est La Grand'Combe, site de plusieurs romans de Chabrol. ET voici que j'y découvre un lycée Léo Larguier, avec une statue de ce poète. Je le croyais un poète du Vivarais, mais après demande, on m'apprend qu'il est né ici, et que je suis près de sa maison natale. Dont acte et photo's.

. .
La Grand'Combe (Site de J.P.Chabrol: "Les Rebelles") . Buste de Léo Largueir à La Grand'Combe
. .
La maison natale de Léo Largueir à La Grand'Combe et la plaque commémorative sur sa façade.

Vraiment, la Franche a une densité inouïe de souvenirs littéraires. Alez, Nîmes, Montpellier, j''en passe. Mais même dans des villes inconnues qui honorent leurs auteurs de renommée locale ou nationale, comme voici:

. .
L'écrivain Fabre à Castelnau-le-Lez (près Montpellier). À Ganges, le précurseur de la Félibrige Fabre d'Olivet.

Qui dit fébrilige, dit Mistral. En route, j'avais acheté et lu un livre de Léo Larguier: "Provence et Cevennes", et il y parle de son pèlerinage littéraire à Mariane, le village de Mistral. Pas meilleur mot ici pour finir qu'une citation de ce livre de Léo Larguier:

"Nous arrivons à Maillane. Mistral y mourut en 1914, mais il y est pour moi plus réel, plus vivant que les vieux qui prennent le soleil contre un mur, et il est partout. Sans lui, ce village serait pareil aux milliers de petites localités qu'aucun poète n'illustra. En 1858, il n'existait pas, Mistran n'ayant pas encore publié Mireille, et ne dirait-on pas que personne n'avait regardé Notre-Dame de Paris avant Victor Hugo? Aussi sûrement que Christophe Colombe découvrit l'Amérique, Alphonse Daudet a découvert le Midi et Anatole France les quais de la Seine. Certaines provinces et certains coins de villes doivent leur âme et leur pittoresque aux écrivains ou aux peintres. Sans le douleureux et innocent poème du pauvre Hégésippe Moreau, la Voulzie serait à sec. Venise est lourde de littérature. Dupré, Daubigny, Théodore Rousseau ont plus fait pour la gloire des futaies de Fontainebleau que tous les forestiers du département, et Ville-d'Avray est au Père Corot..."

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