Argentine

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Argentine

Message  Philcabzi le Lun 22 Déc 2008 - 12:43

From: Mousseliine (Original Message) Sent: 9/16/2003 11:33 AM
Voici ce que j'ai relevé au cours des mes recherches sur l'Argentine:

1. César Aira: Le manège
Les larmes

2. Roberto Arlt: Les Sept fous, trad. par I. et A. Berman, Belfond, 1991 ; Le jouet enragé, trad. par I. et A. Berman, Presses universitaires de Grenoble, 1984 ; Les lance-flammes, trad. par L. Mercier, Belfond, 1991 ; Le petit bossu, éd. Cent pages.


3. Borges: Œuvre poétique, trad. par Ibarra, Gallimard
Le rapport de Brodie
Le livre de sable


4. Adolfo Bioy Casares: Dormir au soleil
L'Invention de Morel


5. Paulo Coelho:

6. Julio Cortazar: Le livre de Manuel
Octaèdre

Gites

7. Manuel Gálves: Humaïta, Nouvelles éditions latines, 1944

Journées d’agonie, 1947


8. Ricardo Güiraldes : Don Segundo Sombra, trad. par M. Auclair, préface de Jules Supervielle, Gallimard, « La Croix du Sud ».


9. José Hernández: Martín Fierro (poésie)


10. Silvina Ocampo: Faits divers de la terre et du ciel (trad. par F.-M. Rosset, présentation de Borgès, Gallimard, 1948, 1961)

11. Elsa Osorio : Luz ou le temps sauvage
12. Manuel Puig: Le baiser de la femme araignée

Tombe la nuit tropicale


13. Ernesto Sábato: Le tunnel
Héros et tombes
L’ange des ténèbres
14 Luis Sepulvalda: Le vieux qui lisait des romans d'amour


15. Domingo Faustino Sarmiento: Facundo (préface de J. L. Borges, trad. par M. Bataillon, Herne, 1990)


De SarahEmily:

Comme littérature sud-américaine, je suggère aussi...

Le tunnel, de Ernesto Sabato. Un Argentin. J'ai lu ce livre dans mon cours de littérature étrangère, en deuxième session de bac (il y a 9 ans... déjà?). Je compte le relire pour en discuter avec vous... je me rappelle que j'avais beaucoup aimé cette confession d'un peintre meurtier.

Pour en savoir plus: Sabato par Sabato (le lien d'où est tiré les infos est au bas de la citation).

J´ai un respect véritablement sacré pour l´art et la littérature parce que ce sont les deux seuls moyens par lesquels il est possible d´atteindre l´absolu de la condition humaine. Durant mon existence tumultueuse, j´ai commencé par peindre ces petites choses que l´on gribouille dans la tendre enfance, puis une fois en faculté, j´ai fait un doctorat en sciences-physique pour essayer de mettre un peu d´ordre platonique dans mon chaos intérieur, sans pour cela cesser d´écrire ni de peindre. En 1938 j´ai reçu une bourse pour aller travailler au Laboratoire Curie, dirigé à l´époque par Irène Joliot-Curie. Mais la nuit, je me réunissais avec les surréalistes, au Select, puis au Dôme. A cette époque, j´écrivais aussi un roman, La fuente muda, que j´ai fini par brûler par la suite comme c´était presque toujours mon habitude. Tout ceci peut sembler plein de contradictions, mais l´être humain est essentiellement contradictoire. D´ailleurs je ne suis pas le seul à avoir connu les affres de telles contradictions, et pour cela il suffirait d´évoquer le chapitre de Lautréamont : «Oh, mathématiques sévères !»

Quand la guerre a éclaté, j´ai regagné l´Argentine et, pour respecter les engagements que j´avais pris, avec la bourse, envers le professeur Houssay, le prix Nobel, j´ai enseigné pendant deux ans la physique et plus particulièrement la théorie de la relativité. Ensuite J´ai abandonné la science pour toujours, raison pour laquelle il m´a aussitôt retiré son salut ; il en est même allé jusqu´à dire que j´étais en train de sombrer dans la folie. C´est pourquoi nous avons décidé, Matilde et moi, de partir nous réfugier, avec notre fils Jorge Federico, âgé alors de quatre ans, dans une cabane perdue dans les sierras de Córdoba, loin de cette civilisation technique que je déteste tous les jours un peu plus. Là j´ai écrit un livre, une sorte d´adieu à la science, intitulé Uno y el Universo, pendant une année très dure avec les quatorze degrés sous zéro d´un hiver particulièrement rigoureux. Ce livre arbitraire et polémique reçut, à ma grande surprise, le Premier Prix de Littérature accordé chaque année par la municipalité de Buenos Aires. Il fut publié en 1945, sous de «dictionnaire» qui par exemple disait à la lettre G , «Gengis Kant, philosophe allemand barbare et conquérant».
Après un peu plus d´une année, nous nous sommes installés dans un faubourg de Buenos Aires, au milieu d´arbres et de plantes. J´y vis depuis plus d´un demi-siècle, j´y ai écrit mes autres libres et c´est sans aucun doute l´endroit où je vais mourir. C´est ici que j´ai écrit Le Tunnel et commencé un long roman intituléHéros et tombes.
La rédaction de ce roman m´a demandé plusieurs années pleines de confusions et variations. J´ai d´ailleurs écrit l´une d´entre elles, leRapport sur les aveugles, sans vraiment savoir ce que je voulais dire ; elle a pour ainsi dire surgi de mon inconscient, ce qui a donné lieu à de nombreuses exégèses et autres interprétations psychanalitiques, jungiennes, lacaniennes, etc...Le livre a été publié en 1961.

Il y avait un aveugle dans Le Tunnel; il y en eut un autre dans mon troisième et dernier romanL´Ange des ténèbres, publié en 1974.
Ma vue se dégradant constamment, les médecins m´ont interdit la lecture et l´écriture, écriture que je continue à pratiquer sur ma machine à écrire, avec une sorte de mé moire digitale.
Dès ce jour, je ressentis une joie immense parce que je ne pouvais faire autre chose que la peinture, autorisée de par sa taille. Et ainsi je finis ma vie en retrouvant la passion de mon enfance.

http://www.afbuenosaires.com/espace/sabvdfr.htm


De Claude:

Je m'étonne que dans tous les écrivains qui sont nommés personne n'a parlé de Jorge Luis Borges qui est tout de même à l'Argentine se que sont Tolstoï et Dostoïevski à la Russie. Quelques titres que je vous recommende: L'aleph, Le rapport de Brodie et Fictions sans parler de son recueil d'essais Enquêtes
Claude


De Demandeàlapoussière:

Moi je tenais à vous parlez de Manuel Puig, car certes l'Argentine est comblée par le grand Luis Borges, mais elle a vu naître d'autres grands auteurs... D'ailleurs la plupart très marqué par l'Europe.
Donc Manuel Puig (aujourd'hui hélas décédé) est un écrivain argentin très marqué par le monde du cinéma. Son roman le plus connu est Le Baiser de la femme araignée, et c'est celui que je voudrais vous conseiller.
Résumé: dans une prison de Buenos Aires, deux prisonniers (l'un condamné pour attentat à la pudeur sur mineur, l'autre pour être révolutionnaire) passent le temps en se racontant des vieux films qu'ils ont vu lorqu'ils étaient encore en liberté. Sur fond d'intrigue policière à l'intérieur même de la prison, c'est le rapprochement touchant de ces deux êtres qui nous est racontée, dans une ambiance de vieux navets holywoodiens (enfin ya pas que des navets lol, mais la femme panthère vaut le détour, nous on l'a regardé en cours, c'est très kitch!)
Manuel Puig a également écrit La Trahison de Rita Hayworth, Le plus beau Tango du monde, Buenos Aires Affair... Tous ces romans sont marqués par le style du scénario et du monde du cinéma (les telenovelas également), et souvent sur fond d'intrigues policières, ou de coeur... Ils aiment les citations: chaque chapitre commence par une phrase de films, ou pour Le plus beau tango du monde, par un refrain argentin....
J'aime beaucoup cet auteur car il a pour moi un véritable style d'écriture, son écriture est simple et ouverte à tous (Borges est certes génial, mais un peu hermétique, moi sans mes cours j'y comprenais rien parfois! Ses nouvelles demandent en général une grande culture, qui ne vous manque pas , je n'en doute pas, mais bon...), et Le baiser de la femme araignée est vraiment un livre à lire, je ne connais personne qui s'est ennuyé en le lisant: c'est beau, bien écrit, attachant, passionnant, original, bref, du Manuel Puig en lingot... bonne lecture, bises à tous, marie poussière

Et j'aimerais aussi parler rapidement de Rayuela (Marelle) de Cortàzar, autre auteur argentin. Ce roman est encré dans le surréalisme et est, sinon à lire, au moins à parcourir de par son étonnante singularité: il y a en première page un espèce de mode d'emploi, de plan, qui explique qu'on peut lire ce roman de plusieurs façons: soit de la première page à la dernière, soit dans l'ordre des chapitres indiqués, soit n'importe comment, au hasard... D'où son véritable encrage dans le surréalisme. Ce roman nécessite quelques connaissances sur le surréalisme et la vie de Cortazar pour le saisir entièrement, mais je crois que même pour quelqu'un qui n'y connait rien, c'est un véritable voyage qu'offre Cortazar au lecteur... MOi ça m'a fascinnée


De Quiensea:

Elsa OSORIO, Luz ou le temps sauvage(Argentine)

Horacio QUIROGA, Anaconda

Horacio QUIROGA, Au-delà

Horacio QUIROGA, Contes d’amour de folie et de mort

Horacio QUIROGA, Les Exilés


Julio Cortazar
Adilfo Bioy Casares
Silvina Ocampo
Cesar Aira
Alberto Manguel


From: Larouge1361 Sent: 9/20/2003 6:58 AM
petit rectificatif:
Horacio Quiroga n'est pas vraiment argentin, même si nous, nous le considérons comme tel.
il est né en uruguay mais a passé une grande partie de sa vie en argentine où il a écrit et où il est mort.
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