Martin SUTER (Suisse)

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Martin SUTER (Suisse)

Message  Prospéryne le Lun 22 Déc 2008 - 0:08

De : Catzoe5 (Message d'origine) Envoyé : 2008-03-04 14:51
Martin Suter, Lila Lila

Résumé : David travaille comme serveur dans un bar. Un jour, il achète un meuble chez un anticaire et y trouve un manuscrit, une histoire d'amour écrite par un illustre inconnu dans les année 50. Marie sort souvent dans le bar où travaille David et s'intègre dans le groupe d'habitués férus de littérature. Le jeune homme tombe amoureux de Marie et est prêt à tout pour la conquérir.
Un récit sur la crise identitaire d'un amoureux transit pris au piège de son mensonge... Pour savoir que quel mensonge il s'agit, lisez donc ce roman haletant! Le style est simple et précis, si vous connaissez un peu la langue de Goethe vous pouvez le lire dans le texte, ce n'est pas très difficile et il y a tellement de suspens qu'on ne peut plus lacher le livre!!!

Ma note: 4.5 voire 5/5

Martin Suter est un écrivain Suisse germanophone. Il a écrit également entre autres Die dunkle Seite des Mondes (La face cachée de la lune) également sur la perte identitaire!!
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Re: Martin SUTER (Suisse)

Message  RaincoatRai le Mer 23 Juin 2010 - 16:45

Business class, Ed. Christian Bourgeois, 59 pages,

Quatrième de couverture

Martin Suter est né à Zurich en 1948. Aprés avoir été publiciatire à Bâle, il a réalisé des reportages pour Géo. Il a été scénariste pour le cinéaste Daniel Schmidt et écrit des comédies pour la télévision. Depuis 1991, il se consacre à l'écriture de romans, qui sont devenus de véritables best-sellers. Small world a obtenu le prix du Premier Roman dans la catégorie "romans étrangers". Les textes de Business class ont fait l'objet d'une adaptation théâtrale. Martin Suter vit entre la Suisse, l'Esapgne et le Guatemala.
Martin Suter est plus connu pour ses romans. Entre 1992 et 2004, il a aussi régulièrement rédigé pour des hebdomadaires suisses-allemands des chroniques à la fois drôles et acides dont ce recueil propose un première sélection. Dans ces quatorze textes au style laconique et caustique, pétillant d'humour et de méchanceté, Martin Suter livre des tableaux instantanés de la vie de bureau : faux travailleurs de force laissant des traces ostentatoires de leur passage pour faire croire qu'ils ont travaillé toute le nuit, célébrations glaciales de fêtes d'entreprise où l'on oublie jusqu'au nom des emplyés que l'ont voulait célébrer, rapports féodaux entre les dirigeants et leur personnel invité par erreur à une fête privée, petites hypcrsies et mortifications quotidiennes alimentent ces brefs récits au ton grinçant.

Avis

D'habitude je n'aime pas lire des nouvelles, ou un succession de textes courts à la suite, mais là j'ai vraiment accroché. C'est tellement drôle et ironique que ça tombe juste, il réussi à cerner l'hypocrisie ambiante et le carriérisme exacerbé de certaines personnes. Je n'ai pas grand chose de plus à dire .

4.5/5
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Le cuisinier - Martin Sutter

Message  Recto verso le Dim 29 Aoû 2010 - 15:20

Christian Bourgeois éditeur.

Martin Sutter, Suisse jusqu'au fond des os et pourtant très critique envers son pays, nous fait découvrir la Suisse des immigrés Tamoul ayant fuit la guerre civile au Sri-Lanka ainsi que les meilleurs secrets de la cuisine moléculaire et ayurvédique !

Il va lier ces deux thèmes avec art puisque le jeune immigré tamoul, Maravan, a appris de sa grand-mère les secrets de la cuisine et des épices. Hélas ! L'Eldorado suisse ne le conduit qu'à faire la plonge dans un restaurant à la mode où il tombe amoureux d'une employée qui n'est attirée que par les femmes. Pire, il se fait virer sans façon pour avoir utilisé le rotovapeur (cusine moléculaire oblige !).

Ce spécialiste des préparations ayurvédiques, devenu également fin connaisseur de la cuisine moléculaire, va donc s'associer avec Andrea pour vendre sa cuisine aux vertus aphrodisiaques !
La love-fodd va permettre à Maravan d'exprimer ses talents culinaires si originaux dans des diners intimes à domicile pour couple à la recherche de "love menus".

L'affaire marche jusqu'à ce que les Tigres tamoul viennent lui demander son soutien das la lutte armée au Sri-Lanka.

Sutter nous dévoile à travers ce livre un certain visage de la suisse, xénophobe et cachant sous sa neutralité légendaire un certain nombre de malversations et de traffics, y compris d'armes. Il nous livre également par touche délicate le quotidien de ces étrangers et réfugiés politiques dans son pays ainsi que leur difficulté d'intégration.

Entre livre de cuisine et thriller géopolitique, un suspens haletant et ... savoureux s'installe.

Enfin, s'il en était besoin, un livre de recettes complète ce roman plein de charme et d'humanité.

Note : 4/5
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Small World - Martin Suter

Message  Chiwi le Jeu 1 Nov 2012 - 16:34

L'histoire : Conrad Lang, fils illégitime d'une servante et compagnon d'un fils de milliardaire dont il a partage la vie, se retrouve confronté à des pertes de mémoire. Très rapidement la maladie d'Alzheimer lui est diagnostiquée. L’évolution de sa maladie le fait se souvenir d’événements très lointains que certaines personnes ne veulent pas voir resurgir.

Ce que j'en pense
: C'est en regardant Metropolis (encore une fois) que j'ai découvert Martin Suter, ancien publicitaire et ancien journaliste habitue des questions financières reconverti comme écrivain.
Alors je me suis lancé dans Small World. Small World c'est la description de la grande bourgeoisie suisse et du petit peuple. Mais au-delà de l'aspect sociologique, il y a la description de la maladie. Maladie contre laquelle on ne peut pas faire grand chose, qui avance comme un bulldozer.
A côté de l'aspect médical, il y a comme une intrigue policière. On se demande pourquoi la mère de son ami, matriarche gérant un empire industriel, veut le voir disparaître de la circulation. L’évolution de la maladie permet à Conrad d'avoir des flash-back qui construisent tout doucement l'intrigue et cela donne de l’intérêt.
Grand avantage de la fiction Conrad bénéficie d'un traitement qui pourrait ralentir les effets de la maladie, petit tour qui permet à Martin Suter de finir son roman dans un happy end.
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Re: Martin SUTER (Suisse)

Message  Elfe le Mer 15 Mai 2013 - 9:08


Allmen et le diamant rose
Belfond

J'ai découvert le personnage d'Allmen avec ce deuxième roman. Et il m'a totalement charmée. J'ai adoré son côté dandy qui adore vivre dans le luxe mais qui n'en a pas les moyens. A ses côtés son acolyte Carlos qui cache bien son jeu.
N'oublions pas l'enquête: retrouver un diamant rose d'une grande valeur qui a été volé... Je ne peux révéler davantage de l'enquête au risque d'en dévoiler de trop.
Ce roman a un côté un peu désuet et d'un rythme plutôt tranquille que j'ai beaucoup apprécié . ça change des polars à multiples rebondissements. Un roman calme et charmant.

Note: 5/5

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Re: Martin SUTER (Suisse)

Message  noemiejardine le Lun 11 Aoû 2014 - 19:37

Allmen et le diamant rose

Elfe, te rejoins tout à fait, c'est un récit charmant, on aimerait voir et surtout connaître Allmen, son acolyte Carlos aussi bien sûr, tout à la fois majordome, jardinier, homme à tout faire et informaticien....

ai adoré ce passage démontrant la politesse exquise et bien perdue aujourd'hui d'Allmen: pendant le speech sur les mesures de sécurité en avion, il ne lit jamais, ni ne s'affaire à autre chose, il regarde.....Délicieux!
j'ai lu quelques titres de cette série, un peu dans le désordre je crois, mais cela ne gêne pas du tout.
ma note est aussi
5/5
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Re: Martin SUTER (Suisse)

Message  Lyreek le Dim 4 Jan 2015 - 19:24



Le temps, le temps - Martin Suter
Points - 317 pages

Résumé

Peter a perdu sa femme il y a tout juste un an. Celle-ci a été assassinée devant la porte de son immeuble, sans aucun mobile apparent.
Depuis, Peter est abattu, impossible pour lui de reprendre le cours de sa vie sans savoir qui a tué sa femme.
Alors, tous les soirs, il rejoue la scène et observe son quartier depuis sa fenêtre, persuadé qu’il va trouver ce qui était différent ce soir là et faire avancer l’enquête policière qui piétine.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce livre qui est particulièrement prenant et intrigant. Dès le début, on a envie de savoir ce qui est arrivé à Laura.

Puis, Peter rencontre son voisin, un vieil excentrique veuf lui aussi et qui pense que le temps n’existe pas, qu’on peut « annuler » ce qui s’est passé en recréant l’environnement exactement tel qu’il était avant. Une théorie séduisante, surtout pour Peter qui a du mal à faire son deuil.

Bien qu’incrédule au début, il se laisse petit à petit entrainer dans l’expérience du vieil homme de reproduire le 11 octobre 1991. Ce que j’ai trouvé amusant dans le livre, c’est que moi aussi, comme Peter, je me suis prise au jeu de cette expérience et tout me disant que c’était de la folie, j’étais curieuse de voir si ça allait marcher.

Je regrette toutefois les quelques longueurs et les descriptions méticuleuses de la reconstitution du quartier tel qu’il était en 1991. Pour moi, à moins que vous soyez un botaniste passionné, ça nuit un peu à l’histoire.

Par contre, j’ai bien aimé la fin ,bien que j’avais vu venir certains détails, j’ai quand même été surprise!

Au final, ce fut donc une très bonne lecture. Ça faisait longtemps que je voulais découvrir cet auteur, c’est maintenant chose faite et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.

4/5

Un grand merci à Shan-Ze qui m'a offert ce livre lors du swap Automne 2014 merci


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Re: Martin SUTER (Suisse)

Message  Lyreek le Ven 18 Aoû 2017 - 19:20



Lila, Lila - Martin Suter
Points - 384 pages

Quatrième de couverture

Comment David Kern, serveur dans un bar branché, dragueur ordinaire sans projet ni passion, incapable d’écrire une seule ligne, devient-il un auteur de best-seller ? Un mystérieux manuscrit caché dans le tiroir d’une table de chevet ancienne, un petit mensonge pour séduire une jolie fille, et le destin fait le reste… Ce petit jeu fort excitant sera-t-il réellement sans conséquence ?

Mon avis

Comme Le temps, le temps, Lila, Lila est un roman très intriguant et accrocheur et ce bien que le personnage principal ne soit pas très attachant.

En effet, David Kern a tout de l’anti-héros. Serveur dans un bar, il essaie de s’intégrer sans grand succès au sein un groupe de clients habitués. Côté cœur, il enchaine les déceptions. C’est pourquoi, lorsqu’il rencontre Marie, passionnée de littérature, il décide de forcer le destin et de se faire passer pour un écrivain en lui faisant lire un manuscrit qu’il a trouvé dans le tiroir d’une table de chevet achetée chez un antiquaire.
Mais ce que David n’avait pas prévu, c’est que Marie, sous le charme du roman, l’envoie à un éditeur, éditeur qui décide de le publier et d’envoyer son auteur dans une tournée de lectures aux quatre coins du pays.
Pris à son propre piège, David doit donner le change, tout en tremblant de voir le véritable auteur dénoncer l’imposture.

J’ai beaucoup aimé toute la première partie du livre, voir David entrainé dans une vie d’auteur qu’il n’a pas voulu et pour laquelle il n’a aucun talent. Ça donne des moments assez amusants, comme les premières lectures publiques où il est paralysé par le trac ou son peu d’enthousiasme vis-à-vis des ventes et des critiques car la crainte d’être démasqué augmente au fur et à mesure que le succès grandit.
S’installe alors un certain suspense, on se demande si son mensonge va être découvert et s’il va réussir à construire une vraie relation avec Marie bien qu’elle soit basée sur un mensonge.

Ensuite, il y a malheureusement quelques longueurs et une certaine lourdeur due au fait que David se sent écrasé par son mensonge et s’embourbe de plus en plus dans une situation qui le dépasse complétement.

Je n’en dirais pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte aux futurs lecteurs, mais malgré ces petits défauts, Lila, Lila est un bon livre, original et prenant qui traite du mensonge et de ses conséquences sur la vie d’un homme ordinaire. L’histoire du livre dans le livre est particulièrement bien construite jusqu’à une fin un peu attendue mais qui tombe sous le sens.
C’est également un livre sur l’amour mais qui en présente une vision plutôt désabusée.

Au final, j’ai donc passé un bon moment de lecture avec ce livre de Martin Suter dont je ne manquerai pas de lire un autre roman à l’occasion.

4/5

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Re: Martin SUTER (Suisse)

Message  Shan_Ze le Mar 9 Jan 2018 - 11:36

Small World de Martin Suter

Conrad Lang, sexagénaire, travaille en tant que gardien pour la famille Koch. Il les connait depuis tout petit et a grandi avec le fils, Thomas Koch, depuis tout petit. Un jour, il met accidentellement le feu à la villa. Il sera relogé dans un appartement particulier par Elvira, la belle-mère de Thomas, mais les choses ne vont que s’empirer…
Ce livre est depuis un petit moment sur mes étagères, attirée par l’étiquette 10 romans à lire absolument (Points, 2000-2011), par la couverture étonnante et par l’auteur dont j’avais entendu beaucoup de bien. Finalement, c’est une bonne découverte ! Le début n’a pas été facile, le temps de situer les personnages, de comprendre que Koni était le diminutif de Conrad (j’étais pas en forme, fin d’année, tout ça…), qu’Elvira paraissait suspecte… J’ai beaucoup aimé l’humour de l’auteur, très discret qui donne juste assez de pep’s au récit pour qu’il soit agréable. Pourtant, le sujet n’est pas évident, la perte de mémoire chez les malades d’Alzheimer, l’oubli des proches peuvent être douloureux à lire. Mais Martin Suter l’oppose aux souvenirs du lointain passé qui remontent, qui semblent mettre mal à l’aise Elvira. Je me demanderai s’il y avait une explication plus rationnelle à l’exclamation Small World (qui donne le titre du roman) de Conrad ? Bref, j’ai beaucoup aimé ce livre, même si j’ai trouvé quelques longueurs. Je relirai Martin Suter !



Note : 4.5/5
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Re: Martin SUTER (Suisse)

Message  DKOIS le Mar 4 Sep 2018 - 17:23

LE TEMPS, LE TEMPS
Martin SUTER
Points 314 Pages

Résumé:

Peter recherche en vain l’assassin de sa femme, tuée au bas de leur immeuble. Il est certain que le vieil ermite d’en face, M. Knupp, est impliqué. Ce type louche tient d’étranges propos : le temps n’existe pas, dit-il un beau jour, ce qui permet de rétablir n’importe quelle situation passée ! Et si en s’associant avec ce fou Peter parvenait à retrouver, non pas l’assassin, mais sa propre épouse ?


Mon avis:


Bon point : L'originalité de l'intrigue. Voici une enquête de meurtre bien particulière et insolite. On se laisse embarquer dans les investigations de Peter, mari de la victime. En parallèle de cela, mais tout fera par converger, l'étrange expérience de son voisin, afin de démontrer que le temps n'est qu'illusion et qui embarquera Peter dans  cette étrange aventure.

Bémole : La longueur du dernier 1/4 du roman, qui énonce sans fin et dans les moindres détails la mise en place de cette fameuse expérience de Knupp, le voisin. Cette longueur inutile nuit au suspens qui s'était installé crescendo au fil de la lecture. 

Je n'hésiterai pas une nouvelle lecture de Martin Suter.  

Ma note 3.5 / 5

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Re: Martin SUTER (Suisse)

Message  DKOIS le Sam 10 Nov 2018 - 13:18

LILA, LILA
Martin SUTER
POINTS 373 Pages
 
Résumé (source éditeur) :

Lorsque David Kern, serveur dans un bistrot branché d'une grande ville, fait l'acquisition chez un brocanteur d'une vieille table de chevet écornée, rien ne lui annonce que sa vie va basculer. La table de nuit contient, coincé dans son tiroir, le manuscrit d'un roman qu'un auteur inconnu semble avoir oublié là avant de se suicider. L'amour d'une jeune cliente du bar pousse alors David vers la plus folle des aventures, qui le comblera de bonheur. Jusqu'à l'apparition d'un mystérieux personnage, clochard respectueux, alcoolique retenu, qui prend rapidement le contrôle du jeune homme... Martin Suter prolonge avec Lila, Lila la lignée des diaboliques romans à suspense, subtils et tendrement sardoniques, qu'il a ouverte avec ses trois premiers succès, Small World, La Face cachée de la lune et Un ami parfait.
 
Mon avis :


Après un rendez-vous manqué à Berlin (Berlin sous la Baltique de Hamilton) et un voyage bâclé à Barcelone (Le jeu de l’ange de Ruiz Zafon), quoi de plus logique que de se réfugier en terrain neutre pour relancer ses envies de lecture ? Donc direction la Suisse en compagnie de Martin Suter.


Ma première lecture de Martin Suter remonte à quelques semaines avec « Le temps, le temps ». Roman sans grande prétention mais au scénario original et à la lecture facile qui avait retenu mon attention et l’envie d’en découvrir d’autres. Chose qui est à présent faite.


Basé sur le thème de la supercherie littéraire, ce roman pourrait bien faire la Une d’un journal télévisé. Voyons ce que ça donnerai…


«  Mesdames, Messieurs Bonsoir et bienvenus pour cette édition de 20.00.


Commençons tout d’abord ce journal par ce coup de tonnerre littéraire qui n’est pas s’en rappeler celui de l’affaire Romain Gary / Emile Ajar dont tous les amateurs de littérature se souviennent.


Cette affaire concerne Davis Kern, jeune auteur Suisse dont le premier roman « Lila Lila » est devenu un best-seller en se vendant à plusieurs milliers d’exemplaires. Nous apprenons aujourd’hui, que David Kern n’est pas l’auteur de ce roman. Qu’il s’est tout simplement contenter de recopier un manuscrit découvert dans un meuble d’occasion. Pourquoi ? Comment ? Pour mieux comprendre, nous avons invité, Marie, la femme qui a partagé la vie durant cette période de gloire.


Marie Bonsoir, comment expliquer les agissements de David ? Rien ne lui prêtait de jouer les escrocs ? Ces proches ont été les premiers surpris


Marie : Je suis heureuse de pouvoir m’exprimer en public de cette histoire afin que tout soit vraiment clair. Tout d’abord, il faut connaitre David. David est un garçon d’une extrême gentillesse, un peu rêveur, timide et surtout victime d’une sorte de complexe d’infériorité. Dans son travail, David était à l’époque serveur dans un bar, il avait l’occasion de côtoyer d’autres jeunes de son âge, venus essentiellement de milieux intellectuels. David s’identifiait un peu à eux et tentait de se faire intégrer. Un monde les séparait malgré tout.


Le journaliste : Et c’est là que vous avez surgit dans la vie de David ?


Marie : Oui. C’était l’époque où je vivais une période difficile de ma vie, me sentant un peu seule. Un soir, je suis entrée dans le bar où David travaillait. Il m’a présenté son groupe d’amis. Rapidement je me suis sentie à l’aise avec eux. Ralph, un d’entre eux, était très entreprenant à vouloir me conquérir.


Le journaliste : C’est à ce moment que David vous a présenté « son » roman ?


Marie : Oui. La proximité de Ralph l’exaspérait. Il avait un besoin d’attirer mon attention. Il était amoureux de moi.


Le journaliste : Vous n’avait pas été surprise de découvrir David romancier ?


Marie : Oui bien sûr, c’est toujours étonnant une telle découverte, mais en vérité, non. Ce que j’ai lu correspondait étonnamment au personnage que j’avais devant moi. Pour moi, il était indéniable que le personnage central de ce roman faisait une seule et même personne avec David. Surtout au niveau de la sensibilité. Et comme plusieurs milliers de lecteurs, j’étais sous le charme de l’écriture…


Le journaliste : Et vous l’avez encouragé à faire éditer ce roman ? N’est-ce pas ?


Marie : Non j’ai contacté à son insu des éditeurs. C’est donc moi qui suis à l’origine de sa publication.


Le journaliste : …et là c’est le début, de l’aventure, du succès…


Marie : Surtout le prolongement d’un mensonge entre nous…


Le journaliste : Qui vous a amené, l’un et l’autre à la situation actuelle


Marie (une larme au coin de l’œil) : Oui…


Le journaliste : Merci d’être venue pour nous apporter votre témoignage. Ecoutons à présent Dkois notre spécialiste littéraire qui revient sur le roman.


Dkois : Ce roman qui aborde le sujet du monde et des milieux littéraires, m’a laissé sur ma faim. Je pensais partir pour un roman angoissant, beaucoup plus « thriller » mais l’histoire s’est contentée de mettre en avant les personnalités des différents protagonistes. A ce niveau c’est plutôt réussi. La première partie est prometteuse mais l’intrigue ne monte pas en puissance. Ce fût toutefois une lecture agréable et un peu plus que divertissante. .


Le journaliste : Merci Dkois et passons à présent à la page économique de ce journal


Ma note 3.5/5

DKOIS

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Re: Martin SUTER (Suisse)

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