Robert MERLE (France)

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Re: Robert MERLE (France)

Message  clarize le Jeu 17 Nov 2011 - 17:00

Malevil de Robert Merle

Après l’apocalypse nucléaire, un petit groupe de survivants tente de s’organiser dans un château médiéval du Sud ouest de la France

J’ai relu avec grand plaisir ce livre, j’ai beaucoup lu cet auteur qui me plaît toujours autant car j'ai aimé Malevil avec son coté robinson , ses lieux , ses personnages et surtout Emmanuel Comte, chef et patriarche organisateur de cette micro-société quelque peu utopique mais cette histoire s’est révélée passionnante.

Grand merci à Nathalire qui me l’a offert lors d’un swap

Note 5/5

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Re: Robert MERLE (France)

Message  Fabienne le Mar 22 Nov 2011 - 18:47

MALEVIL de Robert MERLE

Editions Folio 636 pages

Genre : Science fiction - anticipation



4ème de couverture :
Une guerre atomique dévaste la planète, et dans la France détruite un groupe de survivants s'organise en communauté sédentaire derrière les remparts d'une forteresse. Le groupe arrivera-t-il à surmonter les dangers qui naissent chaque jour de sa situation, de l'indiscipline de ses membres, de leurs différentes idéologiques, et surtout des bandes armées qui convoitent leurs réserves et leur "nid crénelé".

Ma critique :

De Robert MERLE, j'avais déjà lu la série "Fortune de France" que j'avais beaucoup apprécié.
L'humour est très présent dans ce livre, malgré les drames qui s'y passent, ce qui rend la lecture agréable. Les discussions entre la Menou et Emmanuel sont souvent cocasses.
Le descriptif de la vie des principaux personnages, avant "l'évènement" est intéressante. Cela nous permet de mieux connaître les héros et de nous attacher à eux.
L'organisation des survivants, dans ces nouvelles conditions de vie précaires, est passionnante. On se surprend à se poser des questions. Comment ferais-je, moi, sans ceci, sans cela ?
Emmanuel se révèle être un véritable chef, n'hésitant pas à tuer pour protéger "les siens". Par contre, je trouve qu'il pousse l'intérêt commun un peu loin, notamment avec le "partage" des femmes. D'ailleurs, ses compagnons ne sont pas d'accords même s'ils finissent par se rallier à son idée.
Un livre, sans temps mort et que j'ai dévoré.

Ma note : 5/5

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Re: Robert MERLE (France)

Message  dodie le Dim 18 Déc 2011 - 17:00

MALEVIL

Un petit avis qui rejoint ceux déjà postés: j'ai beaucoup aimé ce roman. Tout d'abord l'écriture de Robert Merle assez classique dans la narration mais dont les dialogues sont excellents.
Le personnage principal: Emmanuel Comte prend la direction des opérations dès le début, il agit en homme de décision, charismatique mais là où l'auteur m'a agréablement surprise c'est qu'il n'en fait pas un saint, un homme sans faille. Il doute parfois de ses décisions et certaines d'entre elles d'ailleurs m'ont fait bondir.
Robert Merle met en avant un avis très arrêté sur l'être humain: la solidarité entre les hommes existe et dans un monde parfait elle ne devrait pas avoir de limites. Mais chacun sait que ce monde n'existe pas et que même s'il ne reste qu'une poignée d'êtres humains, il y en aura toujours un qui essaiera de profiter des autres et mettra son profit personnel avant celui de la communauté.
Une belle histoire qui peut se lire comme un récit d'aventure mais dont le discours est plus profond qu'il n'y paraît.
Ma note 4,5/5
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Re: Robert MERLE (France)

Message  Parch le Sam 31 Déc 2011 - 11:39

Robert MERLE, La mort est mon métier, 1952

L'intérêt de ce roman réside dans le fait qu'il date de 1952, soit dix ans avant le procès Eichemann. La question du génocide n'est encore pas un sujet largement étudié comme il l'a été par la suite. Sans doute l'histoire était-elle trop récente...

Merle nous livre ici une véritable biographie très sérieusement travaillée. Pourquoi a-t-il décidé de nommer son protagoniste Rudolf Lang plutôt que Rudolf Hoess ? Car c'est bien de ce personnage qu'il s'agit. Et tout semble exact depuis son enfance jusqu'à son attitude durant le procès.

A ma grande surprise, la question des camps ne concerne finalement pas la totalité du roman. Une première moitié concerne son enfance, son adolescence, son expérience de la Première Guerre mondiale puis son inscription au parti nazi. Toute cette partie est magistralement racontée : l'ambiance début de siècle est bien restituée : j'avais l'impression de lire un livre de Stefan Zweig. Les relations père-fils (son père est ancien officier prussien) sont effrayantes...

La partie traitant des camps de concentrations a été suffisamment commentée : on comprend bien le déroulement des événements. Comment petit à petit la machine de mort se met en place par petites améliorations successives. Le protagoniste se perçoit comme un organisateur et à travers ces yeux on ne voit pas les victimes mais des "unités" à réceptionner, à gérer et à traiter. Les problèmes logistiques sont au coeur de ses préoccupations même autour de lui tout le monde n'est pas aussi insensible (famille, subordonnés).

Un grande réflexion aussi sur l'obéissance (aveugle)...

Ma note : 4,5/5

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Re: Robert MERLE (France)

Message  Louvaluna le Sam 31 Déc 2011 - 13:03

Belle critique Parch ! Ce livre est dans ma PAL. Je suis très intéressée par ton observation concernant la relation père-fils.

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Les hommes protégés

Message  Chiwi le Lun 3 Juin 2013 - 16:20







Édition : Gallimard

Année : 1974

377 pages

Note : 4/5

L’histoire : Une épidémie d’encéphalite touche les hommes en âge de procréer. La société américaine est durement touchée en raison de l’inertie des gouvernants. Des hommes dont le capital intellectuel est primordial sont isolés, protégés. Les femmes prennent ainsi le pouvoir.

Ce que j’en pense : Et si une épidémie frappait la moitié de la population humaine c’est-à-dire les hommes? Robert Merle part de cette hypothèse pour décrire un monde qui ne fait pas envie du tout. Les gouvernants pour des raisons électorales n’ont rien fait pour endiguer la maladie. Mais une fois qu’il n’y a plus d’hommes ce sont les femmes qui prennent leur place et aussi leur revanche. Il y a la mise en place d’un système répressif et totalitaire où les femmes se retrouvent en haut de la hiérarchie sociale, viennent ensuite les castrats (certains hommes font le choix de perdre leurs attributs plutôt que de perdre la vie) puis viennent les hommes encore entiers. Les hommes entiers ou protégés paient pour les siècles de domination masculine.

Écrit au milieu des années 70, en plein dans la lutte pour la condition féminine, le roman pose la question du rapport entre les sexes. Comment peut s’équilibrer ce rapport ? Doit-il y avoir une égalité ou y avoir un rapport de domination qui montrerait que les femmes n’ont pas plus de jugeote que les hommes.

C’est la description d’une société froide et totalitaire, et même si des femmes plus modérées arrivent au pouvoir par la suite , ce qui est proposé laisse encore l’homme de côté.

C’est vrai que par certains côtés le trait semble forcé, que le système décrit ne fait pas dans la finesse mais au moins cela suscite la réflexion.
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Re: Robert MERLE (France)

Message  Philcabzi le Lun 3 Juin 2013 - 16:45

Le sujet me fait penser à Dans la ville des veuves intrépides de James Canon qui a déjà été livre du mois. J'avais beaucoup aimé le sujet, je mets celui-ci dans ma LAL!

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Re: Robert MERLE (France)

Message  Chiwi le Lun 3 Juin 2013 - 18:05

Philcabzi a écrit:Le sujet me fait penser à Dans la ville des veuves intrépides de James Canon qui a déjà été livre du mois. J'avais beaucoup aimé le sujet, je mets celui-ci dans ma LAL!

Oui je me souviens, moi je vais mettre Dans la ville des veuves intrépides dans ma wish-list.
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Un animal doué de raison

Message  Chiwi le Dim 9 Mar 2014 - 10:11

Titre : Un animal doué de raison
Auteur : Robert Merle
Editeur : Folio
Année : [1967] 1985
505 pages


L’histoire : Le professeur Sevilla a entrepris de faire parler le langage des hommes à des dauphins. A partir du moment où il va réussir, sa réussite va faire l’objet de convoitises notamment de la part des services de renseignements américains. Alors qu’on lui a enlevé ses dauphins, une explosion atomique détruit un navire américain à proximité des côtes chinoises. Cela provoque un casus belli entre les Etats-Unis et la Chine qui sont  à deux doigts de déclencher la Troisième Guerre Mondiale.


Ce que j’en pense : Un animal doué de raison est un roman dense en idées, même touffu. Robert Merle aborde de nombreux thèmes mais ceux-ci sont disparates et ça donne un goût d’inachevé à l’ensemble du roman.
Il entame le roman sur la question de faire parler le langage humain à des dauphins, animaux qui auraient la capacité de l’utiliser en raison de leur intelligence. Alors on a droit à un cours sur le dauphin, c’est encyclopédique et même si c’est intégré au récit j’ai l’impression que ça prend le lecteur pour un neuneu. 
Ensuite le récit est très tributaire du contexte géopolitique contemporain. La Guerre Froide est bien présente et on a droit à une opposition entre l’Occident (les États-Unis) et l’Est (URSS et Chine). Par contre il y a une certaine acuité quant à la description de la réaction de la population face à la destruction du navire américain. Même s’il devait se baser sur ce qu’il pouvait y avoir eu avec Pearl Harbour, j’ai trouvé qu’il y avait  de grandes ressemblances avec les réactions post 11 septembre. Comme quoi une nation aura à peu près les mêmes réactions face à un tel événement, quelle que soit son évolution historique.
A côté des considérations zoologiques et anthropologiques, il y a les personnages, dont les historiettes amoureuses plombent le récit. On croirait que plutôt que de sauver le monde , ils pensent à leur bas-ventre. En plus, à part Sévilla et Arlette Lafeuille (avec un nom pareil on ne risque pas de la confondre), ils sont assez interchangeables. Ils sont tous grands, beaux et en bonne santé, et on des prénoms bateaux comme Bob ou Peter. Des fois je soupçonne Robert Merle de vouer un culte à l’Amérique, tant ses personnages américains sont parfaits et ne font pas l’objet de critique.
Heureusement qu’il y a Fa et Bi, les deux dauphins, qui apparaissent bien plus complexes que les humains et aussi plus humains.
Un animal doué de raison est un roman longuet, plombé par des luttes intestines entre services de renseignement et hommes politiques, par des histoires de cœur et qui laisse un peu rapidement de côté le rapport entre l’homme et l’animal et la question de la conscience de l’animal.


Note 3/5
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Re: Robert MERLE (France)

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