John STEINBECK (Etats-Unis)

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John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Philcabzi le Dim 21 Déc 2008 - 3:25

De : melodie74 (Message d'origine) Envoyé : 2003-07-11 17:31
Steinbeck, John (1952) À l'est d'Éden. 694 pages (Livre de Poche)

AHHHHHH! J'avais fini ma critique et mon ordi a planté...Je recommence.

Et bien, c'est fait. J'ai terminé À l'est d'Éden il y a deux jours. Même fini, je ne pouvais m'empêcher d'y penser. Il est vraiment venu me chercher.

Donc, c'est l'histoire parallèle puis commune de deux familles aux État-Unis entre la fin du XIXè siècle et le début du XXè siècle (première Guerre mondiale). Il y a les Trask dans l'Est, au Connecticut et les Hamilton, immigrants irlandais, dans l'Ouest, dans la vallée de Salinas en Californie (près de San Francisco).

L'intrigue est un peu dure à expliquer car ce n'est pas nécessairement un livre avec un début, un milieu et une fin. C'est une grande fresque familiale, de génération en génération. Ce qui est cependant indissociable à l'histoire, c'est la dichotomie entre le bien et le mal. Cette division est à l'avant-plan de tout le livre, à l'intérieur de chaque personnage. Certains sont tout blancs, d'autres tout noirs, mais la plupart sont gris, à la recherche d'eux-mêmes ou de quelque chose d'autre, armés d'un désir de survie hors du commun et avec un désir extrêmement touchant d'être aimé. Je ne connais pas beaucoup la religion, mais le mythe de Caïn et Abel est très présent. Le livre m'a arraché des larmes queqlues fois, pas des petites larmes de tristesse qui vont et viennent en 30 secondes, mais de gros sanglots. De plus, ce livre est très "moderne" pour un classique. Mais j'imagine que c'est la définition un classique : un livre intemporel.

Le seul hic à cette merveilleuse saga est la traduction. Je l'ai lu en français (traduit de l'américain comme ils disent) et ce fut une grande erreur (à mon avis). Si vous pouvez, lisez-le en version originale. Enfin, peut-être est-ce moi et mon manque de vocabulaire, mais j'ai trouvé le choix de lexique souvent obscur, redondant et archaïque. En plus, je trouve ça frustrant de voir que l'hymne national américan The Star-Spangled Banner devient La Bannière Étoilée mais que Castroville Street demeure Castroville Street et ne deivent pas rue Castroville.

Alors, un 4.5/5 (à cause de la traduction)

J'espère que certains d'entre vous le liront et me diront ce qu'ils en ont pensé.
Mélodie


De : doune9197 Envoyé : 2004-03-12 15:45
Des souris et des hommes de Steinbeck

Histoire: Il s'agit de l'aventure de deux travailleurs pauvres et incultes, Georges et Lennie, qui sont toujours ensemble et qui parcourent les États-Unis à travers les ranchs pour se trouver un emploi stable. Malheureusement, Lennie a un problème, il est d'une force incroyable mais il est un peu retardé. Innocent et inconscient, il adore tout ce qui est doux. Après plusieurs péripéties, les deux hommes arrivent dans un ranch où le fils du propriétaire prend en grippe le pauvre Lennie.

Critique: Une magnifique histoire d'amitié prenante et comique dans un monde de pauvreté où les rêves sont permis mais cachés aux autres, au cas où ils voudraient les voler... Vous voyez le genre? J'ai adoré ce roman!!! Assez court, il se lit en très peu de temps, pas de détails inutiles, de longues descriptions redondantes. Décidément, Steinbeck est un auteur que j'apprécie particulièrement et j'ai l'intention de lire ces autres livres, d'autant plus que j'aie vu sa biographie et cet homme est digne d'être reconnu et respecté.

Note: 4,5/5


De: Celene

John Steinbeck - Lune noire

C'est un petit livre étonnant où l'on rencontre des personnages ayant une très forte personnalité, montrant qu'ils n'ont pas peur de l'ennemi et qui résistent bien dans la volonté qu'ils ont de contrer les nazis. Ils réussissent un tour de force en laissant l'ennemi dans une indifférence totale, en les ignorant et en les poussant ainsi à "craquer". On comprend pourquoi ce livre a été interdit pendant l'Occupation.

Note : 3,75/5
(Celene)


De : Mousseliine Envoyé : 2005-03-24 08:22
Les raisins de la colère
(Gallimard/folio, 1972, 640 pages)

C'est l'histoire de ces gens de l'Oklahama, du Kansas, de l'Arkansas... qui ont été chassés de leurs terres par les tracteurs, par le progrès, qui ont pris la route entassés les uns sur les autres dans de vieilles camionnettes, la route pour le rêve mythique: la Californie. Ils n'avaient plus que leur dignité qu'ils ont fini par perdre au gré de leurs mésaventures. Eux qui de génération en génération étaient de fiers paysans, propriétaires de leurs terres sont devenus des vagabonds, des sans-abris, des Okies.
Voilà un roman grandiose, comment en parler d'ailleurs tellement c'est grand. Avec John Steinbeck, on ne s'arrête pas à son chez-moi, à son patelin, à son pays, oui l'histoire se passe bien aux Etats-Unis, oui c'est un fait dans l'histoire américaine mais avant tout c'est la misère de l'homme par l'homme et ça c'est universel. On est amené à s'interroger sur l'homme et c'est d'une infinie tristesse de constater que finalement rien ne change, rien ne changera... On suit particulièrement une famille, une pauvre famille qui vit toutes les misères du monde, mais ce n'est pas ça qui m'a tant rendu triste mais bien l'attitude de l'homme envers son semblable et on n'y voit pas d'espoir, c'est la condition humaine.

Faut le lire, il y en a peu des comme ça. Ce livre m'a fait le même effet que Voyage au bout de la nuit de Céline, j'ai d'ailleurs souvent pensé à ce roman. Deux chefs-d'oeuvres, deux incontournables!

Note : 5/5


De : Petit_biloute Envoyé : 2005-04-11 08:00
John Steinbeck – La Perle ( Folio Poche, 121 pages)

Kino est un pêcheur indien très pauvre, mais il se contente de la vie qu’il mène auprès de sa femme Juana et de son fils Coyotito1 jusqu’au jour où il remonte à la surface la plus grosse et la plus parfaite des perles2. Cette découverte fait de Kino un homme riche, plus riche qu’il n’aurait pu imaginer le devenir, et il se prend à rêver : il possèdera bientôt un fusil, il épousera Juana à l’église et Coyotito ira même à l’école ! Le bonheur de Kino est malheureusement de courte durée et il est vite confronté à la jalousie, l’avidité et la violence des hommes.

Avec ce petit3 roman, Steinbeck raconte une histoire que chacun connaît sous une forme ou une autre (l’argent ne fait pas le bonheur !), mais ses mots produisent leur effet : j’ai fini le livre avec une boule au fond de la gorge, à la fois attristé part le terrible destin de Kino et Juana et atterré par la cruauté et la lâcheté de certains hommes.

Bref, à lire !

Promis, dès que je tombe sur les six bons numéros, je vous délivre ma propre version de « la perle », tirée de mon expérience personnelle ; j'ai déjà le titre : "le loto".

Note : 4/5

1 finalement, Biloute comme prénom ce n’est pas si mal …

2 de la taille d’un œuf de mouette selon l’auteur. Mais connaissances en ornithologie sont malheureusement trop limitées pour me faire une idée de ce que cela représente !

3 En comparaison des pavés que sont « A l’est d’Eden » et « Les raisins de la colère ».


De : Nyahblue Envoyé : 2005-05-29 17:36
East of Eden - John Steinbeck
5/5

Critique
Un vrai bijou ce livre et une découverte des plus agréable. Je suis restée surprise devant la capacité de Steinbeck d'impliquer autant de personnages et qu'on soit en mesure de tout comprendre. "Eden" était mon premier Steinbeck, mais ce ne sera pas le dernier. Au départ, j'étais sceptique parce que j'avais vu des extraits du film "Des souris et des hommes" et j'en étais restée sur mon appétit. Je suis vraiment contente d'avoir eu le guts de lire ce livre et maintenant je le conseille à tout le monde. Le parallèle avec la Genèse est aussi très intéressant et amène le lecteur à considérer l'histoire d'un point de vue plus critique et même de comprendre la jalousie, la colère ou le besoin de vengeance des personnages.


De : Mousseliine Envoyé : 2005-07-01 18:23
Des souris et des hommes
(Gallimard/folio, 1995)
George et Lennie sont de grands amis qui rêvent d'avoir leur terre, une petite maison, des poules et des lapins. Lennie est grand et très fort, il est handicapé mental, il n'est pas méchant mais sa grande force lui joue souvent des mauvais tours, il aime caresser tout ce qui est doux et il ne sait pas où s'arrêter.

Voilà encore un autre chef-d'oeuvre de John Steinbeck, un court roman qui laisse de la place aux lecteurs pour lire entre les lignes, on envisage les personnages dans tout ce qu'ils ont d'humain. L'Homme d'aujourd'hui est finalement le même que celui des années 30. Les romans de Steinbeck n'ont pas de frontière, tout ce qu'on y voit est universel. L'histoire semble triste mais comme dans Les raisins de la colère, Steinbeck évite le mélodrame, la vie de ses personnages est misérable mais c'est comme ça et on continue et surtout il y a beaucoup de tendresse.

Extrait: "Sûr que tout le monde en veut. Tout le monde veut un lopin de terre, pas beaucoup. Quelque chose qui est à vous, simplement. Quelquechose où qu'on peut vivre et d'où personne n'peut vous faire partir. J'en ai jamais eu. J'ai fait des récoltes pour tous les habitants de cet État, autant dire, mais c'étaient pas mes récoltes, et quand je les coupais, c'était pas ma moisson. Mais maintenant, nous allons le faire. George n'a pas d'argent sur lui. Cet argent est à la banque. Moi, et Lennie, et George. Nous aurons une chambre à nous. Nous aurons un chien, et des lapins et des poulets. Nous aurons du maïs vert, et peut-être bien une vache aussi, ou une chèvre."

Un roman tout en dialogues, c'est presque une pièce de théâtre, qui se lit en deux temps trois mouvements. Peut-être le roman idéal pour découvrir le très grand John Steinbeck!

note: 5/5
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Philcabzi
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Philcabzi le Dim 21 Déc 2008 - 3:25



De : EnglishSummerRain101 Envoyé : 2006-01-25 18:27
LA PERLE
Gallimard, 173 pages

Un jour, Kino, un pauvre pêcheur, trouve une perle, mais pas n’importe laquelle, une perle énorme qui fera de lui un homme riche. Il commence alors à planifier ce que sera sa vie et la vie de sa famille. Malheureusement, l’odeur de la richesse attire toute la racaille du village et Kino réalise assez vite que sa vie est menacée…

Franchement, je ne sais pas trop quoi dire sur ce livre! Je suis indifférente face à ce bouquin. Bon normalement, quand je lis un livre, les images se forment aisément dans mon esprit grâce aux descriptions faites par l’auteur et cette fois-ci, j’avais beaucoup de misère à les imaginer, à les voir.

Aussi, la moralité de l’histoire me laisse de glace, car l’auteur n’apporte rien de nouveau dans l’universalité de l’argent ne fait pas le bonheur. Et l’envie des villageois vis-à-vis la trouvaille de Kino devient presque surréaliste : nous avons droit à un défilé nocturne d’ombres qui souhaitent s’approprier de la maudite perle et qui sont même prêts à tuer le propriétaire pour l’avoir.

En lisant ce livre, j’étais persuadée que ce roman a été écrit au tout début de la carrière littéraire de John Steinbeck. Que nenni! Il a été écrit entre Les raisins de la colère et À l’est d’Éden, deux monuments de cet écrivain. Pourtant, je le trouve assez sommaire.

Après avoir lu Of Mice and Men et À l’est d’Éden, lesquels je recommande fortement, je suis vraiment déçue par ce court texte.

Note : 2,5 / 5

Je me culpabilise un peu pour une note aussi sévère pour un Steinbeck, mais c'était trop ennuyant comme lecture.


De : Sahkti1 Envoyé : 2006-06-06 05:19
John STEINBECK, La perle

La misère est un thème cher et présent dans toute l'œuvre de John Steinbeck qui la place au centre de nombreux récits. Une misère qu'il dénonce, d'autant plus qu'elle n'est pas épisodique ou accidentelle mais endémique à la société. Notre monde est composé de telle sorte qu'il y a d'un côté les riches, de l'autre les pauvres et que personne ne fait rien, au niveau des gouvernements, pour que ce fossé grandissant disparaisse. La plupart des héros des ouvrages de Steinbeck sont des ouvriers ou des paysans miséreux, se tuant à la tâche et espérant un monde meilleur.
A côté de cela, il place l'espoir, c'est ce qui permet à la communauté indienne pauvre décrite dans "la perle" de survivre et tenir le coup. L'espoir dans un monde meilleur, l'espoir qui porte à but de bras et empêche de mettre fin à sa vie. Fil conducteur de la première partie, il occupe tous les esprits de Kino qui rêve d'être un jour riche et heureux.
Mais également la cupidité, à laquelle Steinbeck donne deux visages dans ce récit. Celui des marchands et du médecin qui ne pensent qu'à s'enrichir sur le dos des autres et veulent être de plus en plus riches. Celui des pauvres qui perdent la raison lorsqu'ils apprennent que Kino a trouvé la plus grosse perle de l'océan. Kino qui en est lui-même atteint quand il se met à rêver à tout ce qu'il pourra faire et acheter avec l'argent de la perle. Ses projets sont démesurés et son âme se pervertit au contact d'une fortune encore virtuelle.
Et Steinbeck n'arrête pas de dénoncer en si bon chemin. Dans ce texte figure aussi le thème de l'esclavage moral: il ne s'agit pas ici de soumission au sens physique du terme mais d'un asservissement de la communauté pauvre au profit des gens aisés. Pour tenter d'enrayer la misère qui les ronge, ces paysans et ces pêcheurs doivent se plier à de basses besognes et à des travaux humiliants. Ils tentent de garder la tête haute et fière mais les brimades sont quotidiennes et progressivement, un sentiment d'infériorité naît en eux, tout comme une impression de résignation et d'acceptation de ce monde à deux vitesses. Pauvres ils seront et pauvres ils resteront, ils n'ont pas le droit de devenir riches… ils en arrivent à penser cela et construire leur vie autour de ce principe savamment entretenu par la classe supérieure.
L'histoire de "La Perle" trouve ses sources dans un conte traditionnel Indien, de la région de Baja en Californie. Steinbeck l'a adapté en lui donnant une dimension contemporaine plus sociale et plus politisée. Ce qu'il ne manque d'ailleurs pas de faire pour chacun de ces textes, expliquant ainsi en partie pourquoi son œuvre, mettant en lumière la misère et le laxisme des autorités, a souvent heurté et dérangé.

Ma note: 4/5


De : Sahkti1 Envoyé : 2006-06-06 05:20
John STEINBECK, Des souris et des hommes

On parle souvent de ce roman comme étant le récit d'une formidable amitié entre deux hommes. Oui, c'est certes le cas. George et Lennie vivront ensemble jusqu'au bout, ne se quittant pas, George protégeant Lennie qui s'abandonne complètement, en totale confiance, aux décision de son ami. Une amitié plus forte que la mort qui comporte cependant son lot de dureté et de difficultés. Tout n'est pas simple, Lennie est régulièrement un fardeau avec lequel George doit composer. Et George n'est pas non plus de plus faciles.
Au delà de cette fresque affective, on trouve aussi (et surtout) un portrait d'une certaine Amérique, l'Amérique profonde des rangers et des préjugés. Celle qui veut que les pauvres restent pauvres, les riches encore plus riches, les noirs et les infirmes remisés au placard. Un regard lucide et sans compromis sur une société récurrente dans toute l'oeuvre de Steinbeck, bien plus efficace qu'on long essai sociologique.
L'écriture est belle, car forte et familière. L'essentiel du texte est composé de dialogues, des phrases que tout le monde peut penser et prononcer, ça rend les personnages encore plus proches du lecteur et le récit très accessible.

Ma note: 3,5/5


De : Cocotte8017 Envoyé : 2006-06-27 18:23
Des souris et des hommes
(Folio Plus Classiques, 2005, 194 pages)

Georges et Lennie, deux copains inséparables, parcourent les États-Unis pour trouver du boulot. Ils caressent le rêve d'avoir leur propre terre. Lennie est handicapé mentalement, il possède une grande force qui lui permet de se démarquer au travail, mais a de la difficulté à la contrôler. Mais Georges veille sur lui et est toujours là pour le protéger.

J'ai eu tout un coup de foudre pour ce livre! Moi qui hésite à lire des classiques, si seulement ils étaient tous comme celui-ci! Voilà un livre agréable à lire, une écriture fluide sans fioritures ou longues descriptions. Je l'ai dévoré en quelques heures. J'ai été complètement marquée par cette histoire d'une grande humanité, ces personnages tout à fait uniques qui ne vont pas me quitter de sitôt. L'auteur présente la réalité de l'Amérique des années 30, mais ce que je retiens surtout c'est l'histoire qui traite de thèmes toujours d'actualité comme la fraternité, la différence, l'espoir. Pas étonnant que ce roman traverse si bien le temps et continuera d'être lu et apprécié!

À lire absolument!

Ma note : 5/5


De : van1709 Envoyé : 2006-06-30 11:08
Les raisins de la colère

Résumé: On est dans les années 30, Tom Joad sort de prison et se met en route pour retrouver sa famille dans l'Oklahoma. Il retrouve la maison en très mauvais état, vide. Tous ceux qui habitent dans les environs, des métayers, ont également déserté. Propriétaires ou pas, les banques les forcent à quitter leurs terres, leurs gagne-pain, en leur disant qu'ils trouveront tous du travail à l'ouest. C'est là que tous désormais se dirigent, en espérant trouver du travail, un lopin de terre. Tom Joad et sa famille vont également se retrouver sur cette route, celle de la désillusion.

Mon avis: J'ai longtemps repoussé la lecture de ce livre que je n'étais pas sûre d'aimer. Mais malgré mes difficultés à entrer dans le livre, le sujet m'a intéressé et j'ai continué. Je n'ai pas été déçue. Je me suis habituée aux membres de la famille Joad, attachée à eux, et je me suis sentie concernée par leur situation, et celle de milliers d'autres familles. Leur situation ainsi que leur obligation de céder devant ceux qui les mettent à la porte est révoltante, l'afflux des personnes se rendant à l'ouest est inquiétante, il y aura plus de main d'oeuvre que de travail. On sait que tout ça finira mal, malheureusement, pour de nombreuses familles, car il n'y a absolument personne pour les aider et pour remédier à la situation. On se retrouve avec une situation bien connue et dominante de notre société: les plus riches accumulent leurs richesses, encore et toujours, au détriment des pauvres qui eux continuent à s'appauvrir. Pour faire un maximum de profit, les employeurs baissent les salaires, encore, chaque jour, sur le dos du peuple. Comment survivre quand on est embauché à un salaire qui ne suffit pas pour nourrir sa famille? Il y aurait tellement à dire sur ce livre, l'auteur a bien rendu la situation de ces gens et le livre en est d'autant plus marquant.

Note: 5/5


De : 82naurore Envoyé : 2007-03-31 09:36
Des souris et des hommes
Folio 190 p.

Ma note : 4/5

Résumé : Lennie est un homme que l'on pourrait qualifier de simple d'esprit. Il est très gentil, mais sa brutalité involontaire lui attire pas mal d'ennuis. George l'a pris sous son aile. Ensemble, ils vontde ranch en ranch, allant où le travail les emmène, et fuyant les problèmes causés par Lennie.

Mon avis : Un livre court, plaisant, au style simple et facile à lire. L'histoire de cette amitié entre ces deux hommes est touchante. La fin est surprenante et boulversante aussi. Ce livre me laissera un souvenir fort.


De : van1709 Envoyé : 2007-07-05 16:32
A l’est d’Eden

Samuel Hamilton vit avec sa femme et ses sept enfants à Salinas en Californie. Adam Trask, à peine de retour chez son frère Charles dans le Connecticut après plusieurs années, le quitte à nouveau après avoir rencontré et épousé Cathy Ames, pour aller à Salinas. Cathy Ames, une femme différente et pleine de haine, cachant bien son jeu, ne veut pas aller en Californie, mais la voilà en route, bien que décidée à partir le plus vite possible.

A l’est d’Eden est l’histoire d’Adam Trask, de ses jumeaux Cal et Aaron, et de sa femme Cathy, de Samuel Hamilton, du serviteur chinois Lee. Ses personnages ont tous un lien avec un acte horrible qui s’est produit et qui a failli tourner très mal, lorsque les jumeaux étaient encore petits. Un secret qui pèse et que les jumeaux vont découvrir. Une très belle histoire, d’amitié, de fraternité, dans laquelle l’un des jumeaux va se retrouver pris entre son amour et sa jalousie pour son frère si différent de lui. L’histoire d’une femme haineuse pour on ne sait quelle raison prête à tout pour faire ce que bon lui semble. Celle d’Adam qui va devoir se remettre de bien de choses, grâce à l’aide de Lee et de Samuel. A découvrir.

Note : 5/5
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Philcabzi le Dim 21 Déc 2008 - 3:31

De : Danslapoche14 Envoyé : 2007-07-20 10:56
John Steinbeck ( Prix Nobel 1962) – Au Dieu inconnu – Folio 1232 – 313 pages


Résumé : Joseph Wayne quitte son père, traverse une partie des Etats-Unis et arrive en Californie où la terre est d’excellente qualité et la Nature d’une vitalité débordante. Là, sur cette terre encore insoumise, Joseph décide qu’il sera fermier. Bientôt rejoint par ses frères, Thomas, Burton et Benjamin, la famille qui s’agrandira au rythme des mariages et des naissances, développera une exploitation agricole de plus en plus importante…. Un danger guette cependant cette réussite à taille humaine. Cette Nature rebelle et que Joseph aime tant décide d’une immense et longue sécheresse. Elle emportera, ainsi, dans la mort ou dans l’exil, bêtes et pauvres gens. Seul, tel un veilleur, Joseph épuisé au bout de lui-même attendra le bon vouloir de cette Nature pour qu’elle lui accorde enfin la pluie.


Avis : John Steinbeck évoque dans ce roman les difficultés des pionniers au début du XXe siècle. Pour ces fermiers tout est encore à construire dans un mélange de courage et d’exaltation. L’auteur, nous propose également, au travers de tous ses personnages évoqués, une sorte de visage assez caractéristique de l’Amérique profonde de cette époque. La bible accompagne l’aventure de cette famille. Burton, l’un des frères, est le plus zélé en la matière et participera exalté à un camp religieux. Parangon de vertu, il sera sans doute l’un des acteurs qui mènera ses frères à la ruine…. Mais ne comptez pas ici sur moi pour vous en dévoiler la raison.
Quant à Joseph, il développe une vision complètement panthéiste de cette nature qui l’entoure et avec laquelle il finira par faire corps……
C’est un bon roman de Steinbeck qui ne nous avait pas habitués, cependant, à autant de mysticisme, ce qui peut être assez déconcertant mais rassurez-vous l’évocation des paysages californiens est toujours aussi poétique.

Note : 4/5
A lire également, Les Naufragés de l’autocar – Rue de la Sardine – Tendre Jeudi – La grande Vallée ( 15 nouvelles)…..

Bonne lecture


De : cmia11 Envoyé : 2007-08-08 15:49
John STEINBECK- Of mice and men

Mon avis: Ce petit livre est très émouvant et très triste. Lennie et Georges sont très attachants et on espère tout au long du livre qu'ils réussiront à acheter cette maison. Leur langage est difficile à comprendre mais je me suis vite habituée. Mon professeur d'histoire m'avait conseillé cet auteur et je n'ai pas été déçue d'avoir lu cette histoire peut-être un peu déprimante mais réelle. Le plus grand reproche que je pourrais faire est que ce livre est beaucoup trop court et l'histoire aurait mérité d'être approfondie. La fin m'a laissée surprise et choquée par ce retournement de situation.

Ma note: 4.6 /5


De : Cryssilda_ Envoyé : 2007-08-29 04:52
Les raisins de la colère de John Steinbeck
Folio, 632 pages (Edition 1991)

L'histoire : L'histoire d'Américains qui décident de partir vers la Californie pour trouver du travail (la cueillette des fruits) durant la crise des années 30, après avoir été viré de leur terre. L'Histoire est ici incarnée par la famille Joad qui va de désillusions en désillusions...

Je pense aussi que c'est un très bon et très grand roman. C'est le deuxième roman de John Steinbeck que je lis, et il est pour moi un grand humaniste.
C'est un roman très très noir. Tout au long de ma lecture, je me disais : mais il n'y a aucune place pour l'optimisme dans ce qu'il écrit! Mais la dernière phrase du roman a totalement changé mon opinion, quelle fin! Elle résume à elle seule l'esprit du livre : Nous faisons tous partie d'une même humanité, alors il faut s'entraider et non pas écraser son voisin.
J'ai beaucoup aimé la profondeur de chaque personnage, chacun avec ses qualités et ses défauts, ce qui fait que l'on n'a pas l'impression de lire un roman, mais une sorte de biographie de la famille Joad, rien n'est trop romancé, au contraire, Steinbeck reste dans le cru, dans le réel, même s'il n'est pas beau à voir.
J'ai particulièrement aimé les personnage de Ruthie et Winfield qui redonnaient un peu de fraîcheur à tout ce noir. La mère est épatante. Et malgré la dure vie qu'ils mènent et tout leur soucis, rien ne passe avant la famille, rien n'est plus important que de nourrir la famille, de la préserver.

Une jolie phrase au passage : "J'ai appris à écrire, et bougrement bien. Des oiseaux et des trucs dans ce goût-là; pas seulement de l'écriture des mots" p.80

5/5

Cryssilda


De : zeta-b Envoyé : 2007-09-05 13:31
Tendre Jeudi – livre de poche

Steinbeck a écrit deux sortes de livres, ceux qui racontent la misère d’émigrants, d’ouvriers agricoles installés dans la très belle mais parfois hostile vallée de la Californie, confrontés à la grande dépression, et des livres plus gais dont certains finissent même bien. Moi par goût personnel je préfère ces derniers "Tendre Jeudi" en fait partie.

Il fait suite à "Rue de la Sardine" et reprend a peu près les mêmes personnages.

Doc revient de la seconde guerre mondiale et retrouve son laboratoire, rue de la sardine à Monterey. Il retrouve aussi ses amis, de joyeux drilles, plutôt alcooliques et marginaux qui vivent d’expédients. Doc a toujours été pour cette bande d’éclopés de la vie, un phare, un sujet d’admiration, une manne de bienfaits. Mais Doc est revenu changé de la guerre, il est triste et il participe à leurs agapes et leurs « mauvais coups » l’air absent. Il lui faut une femme décident-ils et justement Suzy une jeune prostituée encore novice vient d’intégrer le bordel de la ville dirigé par une tenancière sentimentale.

Steinbeck se montre dans ce court roman, grand explorateur de l’âme humaine, qu’il sonde et étudie avec tant de tendresse et de sollicitude que, chez lui, même le plus endurci des aigrefins trouve sa justification et sa rédemption justement dans son incapacité à ressentir de bons sentiments, faisant de lui un handicapé à plaindre plus qu’à blâmer.

La rue de la Sardine et sa population haute en couleurs, nous entraîne dans une histoire pleine de fantaisie.

On n’oublie pas facilement les personnages de Steinbeck, ceux qui finissent tragiquement nous poursuivent encore, une fois le livre refermé. C’est certainement pourquoi je préfère ses livres gais : ils me laissent au cœur une petite mélodie alerte, une aura d’optimisme. Je les quitte le sourire aux lèvres.


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 2007-09-13 18:51
The Pearl/La perle
John Steinbeck

Le pêcheur mexicain Kino découvre une énorme perle dans une huître : la Perle du Monde. Il se croit riche, rêve d’une carabine, de beaux vêtements, d’un grand mariage, d’une éducation pour son fils. Il désenchantera rapidement, car il réalisera que tous les courtiers de perles sont de mèche et tenteront de le rouler honteusement. Il refuse de vendre sa perle à un prix ridicule et planifie de se rendre dans la capitale pour l’y vendre. Toutefois, ce n’est pas long avant que l’on tente de lui voler, qu’on l’agresse et le bat. Il tentera de fuir avec sa famille, mais la perle attire toujours le malheur. Ce qu’il croyait une bénédiction se transforme en épreuve et cauchemar.

Fable sur l’envie, l’avarice et la méchanceté des hommes. L’homme doit apprendre à reconnaître son bonheur dans ce qu’il a, ses proches, et non pas rechercher un gain matériel immérité. Ceci ne peut lui apporter que malheurs.

3,5/5

le réaliste-romantique


De : odilette84 Envoyé : 2007-09-14 15:23
DES SOURIS ET DES HOMMES

Georges et Lennie sont saisonniers. Ils vont de ferme en ferme vendre leurs services.
Lennie est un colosse simple d’esprit qui n’aime rien tant que la douceur d’un pelage ou d’une chevelure. Georges prend soin de lui. A eux deux ils ont un rêve : s’acheter une petite maison où prendre le temps de vire sans contraintes autre que celles qu’ils choisiraient. Mais prendre soin l’un de l’autre oblige parfois à agir d’une manière que l’on n’a pas choisi.

Ce roman est très touchant. Ecrit dans une langue brute et simple, il se lit en très peu de temps, mais avec beaucoup de plaisir.
J’ai eu l’impression de lire une pièce de théâtre, pratiquement un huis clos où la violence des hommes, leurs frustrations et leurs rêves sont exacerbés.
Belle rencontre avec cet auteur
Ma note 4/5
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Philcabzi le Dim 21 Déc 2008 - 3:31

De : Lyreek14 Envoyé : 2007-09-15 07:22
Des souris et des hommes

Très beau roman, court mais bouleversant. L'amitié qui lie George et Lennie est très touchante; on s'attache aux personnages et à leur rêve de se construire une vie meilleure, on aimerait même les aider à s'arracher de leur quotidien difficile de travailleurs nomades sans attache et sans argent.
En si peu de pages, Steinbeck réussit une belle peinture de la Californie de cette époque, la misère, la violence, la solitude, le racisme.
Un roman qui donne envie de se plonger à nouveau dans l'univers de Steinbeck.

4.5/5


De : Sleepy Envoyé : 2007-10-05 07:39
Ca y est j'ai terminé "Des souris et des Hommes" il y a quelques jours et je viens ajouter ma critique.

J'ai adoré ce livre qui est vraiment très facile à lire. Même après l'avoir terminé, on est obligé de repenser à cette belle histoire d'amitié entre deux hommes : Lennie et George.
La fin est surprenante mais c'est aussi ce qui fait la charme de ce livre.
C'est un livre qu'il faut absolument avoir lu. On n'en sort pas indemne !

Ma note : 5/5.


De : Cocotte8017 Envoyé : 2007-12-23 20:42
Les raisins de la colère
(Gallimard, 1972, 640 pages)

L'histoire se déroule pendant la crise économique des années 30. En sortant de prison, Tom Joad part retrouver sa famille en Oklahoma. Il trouvera la maison déserte comme plusieurs autres. Au nom du progrès, les paysans se sont fait montrer la porte par les banques. Ils partent donc entassés vers la Californie, là où il y a soi disant du travail...

Impossible de rester indifférent à la misère humaine décrite ici par John Steinbeck à travers la famille Joad. C'est un livre noir, d'une grande tristesse parce que c'est la vraie misère comme elle a été vécue à cette époque et comme elle se vit encore aujourd'hui. D'un côté, il y a la pauvreté, l'exploitation des travailleurs, l'humiliation, mais de l'autre, la grande solidarité d'une famille unie par l'entraide et l'amour. C'est dur et beau à la fois.

C'est un grand roman qui aurait sûrement été un coup de coeur si ce n'est du temps que j'ai mis pour le lire. J'ai parfois perdu le fil de l'histoire, je devais constamment me remettre en contexte, ce qui a quelque peu nuit à mon intérêt. Malgré cela, je suis rester marquée par cette histoire universelle...

Un auteur à ne pas manquer!

Ma note : 4,5/5


De : odilette84 Envoyé : 2007-12-25 17:19
je croyais avoir posté ma critique mais je vois que non alors la voilà !!
à l'est d'Eden

Une grande histoire, racontée par un grand écrivain. Comment ne pas tomber sous le charme de ces deux familles et de leur cheminement , souvent douloureux à travers la plume de Steinbeck.
Un roman comme je les aime, , de grands espaces, des destins à la fois simples et pleins d’avenir, le début du vingtième siècle avec toutes ces évolutions merveilleuses.
L’auteur sait nous embarquer il ne juge pas , mais analyse le cheminement des âmes , les pensées de chacun. Il cherche à comprendre ce qui en chacun détermine la destinée. Les personnages sont attachants. Les réflexions de l’auteur sur le siècle et sur la nature humaine sont passionnantes
Un coup de cœur : 5/5


De : Lyreek14 Envoyé : 2007-12-29 16:48
A l'Est d'Eden
Le livre de poche - 631 pages

En un mot : magnifique! Le destin des familles Hamiton et Trask sur plusieurs générations m'a totalement passionné, à tel point que je n'ai pas vu les pages défiler et qu'arriver à la fin, j'étais presque triste de quitter cet univers. Je ne peux qu'admirer le talent de Steinbeck, arriver à faire vivre et évoluer une telle galerie de personnages sans que jamais l'intêret ne s'émousse, ni qu'on finisse par tout mélanger, c'est un coup de maître. J'ai particulièrement aimé le personnage de Sam Hamilton, qui fait preuve d'une grande sagesse et d'un grand courage. Cathy est sans doute le personnage le plus mystérieux et le plus fascinant pour moi, tellement de haine en elle sans qu'on arrive vraiment à savoir pourquoi. Je crois que l'auteur a voulu faire d'elle le mal incarné et c'est parfaitement réussi!
Cette fresque familiale est pour moi le meilleur Steinbeck que j'ai lu à ce jour, sans doute parce que j'affectionne particulièrement les grandes histoires de familles.

A lire et à relire
5/5


De : Chantal5500 Envoyé : 2008-02-12 17:12
VOYAGE AVEC CHARLEY : John Steinbeck
Phébus - 254 pages.

En 1960 (deux ans avant le prix Nobel de littérature), John Steinbeck entreprend un voyage de plusieurs mois à travers les Etats-Unis, dans un pick-up aménagé en camping-car, avec pour seul compagnon son caniche royal prénommé Charley. Il a connu le succès, il a voyagé outre-atlantique, il s'est éloigné de son pays en plein maccarthysme qu'il ne reconnaît plus. Il habite New-York, mais "éreinté" par certains critiques, il décide un retour aux sources, une redécouverte de son pays et des habitants. Il va traverser les Etats-Unis, de New-York à Monterey (Californie) par le Nord, et de Monterey à New-York par le sud.

Ce sera finalement un regard bien désabusé sur ce pays, qu'il ne comprend guère, où il est impossible de retrouver ses souvenirs et les lieux de sa jeunesse (tout a profondément changé), où les rencontres ne furent pas faciles, dans un pays très matérialiste, très individualiste. Quelques rencontres tout de même mais trop courtes ou trop superficielles, et surtout le ruban de la route qui défile, quelques séjours tristes dans des motels, et une confrontation violente avec le racisme dans les Etats du sud, qui lui fait abréger son voyage et rentrer d'une traite chez lui. Mais la narration est à la fois légère (dans les anecdotes) et profonde (dans une certaine recherche philosophique) et au final, j'ai apprécié l'écriture et le récit, surtout dans la quatrième partie très réaliste. Un regard profond sur les Etats-Unis des années soixante.

4,25/5


De : odilette84 Envoyé : 2008-05-20 16:54
Les raisins de la colère

Immense Steinbeck qui sait nous emporter avec brio à la suite de ces familles d’immigrants.
A la recherche d’une vie meilleure, ils vont tout quitter pour l’Eldorado, la Californie et sa verte vallée, un mirage …
D’un événement réel et terrible ayant entrainé la mort de milliers de personnes, il crée une saga fascinante où nous assistons à la chute dramatique d’une famille dans la misère la plus noire, la souffrance et la faim.
Ce roman parle d’amour, et de haine, de doutes, et d’idéal, de souffrance et d’espoir, de déchéance, de révolte, d’humiliation mais aussi et surtout de dignité…
C’est à la fois une chronique historique du milieu du 20° siècle, sur de sombres heures de l’histoire du peuple américain, mais aussi un hymne au courage.
Les portraits des personnages hauts en couleurs sont fantastiques.
Steinbeck rend vraiment un bel hommage à la mère, pilier de la famille qui trouve dans son amour la ressource nécessaire pour maintenir son monde debout, même aux heures les plus noires.
L’auteur est aussi un amoureux de la nature. Ses descriptions créent instantanément des images dans notre esprit. Il décrit la croissance du maïs, la sécheresse de la terre, le violent soleil du désert ou la pluie déchaînée avec réalisme et poésie.
La dernière scène est fascinante de réalisme et nous laisse sur une fin ouverte où tout est encore possible.
On se prend à imaginer la suite du périple de cette famille Joad que l’on a appris à aimer au fil des pages.

J’applaudis des deux mains et j’en redemande.
Que n’ai-je lu cet auteur plus tôt !
Ma note : un énorme 5/5


De : Shan_Ze Envoyé : 2008-08-02 03:56
Les raisins de la colère de John Steinbeck

Oklahoma. Les Joad, une famille de métayers comme tant d’autres, doivent quitter leurs terres ; à la recherche d’une vie meilleure. En route vers la Californie, terre de promesses. Un récit dur de la vie des paysans, victimes des riches à une époque charnière pour les américains.
J’ai retrouvé l’univers Steinbeck, le même que dans Les naufragés de l’autocar, une belle écriture, des belles descriptions. Je me suis vite attachée vite aux personnes mais j’ai eu un peu de mal avec leur argot. Des conditions de vie misérables mais parmi tout ça, de l’espoir, la force de vie. Une histoire vraie, sombre mais pleine d’humanité.

Un extrait :
« Ben, peut’êt’, comme disait Casy, un homme n’a pas d’âme à soi tout seul, mais seulement un morceau de l’âme unique… »

Note : 4.75/5
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Philcabzi le Dim 21 Déc 2008 - 3:34

John STEINBECK auteur du mois de novembre 2007.
Toutes les critiques ici: http://clubdesrats.forumr.net/novembre-2007-john-steinbeck-f66/
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Les raisins de la colère

Message  Invité le Lun 22 Déc 2008 - 15:58

Invité est talie_nl

Bonjour,

Je tenais à toucher quelques mots à propos de cette fameuse œuvre.
L'épaisseur du livre peut être effrayante de prime abord. Il faut entrer dans l'histoire et dans la vie des personnages pour ne plus penser aux 600 (et plus) pages du bouquin.
C'est l'histoire d'une famille qui quitte ses terres d'Oklahoma, chassée par les industriels et leur attirail, pour rejoindre un pays où coulerait le lait et le miel, la Californie. Là-bas, ils pourront gagner leur croûte par la cueillette des fruits. Et c'est bien le but de ces fameux personnages tout au long du roman, manger pour vivre et se battre pour soi et pour sa famille. C'est avec un grand enthousiasme et chargés d'optimisme que cette famille assume son périple éreintant. Le film récurrent de beaux paysages verdoyants et d'oranges mûres à arracher et à grignoter au passage, ne cesse de défiler devant eux. Mais quel déception quand arrivées enfin au pays, la main d'œuvre est si importante que les salaires sont très bas et ne permettent même pas de payer ses travailleurs correctement.
C'est particulièrement le personnage de la mère, femme forte et qui entraine sa famille tout au long de ce périple, qui m'a marquée. Elle est touchante et à la fois pleine d'espoir. Elle incarne, à mon avis, le symbole de la femme d'aujourd'hui, à la fois féministe et à la fois disponible pour sa famille. Elle est sur tous les fronts et jusqu'au bout va être le moteur du voyage. Malgré le langage très familier de ces gens, la mère apparaît comme une femme brillante et ayant une vision très claire des choses.
A la fin, cette fameuse matrone passe le flambeau à sa fille qu'elle a réussi à endurcir et à laquelle elle a transmis le don de l'aide à autrui. Les dernières phrases du livre sont très touchantes et laissent enfin espérer le lecteur.

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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  géromino le Sam 14 Fév 2009 - 8:53

Rue de la Sardine éd. Folio 213 pages

Les apparences sont parfois trompeuses et masquent la réalité. Ainsi,on ne peut pas dire que cette "rue de la sardine" ait une bonne réputation dans Monterey (Californie). C'est une rue mal famée, où les habitants ne sont que vauriens, voleurs, chomeurs et prostituées. C'est l'avis des gens bien pensants.
Mais à regarder de plus près, on y trouve des personnages gentiments infréquentables: le truculent Mack et sa joyeuse bande de désoeuvrés, adeptes du "carpe diem"; le très calculateur épicier Lee Chong, qui a bon coeur malgré tout; le ô combien humain Doc, dans son laboratoire ("un sacré bougre de chic type" a dit Mack); Dora et son établissement illégal (mais autorisé...et pour cause!!).
La trame suit les tribulations de Mack et sa bande, dans sa volonté de faire plaisir à Doc (et de gagner quelques dollars). A ne pas rater les péripéties de la pêche à la grenouille.

Dans un style simple, Steinbeck nous décrit un joli tableau de cette rue mouvementée. Les personnages y sont attachants, drôles. On rit souvent. Un livre qui m'a ravi.

A noter la suite dans un autre livre: "Tendre jeudi".

NOTE: 4/5
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  gallo le Mer 11 Mar 2009 - 20:43

Message transféré:
A l'est d'Eden par talie_nl Aujourd'hui à 20:53

Dans A l’Est d’Eden, Steinbeck met en scène des personnages aux multiples caractères soumis à la loi du libre arbitre, et ainsi détenteurs du pouvoir magique de choisir, par exemple entre le bien etle mal. L’auteur évoquera à plusieurs reprises le terme "Timshel " qui signifie "tu peux" et qui exprime cette possibilité offerte à l’homme de dominer le péché.

Selon moi, ce roman, bien que riche en personnages très intéressants, gravite autour de deux individus centraux, les jumeaux Caleb et Aron, fils d’Adam Trask et de leur fameuse sorcière de mère, Cathy. Telle une illustration, Steinbeck s’inspire de l’histoire de Caïn et Abel, fils d’Adam et Eve, et héros de la première expérience de jalousie fraternelle. Steinbeck nous fait un clin d’œil lorsqu’il souffle à Caleb une phrase similaire à celle de Caïn. En effet, d’après l’histoire biblique, après que Caïn ait tué son jumeau Abel, il répond à D qui lui demande : « Où est ton frère Abel ? », « Suis-je le gardien de mon frère ? ». Pareillement, dans le roman, après que Cal présente à son frère jumeau Aron, leur mère prostituée qui les avait abandonnés 17 ans plus tôt, et qu'il entre dans une rage folle et s’enfuit, Caleb répond à son père qui se questionne sur l’absence d’Aron : « Est-ce que je suis là pour veiller sur lui ? ».

Enfin, Steinbeck fait référence au titre de son chef d’œuvre puisqu’il parle à un moment de l’est d’Eden, la terre de Nod, l’endroit où Caïn va poursuivre sa vie, après avoir commis le crime fatidique, causé par une jalousie dévorante. Il s'agit sans doute de cette terre, la nôtre, sur laquelle chacun a la possibilité de faire tout au long de sa vie ses choix, bons ou mauvais. Eh oui, « c’est ma vie, c’est pas l’enfer, c’est pas l’paradis ».

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Lune noire - John Steinbeck

Message  Angel le Dim 14 Juin 2009 - 1:45

Lune noire - John Steinbeck

Diffusé sous le manteau pendant l'occupation.
Et je comprends pourquoi. Quel livre ingénieux!

l'histoire se déroule dans un petit village de la Scandinavie.
Un dimanche matin tranquille,
Monsieur Corell avait convié plusieurs citoyens du village,dont des soldats.
à un déjeûner/concours de tir, hors du village.
Le facteur et le policier étaient aussi hors du village.
et il y eu l'invasion du village
6 soldats tués, 3 criblés et 3 enfuis dans les colines.
Dix-heures quarante -cinq la ville était occupée ,les défenseurs étaient déçimés et la guerre était finie.
Monsieur Corell avait tout prévu, éloigner les forces du village.
il avait servi d'agent pour les militaires.

une guerre froide s'enclenche entre la population du village
et les militaires.
Dans la mine de charbon, plusieurs évènements se produisent pour démontrer la non acceptation de la prise du village par les militaires.
chaque citoyen devient un danger pour les militaires
quand un citoyen tombe sous fusillade il y a un autre pour prendre la relève.


Et il y avait de la mort dans l'air, qui planait et qui attendait. Des accidents se produisaient sur le chemin de fer qui s'accrochait aux collines et reliait la petite ville au reste de la nation. Des avalanches tombaient sur les voies et les rails étaient déformés. Aucun train ne pouvait circuler avant qu'on n'ait d'abord vérifié les voies. Des civils étaient fusillés en représaille et cela ne changait rien. De temps à autre un groupe de jeunes hommes s'échappait et partait pour l'Angleterre. Et les Anglais bombardaient la mine de charbon, causant des dégâts et faisant des morts parmi leurs amis comme parmi leurs ennemis. Et cela n'arrangeait rien. La haine froide s'accentuait avec l'hiver, la haine patiente, la haine morose.
Maintenant c'était le conquérant qui était encerclé, les hommes du bataillon étaient seuls au milieu d'ennemis silencieux, et aucun soldat ne pouvait relâcher sa garde un seul moment. S'il le faisait, il disparaissait, et quelque congère engloutissait son corps. s'il buvait, il disparaissait. Les hommes du bataillon ne pouvaient chanter qu'entre eux, ne pouvaient danser qu'entre eux, et peu à peu les danses cessèrent, et les chants n'exprimèrent que la nostalgie du pays.
Les patrouilleurs, apercevant des lumières, entendant des rires, étaient attirés comme par un foyer, mais, lorsqu'ils s'approchaient, les rires cessaient, la chaleur s'évanouissait, et les gens devenaient froids et obéissants. Et les soldats, humant les effluves des petits restaurants, entraient, commandaient de la nourriture, mais celle qu'on leur servait était trop salée et trop poivrée.
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  lekepi le Mar 18 Aoû 2009 - 14:07

Tortilla flat - John Steinbeck

L'histoire:

Danny est un vagabond de Monterey (Californie). Il passe ses journees a voler, boire, et rencontrer ses amis. Au retour de la guerre, il herite d'une maison a Tortilla Flat dans laquelle il va peu a peu heberger tous ses amis paisanos. On suit alors leurs aventures amoureuses, actions, beuveries, rixes ainsi que leurs reflexions pseudo-philosophiques ... Ils sont tous malhonnetes mais attachants: Pilon est plein de ruse, Jesus Maria charitable, Big Joe est un geant deloyal, le pirate est simplet mais fondamentalement bon.

Mon avis:

Le style est tres leger et burlesque, l'ivresse partout. On prend plaisir a suivre cette troupe impertiente mais pleine de vie. Certaines parties sont un peu repetitives (toutes leurs manigances n'ont qu'un but: se retrouver et se saouler) et l'histoire parfois un peu trop enfantine, mais il y a beaucoup d'humour et de tendresse et ca ne se prend pas au serieux. Le ton est original et precurseur (ecrit en 1935). Cela reste un bon moment de lecture.

Note: 3.5/5

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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Lun 7 Sep 2009 - 13:27

Hier, j'ai enfin regardé l'adaptation de Les raisins de la colère que j'avais acheté depuis quelques années.

J'ai beaucoup, beaucoup aimé! Comme j'ai lu le livre depuis plusieurs années déjà... c'était de m'y replonger. C'est un vieux film en noir et blanc. Le son pas très bon. Mais la mère est jouée magnifiquement ainsi que Tom Joad par Henry Fonda, leur relation est très bien rendue.

Bref, si vous avez envie de revivre Les enfants de la colère... c'est une très bonne idée de voir le film!

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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Shan_Ze le Lun 7 Sep 2009 - 13:34

Mousseline a écrit:Hier, j'ai enfin regardé l'adaptation de Les raisins de la colère que j'avais acheté depuis quelques années.

J'ai beaucoup, beaucoup aimé! Comme j'ai lu le livre depuis plusieurs années déjà... c'était de m'y replonger. C'est un vieux film en noir et blanc. Le son pas très bon. Mais la mère est jouée magnifiquement ainsi que Tom Joad par Henry Fonda, leur relation est très bien rendue.

Bref, si vous avez envie de revivre Les enfants de la colère... c'est une très bonne idée de voir le film!

Ah, je voulais me l'acheter ! Il devait sortir en vente avec l'adaptation de Qu'elle était verte ma vallée ! Finalement, j'ai oublié. Je me le note, j'espère le trouver, j'avais beaucoup aimé le livre.
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Fifietseslectures le Mer 9 Sep 2009 - 18:57

A l'est d'eden

J'ai vraiment ADORE ce roman!!! L'écriture est magnifique, en 2 phrases Steinbeck est capable de fixer le décor. Ses personnages sont vraiment attachants, il y en a qu'on adore tels que Sam Hamilton ou Lee et d'autres qu'on déteste comme la méchante Kate!
J'ai également apprécié le fait que cette histoire se déroule sur plusieurs années et on peut ainsi suivre l'évolution des personnages dans le temps.

un grand coup de cœur pour ce roman, conseillé par les membres du club des rats et que je conseille vivement à mon tour!

ma note 5/5 évidemment!!!
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Fifietseslectures le Mer 9 Sep 2009 - 19:17

La Perle,


Cette histoire se passe dans une communauté de pêcheurs de perle indiens. Kino a une femme et un fils. Ils vivent une vie très simple, n'ayant pas le choix faute d'argent. Mais ils sont heureux malgré tout et ont de nombreux amis dans leur communauté.
un jour, Kino trouve un perle énorme et commence à rêver de tout ce qu'il pourra s'offrir en vendant sa perle et à quel point il sera heureux avec tout son argent. Mais la fortune de Kino n'est pas du gout de tous et l'envie et la jalousie se répand au sein de la communauté....

Un petit roman de Steinbeck qui en dit long sur la nature humaine...

ma note 5/5 et coup de
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Cocotte le Jeu 10 Sep 2009 - 16:26

Je suis contente de savoir qu'il me reste encore de bons livres de John Steinbeck à me mettre sous la dent! Very Happy J'ai déjà lu et beaucoup aimé Des souris et des hommes et Les raisins de la colère. Merci Fifi pour tes avis!
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Cyrielle le Ven 11 Sep 2009 - 7:48

J'ai bien envie de découvrir cet auteur !
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Ladybug le Ven 11 Sep 2009 - 21:20

A l'Est d'Eden

A l’Est d’Eden est une grande fresque, la chronique de deux familles, les Hamilton et les Trask ainsi que d'autres personnes qui interviennent dans leurs vies. John Steinbeck retrace leur passé, nous révèle les faits quelque fois graves quelque fois anodins qui vont provoquer un drame. Il y a une profusion de détails passionnants sur leurs vies passées et actuelles, ce qui les a construit, ce qui les a détruit. Sous la surface, on devine des sentiments amers et violents qui un jour finissent par éclater...

Une des grandes forces de ce roman, c'est que les personnages ont de l'épaisseur. Il y a une grande richesse dans leur description, on a droit à de beaux portraits aussi bien pour les personnages principaux que pour les personnages secondaires (qui ne sont pas négligés, loin de là !). John Steinbeck a un don pour développer leurs psychologies et décrypter leurs sentiments.

En lisant A l'Est d'Eden, on se prend à aimer Sam Hamilton et Lee, à les admirer, on envie leur sérénité. L'expression qui me vient quand je pense à eux, c'est "la force tranquille" ! et on se prend à redouter la venimeuse Cathy qui n'a aucune limite. Et puis il y a également Cyrus, Adam, Caleb, Aron, Charles...

J'ai aimé le style, John Steinbeck est un conteur qui s'exprime avec clarté, justesse et simplicité.

Coup de coeur

Ma note : 5/5

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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  géromino le Sam 7 Nov 2009 - 10:21

" Tendre jeudi " éd. Le livre de poche 254 pages

C'est la suite de "Rue de la sardine". On retrouve avec bonheur ce quartier truculent et ses habitants. Cette fois, Doc reviens de la guerre en Europe. Une sorte de morosité semble le gagner. Mack et sa bande de joyeux désoeuvrés pensent que seule une compagne peut le sortir de sa déprime. Bientôt, toute la rue est impliquée dans le complot afin de le rapprocher de Suzy.
Une histoire d'amour peu banale, des personnages attachants, de la bonne humeur à chaque page, avec toujours la truculence et la drôlerie qui font de ce livre un petit bonheur de lecture, c'est un livre à conseiller vivement pour chasser une morosité passagère!!

Note 4.5/5
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Lyreek le Jeu 17 Déc 2009 - 11:35



Tortilla Flat - John Steinbeck
Folio - 251 pages

A Tortilla Flat, en Californie, Danny, un paisano sans attache vivant dans la rue, hérite d'une maison qui va devenir non seulement son foyer mais aussi le foyer de ses amis paisanos qu'il va inviter à partager son toit.
"La maison de Danny" devient alors le cadre des beuveries, causeries et petites misères quotidiennes de cette bande d'hommes simples.

Charmant et pittoresque, ce petit livre de Steinbeck est plus gai et optimiste que Les raisins de la colère ou Des souris et des hommes.
L'histoire peut paraitre simple, pas de grand rebondissements mais plutôt un portrait par petites touches d'hommes partageant une histoire d'amitié.
Les personnages ont un petit côté pathétique à toujours chercher à se saouler mais ça reste attendrissant car au fond, ce ne sont pas de méchants hommes, juste des hommes simples avec des besoins simples et qui profitent juste du plaisir d'être ensemble.
Sans doute pas une oeuvre majeure de Steinbeck mais c'est bon de voir que cet auteur peut également écrire dans un registre plus léger tout en gardant toute sa force.

3,5/5

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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Aurore le Jeu 17 Déc 2009 - 11:41

Il est dans ma PAL celui-là et j'ai drôlement hâte de le lire. Merci de ta critique Lyreek !

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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Docguillaume le Jeu 17 Déc 2009 - 11:52

J'ai lu Tortilla Flat cet été. Les raisins de la colère et Des souris et des hommes demeurent mes préférés, mais la grande force de ce roman ce sont les relations entre les personnages. Au début, il y a un homme qui ouvre la porte de sa maison à un autre, puis à un autre dans un but de profiter de lui, et ainsi de suite. Mais au final il se constitue un groupe avec des liens forts.

Je le noterais 3.5/5 également.
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"La perle"

Message  nauticus45 le Mar 5 Jan 2010 - 15:00



"La perle" de John Steinbeck - 121 pages- Gallimard - 22 août 1973

Quatrième de couverture:


Jouant de sa lame comme d'un levier, il le fit céder et le coquillage s'ouvrit. Les lèvres de chair se crispèrent puis se détendirent. Kino souleva le repli et la perle était là, la grosse perle, parfaite comme une lune. Elle accrochait la lumière, la purifiait et la renvoyait dans une incandescence argentée. Elle était aussi grosse qu'un neuf de mouette. C'était la plus grosse perle du monde.

Résumé:

Kino mène une vie pauvre mais heureuse avec sa compagne Juana et leur fils Coyotito. Vivant à La Paz, un village de pêcheur d'huîtres, ils partagent et apprécient chaque moment de leur modeste vie. Un jour pourtant leur vie bascule lorsque Kino pêche une grosse perle, d'apparence parfaite. Au départ Kino voit en cette perle la promesse d'un bel avenir et surtout la possibilité que leur fils apprenne à lire et puisse acquérir le savoir qu'il leur manque tant. Mais les choses se compliquent très vite car la perle attire l'envie, le calcul, et oblige finalement Kino, Juana et Coyotito à prendre la fuite, au péril de leur vie...

Mon avis:

Ce livre est un très beau conte, une vibrante parabole, pas seulement sur la richesse matérielle qui peut éloigner du vrai bonheur, mais aussi sur les rapports hommes- femmes, sur la soumission consentie mais finalement pas si totale des femmes de certains peuples, sur l'esclavage et le maintien dans la pauvreté de peuples entiers par d'autres. Un très beau texte, à lire et à méditer...

5/5, un grand de
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nauticus45

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Tortilla Flat

Message  nauticus45 le Ven 15 Jan 2010 - 20:22

"Tortilla Flat", John Steinbeck, Gallimard (avril 1972), 251 pages





Résumé:

De retour de la guerre Danny hérite de son père deux maisons à Tortilla Flat, quartier pauvre au-dessus de Monterey. Lui et ses amis vont vivre à l'abri de ses maisons avant de n'en avoir plus qu'une, passant leur temps à boire, se battre, courir les femmes et enchaîner les forfaits, le tout avec une naïveté et une bonne foi déconcertantes!

Avis:

Derrière un humour permanent et franchement savoureux, Steinbeck nous décrit là une Amérique désoeuvrée et alcoolique. On s'en rend compte bien sûr, mais on le vit d'autant mieux qu'on arrête pas de rire. Un roman un peu à part dans l'oeuvre de Steinbeck mais trop amusant pour être mis de côté

4/5
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nauticus45

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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Ysla le Mar 28 Sep 2010 - 8:47

OF MICE AND MEN (Des souris et des hommes)

Juste quelques mots mais mon avis rejoint largement ceux qui ont été donnés plus haut dans cette discussion.
C'est le premier livre de Steinbeck que je lis. En fait, j'en avais lu une version simplifiée au lycée, sans doute ma première lecture en anglais à l'époque, et j'avais toujours pensé le relire un jour dans sa version intégrale. Je gardais quelques souvenirs de l'histoire, mais j'avais complètement oublié la toute fin, qui est très forte pourtant.
J'aime beaucoup cette histoire qui met en scène des hommes durs et généreux tout à la fois, un autre foncièrement agressif et hargneux et un grand enfant, homme très fort qui a gardé l'esprit d'un gosse aimant caresser les animaux.
Simplement racontée en quelques pages (le récit se déroule sur 48h), cette histoire est très forte, humaine et tragique. Tous les personnages croisés au cours de ces deux jours manifestent une personnalité, des rêves, et des souffrances bien à eux. Le récit est court mais nous permet de nous projeter dans cette Amérique des années 30 avec son lot de pauvres et de désenchantés.
L'écriture est très intéressante car les dialogues restituent une langue parlée pleine de déformations lexicales ou grammaticales, par exemple le mot pictures devient pitchers, pretty devient purty, etc. Pas toujours facile à comprendre sur le moment, mais avec le contexte, ça va.

Ma note : 4,75/5
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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

Message  Fabienne le Lun 25 Oct 2010 - 18:19

DES SOURIS ET DES HOMMES (John Steinbeck)

Folio Plus 175 pages



Un huis-clos, qui se passe en deux ou trois jours et avec un minimum de personnages.
Nous rencontrons George et Lennie, deux copains qui vont de ranch en ranch à la recherche de travail. Ils atterrissent dans un bled perdu. Vont-ils réussir à s'intégrer ? Lennie est retardé mentalement et George est souvent obligé de le protéger car il se met parfois dans des situations difficiles.
Steinbeck dépeint bien la dure vie des saisonniers et à travers George et Lennie, on connaît leurs souffrances, leurs plaisirs simples et surtout leurs rêves. Le rêve, pour les deux amis, c'est d'avoir leur propre ferme avec une vache, un cochon ou deux et surtout des lapins.
C'est aussi l'histoire d'une belle amitié qui se termine tragiquement. Un livre émouvant qui se lit très facilement.

Ma note : 4/5

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Fabienne

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Re: John STEINBECK (Etats-Unis)

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