Thomas MANN (Allemagne / Etats-Unis)

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Thomas MANN (Allemagne / Etats-Unis)

Message  gallo le Sam 20 Déc 2008 - 18:51

De : nimbus (Message d'origine) Envoyé : 28/02/2003 23:03

Thomas Mann "Tonio Kruger" note 2/5

Je voulais lire "la montagne magique ", mais une amie m'a conseillé de commencer par "Tonio Kruger".J'aurais mieux fait de ne pas l'écouter car ça m'a bloqué net!
Un extrait du dos de couverture: "Thomas Mann évoque la douloureuse solitude d'un être d'exception avec un art d'une rare perfection"

Je ne suis pas d'accord du tout!! L'être d'exception je n'ai pas réussi à le joindre, quant à l'écriture, elle est vieillote, empesée, convenue...
Sans interet.
Résultat: "la montagne magique" est tout au fond du placard! elle coince le support à chaussure!


De : sereinejulie1 Envoyé : 12/09/2004 17:19
Thomas Mann - La mort à Venise, Collection le livre de poche, 188 pages

Résumé: Ce livre est le récit du combat que mène et perd Auguste Aschenbach, écrivain au faîte de sa gloire, agé de plus de 50 ans, célèbre et noble. Un homme qui a conduit sa vie sous l'empire apollinien de l'ordre et de la raison. Il en a tiré gloire, anoblissement et respect général. Un jour il décide de faire un voyage à Venise où il y rencontrera Tadzio, jeune homme polonais d'environ 14-15 ans. et ce sera la débandale. Ce jeune homme dont Aschenbach s'éprend deviendra pour lui la fulgurante personnalisation de la beauté. Fasciné par cette apparition, il n'est pas un jour où il ne tentera pas de croiser ce jeune garçon.

Mon avis: La mort à Venise a ceci de très unique, dans ce sens que, malgré une intrigue banale, dont la seule originalité est que ce vieillard a pour objet de désir un garçon et non une jeune fille, et malgré l'inexistance totale de toute action, je me suis retrouvée séduite, émue. J'ai été prise de la même passion dévorante que ce viel homme car on ne peut se lasser de vouloir contempler Tadzio. On attend avec impatience de le croiser au fil des pages, on ne se lasse pas de voir évoluer ce personnage si miraculeux, mystérieux et en même temps ambigu.

La puissance de suggestion et la maîtrise narrative de Thomas Mann font de cette lecture un moment de calme et de passion. La mort à Venise tire sa force, sa tension tragique interne de la présence latente du gonflement progressif de l'inquiétude dans la sécurité, du mystère dans la familliarité, du trouble dans la confiance, de l'abîme du désir sans fond dans l'ascension de la volonté. Une brève histoire, un petit joyau. Thomas Mann y transpose un pessimisme foncier, clairvoyance, perspicacité et un raffinement psychologique rendant la lecture attirante.

Ce roman est magnifiquement écrit et construit. Mann réussit à décrire avec géni le processus d'auto-destruction d'Aschenbach. Il narre avec des pensées qui touchent, qui émeuvent. La lutte qu'il identifie fort bien en lui trouvant de solides références mythologiques grecques, est celui d'un homme qui refuse les forces dionysiaques qu'il ressent en lui lorsqu'il tombe sous le charme d'un adolescent du même sexe que lui. Au lieu d'y voir une part de soi à maîtriser, Thomas Mann y voit ''luxure, frénésie, déchéance"" imposée par le ""dieu étranger'' Dionysios, alias une espèce de satan. Dans de telles dispositions d'esprit, la chute est proche, on pourrait presque dire souhaitée, tant elle paraît insurmontable.

En conclusion, ce récit propose une analyse intellectuelle des rapports entre l'individu et la société marquant une prédilection pour l'étude du personnage de l'artiste confronté aux valeurs bourgeoises. Par delà la magnificience du texte, on peut remarquer tout au long de la nouvelle, une réflexion profonde sur l'art et la place que celui-ci prend dans nos vies. Cette nouvelle brève, à l'écriture soignée est infiniment poignante et nous transporte en un singulier dépaysement. Bref, une charmante lecture ne serait-ce que parce qu'il s'agit de Thomas Mann. 4.75
___________________________________________________________

Issu de la bourgeoisie munichoise, Thomas Mann a été un témoin privilégié de la chute de son milieu ainsi que de bouleversements historiques. Il se fait d'abord remarquer grâce à un recueil de nouvelles, puis 'Les Buddenbrook' publié en 1901 le porte au devant de la scène littéraire et sera considéré comme "l'un des classiques de la littérature contemporaine". Le thème de la décadence de la bourgeoisie sera un fil conducteur de son oeuvre. Apparaît aussi dans 'La Montagne magique', publié en 1924, la figure de l'artiste solitaire ainsi que la recherche de l'harmonie individuelle. En 1929, il reçoit le prix Nobel de littérature. Par ailleurs, Thomas Mann a toujours rendu publiques ses opinions sur la situation politique de son pays, comme lors de la montée des Nazis contre lesquels il lutta. Il quitte d'ailleurs l'Allemagne en 1933, à l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Après un passage en France, il s'installe aux Etats-Unis où il prend la nationalité américaine et où il vivra longtemps avant de retourner en Allemagne.


De : Mousseliine Envoyé : 15/08/2005 00:07

Thomas MANN - La montagne magique
(Pocket, 2003, 126 pages)

Hans Castorp rend visite à son cousin interné dans un sanatorium à Davos, dans les Grisons. Une visite qui devait durer trois semaines devint un séjour de sept années. Car Hans Castorp, hypocondriaque, se complait dans cette vie où chaque moment de la journée est réglé à la lettre.

Voilà un roman qui exige du lecteur une concentration très élevée et surtout un intérêt fort marqué pour la philosophie. C'est presque un essai philosophique déguisé en roman. Certains passages sont tout à fait jubilatoires pour l'esprit. On a droit à plusieurs joutes oratoires juteuses qui nous font voir l'absurdité de ce genre d'échanges dans lesquels personne n'a tort, personne n'a raison. Un roman définivement réjouissant pour l'intellect. Ça reste que l'aspect le plus passionnant est certainement de suivre le cheminement de Hans Castorp.

Certains pourront s'étonner du fait que je ne donne pas une note parfaite à ce roman, considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature allemande. Eh bien je note selon mon plaisir et non sur les qualités littéraires d'un livre, bien souvent j'ai été enchantée même éblouie mais hélas à d'autres moments les longues descriptions de lieux, de paysages, etc., m'ont ennuyée.

Je suis très heureuse et même bien fière d'avoir lu ce bouquin surtout que dans les deux cent premières pages j'ai bien failli abandonner mais passé ce seuil critique impossible de laisser tomber, il y a un fil qui me tenait bien accrochée.

Voici un extrait:

"Le littérateur, ce vrai fils de l'humanisme et de la bourgeoisie, savait sans doute lire et écrire, ce que ne savaient pas ou ce que savaient mal le gentilhomme, le guerrier et le peuple, mais, en dehors de cela, il ne savait rien ni n'entendait rien à rien au monde, il n'était qu'un farceur, qui administrait la parole et qui abandonna la vie aux honnêtes gens, et c'était sans doute pourquoi il gonflait la politique elle-même de rhétorique et de belle littérature, ce qui, en langage de parti, s'appelait radicalisme et démocratie."

À vous de voir, pour ma part je le suggère seulement à ceux et celles qui s'intéressent à la philosophie autrement vous allez vous ennuyer bien longtemps.

Note : 3.5/5


De : gallomaniac Envoyé : 2006-10-09 10:54
Mousseline, à mon âge on devient "histoire" pour les jeunes.

"La Montagne Magique" de Thomas MANN, cela touche l'histoire de ma famille. Mon père étant tuberculeux, il a été envoyé en 1937 au Sanatorium Néerlandais de Davos, ou il suivait la "cure horizontale" en alternance avec des petites promenades. Le médecin de famille disait après quelques mois à sa fiancée: "Oubliez-le, il n'en reviendra pas", alors elle a pris le train sur-le-champ pour le rendre visite. Quelques mois plus tard, un médécin de la clinique entrait en salle avec un journal scientific d'Amérique: "C'est écrit là-dedans, je vais te faire des tests et s'ils sont positifs, je te guérirai". Les tests prouvaient que c'etait une TBC de l'os, le chirurgien a enlevé la côte infecté, mon père est guéri, mes parents se sont mariés et ont mis au monde dix enfants qui chaque année subissaient une radio-contrôle de TBC, maladie nr 1 dans notre pays plat et humide.

Au 19ème siecle, le Néerlandais Holsboer emmenait sa femme pour une cure à la montagne, sa femme meurt, il se remarie et, étant entrepreneur il fonde le Kurhaus, la ligne de chemin de fer de Landquart à Davos et il attire une foule d'etrangers malade ou pas. Il y a pas mal d'auteurs entre 1850 et 1950 qui ont passé une cure à Davos (parmi eux R.L.Stevenson) ou y ont été en visite. Il y avait des milliers de Russes, d'Anglais, de Néerlandais. Le sanatorium néerlandais, hôpital du peuple (les riches allaient en hotel) est fondé en 1901, je crois. Après la découverte de la penniciline, dans les années 1950, et plus tard après la découverte de la cause de allergie de la poussière de la maison, le sanatorium a été changé en Centre d'Asthme. Il existe toujours une association "Nederland-Davos". Au mois de septembre dernier, j'etais dans l'occasion de visiter Davos et j'avais décidé de lire à cette occasion La Montagne Magique et de chercher des lieux du livre. Mon histoire personnelle et ma présence auprès des lieux ont particulièrement illuminé la lecture de ce livre, que je n'ai pas réussi à lire dans ma jeunesse. En fait le livre (1000 pg) de Thomas Mann touche à tous les sujets de cette société close et on retrouve les lieux du récit dans les quartiers et l'environnement proche de Davos.

Le récit:
Hans Castorp, un jeune homme tout simple est envoyé là pour un court séjour et pour visiter son neveu. Il se découvre assez malade pour rester et rester encore (7 ans en tout) et il découvre les dessous de la vie d'hopital. Il se plaît petit à petit à la societé des malades et les discussions qui touchent à tant de sujets qu'il est difficile d'en donner un résumé. Le plus important de ces discussions sont mené par un athéiste lettré et un Jésuite, deux malades, forcés de rester. Il s'enlise dans l'ambiance et dans un amour platonique pour une Russe. Son neveu retourne au plat pays, mais devient tellement malade qu' il revient à Davos en toute lucidité pour y mourir. Le dernier chapitre, dans lequel est introduit un Hollandais me semble un ajout postérieur; ou bien c'est voulu pour exprimer le développement du personnage apres des années.

Roman-à-clés, roman cosmopolite, philosophique, psychologique, le livre a tellement de dimensions mais si peu d'action, qu'il faut être hardi lecteur, comme le dit Thomas Mann dans l'introduction: le livre veut aussi exprimer la lenteur de vie dans cette Montagne Magique. Un chef-d'oeuvre de longue haleine sur des personnages de courte haleine: ma note pendant lecture vacille entre 3/5 et 5/5, après lecture, on est conscient d'avoir lu un chef d'oeuvre, donc 5.


De : s-lewerentz Envoyé : 17/10/2006 16:07
Salut !
Je n'ai pas (encore) lu "la montagne magique" ni "tonio kruger", mais seulement "les buddenbrook" et je l'ai adoré !! Je m'attendais aussi à une écriture vieillote et pédante, et j'ai été agréablement surprise par la modernité du roman, ainsi que par l'humour qu'il contient.
Donc mon seul conseil : essaies quand même "la montagne...", je suis sûre que ça vaut le coup !


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 06/12/2007 03:01
L’élu - Thomas Mann

Dans le pays Artois, au moyen-âge, un duc respecté élève seul ses jumeaux, sa femme est décédée lors de leur naissance. Le garçon et la fille sont superbes, et inséparables. À la mort de leur père, ils sont devenus de jeunes adultes. L’irréparable se produit : ils partagent la même couche et conçoivent un enfant. Écrasé par leur péché monstrueux, le jeune homme se lance dans une funeste croisade, tandis que la jeune femme gère le royaume à l’abri des regards. L’enfant nait en santé, mais il est aussitôt confié aux mains de Dieu, dans une simple barque au milieu des flots de la Manche. Dieu lui est favorable, il survit et est recueilli par un abbé qui se charge de son éducation. L’enfant devient un homme cultivé, valeureux et habile. Un jour, il connaitra son origine, et, pour racheter son effroyable péché originel, part en quête de tords à redresser. Il prend pied sur le continent, où il peut défendre la reine d’Artois et de Flandre. Bien que plus vieille que lui, il s’éprend de la femme, qui est, horreur et scandale, sa propre mère. Ils vivront un heureux amour, jusqu’à ce que la terrible vérité jaillisse. Comment expier ce nouveau péché encore plus monstrueux?

Thomas Mann revisite le mythe d’Œdipe. La version chrétienne est empruntée à un poète moyen-haut-allemand, Hartmann von Aue, qui s’était lui inspiré d’une légende médiévale française. Mann y ajoute une touche d’irone, plusieurs chapitres se terminent par la mort de compagnons du héros, « mais ce n’était que des comparses, et le héros a franchi un nouvel obstacle. » Le texte est amusant, mais je trouve toujours un peu lassant ces contes où il y a surenchère de drames. Le réalisme de la tragédie grecque se perd dans cette interprétation.

3/5

le réaliste-romantique


Dernière édition par Gallo le Lun 9 Fév 2009 - 9:32, édité 1 fois
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Re: Thomas MANN (Allemagne / Etats-Unis)

Message  gallo le Sam 20 Déc 2008 - 18:51

De : gallomaniac Envoyé : 29/12/2007 22:35
Tonio Kröger, recit de Thomas Mann. Ma note 5/5.
Publié en allemand en 1903, en français (Stock) en 1923. LP 1975, 124 pg.

Un petit roman dit autobiographique d'un auteur de 27 ans. Écrit dans un style serein mais précis, qui en peu de mots sait saisir une situation, des sentiments.
Le jeune Tonio, 14 ans, petit poète trouvé pour cela ridicule par ses camarades de classe, est amoureux d'un d'eux, Hans, beau garçon aux cheveux blonds et yeux bleus; puis, à 16 ans pendant un cours de danse, amoureux d'Inge, belle fille aux cheveux blonds et yeux bleus; tous deux inaccessibles pour Tonio. Il prend conscience de ces sentiments, pures et durables à première vue, mais qui en devenant adulte se perdent dans une vie plutôt superficielle: son coeur est mort. En même temps il prend conscience du développement de ses sens d'artiste-auteur et l'exigence justement de se déstituer de ses sentiments pour bien écrire. Dans un tel état d'esprit il se pose la question ténaillante: "qu'est-ce que c'est un artiste?" devant une amie artiste-peintre, Lisaveta. Elle lui jette la reponse dégrisante: tu es un bourgeois.
On ne sait pas encore où le recit vous mène. D'un coup, le recit change. Tonio entreprend un voyage vers le nord, pays de son enfance, où il trouve tout changé. Devant la mer baltique il goûte une serenité toute poétique. Par un retour des choses il se retrouve pendant un bal devant Hans et Inge, les amours de sa jeunesse: pareil comme autrefois. Un sentiment aigu de jalousie le pique. Il se retire, il souffre et puis: il se sente heureux: "car son coeur vivait". Une découverte qui transforme l'auteur Tonio et qui l'amène à écrire dans une lettre à Liseveta une sorte de profession de foi de l'artiste. Je copie ici cette fin qui éclaire tout le livre.

"J'admire ceux qui, pleins de fierté et de froideur, s'aventurent sur le chemin qui conduit à la beauté grandiose et démoniaque, et qui méprisent <<les hommes>> , mais je ne les envie pas. Car si quelque chose est capable de faire d'un homme de lettres un poète, c'est bien cet amour bourgeois que je ressens pour ce qui est humain, vivant et habituel. Toute chaleur, toute bonté, tout humour, viennent de lui, et il me semble presque que c'est de cet amour dont il est écrit que sans lui, celui-là qui parlerait toutes les langues de hommes et des anges, n'est qu'un arain qui résonne et une cymbale qui rétentit.
"Ce que j'ai fait jusqu'ici n'est rien, pas grand-chose, autant que rien. Je produirai des oeuvres meilleures, Lisaveta - ceci est une promesse. Tandis que j'écris, le bruissement de la mer monte vers moi et je ferme les jeux. Je plonge mes regards dans un monde à naître, un monde à l'état d'ébauche, qui demande à être organisé et à prendre forme; je vois une foule mouvante d'ombres humaines qui me font signe de venir les chercher et les délivrer; des ombres tragiques et des ombres ridicules et d'autres qui sont l'un et l'autre à la fois - celles-là je les aime particulièrement. Mais mon amour le plus profond et le plus secret appartient à ceux qui ont des cheveux blonds et des yeux bleux, aux êtres clairs et vivants, aux heureux, aux aimables, aux habituels. Ne blâmez pas cet amour, Lisaveta, il est bon et fécond. Il est fait d'aspirations douloureuses, de méancholique envie, d'un petit peu de dédain et d'une très chaste fidélité.

Promesse tenu: Thomas Mann sera en 1929 à 53 ans lauréat du Prix Nobel.
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Thomas Mann

Message  Garanemsa le Sam 6 Mar 2010 - 15:15

LA MORT A VENISE
Et TRISTAN

Thomas MANN

Ce petit livre est en trois parties :
D’abord la vie et la pensée de Thomas Mann
La mort à Venise
Et Tristan

Un livre à lire dans le calme. Car la pensée de Thomas Mann n’est pas simple non plus.
Il s’inspire de Nietzche, Schoppenhauer, Wagner etc…..

Il me semble bien qu’il fasse partie des romantiques du siècle dernier.
Il semble que ce livre aussi ait une part d’autobiographie car il voyageât à Venise en 1911.

Le personnage est Gustav von Aschenbach, écrivain reconnu et anobli dans la cinquantaine.

Troublé par une mystérieuse rencontre lors de son voyage qui about donc à Venise. Une Venise qu’il n’aime pas particulièrement.
Là dans l’hôtel, il découvre Tadzio, adolescent polonais qui le facine littéralement.
Il n’ose pas lui parler car il est en proie à de sombre mélancolie et une sorte de fièvre « dionysiaque ».
Il succombe à l’épidémie du choléra asiatique qui fait rage dans la vie et meurt sur la place en contemplant sa fascination, la mer. (Wikipédia : L'influence dionysiaque est palpable dans l'œuvre de Mann. Le héros est pris d'une véritable fièvre dionysiaque, extasiante qui va le mener à sa perte. Il rappelle ainsi la proche parution de La naissance de la tragédie de Nietzsche, qui analyse les composantes dionysiaques de la tragédie, opposées à la part apollinienne de l'œuvre.)

C’est superbement bien écrit, très court, mais magnifique d’écriture.
On y fait beaucoup d’allusions à la Grèce antique, à la mythologie.
Mais beaucoup de mélancolie, de nostalgie, d’art…

Tiré de Wikipédia (ce que je ne savais pas d’ailleurs)
Le vrai Tadzio [modifier]
Le vrai Tadzio, celui qui a inspiré l'adolescent de la nouvelle, se nommait Władysław Moes, mais on l'appelait en général par les diminutifs "Adzio" ou "Władzio". C'est un baron polonais né en 1900 et mort en 1986 (que Thomas Mann a effectivement rencontré et observé au cours du voyage à Venise du printemps 1911 mentionné plus tôt, ainsi que rapporté par sa femme Katia dans ses mémoires Thomas Mann - Souvenirs à bâtons rompus, cf. lien plus bas). Père de deux enfants (Alexandre, mort à l'adolescence et Marie, devenue Marie Moes-Tarchalski, vivant en France) il a été retrouvé par le traducteur polonais des œuvres de Mann, Andrzej Dołęgowski vers 1964; des articles ont été publiés dans la presse allemande en 1965. Il a vécu bien plus longtemps que Mann n'avait estimé probable au regard de sa "délicatesse". Mann a aussi surestimé son âge, encore qu'il est possible que sa date de naissance soit antérieure: l'article allemand dit qu'il avait 68 ans en 1965. Contrairement à la rumeur qui veut qu'il soit enterré, auprès de sa femme et de son fils au cimetière de Powązki à Varsovie, Tadzio repose seul dans sa propriété familiale de la région de Poznan, à l'ouest du pays.
Dans un essai paru en 2001, The real Tadzio, Gilbert Adair présente ses recherches au sujet du « vrai » Tadzio, sa vie le long du siècle dernier et ses réactions par rapport au fait qu'il ait inspiré une véritable icône de la culture homosexuelle et pédéraste.
QUANT A TRISTAN
l'écrivain Spinell s'est retiré dans un sanatorium, se qu'il écrit ennuie fortement la société, il est un esthète et de ce fait délaisse tout ce qui pourrait intéresser un lecteur. il écrit partout mais personne ne lui répond.
un jour Gabrielle qui vient se faire soigner pour des problèmes pulmonaires. Il va s'en éprendre surtout parce qu'elle manque de vie et de force, ce qui la lui rend attirante.
"Le thème central de cette nouvelle fortement satirique est le conflit entre une spiritualité sans vie, maladive, uniquement esthétique des artistes (représentée par Spinell, dont le nom provient dse celui d'un minerai délicat et beau, mais sans aucune valeur) et la vie bourgeoise, utile, pleine de vie et vivant pour le moment présent " (pas de moi)
cette nouvelle reprend les thèmes principaux du grand écrivain allemand et prix Nobel de la littérature.

5+/5
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Re: Thomas MANN (Allemagne / Etats-Unis)

Message  cookie610 le Mer 7 Oct 2015 - 19:18

Tonio Kruger

Note : 3.5/5

Résumé :  Dans ce court roman en partie autobiographique, l'auteur nous raconte l'errance et la solitude d'un jeune homme, artiste dans l'âme, qui est déconnecté de la société notamment au travers de deux de ces amis, Hans et Inge. 

Critique : un court roman très rapide qui se lit d'une traite. L'écriture est très stylisée, un peu désuète mais impeccable. Le style est sobre mais efficace. En peu de phrases, l'auteur met en scène sa situation. Tonio est un personnage attachant, surtout dans les premières pages. Ses sentiments pour Hans et Inge sont intenses et bien rendus. Mais le Tonio adulte est un peu moins accessibles, plus froid et dur. J'ai bien aimé l'idée mais je trouve que le roman est trop court et les propos ne sont pas assez développés. Trop rapides, trop vite effleurés. Ça m'a beaucoup fait penser à Stefan Zweig, en peut-être un peu plus torturé. Mais une belle découverte d'un grand auteur assez méconnu. Je compte lire Mort à Venise rapidement, apparemment les deux sont indissociables. 
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Re: Thomas MANN (Allemagne / Etats-Unis)

Message  cookie610 le Dim 11 Oct 2015 - 17:51

La mort à Venise

Note : 4/5

Résumé
: Auguste Aschenbach, écrivain célèbre et reconnu, âge de plus de 50 ans, décide un beau jour de faire un voyage à Venise. Là, il rencontre le jeune Tadzio, dont il s'éprend rapidement et qui finit par devenir une obsession. Il n'y a pas un jour où il ne tente de croiser ce jeune garçon.

Critique : J'ai lu ce court roman très rapidement après avoir lu Tonio Kruger comme j'avais cru comprendre qu'il était lié. Et en effet, on retrouve certaines similitudes. Ce livre est le récit du combat intérieur que mène (et perd) le narrateur. Même si le roman est assez plat avec une intrigue très lente, on suit August dans les ruelles de la ville et la passion qu'il éprouve pour Tadzio finit par insufflé le rythme au récit. L'écriture est très belle, très classique mais un peu trop lourde. Le récit est bourré de références mythologiques qui alourdissent un peu le propos. Ca m'a beaucoup fait penser à un roman de Stefan Zweig (qu'il faut que je relise en passant) mais c'est beaucoup plus sombre et mélancolique, nostalgique.
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Re: Thomas MANN (Allemagne / Etats-Unis)

Message  cookie610 le Mer 17 Fév 2016 - 19:26

Tristan
 
Note : 3.5/5
 
Résumé : dans un sanatorium, un écrivain est subjugué par l’arrivée d’une nouvelle pensionnaire qui semble souffrir d’une maladie difficilement explicable.
 
Critique : Ce qui est terrible dans les nouvelles de Thomas Mann, c’est qu’elles sont beaucoup trop courtes. A peine commencées, déjà terminées. Il nous lance dans une histoire qui a l’air extra, et elle se termine rapidement, presque de manière bâclée. C’est dommage parce que dans le cas précis de cette nouvelle, on reste avec plein d’interrogation sur la fin notamment sur les liens entre les personnages, leurs histoires communes passées, leurs secrets. Le style est certainement impeccable mais il ne parvient pas à nous faire oublier le fait qu’on termine l’histoire un peu déçue par cet aspect inabouti. Dommage. Par contre, je compte bien persévérer et continuer à découvrir l’œuvre de Mann.
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Re: Thomas MANN (Allemagne / Etats-Unis)

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