Alberto MANGUEL (Argentine)

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Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  gallo le Sam 20 Déc 2008 - 17:43

De : la-grande (Message d'origine) Envoyé : 23/10/2003 15:39

Alberto MANGUEL - A History of Reading (L'Histoire de la lecture)

Note: 5/5

L'histoire de la lecture est un livre fascinant qui remonte les siècles à la recherche de tout ce qui attrait à la lecture. Alberto Manguel a fait un travail incroyable de recherche et c'est d'autant plus intéressant.

Les sujets traités sont variés: l'histoire du livre, apprendre à lire, l'acte de lire, se faire faire la lecture, le rôle de l'auteur et du traducteur, la censure, etc...

Il y a une tonne de citations toutes aussi intéressantes les unes que les autres - certaines font sourire parce qu'on s'y reconnaît, certaines font réfléchir. C'est un livre qui nous donne envie de lire encore plus, d'être plus curieux, de découvrir des auteurs inconnus ou qui nous faisait peur - comme Borges pour Mousseline par exemple!

J'ai pris du temps à lire ce livre - on peut facilement lire une section et s'arrêter pour passer à autre chose et y revenir pour lire une autre section.

Maintenant que je l'ai terminé, j'ai pris 2-3 jours à le digérer, à le feuilleter pour relire ce que j'y ai souligné et revivre ce beau moment de lecture.

Je vous met une des citations que j'ai notées - c'est en anglais, je m'excuse, je ne suis pas traductrice et je ne voudrais pas perdre le sens...

"Some books are to be tasted, others to be swallowed, and some few to be chewed and digested"

L'histoire de la lecture fait partie de la dernière catégorie!


De : nimbus Envoyé : 23/10/2003 22:20
C'est le hasard, Alberto Manguel était interviewé cet après midi, à la radio, sur france-culture. Très interessant, j'ai enregistré l'émission car j'étais parti acheter des fleurs, il faut que je reécoute une seconde fois car son message est trop riche!
Il a parlé de Borges, beaucoup, de Sabbato, un peu, et de Chateaubriand. Il est citoyen canadien mais j'ai cru comprendre qu'il vivait en France, dans une sorte de grange, seul endroit où il avait pu rassembler sa bibliothèque de 30000 livres! Son paradis comme il dit.
Il dit aussi que celui qui a le goût de lire a la chance d'avoir accès à tous les livres du monde, mais qu'il a de ce fait un devoir: celui de les lire afin qu'ils servent à quelque chose.
Alberto Manguel! : ce qui se fait de mieux dans le genre sapiens-sapiens!
Je n'ai toujours pas commencé "l'histoire de la lecture" parce que la présentation est un peu rébarbative, et surtout parce que je crains de ne pas aimer! Ce qui me ferait passer pour le dernier des imbéciles!!


De : Mousseliine Envoyé : 24/10/2003 04:14
J'ai écouté l'émission, merci merci merci Nimbus.

Voilà le lien pour ceux que ça intéressent: http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/affinites/index.php

Il est merveilleux Alberto Manguel. C'est un homme qui parle plusieurs langues, un homme universel. Pour lui les mots sont universels. La littérature est universelle. Il
a habité dans plusieurs pays. Fascinant!

De plus je ne connaissais pas ce livre, alors je trippe des bulles. J'aime beaucoup écouter les entrevues d'auteurs à la radio.

Nimbus tu m'avertis quand tu tombes sur des trucs susceptibles de m'intéresser et que je peux trouver sur le net!




De: Polo

Alberto Manguel - Stevenson sous les palmiers
(Actes Sud, 2005, 87 pages)

Ce petit roman de 88 pages est magnifique. On y raconte les derniers jours de la vie du célèbre auteur du Dr Jekyll et Mr. Hyde. Alberto Manguel a eu la brillante idée de montrer que, dans la vie même de Stevenson, le mal et le bien sont intimement liés. Accusé de meurtre à cause des manigances d'un missionnaire, l'auteur devra quitter son île indonésienne, mais comme il est déjà très malade, il mourra avant.

Manguel a joué habilement avec la biographie de Stevenson et la fiction en plongeant cet auteur dans l'univers de son oeuvre. À cause des événements, la foudre de la population s'abat sur cet émigrant écossais installé dans l'une des îles Samoas. Bref, Manguel a eu une idée de génie.

Note : 4,7/5
(Polo)


De : Friisette Envoyé : 22/04/2004 14:09

Alberto MANGUEL - Stevenson sous les palmiers

3.25/5

Le roman nous raconte les dernières semaines de la vie de Robert Louis Stevenson, l'auteur de Robinson Crusoé, entre autres. L'écrivain écossais habitait alors les îles Samoa, dans le Pacifique sud. À l'époque, de nombreux missionnaires parcouraient les îles de cette région pour convertir les autochtones et les libérer du péché, entre autres de la luxure... Tout ça à cause d'un mode de vie très différent des britanniques puritains de l'époque.

Dans le roman (je ne sais pas s'il s'agit d'une fiction où si l'histoire est basée sur des faits réels...) Stevenson, malade et sur le point de mourir est accusé du meurtre et du viol d'une jeune fille ainsi que d'avoir allumé un feu qui a ravagé tout un village. Selon la légende, son esprit, avide de désir pour les membres de la communauté, aurait pris possession de son âme et son fantôme aurait perpétré tous les crimes... C'est donc ce résit auquel on a droit.

Je suis assez embêtée de noter ce court roman. Le début m'a semblé bien nébuleux et j'avais parfois de la difficulté à rester concentrée sur l'histoire. Par contre, la finale m'a beaucoup plue. Manguel a aussi très bien su rendre l'atmosphère des lieux et de l'époque. Donc c'est un roman qui est intéressant, sans toutefois être un grand chef-d'oeuvre.


De : 2550Chimère Envoyé : 29/06/2004 13:44

UNE HISTOIRE DE LA LECTURE de Alberto MANGUEL

Mon avis : Une histoire de la lecture ? Voilà un titre qu'a priori je n'aurais jamais eu l'idée de lire si je n'avais pas lu les critiques enthousiastes sur le forum. Et c'est un tort parce qu'il est merveilleux ce bouquin. Alors merci parce que là je suis sous le charme.

(et mon top 3 devient problématique)

C'est à la fois un texte très intime qui nous parle et nous touche (nous lecteurs) énormément parce qu'on peut se reconnaître au détour d'une page et en même temps c'est une mine prodigieuse d'informations sur l'écriture (apprentissage, support, etc...).

Au vu de toutes les merveilleuses phrases que l'auteur laisse à notre réflexion personnelle, de tous les auteurs que l'on a envie de découvrir et/ou de redécouvrir, c'est un livre qui peut se lire, se relire et se re-relire sans cesse, il y aura toujours quelque chose de nouveau à trouver.

Le livre que tout amateur de lecture devrait avoir dans sa bibliothèque. D'ailleurs, je le veux.

Ma note : 5/5


De: Mousseline

Alberto Manguel - Une histoire de la lecture
(Actes Sud, 2000, 432 pages)
C'est un essai qui devrait plaire assurément à ceux et celles qui aiment la lecture et qui aiment les auteurs. En tout cas moi j'ai beaucoup aimé.

Tout d'abord on est épaté par l'érudition d'Alberto Manguel, c'est assez impressionnant. Mais c'est un livre qui se lit aisément. J'ai trouvé certains chapitres plus laborieux mais c'est peu par rapport au reste.

Comme le titre l'indique il parle de lecture mais ceci sans ordre chronologique en tant que tel. On peut lire les différents chapitres en désordre. Il raconte plein d'anecdotes sur les lecteurs et auteurs, certains très connus d'autres moins. C'est généralement très charmant ces petites histoires. Très passionnant aussi de découvrir des choses sur des auteurs comme St-Augustin, Kafka, Dickens, Hemingway, Aristote, Maria Rainer Rilke et bien d'autres. Je sais très bien que je n'aurai jamais assez d'une vie pour lire tous les auteurs que j'aimerais lire alors cet essai m'a permis de faire le tour de ces auteurs.

Un livre qui est maintenant sur ma table de chevet, comme ça quand j'aurai le goût de relire certains chapitres, il est là près de moi.

L'auteur a remporté le prix Medicis de l'essai avec ce bouquin.

Note : 5/5
(Mousseline)


De : ElizabethCraig Envoyé : 17/12/2004 08:29
Alberto MANGUEL - Kipling, une brève biographie, Ed. Actes Sud / Lémac

A. Manguel n'a pas son pareil pour raconter avec l'enthousiasme dont il est coutumier. Ici, il s'agit de la vie de Kipling. Il accomplit le prodige de faire la biographie de ce grand auteur en une centaine de pages, en allant à l'essentiel, en se payant le luxe de nous raconter des anecdotes, qui ne sont jamais anecdotiques, et en nous dressant un portrait plus vrai que nature de cet auteur immense. Il s'agit plus d'un panorama que d'une biographie, et ceci n'est pas une critique, mais plutôt une démarche originale et pertinente. Quand certains écrivent des biographies de 500 pages et plus et ne parviennent pas à cerner le personnage dont ils ont la charge, Manguel a l'art de nous projeter dans la vie de Kipling en quelques lignes bien senties, sans perdre de temps en digressions inutiles, en relevant ce qui fait saillie dans cette existence agitée. Un bonheur de lecture.

4,5/5


De : 2550Chimère Envoyé : 06/01/2007 23:10

LA BIBLIOTHEQUE LA NUIT d'Alberto MANGUEL
Ed Actes Sud/296p
Trad (anglais) : Christine Leboeuf

Ca commence par une photo, celle d'une pierre gravée, avec en légende en dessous : Tout ce qui reste d'une bibliothèque athénienne : un avis indiquant que l'établissement est ouvert de la 1ère à la 6ème heure et qu'il « est interdit d'emporter des oeuvres ».

Si vous ne connaissez pas Alberto Manguel, je ne saurai trop vous conseiller de vous précipiter pour découvrir son essai Une histoire de la lecture et ensuite de lire La bibliothèque, la nuit ou de faire l'inverse mais de toute façon lisez ces deux livres. Vous allez adorer. Il y a une complicité évidente entre Manguel et son lecteur, il partage la même passion : la lecture. Et quel que soit le degré d'érudition de chacun, on finit par le comprendre parce qu'il parle notre langue, celle du lecteur. Et donc après la lecture décortiquée dans Une histoire de la lecture passons au contenant : les bibliothèques. De l'agencement aux bibliothèques imaginaires, de l'émergence du support numérique aux cartons pleins entassés chez soi, c'est un vrai voyage dans le monde du livre avec des paragraphes que l'on lit, relit avec bonheur, des photographies, gravures, des anecdotes passionnantes, bref que du plaisir. C'est un essai et ça se lit comme un roman, sans se sentir dépassé une seule fois par la vaste érudition de l'auteur qui nous parle de sa bibliothèque et un peu de la notre aussi.
Mon seul regret : que la fantastique bibliothèque de l'université invisible du disque monde de Pratchett n'apparaissent pas dans ce livre, seule bibliothèque avec un orang-outan comme bibliothécaire et qui permet de voyager dans le temps voire de passer dans d'autres bibliothèques d'autres dimensions et univers pour peu que l'on soit assez dingue pour s'aventurer dans ses rayons.

Nous cheminons au travers d'interminables rayonnages de livres où nous choisissons tel ou tel volume sans raison apparente : à cause d'une couverture, d'un titre, d'un nom, de ce quelqu'un a dit ou n'a pas dit, à cause d'une intuition, d'un caprice, d'une erreur, parce que nous croyons pouvoir trouver dans ce livre, tel récit, tel personnage ou tel détail, parce que nous pensons qu'il a été écrit pour nous, parce que nous pensons qu'il a été écrit pour tout le monde sauf pour nous et voulons découvrir pourquoi nous avons été exclus, parce que nous avons envie de nous instruire ou de lire ou de nous perdre dans l'oubli. (extrait)

Ma note : 5/5


De : Chris tomando mate Envoyé : 25/04/2007 20:12

Alberto MANGUEL - Dans la forêt du miroir
5/5
Livre de poche - 317p.

4ème de couv.
Qu'est ce que lire ? Que peuvent pour nous les livres ? Qu'advient-il si nous entrons dans leur domaine comme Alice franchissant le miroir ?
Evoquant des grandes expériences de lecteur (Borges, Chesterton, Cortazar et bien d'autres), Alberto Manguel assimile la lecture à un acte érotique d'abandon et de jouissance. A un acte de liberté, aussi, qui a contribué à faire de lui un homme rebelle à l'opprésion et à la censure.
Erudite et gaie, cette promenade d'un amoureux de la littérature, aux yeux de qui les livres ne nous font pas oublier le monde mais qui nous replace face à lui, se savoure à chaque étape comme une incitation à l'aventure.

Ahhhhhhh Alberto Manguel je vous déclare ma flamme !!!
Quelle lecture !
Dans la forêt du miroir se décompose en chapîtres qu'on peut lire, relire et apprécier indépendamment les uns des autres. Pêle-mêle : sur le Che Guevara, Borges, Cortazar, mais pas uniquement sur les argentins ! il y a aussi Easton Ellis (j'avoue que cela a fini de me décider à enlever ce dernier de mon challenge), Vargas Llosa, le métier d'éditeur etc... Bref il y en a pour tout le monde même si je n'ai pas eu le même intérêt pour toutes les parties, mais là, chacun ses goûts !
Et on n'arrêterait pas de prendre des notes au fil de la lecture soit avec ce qu'on y apprend, soit en thème de réflexion ou même en réactions ! Très interactif comme lecture .
C'est un livre que je garderai à portée de main pour relire des passages j'en suis certaine, et cela ne m'était jamais arrivé !!
Un immense merci aux rats qui ont critiqué Manguel avant moi car je ne le connaissais pas (même pas entendu parlé ... ) et qui m'ont ouvert cet horizon fabuleux !!!
N'empêche, trop forts ces Argentins


Livre du mois Juin 2007:
Journal d'un lecteur de Alberto Manguel


Voir toutes les critiques ici: http://clubdesrats.forumr.net/livres-du-mois-f43/juin-2007-journal-d-un-lecteur-de-alberto-manguel-t2119.htm?highlight=alberto+manguel


Dernière édition par Gallo le Lun 9 Fév 2009 - 9:31, édité 1 fois
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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  gallo le Sam 20 Déc 2008 - 17:49



De : Chris tomando mate Envoyé : 12/10/2007 18:53

Alberto MANGUEL - Journal d'un lecteur - Babel - 245p
2,5/5

Je viens péniblement de le terminer, et c'est loin d'être l'extase ...
Comme la plupart d'entre vous (cf les critiques du livre du mois), je n'avais lu presque aucun des auteurs que Manguel a choisi (à part Cervantes mais là il s'agit s'une lecture imposée du collège que je n'avais pas appréciée du tout).
Mais je ne crois pas que ce soit à cause de cela que je n'ai pas aimé. Je n'ai pas du tout vu l'intérêt du sujet, et pourtant je partais avec un a priori plus que positif sur l'auteur. Que le chat de la voisine vienne se poser dans une pièce, même s'il s'agit de la voisine d'Alberto Manguel je m'en préoccupe comme de l'an 40 ... Je n'ai pas vu non plus tellement de rapport entre ses lectures et ses faits et gestes actuels ... Un livre commandé par son éditeur, non ?
Bon mais confiante comme je suis et surtout encore sous le coup de coeur que j'avais eu pour Dans la forêt du miroir, je me plonge dans Une histoire de la lecture !


De : gallomaniac Envoyé : 21/02/2008 22:05
Stevenson sous les Palmiers , Alberto MANGUEL. Ma note 4/5
2000, traduit de l'anglais par Christine Le Boeuf, Actes Sud 2001, Edition Babel 2005, 90 pg.

Alberto Manguel, auteur de naissance argentinien, naturalisé canadien, grand voyageur mais surtout spécialiste de l'histoire de la lecture, ce qui n'est pas la même chose que l'histoire de la littérature. Dans ce livre il raconte en fiction les derniers jours de Robert Louis Stevenson.

Dans cette fiction de Manguel, Stevenson qui séjourne à l'île Samoa, tuberculeux au stade avancé, rencontre un autre écossais, sorte de prédicateur noir, qui pourrait être son alter ego. (Le lecteur averti pense spontanément à "Dr. Jekill et Mr. Hyde" de Stevenson). Stevenson est admiré à l'île pour ses histoires imaginés, que les autochtones considèrent comme réels. Mais en même temps Stevenson, étranger à l'île, n'y est pas intégré et par là il est porteur de malheur (dèjá sa maladie). Les fantasies de malheur qui viennent dans la tête de Stevenson fiévreux par la tuberculose, sont aussi des faits reéls sur l'île: rapt, meurtre, incendie. C'est l'alter ego qui a réalisé tout ce que Stevenson a imaginé. Stevenson crachant du sang, un moment même dans un sorte de délire - alcohol ou fièvre? - en tout cas de plus en plus fiévreux, excité jusqu'à encore écrire plus exaltant, s'eteint d'un coup.

L'histoire est présenté comme un roman, mais les quelques détails biographiques et la vivacité du récit donnent l'impression d'assister réellement aux derniers jours de Stevenson. Le livre en tant que tel est une curiosité pour celui qui connait un peu cet auteur Ecossais de la deuxième moitié du 19e siecle. Mais le livre est aussi une invitation à réfléchir sur la rélation fiction et réalité, rélation qui concerne aussi bien le lecteur que l'écrivain. J'ai pris avec plaisir connaissance de cet auteur Manguel, dont je connaisssais le nom par les rats (par le livre du mois de juin 2007). Ma note 4/5.
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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  Aurore le Sam 25 Avr 2009 - 18:26

Une histoire de la lecture

Je ne vais pas faire de redites car je viens de lire les critiques précédentes et l'essentiel a été dit.
Ce livre a été une découverte d'ici (la première) car le titre me semblait alléchant et plein de promesses.
J'ai commencé le livre et ai éprouvé une certaine jubilation car je ressentais parfaitement les émotions décrites et essayais de m'imaginer toutes ces anecdotes liées au livre.
J'ai d'autant plus apprécié cet essai (qui est en fait une belle histoire) qu'il aborde la lecture avec tact et délicatesse. On est porté par son contenu et j'ai donc lu avec plaisir tout l'environnement et l'historique de notre merveilleux ami de papier.
C'est un excellent livre de bibliophilie et de "vulgarisation" littéraire. J'ai été exaltée (et le suis encore en me souvenant) par cet ouvrage et je pense sincèrement qu'Alberto Manguel est un grand homme.
J'ai lu une interview de lui, à l'occasion de la sortie de son nouveau livre La Cité des mots et ai été étonnée par sa modestie et par sa détermination à populariser le livre et à le rendre démocratiquement accessible.

Mon premier Manguel, et pas le dernier !

5/5

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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  Mousseline le Sam 2 Mai 2009 - 22:53

A mon avis, tout razérates devraient lire ce livre! Éventuellement je vais le relire. Mais j'aimerais bien l'acheter dans une belle édition.

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Tous les hommes sont menteurs

Message  lalyre le Jeu 10 Sep 2009 - 17:00

Tous les hommes sont menteurs
Alberto Manguel
Actes/Sud 2009
199 P.
Un journaliste français enquête pour tenter d'éclaircir la mort dramatique " une chute du haut de son balcon à Madrid vers 1970 " de Alejandro Bevilacqua,un écrivain sud-américain.Il va interroger des gens qui l'ont bien connu ,mais leurs récits ne sont que sujet à caution car chacun à sa propre version de ce que fut la vie de cet homme .Il y a tout d'abord Alberto Manguel ,écrivain argentin qui prétend avoir été son confident tout en se contredisant ,car dit-il ...ce personnage je l'ai connu il y a au moins trente ans ,alors que voulez-vous que je vous dise ?Et il ajoute ,c'est le destin qui nous a réunis et si vous désirez que je vous dise que nous étions amis ,je peux vous certifier que nous n'avions rien en commun.....
Là selon mon avis ,Alberto se contredit c,ce qui veut dire qu'il ment au journaliste.....

Voici le journaliste en conversation avec Andréa ,l'amie d'Alejandro ,qui lui raconte ce que Manguel lui a dit,à cela elle répond ...Alberto Manguel est un menteur,je suis persuadée qu'il est à côté de la plaque,il est du genre à te montrer une orange et soutenir mordicus que c'est un oeuf....Mais non ,ajoute t-elle je ne suis pas du genre à faire du gringue à Manguel.Mais oui je savais que si Alejandro me racontait sa vie, c'était en partie pour la revivre ,en partie pour frimer .Elle raconte aussi que lorsqu'elle a découvert un manuscrit caché chez Alejandro ,lui qui déclarait ne pas être doué pour l'écriture ,elle s'est très vite débrouillée pour le faire éditer à l'insu d'Alejandro....

Le journaliste reçoit une lettre d'un certain Marcelino Olivares qui raconte l'épisode de "Léloge du mensonge " le livre qui fut publié sous le nom de Alejandro Bevilacqua,dans sa lettre ,il dit aussi ,être aller voir l,auteur pour récupèrer ce qui lui a été dérobé ,mais Bevilacqua ne comprend pas....

Et ce cubain difforme qui prétend avoir partagé sa cellule avec Bevilacqua à l'époque de la dictature militaire en Argentine ,faut-il le croire ?

Je n'en dis pas plus,ce qui est certain ,c'est que l'auteur ce roman avec le style qui lui est propre rend un bel hommage à la littèrature.Que dire d'autre,que tout est fiction,que tout est mensonge car comme Alberto Manguel écrit à la fin du livre..Ici s'achève l'histoire.Le vrai lecteur n'a plus besoin de continuer à lire .Savoir qui a tué qui,comment,pourquoi,sont des questions qui n'interessent que le bureaucrate ou le policier qui eux ne liront pas le livre.......5/5
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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  veilleur le Mer 2 Déc 2009 - 19:59

Une histoire de la lecture >> L'exploration intérieure

Ce livre est brillant. Il se lit comme un roman passionnant, comme une aventure sans fin, comme un feuilleton à rebondissements. Il parle de nous, lecteurs, rats de bibliothèques, aventuriers du papier, voyageurs immobiles. Il parle de ce monde infini, de cet univers en expansion qui se créé et se développe à chaque fois que nous ouvrons ces petits cubes de papier nommés « livres ». Alberto Manguel appartient à l'espèce des lecteurs, mais plus encore à celle plus rare des lecteurs-auteurs, ceux qui imaginent, transmettent et racontent. Un peu comme les griots mandingues !

Ce livre est divisé en courts chapitres qui peuvent se lire indépendamment les uns des autres. Les références ont été renvoyées en fin de volume pour alléger les pages mais ce n'est pas vraiment pratique à mon sens. Par contre, l'index final est le bienvenu. J'ai personnellement adoré les très nombreuses illustrations qui viennent étayer les arguments de l'auteur et qui montrent qu'en plus de savoir lire correctement, il faut savoir regarder attentivement.

De quoi parle ce livre ? De livre, de lecteurs, d'alphabet, de traduction, de lunettes, d'imprimerie, de lecture à haute voix ou silencieuse, de forme de livre, du rapport au temps, de lectures interdites, du rapport avec le pouvoir,... C'est quasi sans fin.

Le propos introductif intitulé « la dernière page » est tout simplement remarquable et dès les premières lignes, je me suis trouvé chez moi, en pays de connaissance, parmi les miens. De cela j'en remercie infiniment l'auteur.

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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  veilleur le Mer 2 Déc 2009 - 20:05

Dictionnaire des lieux imaginaires >> Je rêvais d'un autre monde

Présentation de l'éditeur

D'Homère à Stevenson, de Rabelais à Swift, de Platon à Buzzati et à Henri Michaux, la littérature mondiale a inventé une géographie imaginaire sans doute aussi riche que la géographie réelle. L'Atlantide et le mont Analogue, Pellucidar et l'île des Pingouins, Avalon et les Terres du Milieu : contrées, cités et royaumes fictifs sont tour à tour le domaine de la peur ou des enchantements, de l'initiation philosophique, de la satire politique ou de l'utopie. Pour la première fois nous est proposé, dans ce livre érudit et chatoyant, un répertoire de ces lieux imaginaires. Situation, topographie, climat, flore, faune, formes de gouvernement, coutumes : tout est recensé avec rigueur, chaque article renvoyant aux œuvres sources. Une alléchante invitation au meilleur des voyages : la lecture.

Quatrième de couverture

De A, comme Abaton, à Z, comme Zuy, voici qu'un dictionnaire nous offre la plus merveilleuse des invitation au voyage. A partir des univers que
de tous temps se plurent à inventer les ecrivains du monde entier, Alberto Manguel et Gianni Guadalupi, forts de leur conviction que la fiction est réalité, ont recensé lieux imaginaires et sites chimériques. Ils en rappellent la situation géographique, la topographie, le climat, la faune et la flore, les formes de gouvernement, les transports et moyens de communication, les moeurs et les coutumes locales, les curiosités touristiques ou les spécialités locales... Rien n'étant inventé, on pourra vérifier dans les textes cités l'exactitude de toutes ces informations, qu'enrichissent par
ailleurs " les indispensables " du genre : cartes, plans, dessins, assortis de conseils pratiques, si utiles au voyageur... Recensés avec une extrême rigueur mais loin de tout souci d'exhaustivité, les auteurs et les ouvrages cités ont été choisis selon la seule règle du plaisir. Chaque article de ce dictionnaire, s'il invite à un voyage passionnant à travers l'un ou l'autre des lieux imaginaires, est également prétexte à découvrir - ou à redécouvrir - comme autant d'îles au trésor, des oeuvres illustres ou plus secrètes. Aussi, comment ne pas engager le lecteur a suivre sans délai cette recommandation d'Italo Calvino : " Dans la Bibliothèque du Superflu dont j'aimerais qu'elle trouve toujours une place sur nos étagères, ce Dictionnaire des lieux imaginaires est, sans l'ombre d'un doute, un ouvrage dont la consultation est indispensable " ?

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L'imagination des hommes est telle qu'il ne leur suffit plus d'exercer leur soif de découverte sur le monde réel. Il leur faut conquérir les mondes parallèlles qui ne communiquent pas entre eux (quoique), mais forment, sous la plume alerte et synthétique d'Alberto Manguel, une cartographie de la "Terre du Milieu" des utopies d'écrivains qui se sont succédés au cours des âges. Et l'on se prend à rêver d'un cartographe ou d'un romancier qui représenterait tous ces mondes sur un globe idéal, qui publierait un nouveau roman mettant en scène plusieurs mondes. Car les livres communiquent entre eux, c'est sûr et l'oeuvre des hommes n'est simplement que d'accompagner cette entreprise créatrice qui les dépasse. Vastes travaux borgésiens dont ce dictionnaire atypique n'est qu'une brique de travail.

Et quelle brique ! Dans une synthèse très claire, accompagnée de schémas, l'auteur se fait un malin plaisir, mais sans doute inconscient de nous ouvrir les portes derrière lesquelles se trouvent le Pays des Merveilles, le Pays d'Oz, la Terre du Milieu, Utopia, l'Atlantide, TerreMer et tant d'autres. Ce dictionnaire n'est pas exhaustif, il ne le peut, mais il a un avantage : celui de faire voyager bien plus loin que n'importe quel guide de voyage car il nous emmène dans un voyage intérieur, dans l'infinie imagination humaine qui donne un avant-goût d'éternité.

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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  veilleur le Mer 10 Nov 2010 - 15:57

Chez Borges
Actes Sud, 2003
77 pages

Présentation de l'éditeur en quatrième de couverture :

Pour Borges, l'essentiel de la réalité se trouvait dans les livres ; lire des livres, écrire des livres, parler de livres. De façon viscérale, il était conscient de poursuivre un dialogue commencé il y avait des milliers d'années et qui, croyait-il, n'aurait jamais de fin. Les livres restauraient le passé. "Avec le temps, disait-il, tout poème se transforme en élégie." Il était sans indulgence pour les théories littéraires capricieuses et reprochait en particulier à la littérature française de se concentrer non sur les livres, mais sur les écoles et des coteries.
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L'homme pour qui le monde est un livre

Je suis tombé dans Borges comme on tombe dans une marmite de potion magique. Une fois qu'on l'a lu, on se sent capable de voir le monde comme lui, comme un livre ouvert dans lequel toutes les histoires sont possibles et dans lequel les frontières entre réalité et fiction ne sont que pures conventions intellectuelles. Borges est un géant de la littérature du XXème siècle et tout témoignage sur lui a une saveur indicible. C'est donc avec une gourmandise certaine que j'ai lu celui d'Alberto Manguel, grand lecteur devant l'Eternel qui a eu la chance (il ne le savait pas) de faire la lecture à l'auteur argentin entre 1964 et 1968. Ce petit livre (77 pages) est très facile à lire et oscille en permanence entre les souvenirs personnels et la manière dont Borges concevait la littérature, au point de devenir lui-même livre et d'être, facétie de l'imaginaire, un objet littéraire. On y côtoie un homme dans son quotidien à Buenos Aires, avec ses amis et connaissances, avec ses qualités et ses limites. Alberto Manguel en trace un portrait en nuances portant la marque d'un profond respect. A peine voit-on pointer ça et là quelques traces de nostalgies d'un monde à jamais disparu, mais appartenant désormais à tous.

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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  veilleur le Lun 29 Nov 2010 - 11:36

La bibliothèque, la nuit
Actes Sud

Présentation de l'éditeur en quatrième de couverture :

Qu'elle soit constituée de quelques livres ou de volumes par milliers, qu'elle obéisse à une classification rigoureuse ou aléatoire, qu'elle soit de Montaigne ou d'Alexandrie, qu'on veuille la détruire (comme, si près de nous, à Sarajevo, à Kaboul, à Bagdad) ou l'ériger, qu'elle soit mentale, comme chez Borges, ou institutionnalisée - avec heures d'ouverture et réglementations -, qu'elle ait pour résidence de vastes bâtiments aux allures de nefs ou de temples ou qu'elle joue les passagères clandestines dans des cartons, entre deux déménagements, que les livres qui la composent soient alignés sur des étagères de bois blanc ou d'acajou massif, qu'est-ce qu'une bibliothèque, sinon l'éternelle compagne de tout lecteur- son rêve le plus cher ? Pourtant, entre les plaisirs offerts par le chaos généreux d'une caverne d'Ali Baba ou ceux; plus austères, que procure le classement, entre infini et rayonnages, faut-il nécessairement choisir ? Et n'y a-t-il pas quelque présomption à vouloir sédentariser, non les livres mais les textes, par définition nomades ? Existe-t-il un ordonnancement idéal du grand thésaurus livresque de l'humanité ? Pour peu que, à l'instar d'Alberto Manguel, on ait affronté en combat singulier, et toute une vie durant, la nature profonde de la bibliothèque, telles sont bien les insondables questions que soulève, in fine, cet espace prétendument banal - voire, pour certains, parfaitement démodé ! Après Une histoire de la lecture, Alberto Manguel offre donc ici un essai " contigu ", au propos lumineusement complémentaire, d'où il appert que construire une bibliothèque, privée ou publique, n'est rien de moins qu'une mise à l'épreuve d'ordre philosophique dont l'avènement annoncé de la bibliothèque électronique ne saurait réduire la portée.
Voyage au cœur de nos livres et histoire de leurs demeures, La Bibliothèque, la nuit, en faisant la part belle aux heureuses ténèbres que l'imaginaire de tout lecteur se plaît à hanter, nous rappelle à quel point les livres; réinventant sans fin la " bibliothèque " qui les accueille, sont seuls maîtres de la lumière dans laquelle ils nous apparaissent - ces livres qui en savent décidément sur nous bien davantage que nous sur eux.

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Le pays des consolations

Avec son "histoire de la lecture", Alberto Manguel avait ravi le petit peuple qui hante les livres de leurs yeux avides. Il continue avec cet ouvrage qui décrit le pays infini de ceux qui cherchent un refuge, une question ou un début de réponse. Fidèle à la méthode qui lui a valu le succès dans son premier essai, ce livre est composé de courts chapitres didactiques pouvant se lire en ordre séparé. Ils sont enrichis d'une belle iconographie en N&B. Quinze chapitres pour faire presque le tour de la question : un mythe, un ordre, un espace, un pouvoir, une ombre, une forme, le hasard, le cabinet de travail, une intelligence, une île, la survie, l'oubli, l'imagination, une identité, une demeure. La conclusion apporte un début de réponse de l'auteur sur sa conception d'une bibliothèque, à savoir une source de consolation.

J'ai particulièrement aimé ce livre. D'abord parce qu'il parle d'autres livres et en tant que lecteur, je suis toujours frappé de la manière dont les livres peuvent communiquer entre eux par des réseaux secrets. Ensuite parce qu'il est bien écrit. Il faut en convenir, les essais sont habituellement particulièrement arides. Celui-ci est souple dans la manière d'amener le sujet et révèle des qualités d'écriture qui sont au moins aussi importantes que celles que l'auteur a développées en tant que lecteur. Par ailleurs, il faut souligner le travail de la traductrice (Christine Le Boeuf) pour rendre agréable toutes les nuances de l'auteur en une langue française châtiée. Enfin parce que l'auteur nous parle, me parle, de ce pays des livres que je me plais incessamment de découvrir, d'arpenter, d'explorer, a fortiori dans ces lieux qui sont presque magiques à mes yeux : les bibliothèques. Avec l'auteur, j'ai retrouvé dans les mots la gestuelle personnelle que j'adopte : le classement permanent, la mise en exergue de tel ou tel ouvrage, l'appariement des œuvres. Une bibliothèque personnelle est comme une carte mentale qui se modifie en permanence. C'est un corps vivant très souple, plus que les grandes bibliothèques municipales, universitaires ou nationales. Cependant, les deux ont cette mission de transmettre un savoir tout en marquant un lieu pour matérialiser le savoir. On sent l'auteur critique vis-à-vis de la dématérialisation offerte par les réseaux mais c'est sans doute par crainte que le medium électronique réduise la pérennité qu'offre l'imprimé. On peut le comprendre.

Un très bon livre.

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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  dodie le Lun 29 Nov 2010 - 13:31

Merci Veilleur pour cette belle critique. Je suis très tentée!
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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  veilleur le Ven 17 Déc 2010 - 10:46

L'Iliade et l'Odyssée
Bayard Centurion 2008
254 pages

Présentation de l'éditeur en quatrième de couverture :

" Homère est une énigme. Puisqu'il n'a pas d'identité démontrée et que ses livres ne révèlent aucun indice clair concernant leur composition, il peut supporter, à l'instar de son Iliade et de son Odyssée, un nombre infini de lectures ". C'est cette très longue histoire des lectures et des traductions de l'Iliade et de l'Odyssée que fait revivre pour nous Alberto Manguel, de Platon à Dante, de Montaigne à Diderot, de Nietzsche à Joyce. Ultime lecteur, il s'étonne que ces pages, d'aussi loin qu'elles nous parviennent, semblent avoir " été décrites pour nos propres vies d'aujourd'hui, avec tous nos bonheurs secrets et tous nos péchés enfouis ".


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Si Homère est tombé dans le domaine public et semble connu comme un des fondements littéraires de la civilisation occidentale, on s'aperçoit, à la lecture du livre d'Alberto Manguel qu'il n'en n'a pas toujours été ainsi et que l'auteur de l'Iliade et de l'Odyssée a été porté au pinacle autant que dans les oubliettes. L'intérêt de ce livre est donc de retracer les différents modes de lecture que l'on a pu avoir à travers le temps de l'auteur grec. Chaque époque l'a récupéré pour passer des messages, pour filtrer le monde tel qu'il était vécu, pour trouver sans doute une logique. Alors l'auteur de ce livre nous trace des lectures latines, chrétiennes, islamiques, romantiques, psychanalytique même. Nous replongeons également dans la France du XVIIème siècle et la Querelle des Anciens et des Modernes. Comme toujours avec Alberto Manguel, l'étude est érudite. Toutefois, j'y ai pris moins de plaisir qu'avec d'autres de ses essais comme "une bibliothèque, la nuit" ou "histoire de la lecture". Ce livre semble s'adresser beaucoup plus à un public universitaire, spécialisé dans les lettres classiques, qu'au grand public. La qualité de l'écriture est cependant présente.

A signaler que les traductions françaises d'Homère ont été empruntées pour les citations de ce livre à la version de Frédéric Mugler, versifiée.

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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  Lacazavent le Sam 17 Mai 2014 - 7:21

Sur le forum Alberto Manguel se trouve également dans la rubrique ESSAIS :


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Dernières lectures : L' Intérêt de l' enfant de Ian McEWAN (4/5), Un week-end dans le Michigan de Richard Ford (4,5/5)(Frank Bascombe T1), [/i]L' Homme du verger d' Amanda COPLIN (4/5), La Pyramide de glace J-F Parot (3,75/5)(T12)
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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

Message  Lacazavent le Sam 17 Mai 2014 - 7:30

Une histoire de lecture d' Alberto Manguel
Actes Sud, Babel / 432 pages


Un ouvrage passionnant que je regrette, presque, de ne pas avoir lu plus tôt. On apprend à chaque page, un détail, une anecdote, on découvre un texte voir un auteur. Il faut quelques dizaines de pages pour entrer dans le texte, comprendre comment il s' organise et puis bien vite on est poussée par une curiosité irrépressible, les chapitres se succèdent, les sujets sont variés certains plus intéressant que d'autre, sur le livre, l' acte de lire, l' apprentissage, la censure, l' évolution du support, le passage du copiste à l' imprimerie...etc
Un tour d' horizon passionnant.    

5/5 coeur 



La bibliothèque, la nuit d' Alberto Manguel
Actes Sud, Babel / 372 pages



Qu'elle soit constituée de quelques livres ou de volumes par milliers, qu'elle obéisse à une classification rigoureuse ou aléatoire, que les livres qui la composent soient alignés sur des étagères ou rangés dans des cartons, qu'est-ce qu'une bibliothèque, sinon l'éternelle compagne de tout lecteur - son rêve le plus cher? Après Une histoire de la lecture, Alberto Manguel offre un essai au propos formidablement complémentaire, d'où il ressort que construire une bibliothèque, privée ou publique, n'est rien de moins qu'une mise à l'épreuve d'ordre philosophique dont l'avènement annoncé de la bibliothèque électronique ne saurait réduire la portée. Voyage au cœur de nos livres et histoire de leurs demeures, La Bibliothèque, la nuit nous rappelle à quel point les livres, réinventant sans fin la "bibliothèque" qui les accueille, sont seuls maîtres de la lumière dans laquelle ils nous apparaissent - ces livres qui en savent décidément sur nous bien davantage que nous sur eux.


Après la très belle découverte d' Une histoire de la lecture peut-être ai-je simplement voulu renouer trop tôt avec l' univers littéraire d' Alberto Manguel. La bibliothèque, la nuit est un essai qui ce veut   proposer un tour d' horizon complet des bibliothèques, le dessus comme le dessous des étagères, beaucoup d' érudition, une foule d' anecdotes parfois très intéressante mais autant Une histoire de la lecture m' avait donné envie dévorer toute ma bibliothèque, autant celui-ci me laisse presque indifférente.    
C'est un ouvrage qui bien qu' étant paru en 2006 me semble, dans la façon dont il aborde « les nouvelles technologies », vieillir bien vite.
Une petite déception.

4/5

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Dernières lectures : L' Intérêt de l' enfant de Ian McEWAN (4/5), Un week-end dans le Michigan de Richard Ford (4,5/5)(Frank Bascombe T1), [/i]L' Homme du verger d' Amanda COPLIN (4/5), La Pyramide de glace J-F Parot (3,75/5)(T12)
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Re: Alberto MANGUEL (Argentine)

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