Marie DARRIEUSSECQ (France)

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Marie DARRIEUSSECQ (France)

Message  gallo le Mar 16 Déc 2008 - 18:12

De: SarahEmily

Marie Darrieussecq - Truismes
(Gallimard/Folio, 1998, 148 pages)

J'ai lu "Truismes" de Marie Darieussecq (avec un nom comme ça, elle a raté son métier... ou alors, elle aurait dû changer de nom).

C'est l'histoire d'une femme qui se transforme peu à peu en truie. Ce livre est dense. Vous avez déjà eu l'impression d'être submergés par le récit, de manquer de souffle? C'est parfois agréable, mais plus souvent fatiguant. Enfin. Je donne un 3.5/5, pour l'originalité, la fraîcheur et la nouveauté du récit. Mais je n'ai pas trouvé ça renversant...

Note : 3.5/5
(SarahEmily)


De: Lafilasse

Marie Darrieussecq - Truismes

Une femme se métamorphose en truie. Bon. Kafka l'a fait (très bien merci), Walt Disney en a fait sa marque de commerce et tous connaissent une histoire de loup-garou ou de vampire! Que dire de plus?

Rien en fait. Il n'y a rien à dire de plus. Quel plus beau défi pour une écrivaine en quête de sujet épuisé pour exercer son style? Le défi consistait justement à trouver un angle inédit ou plutôt une nouvelle manière de dire la métamorphose. C'est réussi!

"Truismes" raconte comment une femme "cochonne" se transforme en truie. Le style est cru et sans délicatesse. On y parle de l'abject, tant physique que psychologique. Tout ce qu'il y a de plus laid en l'homme (et la femme) s'y trouve. Écoeurant et grotesque, ce récit nous lève le coeur!

Sade n'aurait pas mieux raconté cette métamorphose d'une jolie fille devenue obèse, qui mange les fleurs qu'on lui offre et qui se vautre dans sa merde: "...Honoré a fait un effort sur lui-même et il m'a sodomisé. Je crois qu'il ne pouvait même plus penser à mon vagin. Moi, penchée en avant, j'avais pour ainsi dire une vue imprenable sur ma vulve, et je trouvais qu'elle dépassait étrangement; (...) en quelque sorte les grandes lèvres pendaient un peu plus que la normale et c'est pour ça que je pouvais si bien les voir".

Note : 4/5
(Lafillasse)


De : nirvana1050 (Message d'origine) Envoyé : 29/11/2004 17:53

Marie DARRIEUSSECQ - "Truismes":
Etrange fable, où une jeune femme,très naïve,(qui travaille officiellement dans une parfumerie, qui offre quand même de bien étranges massages) nous raconte sa transformation physique...en truie.Elle oscille d'un état humain à l'état animal, lutte contre ses nouveaux instincts,qui l'incitent à se nourrir de glands et marrons, et se rouler dans la boue et ses déjections.
Elle prend d'abord un aspect des plus appétissants, et, victime "consentante", sert à assouvir les pulsions des hommes, (elle devient même le symbole de la campagne d'un homme politique en vogue, pour son aspect sain- même s'il est lui-même pourri jusqu'à la moelle), mais finalement ses différences amèneront son rejet.
Avant sa chute finale, elle rencontrera l'amour grâce à un loup...garou qui lui apprendra à faire face à la dualité de sa personne.

C'est écrit très crûment -âmes sensibles s'abstenir- mais l'auteur parvient en même temps à raconter ce roman satyrique avec une certaine tendresse.
J'ai lu ce roman loin de la tempête médiatique de l'époque (il a quand même été traduit en trente langues pour trente-quatre pays!), c'était le premier roman de l'auteur et mon premier contact avec elle, et l'aventure m'a plus dans l'ensemble. Jai aimé cette femme, qui se raconte naïvement, qui se transforme d'employée "qui fait des cochonneries" ...en truie..., qui doit assumer ses pulsions animales dans un monde qui se révèle finalement beaucoup plus bestial qu'elle ne sera jamais. Cette métamorphose, qui débute dans le succès (comme elle devient appétissante!), entraînera ensuite son rejet de la part d'une société qui est décrite bien crûment.

J'ai préféré la première partie, qui nous conte son changement d'état, les errances qu'elle connaît par la suite sont parfois un peu tirées en longueur.
J'ai par contre souri plus d'une fois quant au choix du vocabulaire, tellement adéquat à l'état de la narratrice.

Un bon moment de lecture pour moi.

Ma note: 3,5/5


De : Livrovore Envoyé : 24/05/2006 17:33
Truismes - Marie DARRIEUSSECQ

SDM :
Eloge de la bestialité. Conte licencieux doublé d'une fable politique (sur le nouvel ordre moral). Ce premier roman d'une jeune universitaire française est un best-seller phénoménal qui a retenu aussi l'attention de la critique. Il a pour héroïne une employée de parfumerie, vendeuse-masseuse, qui passe d'état de femme à l'état de truie.

L'idée de départ m'avait intéressée, une femme qui progressivement va se transformer en truie, c'est original... Mais finalement, j'ai trouvé que l'auteur n'avait pas assez exploité la transformation progressive et ses effets sur la vie et la société. L'héroïne devient truie, mais bon, elle ne s'en préoccupe pas plus que ça, tout lui arrive juste "comme ça" et ça ne va pas tellement plus loin... J'ai donc été déçue car je pensais que le sujet serait mieux développé et plus captivant.

2/5


De : lacazavent Envoyé : 03/12/2008 14:19

"Truismes" de Marie Darrieussecq
Folio 148 pages

La métamorphose, un thème déjà maint et maint fois traité que je pensais épuisé. A tort, il faut croire ! L' aventure ma séduite, une idée de départ très intéressantes, cette métamorphose est menée à la manière de Kafka et répond au code du genre.
Cependant, elle arrive à se distinguer par le soin apporter au vocabulaire utilisé, la véritable métamorphose est là : dans les mots.

Ce roman, c'est un peu comme une vielle locomotive à vapeur, lente au démarrage mais pleine de promesse puis sifflant de plaisir à pleine vitesse et enfin finissant sa course dans le crissement des roues sur les rails, épuisée, sans une once de charbon vaillant.


Si j'ai été sensible à l'idée, aux choix des mots, ce ne fut pas le cas des "héros " ni de leur environnement. La bêtise, la sottise, l'ânerie -oh pardon pas l'ânerie, c'est une truie !- la truirie donc ont peu à peu comme sa transformation d'ailleurs pris le dessus et commencé à sérieusement m'agacer.

Quant au monde extérieur fait d'une société futuriste, j'ai trouvé que la place qu'elle lui a accordé dans le rapport avec la métamorphoses n'était pas tellement exploité. A mon sens dommage.
Et pour vous donner une idée plus précise de cette société, je pourrais vous dire qu'elle est formé par une étrange synthèse des univers les plus connus de George ORWEL "1984" évidemment et " La ferme des animaux ".


Bref, un texte magistral (malgré quelques similitudes - à moins que ça ne soit simplement que ses sources d'inspiration...-) mais une auteur pleine de promesses.
Espérons qu'elle les tiennes ...

Ma note : 3/5


De : lacazavent Envoyé : 03/12/2008 14:28
Voici la biographie tiré du site des éditions P.O.L qui édite la plus part de ses ouvrages :

Née le 3 janvier 1969 à Bayonne, Pyrénées Atlantiques, entre l'Océan à l'Ouest, la forêt au Nord, le continent à l'Est, la frontière au Sud.

Biographie (succincte) :
1972 : Ecole maternelle. Apprend à lire dans Astérix.
1973 : Premier coup de foudre.
1974 : Après un an de lutte acharnée auprès du rectorat, ses parents réussissent à la faire entrer « avec un an d'avance » à l'école primaire.
1975 : Redoublement.

1976 : Grand Prix de Poésie de la Fête des Mères.

1977 : Elle fait du vélo sans petites roues.
1978 : Episode dit du « fromage blanc ».
1980 : Apprentissage difficile des verbes irréguliers (to sing I sang sung).
1984 : Grande année initiatique. Elle se met à fumer.
1985 : Elle devient l'égérie des « Suppositoires » (véridique).
1986 : Bac de lettres.
1987 : Elle arrête de fumer.
1988 : Brouille définitive avec Géraldine.
1990-94 : Ecole Normale Supérieure. Deuxième coup de foudre. Découvre Internet, la théorie des quanta, le charme des scientifiques.
Commence à parcourir le monde en stop.
1996 : Commence une psychanalyse. Enseigne brièvement (Stendhal et Proust) à l'Université de Lille III.

Publie Truismes. Découvre qu'on peut parcourir le monde de façon beaucoup plus confortable.

1997 : Se marie et divorce. Soutient sa thèse sur l'autobiographie contemporaine à Paris VII : Autofiction et ironie tragique chez Georges Perec, Michel Leiris, Serge Doubrovsky, Hervé Guibert, sous la direction de Francis Marmande. Puis tourne définitivement la page de l'Université.

1998 : Naissance des fantômes, P.O.L.
1999 : Le Mal de mer, P.O.L. Précisions sur les vagues, P.O.L.

2000 : remariage. Bref séjour chez les vivants.
2001 : Il lui naît un fils. Finit sa psychanalyse.

2002 : Le Bébé P.O.L.
2003 : White P.O.L.

2004 : Il lui naît une fille. Claire dans la forêt, édition des femmes

2005 : Le Pays P.O.L.
2006 : Zoo P.O.L.
2007: Tom est mort P.O.L.
2008 : Précisions sur les vagues,P.O.L. et Tristes Pontiques traduction d'OVIDE P.O.L


De : lacazavent Envoyé : 06/12/2008 18:17

"Naissance des fantômes " de Marie Darrieussecq

édition P.O.L 148 pages

Un couple, marié depuis sept ans, la félicité totale jusqu'au jour où le mari disparait. Il rentre de son travail dépose ses affaires et repart comme tous les soirs à la boulangerie sauf qu' il ne rentrera jamais.

Vous êtes vous jamais demander d'où viennent les fantômes ?

Ecrit à la première personne, on partage-ou plutôt essaie de partager la vision de la femme abandonné par son mari. Ceci dit le plus important semble sa théorie plus que ses personnages

Les fantômes naissent doucement du refus de l'absence.

C'est beau et c'est le mot d'ordre.

Comme pour le précédent, l'écriture et soignée les mots choisi avec soin pour nous faire sentir les évolutions des personnages ; comme pour le précédent, elle nous place directement au moment où tout à basculer, là où les vies on changés.
Mais comme pour le précédent, je me suis très vite retrouvé loin des personnages.

Oh, il ne manque pas grand chose pour en faire un livre formidable et une auteure fantastique, elle écrit particulièrement bien, mais le contraste de niveau entre sa manière d'écrire,sa maitrise de la langue et des mots et la place qu'elle accorde au déroulement d'une trame -de l'intrigue- à la psychologie de ses personnages reste par trop important.

A mon sens, il manque un peu de transversalité ce roman je tenterais de vous expliquer en refaisant une autre métaphore : j'ai eu l'impression en lisant ce livre d'être sur un tapis roulant qui avance avance toujours à la même allure , votre regard est attiré par de multiples objets mais vous avancez toujours sans pourvoir vous arrêter, regarder de plus près Bref les détaillés, les palpés, les connaitre.
Moi j'aurais aimé avoir une vision moins étriqué de la scène et de l'histoire ....

Donc s'il vous plait Madame, un peu plus de liant, une vision moins étriqué, il peut parfois être bon de sortir des sentiers battues.
Malgré tout, je continuerai ma découverte, à la recherche de votre chef d'oeuvre.

Ma note : 3/5


De: Lafilasse

Marie Darrieussecq - Naissance des fantômes
(Gallimard/Folio, 1999, 161 pages)

Ce petit livre raconte l'histoire d'une femme dont le mari, parti acheter du pain, disparaît. Avec ce roman, Darrieussecq réussit à mettre en mots le mouvement de la pensée pendant l'attente. Quand on attend, on pense à tout, à rien, au passé, au futur, à cette cigarette que l'on allume autant qu'au vide laissé par le disparu. L'absence de l'être aimé devient si forte, si "présente" à notre esprit qu'elle devient fantôme!

J'ai aimé ce roman pour son exercice de style surprenant et tout à fait réussi; un peu pour les mêmes raisons qui font que j'aie apprécié "Soie" de Baricco. Un style impeccable et tout à fait approprié pour dépeindre une situation donnée.

J'apprécie Darrieussecq pour ses figures de style étonnantes et pour le point de vue très féminin qu'elle nous propose. Ses femmes disent leur réalité: c'est touchant et cru à la fois: "... je me suis éloignée bipède et bien cambrée sans même avoir à trottiner, fière comme la petite sirène fendue en deux par ses nouvelles jambes, et cisaillée comme elle de douleur."

Note : 4/5
(Lafillasse)
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Re: Marie DARRIEUSSECQ (France)

Message  Réaliste-romantique le Sam 7 Mar 2009 - 1:09

Marie Darrieussecq
Le Bébé

2002

L’auteur raconte l’arrivée de son bébé dans sa vie. Elle écrit d’une main tandis qu’elle le berce de l’autre. En peu de mots, elle raconte ses observations, ses peurs, ses joies. Malgré certains épisodes plus difficiles, le ton est calme, comme devraient l’être des parents.

J’ai bien aimé ce livre, car mon petit garçon n’a que huit mois. J’ai retrouvé beaucoup de ses manies…ainsi que bon nombre de mes sensations et réflexions. Toutefois, je ne crois pas que le livre intéressera vraiment quelqu’un qui ne vit pas cette expérience. Un parent nostalgique des premiers temps de son enfant pourrait peut-être y trouver de l’intérêt. Mais cette lecture, pour des parents qui attendent leur premier enfant, risque d’apparaître étrangère tellement elle est collée aux sensations vécues, sans recul ou explication. Les événements du quotidien sont simplement racontés, mais souvent aussi seulement évoqués.

4/5

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Re: Marie DARRIEUSSECQ (France)

Message  Calepin le Sam 7 Mar 2009 - 14:50

Ah ? Moi qui rêve d'avoir un enfant et qui pense que ce projet se réalisera à court/moyen terme, ça semble être une bonne idée de lecture. Merci pour la critique : je suis certain que c'est le genre de livre auquel je pourrais être très sensible. Wink

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Re: Marie DARRIEUSSECQ (France)

Message  Lacazavent le Mer 18 Nov 2009 - 17:14

Tom est mort de Marie Darrieussecq
P.O.L / 247 pages




Tom est mort, voici un titre qui résume admirablement le sujet de ce livre. Tom est mort, un jour à l'heure de la sieste. Passé l'hébétude de l'instant, vient le temps du deuil accompagné par la dépression de la mère de Tom.



Je suis resté perplexe à la lecture de ce livre, le sujet n'est pas très drôle je sais, enfin je le savais avant de débuter ma lecture. L'écriture prend une forme académique au détriment des sentiments, c'est une ampleur romanesque qui m' a manqué. Je ne me suis un peu perdu dans les mots et les phrases qui malgré la maitrise parfaite de la langue non pas su pour moi retranscrire les émotions. Elles sont là écrite sur le papier mais passent peu lorsqu'on les lit. Ce livre manque un peu de magie, cependant malgré sa construction parfois décousu, il aborde avec sensibilité le deuil d'une mère. C'est un roman de thérapie, un roman dont on ne sort pas indemne... 4/5
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Clèves

Message  Ondine le Sam 17 Sep 2011 - 10:56

P.O.L, 344p.
2/5

Solange vit à Clèves, petite ville du pays Basque avec sa mère
dépressive et son père extraverti-exhibitionniste. En ce début d'années
80 (Avec Like a Virgin "Madonna a tout compris", le sida une maladie qui
touche "tous les gens en H", Carl Lewis etc...), Solange, qui va passer en
6e, devient pubère! Elle découvre la sexualité à travers ce que les
adultes disent (la pharmacienne est "chaude", dixit son père) ou ce
qu'ils en expliquent. Solange cherche aussi des mots dans le
dictionnaire: "accouplement", "sexe", "pénis", "orgasme" etc. et rumine
des expressions et des phrases: "Elle frotte la phrase dans tous les
sens, "il la possédait violemment", et quelque chose bascule dans son
cerveau et s’électrise: tout ce qu'elle a entre les jambes se tend vers
la possession du monde". On assiste concrètement à toutes les premières
fois de la vie sexuelle de Solange du collège au lycée. Il y a aussi les
copines, les copains et monsieur Bihotz, la "nounou", qui lui montre ce
que veut dire "enculer" avec un bilboquet, image frappante parmi d'autres qui influent
sur l'imaginaire sexuel de la jeune fille.

Le livre est découpé en trois parties: "Les avoir", "Le faire", "Le
refaire". Le texte est découpé en petits paragraphes, presque des
fragments, ce qui ne perturbe pas la fluidité de la lecture. Le roman
est écrit à la troisième personne et au présent ce qui donne au
lecteur une impression de distance, d'être l'observateur de
l'expérience "Puberté de Solange". C'est très concret, très cru et le
personnage de monsieur Bihotz ajoute une touche sulfureuse de plus: la
"nounou" fini par coucher avec l'adolescente dont il avait la garde!
On voit que les images mentales de ce qu'est la sexualité sont formées à
travers ce que les adultes en laissent entendre et voir puis avec la
découverte de son corps et le passage à l'acte mais ce roman est assez
insignifiant dans son propos. Les extraits que j'avais lus dans la
presse m'avaient donnés envie de lire ce roman, maintenant que c'est
fait je ne le recommande pas.
Je ne pense pas que je relirai cet auteur que je découvrais!
Préférez-lui Riad Sattouf pour le thème de l'adolescence et de la puberté, il a en plus l'avantage d'être drôle (La vie secrète des jeunes, voir aussi son film Les beau gosses).

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Re: Marie DARRIEUSSECQ (France)

Message  Réaliste-romantique le Mar 11 Oct 2011 - 15:20

Tom est mort

Dix ans après l’événement, une mère comment elle et sa famille ont vécu la mort de leur garçon de quatre ans et demi. Un récit littéraire, pas clinique ou larmoyant, qui laisse place aux émotions et aux réflexions de la mère. L’auteur évite l’événement lui-même pour plutôt illustrer les réactions d’elle et de ses proches, ainsi que l’évolution au cours des années. On sourit aussi à quelques reprises, par exemple par ses réflexions sur l’Australie, où elle vit, ce qui allège le livre au thème très difficile. Un excellent livre, mais il faut être prêt à s’attaquer à un tel sujet.

5/5

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Re: Marie DARRIEUSSECQ (France)

Message  dodie le Mar 1 Avr 2014 - 13:36

Il faut beaucoup aimer les hommes - Août 2013


" Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n'est pas possible, on ne peut pas les supporter"
Marie Darrieussecq cite ainsi Marguerite Duras en préambule à son roman.

Ce roman est d'abord l'histoire d'un coup de foudre: Solange, actrice française installée à Los Angelès rencontre Kouhouesso, un acteur noir canadien lors d'une soirée. Dès qu'elle le voit, elle se sent comme aimantée: elle ne pourra vivre sans lui au point d'être jalouse de la mer qu'il observe au lieu de la regarder elle.
Mais ce roman est surtout l'histoire d'une attente interminable. Tout au long de ce récit, Solange passera son temps à attendre: son arrivée, un message, un coup de téléphone.... Lui, est complètement obnubilé par le film qu'il prépare et qu'il va tourner au Congo dans des conditions dramatiques.....Solange le suivra forcément.....

Mon avis sur ce livre est assez partagé car je n'ai éprouvé aucune sympathie pour Solange. Certes elle est folle amoureuse de cet homme et est prête à tout pour ne serait-ce qu'être dans son sillage mais je l'ai trouvé très puérile et finalement assez caricaturale: une sorte de petite midinette en somme.
Même si l'histoire est intéressante, je pense que l'auteur n'a pas été assez loin dans l'étude des ses personnages: tout cela reste très superficiel....Mais nous sommes dans le milieu du cinéma n'est-ce-pas?

3/5
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Re: Marie DARRIEUSSECQ (France)

Message  Réaliste-romantique le Mar 25 Avr 2017 - 0:03

Mal de mer

La mère prend sa fille chez la grand-mère comme tous les soirs, sauf qu’elles ne s’arrêtent pas à l’appartement quelques rues plus loin, elles roulent, roulent et roulent. La petite fille de six ans découvre les dunes et la mer. La mère et la fille s’établissent dans un appartement dans une petite ville balnéaire près de l’Espagne. Elles vivent à partir d’une liasse d’argent content, mais le mari a embauché un détective et la grand-mère part aussi à leur recherche.

Un court livre qui raconte le refus du quotidien d’une mère. Malgré le thème, l’histoire n’est pas dramatique, les émotions de chacun sont atténuées par le bruit des vagues. La narration est à voix multiples, il faut être attentif, mais cette structure donne du rythme au récit. J’ai aimé cette lecture.

4/5

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Re: Marie DARRIEUSSECQ (France)

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