Céline CURIOL (France)

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Céline CURIOL (France)

Message  gallo le Dim 14 Déc 2008 - 12:08

De : Arti77772 (Message d'origine) Envoyé : 26/04/2005 10:57

Céline CURIOL - Voix sans Issue
Actes Sud.

L’héroïne de ce roman, dont on ne saura jamais le nom, est annonceuse SNCF. Gare du Nord, c’est sa voix qu’on entend, débitant inlassablement les départs et les arrivées. Une jeune femme invisible. Transparente. Renfermée sur elle même. La seule chose qui l’obsède, c’est l’amour démesuré qu’elle nourrit en secret pour un homme déjà amoureux d’une autre.
Ce qui est troublant dans ce premier roman, c’est la facilité avec laquelle Céline Curiol nous fait pénétrer dans l’univers fantasmagorique de cette étrange jeune femme aux blessures enfouies, capable de s’inventer d’autres vies à l’infini, de se laisser ballotter, entraîner dans des situations invraisemblables, voire dantesques, comme à ce dîner guindé de couples mariés, où elle annonce qu’elle est prostituée.
Commence alors une spirale d’aliénation que le lecteur suit avec délectation, jusqu’à la toute dernière page.
Arti


De : Claarabel Envoyé : 28/04/2005 21:07
Sa côte va grimper en flèche !!

Un coup de foudre littéraire
par Paul Auster
Lire, mai 2005


L'écrivain a décelé, pour Lire, un talent prodigieux dans le premier roman d'une jeune Française.

J'ai eu le grand privilège de pouvoir lire le manuscrit de Voix sans issue de Céline Curiol, avant sa parution chez Actes Sud. Ce livre remarquable annonce l'arrivée sur la scène littéraire d'un nouveau talent considérable. C'est non seulement l'un des plus beaux premiers romans que j'ai lus depuis de nombreuses années mais aussi, tout simplement, l'une des œuvres de fiction les plus originales et les plus brillamment exécutées parmi celles de tous les écrivains contemporains que je connais.

Ce qui distingue le livre de Curiol, c'est sa surprenante fluidité et sa maîtrise ordonnatrice d'une multiplicité d'effets stylistiques. Le lecteur se trouve à la fois dedans et dehors, immergé dans la vie intérieure du personnage central et pourtant intensément conscient du monde qui entoure cette femme dans sa dérive à travers un Paris contemporain qui n'est que trop réel, une ville qui pèse sur elle d'un bout à l'autre du roman avec toute la force d'un rêve. L'essentiel du récit concerne les aventures de cette jeune femme qui n'est pas nommée, mais Curiol a un sens du détail si acéré, une telle exactitude dans le rendu de l'univers où baigne son personnage que, même si la narration est concentrée sur les actions d'une seule personne, elle nous offre en même temps une image lumineuse de la société française en général - une France nouvelle, celle de ce vingt et unième siècle commençant.

La beauté de l'écriture de Curiol est faite de grâce et d'économie, de vigueur, de compassion et de fréquentes touches d'humour. Elle nous attire dans son livre avec toute l'assurance d'un conteur expérimenté et quelques pages suffisent pour nous donner l'envie désespérée de savoir ce qui va arriver à son héroïne obsédée et poignante. L'acuité psychologique de Curiol est étonnante. Sans le moindre sentimentalisme, elle explore les recoins les plus obscurs de l'âme de cette femme et réalise le portrait exhaustif d'un être humain - un individu aux contradictions et aux élans multiples, un personnage qui combine le tragique et le comique d'une façon rarement égalée dans la fiction récente.

Traduit de l'américain par Christine Le Bœuf.


De : Claarabel Envoyé : 30/06/2005 20:40
Oups, désolée !!!

"C’est [...] tout simplement l’une des œuvres de fiction les plus originales et les plus brillamment exécutées parmi celles de tous les écrivains contemporains que je connais." Avec une telle promotion, et plus encore lorsque l’on sait que la formule est signée Paul Auster (pour le coup, un des plus grands écrivains contemporains), on est forcément en droit de s’attendre à un quasi chef-d’œuvre. Or, Voix sans issue n’est pas tout à fait le fruit d’un "talent considérable" comme s’efforce de le montrer Auster dans son dithyrambe paru dans Lire.

A l’instar de ce que l’on ressent à la lecture de ce premier roman, l’héroïne de Céline Curiol n’est pas de ces personnages auxquels on s’attache de prime abord. Cette jeune femme, annonceuse à la gare du Nord mais dont le lecteur ignore le nom, dérive dans un Paris contemporain. A la recherche de l’homme qu’elle aime et qui l’aimera (quoi qu’elle semble finalement avoir relégué ce dernier point au second plan), elle erre dans une ville dont les mille visages finissent par former un masque indéchiffrable. A l’écoute de ses sensations, mais pas forcément de ceux qui l’entourent, entreprenante lorsqu’elle suit chez lui un inconnu croisé dans la rue, insolente dans des dîners mondains, muette avec ses collègues, hantée par une scène de son enfance, "Elle" se fait de plus en plus insaisissable au fil des pages. Au risque de perdre le lecteur en cours de route.

Et c’est hélas ce qui se passe. "Elle" largue tout derrière elle, y compris le lecteur. Mais, étrangement, le décrochage n’est jamais total. En dépit, des agacements que peut susciter l’écriture diluée de Céline Curiol, l’empathie du personnage agit comme un aimant. Impossible d’abandonner en cours de route parce que ses réactions imprévisibles sont autant d’espérances de changements. Cette jeune femme est en devenir, à l’image peut-être de la plume de Céline Curiol. Pas encore prodigieuse (dixit Auster toujours), mais prometteuse à n’en pas douter. Ce qu’il faut retenir ? Plutôt ce qu’il ne faut pas retenir : l’éloge de Paul Auster. Alors, on en revient à l’essentiel : un premier roman qui donne envie de lire les prochains.

Jennifer Homère

Céline Curiol, Voix sans issue, Actes Sud, 2005, 254 pages, 19 €

A Voir - A Lire . com

--) Cela exprime en gros ce que j'ai également ressenti, si je n'ai pas livré de critique personnelle c'est parce que j'ai abandonné avant la moitié du roman !!!


De : Felindra2775 Envoyé : 30/06/2005 22:06
Et bien moi, je n'ai pas été larguée car je n'ai jamais embarquer malheureusement. Je n'ai pas fini le roman. Impossible de rentrer dans l'histoire.
Le style est fouillis, l'héroïne n'est pas sympathique du tout et j'ai arrêté très vite le livre (30 pages).
felindra
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