James CRUMLEY (Etats-Unis)

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James CRUMLEY (Etats-Unis)

Message  gallo le Dim 14 Déc 2008 - 11:38

De : Claudeg061 (Message d'origine) Envoyé : 03/09/2007 02:24

« La contrée finale » de James Crumley.
Folio policier 2001 410 pages.

« La contrée finale, c’est le pays des mensonges. A Gatlin County, Texas, les choses et les gens ne sont jamais exactement tout à fait ce qu’ils paraissent. Milo Milodragovitch est enfin riche. Il s’ennuie et son couple bat de l’aile. Aussi, pour passer le temps, accepte-t-il de reprendre du service comme privé. Retrouver une épouse en fuite lui fait croiser la route d’Enos Walker. Enervé, black, un mètre quatre-vingt-dix-huit, cent soixante kilos et le crâne luisant comme le chemisage dune balle blindée, ce dernier est le sésame pourri qui ouvre sur toutes les corruptions. Un premier cadavre et Milo devient à son tour une cible. Les ennuis ne font que commencer. »

James Crumley est un des ces autres auteurs de romans noirs qui, à l’image des bluesmen du sud profond, on eu une vie faite de détours avant de pouvoir laisser éclater leur talent au grand jour. James Crumley tarda a trouver l’équilibre à Missoula en tant que professeur d’université et, ensuite, de longues années de travail avant de publier peu de romans, bien que depuis les années 90 sa production soit plus régulière. Ecrivain sudiste comme son contemporain James Lee Burke, Crumley a une prédilection pour les personnages déstabilisés et perdus qui cherchent en vain à retrouver leurs rêves de jeunesse, celle qui, durant la guerre du Vietnam, espérait changer le monde et qui arrivée à l’aube du 21° siècle n’a plus que ses souvenirs et peu de terre autour de la carlingue de leur « cad ».

James Crumley pourrait prendre à son compte l’adage de Manchette comme quoi un polar doit être avant tout une critique sociale. Ce roman est une attaque virulente contre l’état du Texas et ses élites pétrolières et politiques. En point de mire il pointe la famille Bush et ses tares. Mais réussi t’on un roman uniquement avec des critiques, mêmes justifiées contre un establishment quelqu’il soit ? La réponse est : non. Le roman est marqué par un style abrupte et directe, qui n’a pas peur d’être vulgaire et cru, cette crudité est lassante à force d’être répétitive. Certes Crumley se refuse a entrer dans le cercle des auteurs bien pensants, mais le cynisme et l’humour noir sont une chose et la vulgarité une autre. Je m’attendais à mieux de la part de l’écrivain texan. La succession de situations sorties tout droit d’un four , males dégrossies, à l’emporte pièce, comme si c’étaient des pièces rapportées et non une suite de faits à relier entre eux, donne une désagréable impression de collage qui s’en va à vaux l’eau. Je n’ai pas ressenti d’unité dans ce roman. Il n’y a clairement pas eu de plan. Non que j’attendais de Crumley un montage à la Ludlum mais, même si je suis de l’avis de Westlake, il y avait un arrière goût d’improvisation trop prononcé dans les pages que je viens de lire. Tout cela n’a ni queue ni tête et je n’ai été que très partiellement convaincu par une histoire dont on trouverait de meilleurs expressions chez d’autres écrivains : Willeford pour n’en citer qu’un. Et ce n’est pas la fin, bien que terriblement mélancolique, et que j’ai appréciée, qui a réussi a rattraper ma déception. Je n’aime pas descendre en flammes un artiste mais quand j’ai été déçu comme cela a été le cas j’ai du mal a voiler mes sentiments. Il y a des lecteurs qui auront une autre appréciation de ce roman et c’est tant mieux…

Claude
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Re: James CRUMLEY (Etats-Unis)

Message  gallo le Lun 23 Fév 2009 - 11:54

Message de Gary Summers le Dim 22 Fév - 23:47

Gary Summers a écrit:James Crumley est mort le 17 septembre 2008 à Missoula dans le Montana. Where else? RIP.

Je ne savais pas où l'écrire pour que ça soit noté dans sa page.
Gary summers

Merci pour l'information, Gary, et bienvenue chez ls rats.

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James CRUMLEY - La danse de l'ours

Message  cecile le Mer 1 Déc 2010 - 15:19


Folio policier
Albin Michel
401 pages
1985

Milo Milodragovitch est un ancien adjoint du shérif de la ville de Meriwether un peu alcoolique. Il est contacté par une vieille dame Sarah Weddington qui a été la maîtresse de son père. Cette dernière est intriguée par les agissements d’un couple dans un jardin public à côté de chez elle, et qui se livrent à des échanges de grosses sommes d’argent. Attiré par les charmes de la nièce de la vieille dame, Milo accepte de s'occuper de l'affaire.

Mon avis
A la lecture du résumé je m'attendais à une histoire plutôt passionnante, mais en ce qui me concerne cela n'a pas été le cas. Le récit part un peu dans tous les sens. Les personnages se multiplient sans apporter d'eau au moulin. J'ai néanmoins résisté jusqu'à la fin qui ne m'a pas davantage convaincue. Bref, je ne sais pas si je relirai une autre oeuvre de James Crumley...

Note : 2/5
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Re: James CRUMLEY (Etats-Unis)

Message  Le petit montagnard le Jeu 5 Mai 2011 - 12:54

James Crumley - Les serpents de la frontière
Editions Gallimard - 380 pages - 1996


Deux privés, Milo (héros récurrents des romans de Crumley, voir ci-dessus les autres critiques) et Sughrue, tous deux plus très jeunes, décident de s’unir pour accomplir leur désir de vengeance: Milo tente de rentrer en possession de son fabuleux héritage fauché par le banquier qui en avait la gestion et Sughrue veut faire la peau à la bande de trafiquants de drogue mexicains qui a essayé de le tuer il y a quelques mois. Montana, Californie et surtout Texas, nos deux lascars n’hésitent pas à rouler pour aller discuter avec un témoin potentiel ou pour casser quelques quenottes. Deux histoires à priori indépendantes mais qui vont se rejoindre. Un résumé complet serait difficile car ce roman picaresque est en effet aussi complexe que ceux du maître Chandler.

Un roman noir assez décalé, au style un peu cru, où les deux héros boivent leur pack de bière à chaque page et se font une petite ligne de coke avant de passer à la suivante. Je reconnais avoir lu avec avidité ce roman, mais j’ai été déçu cependant par le final pas trop réaliste et la complexité de l’intrigue et des personnages (j’aurais du prendre une feuille pour les noter au fur et à mesure).

2.5/5

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Re: James CRUMLEY (Etats-Unis)

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