Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

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Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  gallo le Dim 14 Déc 2008 - 11:09

De: Dytal

Arlette Cousture - J'aurais voulu vous dire William
(Libre Expression, 1998, 261 pages)

J'ai vraiment aimé. Le lecteur oscille entre la réalité du personnage principal/narrateur, les écrits du roman de ce personnage et les paroles qu'elle adresse à William qui n'est plus de ce monde!

C'est une auteure de livre pour enfants qui rencontre l'ami (aveugle) de William récemment décédé. Celle-ci se sent toutefois fascinée par la vie de ce William et décide de se renseigner et d'apprendre à connaître le défunt pour en faire un livre.

C'est du Arlette Cousture comme je l'aime, simple mais très profonde. J'ai tout simplement adoré. Un petit livre mais très profond et à la fois rafraîchissant.

Note : 4.5/5
(Dytal)


De: Toutatis

Arlette Cousture - J'aurais voulu vous dire William

C'est drôle car moi je l'ai aussi lu le livre d'Arlette Cousture et j'ai trouvé ça vraiment mauvais, ennuyant à lire, je n'embarquais pas de tout dans cette histoire totalement dénuée d'intérêt. Les personnages ne sont pas attachants, la structure est lourde (bonne tentative pour faire quelque chose de différent avec les différents temps de narration mais ça alourdit le texte). La quête pour savoir la véritable identité de William est à la fois burlesque et monotone. J'avais tellement hâte de finir ce livre, je me demandais si au moins la fin m'apporterait quelque chose de vraiment inattendu et spécial, même pas.

C'est mon opinion toute personnelle, ce qui est génial avec les livres c'est qu'on n'aime pas tous la même chose, une chance.

Note : 2/5
(Toutatis)


De: Polo

Arlette Cousture - Tout là-bas
(Libre Expression, 2003)

Harrington Harbour est l'unique village sans chemin d'une île perdue entre le Québec et Terre-Neuve. C'est quelque part entre l'île d'Anticosti et Blanc-Sablon. Autrement dit, c'est au diable vauvert, même pour les Québécois. Heureusement, l'auteure nous fait connaître ce coin inconnu, caractérisé par un trottoir de bois, qui traverse l'île en 20 minutes de marche. C'est une île habitée par des pêcheurs, qui ne sont reliés au continent que l'hiver à cause des glaces. Évidemment, seuls le VTT ou la motoneige sont d'usage sur cette île balayée par le vent à coeur d'année.

Que se passe-t-il sur cette île? Pas grand-chose. En somme, le roman raconte la vie des villageois sans en choisir un comme héros. Ce sont tous des personnages importants, qui vivent au coude à coude. C'est un peu embêtant pour eux parce que leur vie privée est l'affaire de tous, mais c'est bien réconfortant dans le malheur, qui frappe tout là-bas comme ailleurs. On s'attache, après 60 pages, à ces villageois, qui cachent des blessures incurables et qui vivent dans l'attente continuelle d'un bonheur qui tarde à se manifester.

Le malheur se pointe donc plus souvent qu'à son tour. Les femmes donnent leurs maris à la mer, d'autres veulent des enfants, d'autres en ont trop, d'autres sont victimes du destin qui les jette dans une mendicité au bout de laquelle triomphe le spectre de la mort, d'autres cherchent l'amour chez des hommes malhabiles, d'autres sont victimes de visiteurs corrompus. Le bonheur est une denrée rare, faut-il croire. Leurs conditions humaines attirent toute notre compassion. L'auteure manifeste un don exceptionnel pour la susciter. Serait-ce qu'elle serait elle-même la mère adoptive d'une enfant handicapée? Cette préoccupation d'autrui ressort surtout le jour des funérailles d'une jeune maman de sept enfants. C'est le moment fort du roman, assez fort pour arracher une larme aux plus sensibles.

Cette belle générosité très louable n'est pas suffisante pour masquer les défauts du roman. L'auteure est lente avant de nous accrocher à ses personnages. C'est un magma sans consistance avant que subitement l'auteure nous saississe au tiers de son oeuvre avec la mort de l'un de ses villageois les plus vulnérables. Par contre, le caractère insulaire de la population est bien rendu ainsi que les images du quai (appontement), vers lequel convergent tous les espoirs, et de la grotte, refuge du désespoir des âmes déçues. Le dernier tiers m'apparaît très faible. L'auteure veut offrir une rédemption pour chacun de ses membres. Une fête pascale où chacun trouverait son eau de Pâques, qui le guérirait de toutes ses souffrances. Cet happy end me gêne d'autant plus qu'il est amené par de multiples rebondissements arrangés avec "le gars des vues". J'aurais souhaité un dénouement plus métaphysique sur l'insularité.

Ce roman ne fera pas pâlir Les Fous de Bassan d'Anne Hébert sur le même sujet, campé dans l'île Bonaventure. Même l'écriture emberlificotée par moment ne peut sauver l'oeuvre d'une appréciation plutôt moyenne malgré un deuxième tiers fort bien réussi.

Note : 3/5
(Polo)
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Arlette Cousture

Arlette Cousture est née à Saint-Lambert en 1948.

Elle détient un baccalauréat ès arts du Collège Sainte-Marie et une formation en animation culturelle et théâtrale de l'Université du Québec à Montréal. Elle a pratiqué plusieurs métiers avant de se consacrer entièrement à l'écriture. À Radio-Canada, elle a été animatrice du magazine hebdomadaire pour les jeunes Caméra-Moto de 1971 à 1972. Elle a ensuite été recherchiste à la radio de Radio-Canada pour Week-end à Montréal, de 1973 à 1975, et conceptrice de Télé-Jeans en 1977. De 1975 à 1978, elle est recherchiste animatrice pour l'émission Femme d'Aujourd'hui, et, en 1978, journaliste pour le Téléjournal national et régional. De 1979 à 1987, elle occupe plusieurs postes au sein d'Hydro-Québec: relationniste, conseillère en communication et finalement journaliste pour Courants et Hydro-Presse.

En 1985 paraît le premier tome des Filles de Caleb, Le Chant du coq, suivi en 1986 du second tome, Le Cri de l'oie blanche. Ce livre a été pendant plusieurs mois sur la liste des best-sellers au Québec et il a remporté plusieurs honneurs, dont le 1er prix de Communication-Jeunesse, le Prix du public du Salon du Livre de Montréal en 1987, ainsi que le Prix des lecteurs Biblio (Réseau des bibliothèques centrales de prêt du Québec) en 1988. Elle a aussi été nommée Personnalité littéraire de l'année en 1987. En 1995, elle a reçu le Grand Prix des lectrices et lecteurs du Journal de Montréal, pour Ces enfants d'ailleurs (tome 2): L'envol des tourterelles.

Depuis plusieurs années, Arlette Cousture s'est impliquée dans la sensibilisation du public à la sclérose en plaques, et encore davantage pour la défense du respect des enfants handicapés mentaux. L'Université de Montréal a créé le "Fonds Émilie Bordeleau" pour la recherche sur le handicap mental; en janvier 1991, elle est nommée au conseil d'administration de ce fonds. En 1999, elle remporte la Plume d'aronde, un trophée décerné par la Magnétothèque à l'écrivain québécois le plus demandé par la clientèle au cours de l'année. Elle a également reçu un Prix d'honneur de l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal pour sa contribution exemplaire au développement de l'éducation.
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Bibliographie

Les filles de Caleb, Tome 3: L'Abandon de la mésange, Éditions Libre-Expression, 2003
Tout là-bas, Éditions Libre Expression, 2003
J'aurais voulu vous dire William, Éditions Libre Expression, 1998
Ces enfants d'ailleurs, Tome 2: L'envol des tourterelles, Éditions Libre Expression, 1994
Ces enfants d'ailleurs, Tome 1: Même les oiseaux se sont tus, Éditions Libre Expression, 1992
Les filles de Caleb, Tome 2: Le cri de l'oie blanche, Éditions Québec-Amérique, 1986
Les filles de Caleb, Tome 1: Le chant du coq, Éditions Québec-Amérique, 1985
Aussi vrai qu'il y a du soleil derrière les nuages, Éditions Libre Expression, 1982


De : mimi Envoyé : 2003-09-05 23:08

Arlette COUSTURE - Tout là-bas

Note 3/5

J’ai pas tripé comme dans les autres livres d’Arlette Cousture. Ce que je n’ai pas aimé c’est qu’à chaque page elle nous rappel qu’on est dans ce petit village Harrington Harbour, je vous le dit ça ma tomber vraiment sur les nerfs, au point que j’ai bien failli le laisser là…

Son histoire ce passe donc dans ce petit village (île) de la côte nord où il n’y a qu’une rue et un trottoir en bois et elle nous raconte les péripéties des gens du village Harrington Harbour. Il manque de punch il manque quelque chose… je suis déçue car c’était une de mes auteurs préférés. J'en dis pas plus car Polo fait toujours de bonnes critiques. C'est vraiment pas mon coup de coeur.

mimi


De : petitelune18 Envoyé : 27/01/2004 03:12

Arlette COUSTURE : Les filles de Caleb t. 2 et t.3

Critique du t.2

4.5/5

J'ai bien aimé. Surtout le côté historique. Même si à l'occasion, j'ai trouvé que Blanche ne savait pas trop ce qu'elle voulait.

Aussi, des fois je me perdais dans les personnages. Oui je savais que c'était tous ou toutes des frère ou des soeurs de Blanche, mais je me demandais toujours : "Qu'est-il devenu celui là déjà?"

Malgré tout, j'ai adoré.

Critique du t.3

4.75/5

J'ai vraiment adoré le troisième plus que les deux premiers. Peut-être parce qu'il est moins historique.

J'ai beaucoup accroché au personnage d'Élise. Au début, je croyais vraiment à l'amour entre Élise et Côme, mais quand Élise est arrivé à l'improviste chez Côme et qu'il y avait cette Françoise, j'ai tout de suite su que ça ne pouvait pas durer.

Elle a quand même été bonne de l'attendre durant ce long trois ans.

petitelune


De : boogok Envoyé : 08/02/2004 19:51

Arlette COUSTURE - Les filles de Caleb, tome 3

Une journée... une seule petite journée de rien du tout qu'il m'a duré le livre... Vous dire que j'ai adoré serait en deça de la réalité.

On y retrouve Élise et Micheline, les filles de Blanche. Dès le premier chapître, le ton est donné. Ce qui m'étonne chez Arlette Cousture, c'est le don qu'elle a pour qu'on s'attache à ses personnages.

Ce qui n'empêche pas de trouver des faiblesses. On aime mais on n'est pas nécessairement aveugle. On sent un peu le tissage de la trame, le désir qu'elle avait d'intégrer la diversité culturelle dans son roman, entre autres. Ça sent la patente arrangée avec le gars des vues mais malgré celà, j'ai ramé et fermé les yeux sur ces petits désagréments.

Ces personnages sont plus vrais que nature dans leurs réactions et c'est ce qui me séduit chez elle et qui m'avait tant déçu dans "J'aurais voulu vous dire William." J'aime être séduite par les personnages, avoir l'impression que je pourrais les connaître.

Alors 4.7. Juste pour les petites manipulations que j'ai senties. Quant aux critiques, j'en ai rien à cirer. Je suis biaisée et je m'assume. J'ai aimé ça, bon.


De : sourire30f Envoyé : 11/05/2004 17:49
j'ai adoré les filles de caleb 1 et 2 je n'ai pas lu le dernier j tellement aimé qu'a la fin j'etais triste d'avoir fini le le tome 2 lol
5/5
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  gallo le Dim 14 Déc 2008 - 11:09

De : Lauric668 Envoyé : 09/12/2004 20:55

LES FILLES DE CALEB / TOME 1 : EMILIE de Arlette COUSTURE
Ed. France-Loisirs / 525 pages

Résumé de l'histoire
Ce livre raconte une saga familiale. L'histoire commence au Canada, dans le village de Saint-Stanislas en 1892. On va suivre la vie de Caleb et Sélina qui sont des fermiers avec une tripotée d'enfants. Mais une va sortir du lot et ce sera Emilie. Cette année là elle a 13 ans, elle est 1ère de sa classe et veut continue des études pour faire maîtresse d'école.

On la retrouve 3 ans plus tard, alors âgée de 16 ans, et elle a réalisé son rêve, elle est maîtresse d'école dans le village de Sainte-Tite. Elle est secrètement amoureuse d'un de ses anciens élèves, Ovila Pronovost. Mais comme il ne lui fait pas la cour elle pense qu'il ne s'intéresse pas à elle. Elle est alors courtisée par l'inspecteur des écoles M. Douville, qui est plus âgé qu'elle et qui lui fait miroiter un voyage en Europe en guise de voyage de noces.

Emilie après avoir écouté son coeur, finira par se marier avec Ovila. Elle arrête l'enseignement et devient une mère au foyer, elle aura à s'occuper de 10 enfants. Surgit alors des problèmes de couple, son mari boit, s'en va travailler sur des chantiers pendants des mois. La vie suit son cours et Emilie perd son beau-père qu'elle adorait et 18 mois plus tard son père.

1914 débute et Emilie et son mari Ovila décident de prendre un nouveau départ en allant s'installer dans la ville de Shawinigan. Très rapidement Ovila trouve un travail dans une usine de papier, mais très vite ses mauvaises habitudes reprennent le dessus, à peine son salaire reçu il va le boire avec ses copains et en plus il se met à jouer. Emilie supporte cela pendant plusieurs années, jusqu'au jour où elle se fait agresser dans son appartement, par des copains à Ovila à qui il doit de l'argent.

Nous sommes en 1917, Emilie a 37 ans, 10 enfants à charge et Ovila ne rapporte plus d'argent à la maison. Toutes ces choses cumulées font prendre une grave décision à Emilie. Elle se sépare d'Ovilia et elle prend le train avec ses enfants pour retourner à Sainte-Tite.

Mon avis
J'ai été conquise par cette saga familiale. J'aime la façon dont A. Cousture parle des relations familiales. Le lien qui lie le père, Caleb et sa fille Emilie, qu'il trouve très têtue mais dont il est très fière, car elle parvient toujours à faire ce qu'elle a décidé. Dans ces descriptions, j'ai retrouvé le lien qui me liait à mon père.

L'écriture est simple et enlevée, et je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer une seule minute. Arlette Cousture décrit bien la façon de vivre de cette famille avec tous les tracas de cette époque, j'ai trouvé ce livre très enrichissant sur les us et coutume des années 1850 et suivantes. Je me réjouis de lire le 2ème volume qui parlera du destin de sa fille Blanche.

Note : 4/5


De : Lauric668 Envoyé : 17/01/2005 11:52
LES FILLES DE CALEB / TOME 2 : Blanche de Arlette Cousture / 547 pages

Résumé de l'histoire
L'histoire continue en 1918. Nous suivons la vie d'Emilie mais surtout celle d'une de ses filles Blanche. Car Emilie retourne dans son petit village avec ses 9 enfants et elle ne reverra plus jamais Ovila, du moins ils ne vivront plus jamais ensemble.

De ce fait, la vie est très difficile. Emilie redevient une institutrice et pour que ses enfants soient instruit, elle envoie les filles au couvent et les garçons chez les Trapistes.

Blanche ressemble bcp à sa mère, surtout par la force de caractère, elle est aussi une très bonne étudiante. A la fin de ses études elle va enseigner dans la même école que sa mère (pour mettre de l'argent de côté) et ensuite elle va à Montréal pour étudier à l'université et devenir médecin. Malheureusement il lui manque un dîplome, elle va donc étudier pour devenir garde-malade.

Il arrivera ensuite pleins d'aventures à Blanche, elle ira jusqu'en Abitibi pour servir sa profession et elle rencontrera son père. Elle tombera amoureuse à plusieurs reprises avant de rencontrer le garçon fait pour elle, se marier et enfin avoir des enfants. Le livre se termine en 1946.

Pour ne pas trop dévoiler le mystère, je ne raconte que les grandes lignes des aventures de Blanche.

Mon avis
Je suis entrée dans ce 2ème volume avec bcp de facilité. Pas un seul instant, je ne me suis ennuyée. Il y a bcp de personnages et A. Cousture prend le temps de les détailler : leurs traits de caractères, physiques. Les relations entre frères et soeurs et aussi la relation avec leur mère.

A. Cousture a réussit à me les rendre tellement attachant, que j'avais l'impression de faire partie de leur famille. Et je dois avouer qu'à certains moments j'avais les larmes aux yeux à l'idée qu'il puisse arriver malheur à l'un ou l'autre des personnages. Mais les deux personnages principaux restent Emilie et sa fille Blanche.

Si vous avez envie de vivre une grande saga familiale, sur près de 100 ans, avec bcp de rebondissements, n'hésitez plus et lisez ce livre. Je vous le conseille fortement.

Note : 5/5


De : Felindra2775 Envoyé : 12/04/2005 15:44

"Ces enfants d'ailleurs" de Arlette Cousture
Editions V.D.B. 432 pages

Résumé :

Inspirée par la grande évolution du Québec entre les années 40 et 50, cette saga de l'exil et de l'espoir est celle de tous les immigrants fuyant l'Europe en flammes. Comme beaucoup d'entre eux, Jerzy, Elisabeth et Jan Pawulscy ont été arrachés à la Pologne de leur enfance, à leurs parents, à leurs racines.

Mon avis :

Quand on commence le livre on peut se dire. Non, encore un livre sur la guerre. Eh bien oui, encore un livre sur la guerre mais différent quand même, de par la façon attachante dont Arlette Cousture nous livre son contenu. Dans ce livre-ci, on se laisse embarquer par la famille Pawulscy et le drame qu'ils ont vécu pendant la 2ème guerre. L'histoire et le destin de chacun sont passionnants à suivre. On ne s'ennuie pas une minute. Bon, je reconnais que c'est de la lecture facile, mais le défi de ces grandes sagas est de nous tenir en haleine jusqu'au bout, et c'est réussi. En tout cas pour le 1er tome. On ressent bien les liens serrés qui existent dans cette famille, où chacun se serre les coudes lorsque surviennent les coups durs. On ressent très bien aussi le désarroi de cette fratrie qui a dû fuir la Pologne pour un autre pays, inconnu, ne sachant pas très bien ce que la vie leur réserve. Le tout est bien écrit, simple mais prenant. Beaucoup de sentiments, tristes, gais, suivant les événements et on a qu'une envie c'est de savoir la suite. Alors, j'y vais de ce pas.

4/5

felindra


De : Felindra2775 Envoyé : 14/04/2005 08:37

"L'envol des tourterelles" de Arlette Cousture
Editions V.D.B. 584 pages

résumé :

Dans les décors somptueux d'un Canada ouvrant ses frontières aux peuples du monde entier, Arlette Cousture nous emmène sur les pas de personnages aussi attachants que ceux de "Ces enfants d'ailleurs", les héros de son précédent roman dont voici la suite. Ils avaient fui la Pologne en guerre pour gagner le Canada. Ils rêvaient d'un ailleurs meilleur, d'une autre vie : réussir, fonder un foyer. Mais le destin les a séparés. Et leurs enfants, vrais petits Canadiens, ne rêvent que de liberté et de bonheur, loin des brûlures de l'Histoire.

Mon avis :

Petite déception au début par ce 2ème tome. Sûrement trop d'attentes par rapport au premier. On quitte les Jan et Elisabeth lorqu'ils arrivent au Canada. Et au 2ème tome on passe des années 1947 à 1962. Jan et Elisabeth retrouvent leur frère au Manitoba, mais on ne sait pas comment, puisqu'ils s'étaient complètement perdu de vue. Depuis ils se sont brouillés. Il manque plus de 15 ans entre ces deux livres. On apprend cela dans le prologue. J'ai eu un peu de peine à retrouver l'ambiance du premier livre au début.

Mais après cette toute petite déception, je suis rentrée dans le livre facilement et j'ai retrouvé avec plaisir cette période des années 60 qui fut toute mon adolescence. Je me suis beaucoup retrouvée dans le personnage de Sophie. L'écriture est toujours la même, facile, agréable, pleine de sentiments et on a envie de savoir ce que ces enfants sont devenus maintenent qu'ils sont adultes et parents à leur tour. J'ai passé un agréable moment en la compagnie de ces personnages si attachants.

Si vous avez aimé Arlette Cousture vous aimerez Marthe Gagnon-Thibeaudeau

4/5

felindra


De : teddyteddy_nounours Envoyé : 03/07/2005 18:05

CES ENFANTS D'AILLEURS D'ARLETTE COUSTURE

Mon avis.
Très bonne découverte avec l'écriture "d' Arlette Cousture". Cette saga est super intéressante, j'ai appris plein de choses. J'ai eu énormément de peine à lire cette première partie, car l'histoire "SS-JUIFS" me pertube énormément.
Ce rouleau compresseur contre des cailloux me gêne. Toute cette guerre en Pologne avec cette famille est très bien narrée, très précise et neutre.
L'auteure m'a fait vivre ces moments très difficiles avec énormement de talent.
Je l'en remercie. Au fil des pages je me suis attaché à certains personnages, Jan, Elisabeth en particulier et fugacement à l'infirmière Pamela et à Marek.

Les petits concerts improvisés, j'avais l'impression de les entendre comme des images. Merci à Madame Arlette Cousture d'avoir réussi à me faire rêver avec un récit aussi atroce que ça.Vivement la suite!!!!

Teddy 4,5 /5

L'ENVOL DES TOURTERELLES D'ARLETTE COUSTURE

Mon avis:

La suite de cette saga est encore ples belle que la première partie.

J'ai visité une partie du Canada. J'ai appris qu'avec du courage et de la volonté la petite épicerie du coin devient une chaîne alimentaire et qu'un petit paysan avec un petit lopin de terre (avec beaucoup de travail) peut devenir le plus grand maraîcher du Manitoba. J'ai déjà lu des sagas mais jamais avec autant de rebondissements, retournements de situations, sans tomber dans le genre "Harlequin".Cela s'appelle avoir du talent. Alors, dans cette suite, impossible
de citer les personnages préférés, car à tour de rôle je suis tombé sous leur charme, avec la musique en prime. J'ai pris mon temps pour savourer cette lecture, comme je le fait quand je déguste un grand whisky malt écossais.

En plus l'émotion ma bloqué plusieurs fois. Je ne peux pas en dire plus car je ne trouve pas les mots. Merci Madame Arlette Cousture pour m'avoir fait rêver et voyager avec vos personnages si intéressants, avec une musique savoureuse, des paysages pittoresques et énormément d'AMOUR.

Teddy


De : Alexis_le_Yo_786 Envoyé : 13/08/2005 01:22
Les Filles de Caleb - Émilie, d’Arlette Cousture

Au début du vingtième siècle, au village de St-Tite, Émilie Bordeleau devient institutrice dans une école de rang. Puis, après plusieurs années d’enseignement, elle tombe amoureuse d’un de ses élèves, Ovila Pronovost. Il s’ensuivra alors une histoire d’amour peu commune, pendant laquelle nous découvrirons peu à peu les réalités de l’époque.

Une très belle découverte, et certainement un énorme coup de cœur. L’histoire, telle que présentée, peu paraître assez banale, mais elle est prenante, touchante. C’est loin d’être ennuyeux; au contraire, les rebondissements s’enchaînent les uns à la suite des autres.

L’écriture d’Arlette Cousture est fluide, tout en douceur. Elle est quasiment poétique. L’auteure a très bien su retranscrire les émotions des personnages, leurs états d’âme, ainsi que les réalités de l’époque, qui ne sont pas toujours joyeuses. J’ai découvert des expressions que je ne connaissais pas, et cela m’a tout à fait ravi.

C’est une très belle histoire, et je me suis doucement laissé envoûter. Il n’y a rien à redire; la perfection.

Éditions Albin Michel.
Note: 5/5


De : Lauric668 Envoyé : 06/12/2005 16:11

LES FILLES DE CALEB III / ELISE - de Arlette Cousture
Edition Albin Michel / 374 pages

Résumé de l'histoire

Pour ce dernier volume de la trilogie des filles de Caleb, l'histoire débute en 1956 et se termine en 1992.

On retrouve les deux filles de Blanche et Clovis : Elise et Micheline qui sont des adolescentes, et on les suivra jusqu'à l'âge adulte.

Elise et Micheline sont soeur mais totalement différentes. Elise veut vivre à la campagne avec son amoureux, avoir une maison à elle et plein d'enfants. Micheline est tout le contraire : elle veut faire des études, avoir un excellent job avec un bon salaire, être indépendante, et collectionne les amants.

Je n'en dirais pas plus, de peur de faire des révélations malheureuses. Mais je peux vous dire que ce livre est un chef-d'oeuvre.

Mon avis

Décidémment j'aime tout dans ce livre. L'écriture, le ton employé, les tournures de phrases. La façon très moderne (par rapport aux 2 premiers volumes) dont A. Cousture parle des relations intimes d'Elise et Micheline.

De plus, tout au long de ce volume, A. Cousture glisse des faits d'actualité (la mort de Kennedy et de Martin Luter King, le passage de De Gaulle et son célèbre discours commençant par : Vive le Québec libre) dans le récit et c'est vraiment très très réussi.

J'ai tremblé avec Blanche, Elise et Micheline, j'ai aussi beaucoup ri à leurs côtés et la fin du roman est une apothéose. Je referme donc ce livre, heureuse et apaisée car je pense qu'il ne pouvait pas finir autrement, même si je suis un peu triste, car je sais qu'il n'y aura pas d'autres volume.

Je le recommande très très très fortement à tous ceux qui aiment les histoires de famille sur plusieurs génération.

Note : 5 / 5 avec mention « chef-d'oeuvre »


De : symphonium Envoyé : 01/06/2006 21:28

Retour dans la famille Pronovost. Cette fois Ovila n'est plus avec la famille et Émilie doit élever seule sa famille. Elle reprend sa classe et envoie ses enfants se faire éduquer à l'école supérieure. L'histoire s'attarde surtout sur Blanche qui ressemble beaucoup à sa mère par sa force de caractère. Élève appliquée, elle termine son cours au couvent avec honneurs, enseigne avec sa mère avant d'aller à Montréal pour étudier la science.

J'ai aimé le livre mais avec modération. J'ai trouvé les deux premières parties longues et parfois trop anecdotite. Arlette Cousture aurait gagné à étayer ces anecdotes, à expliquer à quel point elles affectent les gens concernés. Par contre, j'ai adoré la 3e partie, qui se concentre sur Blanche, ses études comme infirmière, son expérience en Abitibi, sa rencontre avec Clovis. De plus, je trouve que dans cette partie, le ton est moins larmoyant que dans les premières parties!

Je note 4/5
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Liza_lou le Mer 22 Avr 2009 - 18:07

Emilie
(France Loisirs, 523 pages)




Trois générations de femmes dans le Québec du XXème siècle : voilà la saga qu'Arlette Cousture, romancière émérite et renommée québécoise, nous propose. Les filles de Caleb ont à coup sur été écrits dans la même veine que d'autres séries littéraires aujourd'hui devenues des classiques comme Les gens de Mogador d'Elisabeth Barbier ou les Jalna de Mazo de la Roche. Mais que le lecteur ne soit pas dupe : Les filles de Caleb, avec ces personnages, ces lieux, ces péripéties, possèdent leur particularité propre qui en font toute leur originalité et surtout, leur qualité.

A seize ans, Emilie quitte la ferme familiale pour réaliser son rêve de toujours : être institutrice. Ce sera à Sainte-Tite, bourgade provinciale où, malgré quelques débuts difficiles, elle s'y fera une place et y trouvera même l'amour...

Le personnage d'Emilie est ce que l'on peut appeler un caractère fort; néanmoins, elle n'en demeure pas moins extrêmement attachante et, malgré ses défauts (qu'est ce qu'elle s'emporte vite Emilie parfois!), reste une femme que le lecteur admire et respecte. C'est que les temps sont durs au débuts du XXème siècle. Emilie, après son mariage, abandonne son métier d'institutrice pour s'occuper de sa famille et de ses huit enfants (!). Mariée à un époux irresponsable, Emilie devra avoir bien du courage pour faire face aux soubresauts du destin, ainsi qu'aux malheurs que le vie peut réserver. Heureusement, il y a la famille, les enfants, les amis, et cet amour inébranlable pour Ovila, coûte que coûte.

Un très bon premier tome, où le lecteur suit, haletant, la vie passionnante d'Emilie jusqu'à ses quarante ans. Avec minutie, Arlette Cousture nous relate la vie à cette époque, il y a de cela maintenant un siècle. Tout, que ce soit les us et coutumes, le langage, les bouleversements économiques dans la campagne. Nous suivons Emilie qui découvre avec émerveillement Montréal; nous la soutenons dans ses débuts d'institutrice et dans son quotidien semé d'embuches. Emilie est belle, fière et déterminée : les premières pages nous la montre tenant tête à son père, Caleb, pour que les femmes aient elles aussi le droit de manger en même temps que les hommes et tout cela est un véritable symbole de la modernité d'esprit de cette jeune fille.

Terriblement triste de quitter Emilie à la fin des 520 pages que compte ce premier tome (et comme ces pages défilent vite quand on est, comme moi, embarquée dans l'histoire), il ne reste plus qu'à découvrir la suite de cette sage avec l'histoire de Blanche, la fille d'Emilie dans le prochain tome. Ah, vivement la suite!

Ma note : 4,5/5
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  odilette84 le Mer 22 Avr 2009 - 20:02

ouh lala ça fait envie ça...
je retrouve un peu des thèmes développés dans le goût du bonheur"

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De la fenêtre de mes cinq ans de Arlette Cousture

Message  Mickaéline le Mer 29 Avr 2009 - 21:13

De la fenêtre de mes cinq ans
Auteur: Arlette Cousture
Éditeur : Libre Expression *
Genre littéraire : Roman » Autobiographique
Première parution : 2008
Pages : 200 pages

Résumé: Roman-autobiographique. Je ne le considère pas du tout comme un roman.
Charlotte petite fille de 5 ans, cadette d'une famille de 3 filles. Elle demeure à la maison avec sa mère pendant que son père à cravate est au travail et ses sœurs sont dans un pensionnat pour y apprendre l'anglais. Elle nous rappelle la vie dans la ville de Montréal dans les années 50.
Elle emploie le langage d'enfant. Une lecture qui peut intéresser les petites filles( 6-9 ans) qui savent déjà lire. Une belle pratique de lecture et en même temps une belle petite histoire enfantine. C'est assez ennuyeux pour des adultes. Regrettable, elle nous a tellement habitués à beaucoup mieux que ça.
Note: 2/5
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Cocotte le Ven 1 Mai 2009 - 11:09

Liza-lou, tu me replonges dans de bons souvenirs! Ah ce que j'ai adoré Les Filles de Caleb! coeur Surtout le premier tome. La série télévisée a été très populaire au Québec au début des années 90. Pour moi, c'est un classique que je ne me lasse pas de regarder encore et encore!

Merci pour ton avis, tu en parles très bien!
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  odilette84 le Dim 7 Juin 2009 - 8:19

Les filles de Caleb
tomes 1 et 2

Vous en avez beaucoup parlé je serai donc brève...
on peut se douter que j'ai aimé
c'est un roman de terroir version canadien.
Il y a donc tout à découvrir pour nous ...

Quelle vie que celle de ces femmes et de ces hommes !
beaucoup de souffrance, beaucoup de bonheur aussi
le sens du devoir, du dévouement, la force de caractère, l'amour,
tous les ingrédients y sont pour un excellent moment de dépaysement total.
je me demande si je vais trouver la suite...
sinon, ça ne me dérangerait pas de rester sur cette si belle fin.
Ce sont surtout les débuts du siècle qui m'intéressent.
ma note pour les deux tomes : 4/5

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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  odilette84 le Dim 7 Juin 2009 - 8:27

Ce que je viens de découvrir, c'est qu'Émilie a bel et bien existé...
en fait, l'auteur a romancé un partie de l'histoire de sa propre famille..si j'ai tout bien compris ...

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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Suzanne-écrivain le Dim 7 Juin 2009 - 19:23

Odilette84 a écrit:Ce que je viens de découvrir, c'est qu'Émilie a bel et bien existé...
en fait, l'auteur a romancé un partie de l'histoire de sa propre famille..si j'ai tout bien compris ...

Exactement... Il y a quelques années, elle a écrit le troisième tome, soit l'histoire de la fille de Blanche. coeur
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Clochette le Lun 27 Juil 2009 - 9:22

Les filles de Caleb - Arlette Cousture
Tome 1 : Emilie
Le livre a été résumé plusieurs fois et de façon très honorable et je me contenterai donc de donner mon avis.

Je vais dire que je ne suis pas tombée tout de suite sous le charme d'Emilie, même si la première scène avec son père sur le repas entre les hommes et les femmes laisse présager du caractère de la petite.

J'ai eu, au début, vraiment l'impression de retomber dans un roman du terroir traditionnel, style que je ne lis plus depuis plusieurs années. Le début du siècle, la vie dans les campagnes, l'arrivée du progrès (l'électricité, les voitures....)

Et puis je me suis laissée prendre au jeu, et c'est vrai que l'on devient admirative devant la force de caractère d'Emilie. Elle sait ce qu'elle veut ! Elle veut être instruite et enseigner, ne pas suivre la même voie que sa mère et se contenter d'assister son mari et d'élever ses enfants.
Et pourtant son amour pour Ovila, et surtout de ses enfants, ne lui font forcément prendre le chemin qu'elle s'était choisi. Ah cet Ovila, combien de fois j'ai eu de le secouer pour lui ouvrir les yeux !

J'ai aimé également sa force, son courage, son sens du devoir qui ne cèdent pas malgré les multiples déconvenues et chagrins ! Elle ne plie pas. Et j'ai été "jalouse" de la tendre relation qu'elle entretient avec son père malgré leurs différends (ah le confilit des générations !)
Beaucoup de bonnes valeurs que j'admire et qui, à mon sens, se perdent peu à peu.

Dans une critique plus haut, quelqu'un disait que l'écriture d'Arlette Cousture était toute en douceur et poétique, et c'est également, ce que j'ai ressenti. Elle décrit finement les petites choses de la vie, le premier baiser d'Emilie, les premiers pas de Rolande, sa tendresse pour ses élèves...

Bref, j'ai été triste de de quitter Emilie dans son train en pleurs et je suis ravie de la retrouver dans "Blanche" toujours dans le même train mais enfin de retour à la maison !

Ma note : 5/5 (je ne me laisse pas beaucoup de marge pour la suite !)
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Cyrielle le Lun 27 Juil 2009 - 9:32

Je vais noter cette saga vous m'avez donné grande envie!

Une question: Il y a très longtemps il y a avait eu en France une saga qui s'appelait Emilie je me demande si c'est tiré de ce roman, le peu que je me souvienne elle avait eu beaucoup d'enfant et certain était mort en bas âge. Est ce que c'est ça?
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Clochette le Lun 27 Juil 2009 - 9:35

Cyrielle, oui selon Abeille, cela passait sur France 3 et cela s'appelait "Emilie ou la passion d'une vie".
Mais dans le roman, elle ne perd pas beaucoup d'enfants en bas-âge ! Heureusement parce qu'elle n'a déjà pas une vie facile.
Franchement, je pense que tu peux y aller tête baissée et lire cette série. (Le 2ème tome a l'air de valoir le premier !) C'est du tout bon coeur
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Cyrielle le Lun 27 Juil 2009 - 9:37

Ok, merci de la confirmation Very Happy
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  odilette84 le Lun 27 Juil 2009 - 20:19

Clochette, joli commentaire ! cheers

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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Cocotte le Jeu 30 Juil 2009 - 14:12

Clochette, je suis ravie que tu aies aimé ce livre et que tu donnes envie à d'autres de découvrir cette superbe saga!
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Liza_lou le Mar 23 Mar 2010 - 20:46

Blanche
(Albin Michel, 552 pages)

Ce deuxième tome de la saga québécoise d'Arlette Cousture nous emmène dans le Montréal des années vingt. Nous suivons Blanche, une des filles d'Emilie, qui décide de tenter sa chance et de devenir infirmière. Lassée de soigner des familles bourgeoises et d'être traitée avec mépris, Blanche décidera brusquement de partir dans les contrées éloignées et sauvages de l'Abitibi. Pendant trois ans, Blanche vivra alors la vie exaltante des pionniers et soigne les habitants de la petite ville de Villebois. Jusqu'au jour où Blanche fait une rencontre qui va bouleverser son existence...

Ah que j'ai eu du goût à lire cette histoire! J'avoue que j'aurais presque pleuré d'émotion lorsque j'ai été obligé de refermer le roman sur un des passages les plus poignants qu'il l'a été donné de lire. Assurément, Arlette Cousture a réussi à faire passer ici une grande palette d'émotion à travers tous les personnages qu'elle nous conte, de Emilie, femme abandonnée et obligée d'assumer seule l'éducation et la substance de ses enfants, à ses enfants justement dont nous suivons au fil des années la destinée. On s'attache à tous; Emilien, Marie-Ange, Jeanne, Paul... avec leurs défauts mais aussi leur force et leur courage qui les font se battre pour vivre, aller au bout de leurs rêves et partir, pour la plupart d'entre eux, en Abitibi, cette terre sauvage et inhospitalière où vit leur père qu'ils ont tous si peu connu pendant leur enfance.

Et pourtant... Malgré tout, c'est encore et toujours Emilie qui illumine littéralement le récit. Notamment durant la première moitié de l'histoire, où nous la suivons dans son combat de tous les jours pour élever ses enfants. Revenue à Sainte-Tite avec ses huit enfants, Emilie redevient institutrice pour gagner de l'argent et subvenir aux besoins de toute la maisonnée. C'est une vie presque de misère qu'elle offre à ses fils et ses filles qui, par la suite, feront tout leur possible pour aider en retour leur mère. Néanmoins, Emilie n'a perdu ni sa verve ni son gout effréné pour la vie et toujours, elle se battra pour ses enfants.

Blanche ne ressemble guère à sa mère. Plus douce, plus effacée, Blanche va cependant elle aussi tout faire pour réaliser son rêve : devenir médecin. Cela ne sera pas facile car outre son manque d'argent qui l'empêche de s'inscrire à la faculté, Blanche aura à se battre contre la moquerie de nombreuses autres jeunes filles élèves infirmières comme elle et jalouses de sa beauté et de son intelligence. Je me suis par instant retrouvée dans ce personnage de Blanche, et peut-être est ce pour cela qu'une certaine empathie s'est crée au fil des pages et que j'ai, en définitive, été très touchée par ce personnage.

Quelle tristesse au moment de refermer le roman; quelle déchirement de laisser tous les Pronovost alors que j'aurais tant aimé continuer à les suivre tous! Blanche aura assurément fait battre mon cœur et il faut maintenant impérativement que je me procure le dernier tome, Elise, car c'est une question de survie!

Ma note : 5/5
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Clochette le Mer 24 Mar 2010 - 8:36

Liza-Lou, ma médiathèque l'a (C'est vrai qu'il est une denrée rare !) Veux-tu que je l'emprunte pour toi ? Ca ne me dérange pas.
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Liza_lou le Dim 12 Déc 2010 - 17:28

Elise
(Albin Michel, 375 pages)

Des années soixante au début des années quatre-vingt dix, la vie d'Élise Lauzé, jeune femme vivant à Montréal avec sa mère Blanche et sa soeur Micheline. Orphelines de père, les deux sœurs Lauzé ne se ressemblent absolument pas : alors qu'Élise rêve de campagne, de vie tranquille avec un mari et des enfants, Micheline, elle, se lance dans des études de droit, participe aux campagnes nationalistes québécoises et collectionne les amants. Et tandis que le monde autour d'Élise se bouleverse de plus en plus vite, son propre destin à elle n'est pas de tout repos, et il en faudra du courage à cette jeune femme douce mais déterminée pour accéder au bonheur qu'elle aspire...

Troisième et dernier tome de la série à succès Les filles de Caleb d'Arlette Cousture, Élise nous emmène dans le Québec moderne, notamment celui des années soixante-dix et quatre-vingt. Émancipation des femmes qui font des études supérieures poussées, droit à la pilule et à l'avortement, indépendance financière, les Québécoises de la seconde moitié du XXème siècle sont résolument modernes. Micheline, sûre de son charme et de son aplomb, fait figure de porte-étendard, et refuse absolument de se marier et d'avoir des enfants, tout occupée qu'elle est à conserver sa liberté et son indépendance. Élise, au contraire, ne rêve que de vie simple, et c'est auprès de Côme, dans la campagne québécoise, qu'elle croit l'avoir trouvé. Mais les désillusions sont nombreuses, que ce soit d'une maternité qu'elle aspire désespérément que d'un mari terriblement volage.

Élise, à la différence de sa mère Blanche et de sa grand-mère Émilie, est bien moins spectaculaires qu'elles. Arlette Cousture nous dépeint ici une héroïne calme et douce mais pourtant résolument déterminée à acquérir sa propre liberté. Nombreux sont les lecteurs qui ont moins apprécié ce volume aux deux précédents et je ne suis pas en reste même si cette lecture a été un véritable plaisir. En tant que personnage, Élise m'a beaucoup plu et je me suis beaucoup attachée à elle ainsi qu'à sa sœur Micheline, sa mère Blanche mais aussi aux personnages secondaires comme les Philippe ou Marcel et Jacqueline. Mais il est vrai que le récit souffre de quelques longueurs et s'essouffle un peu vers la fin. Ce léger bémol mis à part, Élise n'en demeure pas moins un vibrant hommage aux femmes québécoises d'hier et d'aujourd'hui et je ne peux assurément encore une fois que conseiller cette série littéraire qui fait chaud au cœur et à l'âme.

Ma note : 4/5
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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  Lyreek le Lun 2 Oct 2017 - 18:54



Les filles de Caleb tome I : Emilie - Arlette Cousture

France Loisirs - 526 pages

Quatrième de couverture

En cette fin du XIXe siècle, sur les bords du Saint-Laurent, la rude vie des fermiers est rythmée par les étés brûlants et les hivers interminables. Volontaire, intelligente et passionnée de lecture, Emilie Bordeleau ambitionne une tout autre vie. En devenant institutrice, la jeune femme affirme son indépendance. Mais cette liberté difficilement acquise est menacée par un homme, le séduisant Ovila Pronovost, qu’elle aime en secret depuis toujours. Inspirée par le destin de sa grand-mère, cette vie ordinaire devient sous la plume aiguë d’Arlette Cousture le touchant symbole de celles de milliers de femmes au début du siècle dernier.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai trouvé très dépaysant et très agréable à lire. C’est une belle découverte de la campagne québecoise de la fin du 19ème siècle, de ses hivers rudes et de ses habitants.

Nous faisons la connaissance d’Émilie alors qu’elle a quinze ans. Passionnée de lecture, indignée par les différences de traitement entre elles et ses frères, elle rêve de devenir institutrice et craint que son père la retire de l’école pour la cantonner au ménage et aux fourneaux.

J’ai particulièrement aimé toute la première partie du roman, lorsqu’Emilie, à seize ans à peine devient l’institutrice de la petite école du village avec face à elle des élèves de tout age donc certains n’ont que quelques années de moins qu’elle. Mais Émilie a du caractère malgré son jeune age et ne s’en laisse pas compter.

Puis, arrive Ovila et Émilie tombe amoureuse mais rien n’est simple. Ovila a du charme mais il n’est pas très fiable. Émilie, malgré ses sentiments, hésite à s’engager. Et la seconde partie du roman lui donnera raison, malheureusement un peu tard.

J’ai moins aimé cette seconde partie, une fois Émilie mariée. On tombe dans la routine, la vie maritale d’Émilie étant rythmée par les nombreuses grossesses et les frasques de son mari. C’est finalement assez répétitif et les disputes, fâcheries et réconciliations du couple un peu lassantes à la longue. Émilie est bien courageuse de supporter tout ça et j’ai eu bien souvent envie de la secouer.

Malgré cette deuxième partie que je trouve moins réussie, j’ai beaucoup aimé ma lecture de ce roman qui fait découvrir de l’intérieur le quotidien d’une famille québécoise à la campagne, avec le froid des hivers, le manque de nourriture, la difficulté de trouver de l’argent et l’école encore trop peu fréquentée. A l’occasion d’une courte virée en ville également, on se rend compte des préjugés que les citadins ont envers les campagnards et du décalage entre ces deux mondes, notamment au niveau du confort.

Bref, c’est une saga familiale agréable à lire avec les paysages et le parler québécois qui à eux seuls garantissent l’évasion.
Je lirai avec plaisir la suite qui apparemment mettre en scène Blanche la fille d’Émilie.

4/5

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Re: Arlette COUSTURE (Canada/Québec)

Message  kattylou le Jeu 5 Oct 2017 - 10:49

J'ai beaucoup aime les 2 volumes . Il me reste le dernier Laetitia à lire

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