Laurie COLWIN (Etats-Unis)

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Laurie COLWIN (Etats-Unis)

Message  gallo le Sam 13 Déc 2008 - 13:37

De : Mousseliine (Message d'origine) Envoyé : 08/03/2003 04:46

Comment se dire adieu? de Laurie Colwin

Geraldine évolue en marge de son milieu. D'abord elle laisse tomber sa thèse pour devenirchoriste et danseuse dans un groupe de blues afro-américains...quelle honte pour sa famille! Par la suite, elle finit par épouser un gentil avocat mais elle se sent mal à l'aise dans lemilieu... Elle a un bébé dont elle s'occupe à temps plein, encore une fois elle détonne...une maman qui passe ses journées à se balader dans les parcs avec un bébé...pas très reluisant vis-à-vis les amis de son mari le gentil avocat. À travers tout ça, Geraldine cherche qui elle est, quel est son rôle dans la société, elle est la mère de petit Franklin oui mais ensuite...

L'auteure a soulevé plusieurs thèmes: la musique rock, le judaïme, l'exil,
les amitiés féminines, les relations mères-filles, les relations de couples. Elle raconte de très belles choses sur la grossesse, la maternité, l'allaitement...Je n'ai pu m'empêcher de souligner plusieurs passages. Je me suis reconnue à maintes reprises à travers Geraldine.

En voici deux extraits:

"Dois-je faire plaisir à moi ou à ma mère? Si c'est à moi que je fais plaisir, à quel point vais-je la blesser?"

"Comme une exilée, je savais que je ne pourrais jamais retrouver le pays de mon enfance. Il avait disparu; mais il avait laissé des traces."

Je vous le suggère fortement, pour ma part c'était la première fois que je lisais cette auteure et ce ne sera certainement pas la dernière. Un très bon roman.

note: 4.25/5
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Laurie Colwin (1944-1992) est new-yorkaise, elle a 24 ans quand paraît sa première nouvelle dans le New-Yorker, puis publie, jusqu'à sa mort, une dizaine de livres dont deux recueils de nouvelles, des romans et des recettes de cuisine. Elle fut longtemps chroniqueuse gastronomique, travailla dans l'édition, fut même traductrice de Isaac Bashevis Singer. Culte aux Etats-Unis pour son humour et son style inimitable, les lecteurs français, quant à eux, ne connaissent Colwin que depuis la traduction en 1999 de "Frank et Billy". Entre temps, le bouche-à-oreille et la presse en ont fait en France aussi un auteur fétiche.

Laurie Colwin écrit dans une prose minimaliste où la vie ressemble aux films en super 8. Le quotidien, pour un instant, s’anime devant nous et devient une aventure extraordinaire, drôle et tellement merveilleuse.

Bibliographie

Famille, tracas et Cie..., Autrement, 2005
Une épouse presque parfaite, Autrement, 2004
Comment se dire adieu?, Autrement, 2002
Une vie merveilleuse, Autrement, 2001
Accidents, Autrement, 2000
Frank et Billy, Autrement, 1999


De : Mousseliine Envoyé : 01/08/2003 20:51

Laurie COLWIN - Accidents

Elisabeth, 27 ans, a perdu son mari. C'est son histoire ici, en fait l'histoire de ses émotions, de ses sentiments... Ce n'est pas du tout un roman triste mais plutôt le cheminement d'une jeune femme après la mort de son mari.

C'est un roman très très psychologique tout se passe dans la tête du personnage principal et quand celle-ci ne s'analyse pas elle analyse les gens autour d'elle. À ce niveau j'ai été très choyée car c'est mon genre de prédilection et ici c'est très bien réussi. Comme dans le livre Comment se dire adieu? L'héroïne est musicienne mais ici c'est la musique classique. J'ai beaucoup aimé cet aspect du livre.

Mais il y a des longueurs dans la première moitié du roman. L'auteur décrit trop les faits et gestes d'Elizabeth et à un moment donné je décrochais. Mais heureusement que ça se replace par la suite sinon...

Bref j'ai bien aimé, je suis contente de l'avoir lu, mais il manque quelque chose à ce bouquin. J'ai nettement préféré Comment se dire adieu? ce dernier je vous le recommande avec plaisir.

Note : 3.5/5
(Mousseline)


De : Friisette Envoyé : 09/10/2003 00:34
Laurie COLWIN - Comment se dire adieu

4.5/5

Comment se dire adieu, c'est l'histoire d'une femme, mais ça aurait pu être celle d'un homme, qui se cherche, qui se demande quel est son rôle dans la société. D'un être qui doit apprendre à vivre avec ses questionnements, ses peurs mais surtout avec le regard des autres.

Geraldine se cherche, ne sait pas trop ce qu'elle veut, a du mal a décider quoi que ce soit. Elle se laisse porter par la vague quoi et refuse le changement. Mais en même temps, elle est mal à l'aise avec l'image qu'elle projette, a peur de décevoir les autres, a un peu honte d'elle-même...

Bref c'est un être indécis...

Dans ce roman, Laurie Colwin réussit avec brio à nous faire partager les émotions de son héroïne. Tellement que, bien des fois, j'aurais eu bien envie de lui secouer les puces à cette éternelle indécise. Smile

Les émotions sont palpables et réalistes. Le ton est parfait, parfois ironique, avec une petite touche d'humour et d'auto-dérision.

Bref, j'ai beaucoup aimé, une belle lecture à tous points de vue!


De : nirvana1050 Envoyé : 21/05/2005 17:41

Laurie COLWIN - "Une épouse presque parfaite"
Ed. Autrement, 310 p.

Son mari perpétuellement pris par son travail, sa vie rythmée par les réunions et déjeuners familiaux, ou par les occupations de ses deux enfants, Polly a su se ménager un sas de décompression avec un travail à mi-temps, même s'il n'est pas pris au sérieux par son entourage.
Dans cette vie déja bien remplie, elle se débat pour répondre toujours présente aux désirs de sa famille,et aux convenances imposée par son milieu social.
Lors d'un venissage, elle rencontre un jeune peintre, libre et avide de solitue. C'est le coup de foudre, il devient son amant.
Mais ce n'est pas une banale histoire d'adultère, les sentiments sont là, et Polly doit lutter avec ses remords, elle se découvre autre que telle que les autres la voient, et cela l'effraie, elle qui projetait l'image d'une épouse, mère, et fille parfaite.
Elle se découvre d'autres envies, veut se libérer du carcan d'obligations qui lui sont imposées, même si on la culpabilise dès qu'elle ne répond plus favorablement aux demandes.De plus, elle découvre que malgré la pression dont l'entoure sa famille elle est finalement très seule, son rôle s'étant finalement limité à satifaire les attentes des autres sans se soucier d'elle-même.
C'est une belle étude psychologique, très bien écrite, qui est impossible à lâcher, et qui fait souvent la part belle à la réflexion. L'auteur ne prend pas parti, elle nous relate bien les tourments et la douleur qui habitent Polly, dans un style finement caustique, et toujours juste. Elle se moque même parfois gentillement de son héroïne, dans sa condition de jeune femme si protégée par son milieu social, et de sa naïveté, comme dans ce petit extrait (p.227/228):

"Au supermarché, Polly se sermonna. Les gens qui faisaient leurs courses le dimanche étaient des gens qui avaient laissé la situation leur échapper, qui ne faisaient pas attention aux détails, qui se laissaient dériver. Il y avaient réellement des gens qui achetaient leurs légumes au supermarché- Polly ne croyait pas que l'on pût trouver quelque chose de vraiment frais dans un supermarché.Il y avait des gens qui ne prévoyaient pas le nombre de repas à préparer ou le nombre de personnes à table, qui n'étaient pas assez généreux, économes ou sûrs d'eux pour acheter le superflu. Faire les courses au supermachés indiquait que la maison était mal tenue. Comment ces gens pouvaient-ils reconnaître ainsi publiquement leurs fautes?
Seule une chose vraiment terrible, comme un décès ou une liaison, devrait empêcher quelqu'un de bien faire. Polly regarda autour d'elle. Tous ces gens avec un Caddie plein avaient-ils une liaison?"

Ma note: 4,5/5


De : Claarabel Envoyé : 15/06/2005 00:48
Laurie COLWIN - Drôles d'oiseaux
Livre de poche, 194 pages

L'ensemble des huit nouvelles avait été séparément publié dans les années 70 dans des journaux ou magazines américains. A lire ce recueil en 2005, les portraits des hommes et des femmes, acteurs de ces histoires, paraissent incroyablement actuels ! Rien ne dénote, l'auteur possédait un style vif et dessinait ses semblables sans tricher.
"Drôles d'oiseaux" est composé de huit histoires, dites d'amour. Je préfère cette appelation au lieu de "nouvelles" car les huit histoires sont davantage des "romans courts". Laurie Colwin y peint essentiellement un homme et une femme qui se rencontent, qui croient à l'amour parfait, qui se trompent à ce sujet, vivent fatalement une liaison adultérine, ou bien se quittent, divorcent, rencontrent de nouvelles personnes... Le cycle de la vie ! Les filles sont souvent des étudiantes brillantes et pertinentes, le théâtre de la première fois se passant sur le campus de l'université. Les hommes sont pour la plupart assez effacés, compliqués, niais et nul doute qu'ils puissent être aisément roulés dans la farine ! Mais parfois ils se révélent de redoutables prédateurs...

Certaines histoires sont très attachantes, comme "La vie en lunettes roses", "Une retraite en Ecosse" ou "La Grosse Prune". Ce ne sont pas uniquement des histoires sentimentales, au contraire ! Laurie Colwin use d'un cynisme cru et d'une morbidité étonnante ! C'est très glauque, ou déconcertant (ex: "Le bourgeon noir"). Mais au-delà de toute tentative d'analyse, il y a forcément une grande intelligence derrière ces "Drôles d'oiseaux" ! L'écriture de Laurie Colwin est douée, et sa perspicacité fait mouche, malgré certains paragraphes un peu bizarres.

4/5


De : Claarabel Envoyé : 15/06/2005 00:52
Pioché sur lire.fr :

Sous des apparences de normalité
par Pascale Frey
Lire, juillet 2003 / août 2003


Heureux ceux qui ne connaissent pas encore Laurie Colwin! C'est en 1969 que les Américains la découvrent grâce à une histoire parue dans le New Yorker. Elle aura le temps d'écrire six romans (dont un à paraître au printemps prochain), quelques nouvelles et deux livres de cuisine. C'est tout et c'est peu. Laurie Colwin mourra en 1992, à quarante-huit ans.

Les huit textes de ce recueil sont autant de petits bijoux sur les garçons, les filles, l'amour, la lâcheté et autres sentiments répandus chez l'être humain. Dans Drôles d'oiseaux, les fringillidés du Muséum d'histoire naturelle servent de décor à une brève idylle entre Roddy et Mary. Avec Le bourgeon noir, nous assistons à la capture romanesque d'une fillette par un écrivain. Durant des années, il va observer l'enfant pour la transformer en héroïne de ses livres, la traquer pour ne pas manquer un instant de sa vie. C'est parce qu'elle aime plus que tout la marijuana que la femme du professeur Thorne voit «la vie en lunettes roses». «Comme j'étais constamment défoncée, je tentais en toute situation de me conduire comme la reine Victoria», se souvient la narratrice.

Sous des apparences de normalité, les personnages de Laurie Colwin se comportent de manière farfelue. Que ce soit en analysant le spleen d'un patron de supermarché qui fantasme sur la caissière numéro 3 au point de lui inventer une existence très romantique, ou en décryptant ce qui se trouve derrière les sourires de la fausse famille modèle dont le bonheur n'est qu'une façade, le livre de Laurie Colwin ressemble vraiment à une volière dans laquelle nous pouvons observer toutes sortes d'espèces.


De : Cocotte8017 Envoyé : 06/12/2005 03:28

Comment se dire adieu? - Laurie COLWIN
(Autrement, 2002, 260 pages)

Geraldine est une jeune femme de 20 ans qui a laissé ses études pour devenir la première danseuse blanche d'un groupe blues. Cette décision décevra sa famille. Elle épousera par la suite un avocat avec qui elle aura un enfant, Franklin. Elle adore son fils, mais se sent mal à l'aise dans ce rôle. Elle cherche sa place, a peur de décevoir et de la perception des autres sur elle.

J'avoue que l'auteur a su rendre avec justesse les questionnements d'une jeune femme qui cherche son identité et qui a du mal à savoir ce qu'elle veut. Voilà un personnage tout à fait réaliste qui m'a fait penser à moi à quelques reprises. Par contre, je m'attendais à davantage d'émotions, l'histoire de Geraldine ne m'a pas touché autant que je m'y attendais. Le personnage principal m'a parfois tappé sur les nerfs avec ses hésitations, son incapacité à se décider. Malgré ces quelques désagréments, Comment se dire adieu? est un récit qui coule bien et qui est loin d'être désagréable.

Ma note : 3,75/5


De : Claarabel2 Envoyé : 06/12/2005 20:06
Accidents - Laurie Colwin

" Mon mari est mort en bateau au large des côtes du Maine, et m'a laissée veuve à l'âge de vingt-sept ans. " Elizabeth vient de perdre Sam, après cinq années de mariage qui reposait sur un accord muet de respect entre les deux parties. Sam était un casse-cou, habile à se brûler les ailes au plus vite. Elizabeth était plus modérée, un "tampon" entre Sam, sa famille et la vie. Après cette perte, Olly doit donc apprendre à vivre, seule et sans lui. Son histoire est en quelque sort l'apprentissage du deuil, de la vie sans l'autre et aussi de comprendre le lien qui unissait leur couple. Quand son beau-frère Patrick lui réplique que cette mort finalement leur évite un divorce, Olly acquiesce. Au fond d'elle, des sentiments confus se bousculent : entre le chagrin, la colère et la rage de rester en vie. Il y a très honnêtement de jolis chapitres sur les différentes étapes que représente une vie après la mort. Olly, elle, décide de prendre le dessus, de quitter l'appartement de son couple pour s'installer à New-York, toujours épaulée par Patrick. Elle reprendra, timidement, goût à la musique, à la vie en société, à rencontrer de nouvelles personnes et se lancer dans une existence neuve et nouvelle.


"Accidents" de Laurie Colwin raconte donc ces moments de la vie qui font que justement celle-ci n'est jamais un long fleuve tranquille. La mort parfois échelonne son parcours. Les questions de fidélité après la mort se posent, surtout quand "la mémoire devient un fardeau", puis une ombre au tableau, un fantôme bienveillant... J'ai aimé le cheminement d'Elizabeth, jamais trempé dans le pathos. Son analyse de la vie sans l'autre et après cet autre est de toute finesse et grande subtilité. Comme une voix chuchotante, envoûtante aussi. Je n'ai pas décroché de ma lecture avant d'en connaître la fin, et d'ailleurs j'aurais souhaité qu'elle se termine encore plus loin ! Ce roman m'a bercée et j'ai beaucoup aimé sa mélodie.

4/5
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Re: Laurie COLWIN (Etats-Unis)

Message  s-lewerentz le Mer 23 Sep 2009 - 6:55

Intimités – Laurie Colwin


Commentaire
Un recueil de 11 nouvelles publiées entre 1969-81. Parmi mes favorites : "Le pélerin solitaire" qui raconte l'intimité qui s'installe entre une illustratrice et son éditeur; "L'amant immature", une histoire d'amour entre deux professeurs sur un campus américain, "Une histoire à l'ancienne", "Intimité", "Le père de Delia" et "Une épouse presque parfaite". Il serait vain que je vous résume chaque histoire, car toutes racontent un peu la même chose, mais toujours avec de subtiles variations. Onze histoires ciselées qui touchent à l'intime, au moi, au lien amoureux. C'est doux, subtil, en apparence il ne se passe pas grand chose mais pourtant c'est aussi critique : envers la bonne société américaine (côte est), sur la position de la femme au sein de cette société, sur les conventions (famille, société). Elles parlent aussi des différentes étapes de la vie, du mariage, de divorces, de rencontres. C'est parfois un peu bourgeois, parfois un peu guindé mais en même temps, j'aime le "confort" qui s'en dégage. Je ne sais pas comment dire; il me semble qu'il y a un côté "cocooning" dans ces histoires qui me séduit beaucoup. Si la première m'a laissé un peu dubitative (et pas sûre que cette auteur encensée me plairait), j'ai complètement adhéré aux autres.

Je suis extrêmement admirative de ces auteurs qui arrivent à nous (me) captiver avec des "petits riens", particulièrement dans les nouvelles. Ici, c'est réussi !

4.75/5

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Re: Laurie COLWIN (Etats-Unis)

Message  Mousseline le Lun 2 Nov 2009 - 0:07

Très belle critique lewerents et qui me donne le goût de relire cette auteure dont je garde un très bon souvenir de mes lectures.

Merci, ça faisait longtemps qu'on n'en avait pas parlé dans le club des rats.

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Re: Laurie COLWIN (Etats-Unis)

Message  noemiejardine le Mer 4 Nov 2009 - 19:18

vrai, très belle critique
elle donne envie de connaître cet auteur
merci s-lewerentz,
vais de ce pas me chercher "intimités", en sus adore les nouvelles
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Re: Laurie COLWIN (Etats-Unis)

Message  s-lewerentz le Jeu 5 Nov 2009 - 7:15

Merci de vos commentaires; ça me fait d'autant plus plaisir que j'avoue avoir eu du mal à écrire la critique - parfois quand on aime beaucoup un livre, ce n'est pas forcément plus évident.
Mais bon, le plus important est qu'elle vous donne envie de (re-)lire Laurie Colwin ! ;-)
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Re: Laurie COLWIN (Etats-Unis)

Message  cecile le Mar 17 Nov 2009 - 22:35

ACCIDENTS

Cette histoire nous montre le long cheminement d'une femme venant de perdre son mari, et qui petit à petit reprend goût à la vie. Elle gère sa nouvelle existence et décide de partir vivre à New York. Elle évoque des bribes de sa vie passée et revoie ses anciennes connaissances et particulièrement son beau-frère. Qu'une relation amoureuse se tisse entre eux m'a semblé tout à fait intéressant, par contre j'ai été assez décue par la dernière partie du livre, qui se termine sur sa liaison sans lendemain avec un homme rencontré dans le New Hampshire. Celà m'a laissé un goût d'inachevé.

Note : 4/5
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Frank et Billy - livre de poche

Message  zeta le Ven 19 Fév 2010 - 10:16

Frank et Billy sont dans le même lit, pourtant Francis et Joséphine(Billy) sont chacun marié de leur côté, et sont heureux avec leurs conjoints respectifs.

Malgré la couverture rose et le cœur en Jelly anglaise sur la couverture, le contenu de ce livre n’est pas d’un sentimentalisme bêta, c’est juste une jolie et douloureuse histoire d’amour entre deux personnes qui n’auraient pas dû se rencontrer et tomber amoureux l’un de l’autre. Comment arriver à quitter une personne, par raison, pour ne plus souffrir de ressentir cette culpabilité, cette confusion, quand on est partagé entre l’exaltation des sentiments et la constance qu’on doit à son couple légitime. Avec douceur, charme et humour Laurie Colwin précipite ses héros dans les affres de l’adultère et nous rend ces amoureux fautifs extrêmement sympathiques et pardonnables, parce que « L’amour, pensait Billy, formait des couples insolites et ne faisait absolument rien ensuite pour leur venir en aide ».
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Re: Laurie COLWIN (Etats-Unis)

Message  Cafrine le Ven 19 Fév 2010 - 10:43

Je ne connais pas du tout cette auteure et ta critique m'a permis de découvrir une écrivaine dont je voudrais bien explorer l'univers... Je note. Zeta.
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Re: Laurie COLWIN (Etats-Unis)

Message  s-lewerentz le Lun 12 Juil 2010 - 11:21

Une épouse presque parfaite – Laurie Colwin

Résumé
Polly a visiblement tout pour être heureuse : issue d’une riche famille de la côte est des Etats-Unis, elle a épousé Henry, un avocat, a deux enfants, travaille à temps partiel, et est entourée par une famille unie qui se réunit tout les dimanches pour le brunch. Mais depuis quelques mois, elle a une aventure avec un peintre. Car elle en a marre, Polly. Marre de toujours devoir faire des efforts pour tout le monde (son mari, sa mère, sa famille) sans que personne ne s’en rende compte, marre de devoir s’organiser en fonction des autres, marre de la routine, du non-intérêt de son mari pour son travail à elle. Son amant, qui vit un peu en ermite, lui permet de respirer, de s’offrir de douces folies ; et elle l’aime. Mais la situation peut-elle durer ? Le veut-elle vraiment ?

Commentaire
Ce roman reprend une nouvelle parue dans le recueil Intimités et la développe sur presque 300 pages. Certes, la nouvelle laissait beaucoup de choses en suspens mais se suffisait à elle même. Ici, j’ai trouvé que l’histoire peinait un peu à décoller : dès le départ, la situation est celle résumée ci-dessus et franchement, au fil des pages qui défilaient, je me demandais bien si aucun nouvel élément n'allait venir perturber un peu tout cela. Il y en a mais c’est un peu maigre à mon sens.
Par contre, l’écriture est fine, concise mais très parlante pour décrire les sentiments de Polly, ses envies, ses doutes, ses contraintes.

Bilan mitigé pour moi.

2.5/5

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Re: Laurie COLWIN (Etats-Unis)

Message  Shan_Ze le Lun 12 Juil 2010 - 11:45

J'avais hésité à l'acheter puis à l'emprunter. Ta critique me refroidit un peu, je pense que je vais m'abstenir. Je regarder peut-être dans ses autres livres...
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Une vie merveilleuse - Livre de poche - 3,5/5

Message  zeta le Ven 10 Déc 2010 - 7:57

Elle peut certes être merveilleuse la vie des deux héros de Laurie Colwin : issus de familles fortunées, après de bonnes études ils ont la chance d'avoir des job en or ; en plus ils sont plutôt beaux gosses. Après quelques aventures inabouties, il ne leur manque que de trouver l'amour, le grand, le vrai, pour être comblés. Et ils vont tomber sur deux adorables emmerdeuses qui vont, à la fois, les noyer de bonheur et leur pourrir la vie, car, on le sait tous, une femme c'est vachement compliqué.

Ce court roman de Laurie Colwin aurait pu m'horripiler grave, mais non (je ne certifie pas qu'il en sera de même pour une autre lectrice), c'est léger comme une comédie américaine, et en même temps assaisonné de touches de réflexions pertinentes sur les mécanismes de l'amour, du pourquoi on aime ou on aime pas, comment on le montre ou non, ce qui fait que cela marche ou pas.
Une critique d'un magazine féminin, reprise en 4e de couv, le compare à du Françoise Sagan. Cela peut y faire penser par la condition sociale des protagonistes, sans la dimension existentielle chère à l'auteure française : "qui suis-je, ou vais-je, dans quel état j'erre ?".
Guido et Vincent ne s'embarrassent pas de ces questions intellectuelles, ils sont plutôt dans le concret, leur volonté d'être heureux est touchante, mais il faut bien le dire, ils n'ont pas trop d'effort à fournir. Et je vais m'arrêter là car sinon, rétrospectivement je vais l'être finalement : horripilée grave, la béatitude des autres fait souvent cet effet là
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Re: Laurie COLWIN (Etats-Unis)

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