Pauline GILL (Canada/Québec)

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Pauline GILL (Canada/Québec)

Message  Lacazavent le Dim 7 Déc 2008 - 13:23

De: Mousseline

Pauline Gill - La cordonnière

2e tome de la série : "La Cordonnière", mais à remarquer que ce titre a été écrit et publié en tout premier.
(V.l.B., 2003)
C'est un très bon livre! Ce roman nous tient en haleine du début jusqu'à la fin. Les personnages sont attachants et bien décrits.

L'histoire se déroule autour de Victoire, la cordonnière, la seule femme au Québec qui exerce ce métier. En fait elle se spécialise dans la création. Ça se passe vers les années 1870, sur une période d'environ 20 ans. L'histoire débute par le mariage de Victoire avec Thomas, un voisin de 18 ans, alors que Victoire en a 28. Il y a plusieurs personnages qui gravitent autour de Victoire, Georges-Noël son beau-père, Ferdinand le beau-frère, sa mère Françoise, ses enfants, etc. D'ailleurs, c'est la relation que Victoire vit avec ces différents personnages qui fait surtout l'intérêt du livre, chapeau à Pauline Gill! Pleins d'évènements se succèdent, des moments de bonheur et des moments de tristesse, mais pas le temps de pleurer, on a trop hâte de tourner la page pour lire la suite.

Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse le lire. Un bon roman dans le genre roman populaire historique québécois.

Note : 4/5
(Mousseline)


De :Shoopca Envoyé : 2004-04-11 11:56
Série La Cordonnière par Pauline Gills

Depuis quelques années, j'avais beaucoup de difficulté à passer au travers d'un livre de plus de 200 pages. Mais voilà que je suis tombée sur un livre (ou plutôt quatre) absolument enlevant.

Il s'agit de la série La Cordonnière par Pauline Gills qui raconte la vie de Victoire DuSault qui fut la première femme cordonnière au Québec. Le 1er tome est La jeunesse de la cordonnière, le 2e La cordonnière, le 3e Le testament de la cordonnière, et finalement Les fils de la cordonnière. Non seulement Victoire DuSault fut la premiere cordonnière au Québec, sans oublier qu'elle créait aussi des modèles, ce qui n'était pas permi aux femmes à cette époque, mais elle était également la mère des deux hommes qui vont construire le Château Dufresne à Montréal.

En lisant ce livre, dont l'écriture coule de source, vous apprendrez énormément sur le Québec de la fin du 19e et début du 20e siècle, au niveau social, politique, religieux, et autres.

Je vous suggère sans hésiter cette saga qui, non seulement est une biographie romancée qui se lit avec un immense plaisir, vous transmettra cette tranche de notre histoire.

Je lui donne un 4,5/5.

Cette saga couvre beaucoup de choses, mine de rien; une histoire d'amour, de courage, de tenacité. On apprend sur la politique, le pouvoir du clergé, l'industrialisation de Montréal, la culture, et l'évolution de la condition des femmes au Québec. Ça semble bien lointain, mais c'est il y a à peine un siècle. Ça fait réaliser combien de chemin on a parcouru, mais aussi combien on semble s'être assis dessus depuis une décennie. Je m'en suis rendue compte alors que je visionnais un épisode de la série Sex in the city. Un moment donné, l'avocate (une des quatres filles) s'achète une maison. Le notaire n'arrête pas de faire allusion que son père doit signer, ou son mari, ou son fiancé. Mais à chaque fois, elle lui répond "non, juste moi"... comme si elle, une femme seule, célibataire, ne pouvait pas être capable de se payer une maison toute seule. Et c'est une série très en vue et très récente... Je n'ai pu m'empêcher de faire la comparaison puisque je lisais la série La Cordonnière au même moment, et il en est souvent question dans chacun des 3 premiers tomes (j'attend le 4e de la bibliothèque).

Je trouve que Victoire Du Sault est une femme qui a su ouvrir les portes d'une façon intelligente, sans défoncer des portes ouvertes ou fermées à double tour, comme une longue négociation est souvent gagnée par celui qui est plus patient et qui attend le bon moment plus que par celui qui gueule le plus fort à tort et à travers, Un exemple à suivre...


Pauline Gills est également l'auteure du livre Les enfants de Duplessis.

Shoopca

Bonne lecture à tous!
Vos commentaires seront les bienvenus.

Shoopca
Montréal, Québec


De: Doubibi

La cordonnière

C'est l'histoire bouleversante de la vie de la première femme à exercer le métier de cordonnière au Québec. Un des rares livres qui m'a fait pleurer. Comment faire autrement devant son drame de mère qui voit ses jeunes enfants mourir les uns après les autres, parfois plus d'un dans la même semaine?

J'ai dévoré du début à la fin, me disant à chaque page "cette fois, c'est vrai, je vais me coucher!" J'admire cette femme avant-gardiste pleine de dévouement malgré sa souffrance. Son histoire d'amour avec son beau-père est déchirante en même temps que passionnante.

Un vrai délice!

Note : 4,8/5
(Doubibi)



De: Dytal

Pauline Gill - Le testament de la cordonnière
3e tome de la série : "La Cordonnière"

(V.l.B., 2003)
Malgré quelques répétitions des deux tomes précédents ("La jeunesse de la cordonnière", "La cordonnière") et quelques longueurs j'ai adoré me plonger dans l'univers québécois du début d'un siècle maintenant révolu.

Nous sommes à la fin 1800 et début 1900, les débuts du féminisme et cette femme charmante qui me ravie. Une femme courageuse, une féministe mais pas extrêmiste... juste une femme qui veut être à l'égal des hommes qui l'entourent. Nous suivons surtout dans ce troisième tome les amours de ses fils, sa vie de grand-mère et son amour aussi fort pour Thomas son époux. J'ai vraiment aimé retrouver ces personnages et suivre de nouveau leur vie. Tout l'histoire est assise sur l'histoire du Québec et un formidable voyage en France et en Angleterre... bref un roman historique où l'on apprend tout en aimant et pleurant.

Bref j'ai aimé quoi!

Note : 4/5
(Dytal)


De: Aglaé
Une belle leçon de courage et de persévérance!
Note : 4,5/5


De: Francine Harvey

Pauline Gill - Les fils de la cordonnière
4e tome de la série : "La Cordonnière"

(V.l.B., 2003)
Je trouve votre héroïne absolument fascinante. Je viens de terminer "Les fils de la cordonnière". J'ai adoré retrouver les personnages et j'en ai profité pour relire les 3 autres livres. Il y a beaucoup de mystère. Dans cette nouvelle révélation que Marius serait le fils de Georges Noël, j'aurais aimé en savoir plus. J'espère que vous nous ramenerez les personnages car l'épilogue me laisse sur ma faim. Je profiterai d'un séjour à Montréal en juin pour visiter le Château Dufresne et me familiariser avec ce coin que je ne connais pas.

Merci de nous avoir donné de si beaux moments et je rêve de voir le film et/ou la série car ces personnages sont d'une richesse exceptionnelle.

Note : 4/5


De: Polo

Pauline Gill - Et pourtant elle chantait

(V.l.B., 2001, 186 pages)

Ce roman de Pauline Gill est consacré à l'univers d'une fillette de cinq ans frappée de mutisme, mais qui peut chanter. À travers elle apparaît une époque pas très lointaine, tissée autour de la cellule familiale.

L'héroïne vit entre des parents conformes aux standards sociaux des années 50. La mère reste au foyer, et le père est cuisinier dans un camp de bûcherons. Elle a une soeur blonde qu'elle aime bien et qu'elle envie d'être si belle. Ce noyau mène une vie paisible malgré un quotidien exposé aux vilenies d'autrui, comme c'est le cas dans toutes les familles.

La fillette observe avec perspicacité ceux qui l'entourent. Comme narratrice du roman, elle trace des membres de sa famille un portrait ajusté à son âge. L'auteure n'en profite pas pour jouer au psy à travers son personnage principal. Elle adapte son propos à celui d'une enfant qui juge défavorablement une grand'mère ainsi qu'une tante vivant aux États-Unis. Les autres bénéficient de son admiration presque sans condition comme c'est naturel chez les enfants. En gros, elle jauge ses relations avec autrui. Ses constatations lui apprennent que son mutisme est une source de rejet. Comme la différence fait peur, l'héroïne ne peut échapper au sort réservé aux porteurs d'handicap. Souvent on les voit comme responsables de leurs conditions au lieu d'en éprouver de l'empathie.

Elle tente de se libérer de ses chaînes. Mais comment y arriver? En attendant, elle trouve son équilibre à travers le chant et ses contacts avec un cousin brimé par une mère castratrice. Tous ces malheurs de la vie gravitent autour des activités familiales comme les réceptions du temps des fêtes ou les voyages de vacances. Ainsi se dessine le tableau des familles québécoises.

Ce récit d'une fillette aurait pu être intéressant, mais il devient monotone car c'est une éphéméride, dont l'auteure ne tire pas assez profit pour éclairer ses personnages. Cette dernière se contente plutôt de rapporter des anecdotes familiales malencontreuses comme la glissade en luge qui se termine dans la rivière. Ce n'est pas suffisant pour créer une atmosphère dramatique. Et ce n'est pas en faisant pleurnicher les protagonistes que l'on s'apitoie sur leurs sorts. Il en faut plus que cela pour écrire un roman accrocheur comme ceux de Guy Lalancette avec "Les yeux du père" ou de Michel Tremblay avec "Bonbons assortis", qui abordent le même sujet. L'auteure ne se reprend pas avec le dénouement, qui aurait dû normalement tourner autour de la cause du mutisme de la fillette. On l'apprend, mais elle apparaît comme un aparté à l'intérieur de l'oeuvre.

Ce roman écrit convenablement compte des ingrédients prometteurs, mais l'auteure a oublié d'y ajouter la levure pour le faire lever.

Note : 3/5
(Polo)



De : petitelune18 Envoyé : 14/11/2004 02:39
Les enfants de Duplessis - Pauline Gill
Éditions : Québec Loisirs
269 pages

Quatrième de couverture :

Alice Quinton brise enfin la loi du silence. Cette femme rescapée d’un terrifiant cauchemar nous raconte tout sans rien dissimuler. C’est à la télévision qu’on utilisa pour la première fois l’expression « les enfants de Duplessis ». On désignait ainsi les enfants illégitimes qui, au cours de la période dite de la « Grande Noirceur», se retrouvèrent dans des asiles d’aliénés. Cet hébergement massif d’orphelins en milieu psychiatrique coïncidait avec l’arrivée au pouvoir de Maurice Duplessis… Alice Quinton se souvient de ses seize années « d’emprisonnement». Son enfance et son adolescence furent régies par les mots « sacrifices », « obéissance », et surtout « silence ». Car la règle du silence était sacrée : jamais un mot à personne des châtiments corporels, des « traitements » subis sous peine de s’en voir infliger d’autres bien pires encore. Alice grandira dans la crainte incessante d’être prise en défaut, son petit corps encaissant tous les coups et retenant ses cris. Avec l’angoisse aussi de devenir folle puisque condamnée à vivre avec des malades mentaux. Libérée en 1961, Alice retrouvera sa famille biologique et aura enfin droit au bonheur. Cette histoire vraie est un témoignage bouleversant, d’une grande intensité.

Critique :

Ouf!!! Je ne comprends pas encore comment des enfants peuvent être traité de malade mentaux alors qu’ils ont toute leur tête. Pourquoi la jeune Alice n’a pu jamais retournée chez sa mère lorsque cette dernière est revenu la chercher? Pourquoi n’ont-ils pas voulu laisser partir la jeune Alice? Tous ces questions je me les pose. Je ne peux comprendre que des jeunes enfants peuvent subir tous ces traitements.Un livre qui pousse à réfléchir sur le traitement des enfants dans les orphelinats. Surtout dans ces années.

4,5/5

petitelune




De : sereinejulie1 Envoyé : 14/11/2004 07:03

Petite lune,

Tiens, je me rappelle lorsque j'ai fais des transcriptions avant que ce ne soit porté à l'écran. J'ai été très touchée par les propos de deux personnes en particulier. J'ai essuyé quelques larmes lors de ce travail. Toutefois, j'ai trouvé que le réalisateur avait omis certaines scènes qui me semblaient très pertinentes lors de mes transcriptions. Bref, je te remercie pour ta critique très délicate sur un sujet du Québec contemporain . C'est invraisemblable mais pourtant très réel. Que ces enfants ont été abusés!

Sereine



De : Foret_ Envoyé : 22/06/2007 22:06
Evangeline et Gabriel
419 pages
ISBN: 9782894853719


Résumé de couverture

Dans le village de la Grand'Prée, Evangeline et Gabriel vivent, en 1755, les premiers frissons d'un grand amour. L'innocence de leur jeunesse se heurte bien vite aux mouvements des troupes anglaises, qui se font de plus en plus présentes dans le bassin des ,mines. Un complot se trame au fort Edward, où siège le lieutenant-gouverneur Charles Lawrence.
Séparés, emprisonnés,dépossédés de leur biens, les jeunes époux, impuissants, voient les soldats anglais vider l'Acadie de ses habitants, entasser ceux-ci dans les cales nauséabondes de vaisseaux surpeuplés, pour ensuite les jeter comme des épaves sur les rives des colonies anglaises d'Amérique. L'amour d'Évangeline et de Gabriel, plus solide que le Cap Blomidon, résistera-t-il au génocide de leur peuple ?
Cet amour a donné une voix au Acadiens, qui en chantent la légende depuis deux siècles.


Comme chaque fois que je prend contact avec le drame Acadien je ressens une déchirure, je suis incapable de ne pas être bouleversé par leur histoire. Pauline Gill raconte leur histoire avec beaucoup de douceur, elle nous raconte l'histoire d'Évangeline et de Gabriel mais c'est n'est pas une simple histoire d'amour, c'est l'histoire de tout un peuple, la souffrances des ces deux etres est le symbole de la souffrance des Acadiens de l'époque. Encore une fois j'ai été touché, choqué et j'ai pleuré pour le sort de ce peuple courageux qui n'avait plus que l'espoir avec lui.
J'ai trouvé la fin un peu précipitée, j'aurais préféré que le livre se termine moins abruptement et s'étire encore pendant plusieurs pages, j'aurais aimé profiter plus longtemps de Gabriel et Evangeline, et aussi le livre ne se termine pas comme la légende....mais c'est tout de meme un coup de coeur !

5/5


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Re: Pauline GILL (Canada/Québec)

Message  Lyreek le Jeu 11 Déc 2014 - 19:54



La cordonnière - Pauline Gill

Quatrième de couverture

La Cordonnière raconte l’histoire hors du commun de Victoire DuSault, première femme à exercer le métier de cordonnière au Québec, dont l’imagination créative fut à l’origine de la fortune de la célèbre famille Dufresne.
Les rives du lac Saint-Pierre sont le théâtre de cette grande fresque historique et familiale. Entourée d’une kyrielle de personnages attachants, cette femme audacieuse se retrouve constamment à la croisée des chemins entre son passé dont un pan doit demeurer secret, son présent marqué par ses élans amoureux, sa soif de maternité et sa passion pour son métier, et un destin qu’elle tente de maîtriser à travers des épreuves déchirantes.
Roman inoubliable, La Cordonnière est une œuvre de fiction imposante et passionnante réalisée par une écrivaine dotée d’un exceptionnel talent de conteuse.

Mon avis

C’est un très beau livre, très prenant et rempli de personnages très attachants.
On y découvre la vie à la campagne au Québec au XIXème siècle, le progrès qui gagne tout doucement avec l’arrivée du train.

On y découvre aussi et surtout Victoire, une femme hors du commun et très en avance sur son époque, qui veut à la fois être libre de pouvoir pratiquer son métier mais aussi se consacrer pleinement à son rôle de mère.
C’est une femme courageuse, qui sera confrontée à de nombreux deuils cruels mais qui pourtant trouvera toujours la force de se relever.

J’aurais pensé au vu du titre qu’il serait beaucoup question du métier de cordonnière mais en fait, c’est surtout la vie de famille qui est au cœur du livre. C’est un petit regret de mon coté, je m’attendais vraiment à ce que le livre soit centré sur le travail de cordonnier, à ce que Victoire se consacre davantage à son métier, qu’elle fasse évoluer les mentalités et faire reconnaitre son talent.
Mais en réalité, ce n’est pas tellement le cas. Victoire accepte de laisser son mari signer ses créations, c’est lui qui se charge de les vendre et c’est à elle que revient la charge de s’occuper de la maison et des enfants.

En fait, tout le sujet du livre, ce n’est pas tant le métier de Victoire que les relations qu’elle entretient avec ses proches.
Ça n’enlève rien à la qualité de ce livre, ça m’a juste un peu surpris au début mais une fois dépassé cette surprise, j’ai vraiment beaucoup apprécié découvrir la vie de la famille Dufresne et en particulier celle de Victoire, le pilier de la famille.

4/5


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