Stefan ZWEIG (Autriche)

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Balzac - Le roman de sa vie

Message  Chiwi le Jeu 28 Nov 2013 - 14:54

Note : 4,5/5



Zweig est sûrement, depuis sa découverte, un auteur que j’ai toujours eu plaisir à lire.


Ici, avec cette biographie très fouillée de Balzac, Zweig fait une étude de la vie de Balzac, plutôt qu’une étude des oeuvres. Et quelle vie il a eu ! On aurait pu dire qu’elle était balzacienne. Un père arriviste, une mère avare et qui ne l’a jamais aimé, des études dans des institutions strictes, un succès qui a du mal à venir, des dettes qui se sont accumulées toute sa vie. Pour surmonter cela et prouver son génie, Balzac a passé la plus grande partie de sa vie à écrire, à corriger ses oeuvres.

Croyant que son génie et sa passion lui permettraient de réussir dans d’autres domaines que l’écriture, il s’est lancé plusieurs fois dans les affaires, avec un résultat toujours catastrophique. Il n’a jamais été capable de faire survivre une affaire,  à la fin le montant de ses dettes avait encore augmenté.

Il est impressionnant de voir comment les évènements de la vie de Balzac ont influencé son œuvre. A chaque fois qu’il prenait une claque, il se remettait au travail et produisait un chef d’œuvre.

Mais à côté d’une œuvre gigantesque, preuve d’un génie, la vie personnelle a été médiocre. Il n’aura jamais trouvé la compagne qui aurait pu le soutenir. Il a collectionné les maitresses, il a fait jaser de nombreuses fois. Il se marie à la fin de sa vie avec Eve de Hanska, mais peut-on parler de mariage d’amour tant elle s’est refusée à lui et tant il lorgnait sur sa fortune.
Lorsque l’on arrive au discours prononcé par Victor Hugo à l’occasion des funérailles de Balzac, il y a comme un pincement au coeur.La tristesse de voir disparaitre un grand génie que ses contemporains n’auront pas su apprécier.
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Re: Stefan ZWEIG (Autriche)

Message  Fabienne le Mar 7 Jan 2014 - 23:03

Marie Antoinette de Stefan Zweig




Il s'agit d'une biographie de la reine Marie Antoinette écrite par Stefan Zweig en 1933. Il s'appuie sur les archives de l'Empire Autrichien et sur sa correspondance avec le comte Axel de Fersen et sa mère Marie Thérèse d'Autriche pour nous dresser son portrait.
Il en ressort une femme qui n'était ni une putain, ni une sainte mais une femme plutôt ordinaire surtout dans la première partie de sa vie, occupée uniquement par ses toilettes et la vie de cour.
Sa correspondance avec sa mère fait apparaître un être plutôt indolent, peu cultivé et qui ne souhaitait pas se faire violence ni se préoccuper des autres.
A partir du moment où les événements deviendront plus sérieux, elle va acquérir une dimension plus noble, moins intéressée par sa personne. Sa dernière lettre écrite à sa belle soeur la veille de sa mort est très émouvante.
Mais il sera trop tard et la Révolution la mènera jusqu'à la guillotine.
Stefan Zweig s'attache autant aux faits qu'au côté psychologique.


Ma note : 4.5/5

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Re: Stefan ZWEIG (Autriche)

Message  dodie le Dim 27 Avr 2014 - 13:47

Fouché

Il s'agit de la première biographie que je lis de cet auteur dont j'apprécie beaucoup les romans. Et de fait j'ai lu ce livre comme une véritable épopée. Il faut dire que le personnage que je ne connaissais que de nom a eu une vie des plus chaotique. Traversant la Révolution, le 1er empire et le retour de Louis XVIII cet homme, à l'intelligence aussi grande que sa morale est inexistante, a su sauver sa tête, et l'expression est bien réelle pour le coup, à chaque changement de régime.
Il n'hésite pas à retourner sa veste, à trahir ses anciens camarades, à jouer les humbles serviteurs hypocrites tant est grande sa soif de pouvoir. Sans que jamais sa conscience ne soit affectée, il arrivera à ses fins: ministre de la Police puis brièvement président du Directoire. Finalement et contre toute attente ce ne sont pas ses ennemis qui entraîneront sa chute mais bien sa propre ambition aveugle.

Avec la vie de Fouché c'est aussi toute une partie de l'histoire de France à une période des plus troublée que Stefan Zweig nous fait revivre. Captivante, malgré le peu de sympathie que le lecteur peut ressentir pour le personnage, cette biographie se lit très facilement car il n'a y aucun temps mort, aucune longueur et à aucun moment on ne se trouve noyé dans des détails qui alourdiraient le récit.

Ma note 4,5/5
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Re: Stefan ZWEIG (Autriche)

Message  lalyre le Lun 21 Juil 2014 - 16:06

Le voyage dans le passé
Stefan Zweig
Livre de poche 2010
174 pages

Quatrième de couverture
Louis, un jeune homme pauvre mû par une « volonté fanatique », tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il doit partir au Mexique pour une mission de confiance. La grande guerre éclate. Les retrouvailles du couple n’auront finalement lieu que neuf ans plus tard. Leur amour aura-t-il résisté ?
Dans ce texte bouleversant, resté inédit en français jusqu’en 2008, on retrouve le savoir-faire unique de Zweig, son génie de la psychologie, son art de suggérer par un geste, un regard, les tourments intérieurs, les abîmes de l’inconscient.

Mon avis
Voici un auteur qui possède le talent rare de faire naître l'émotion malgré cette courte nouvelle qui décrit une histoire d’amour banale et cela d’une manière très simple, on s’aperçoit très vite qu’au fil des ans leur amour est devenu comme une ombre. L’émotion est partout dans ces courtes pages, c’est un très beau récit doublé d’un beau portait de femme. Une histoire puissante qui sait donner vie aux sentiments, la passion des retrouvailles tant désirées, les déceptions de part et d’autre, tout cela sur fond guerre. Un très beau livre….4,5/5
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Re: Stefan ZWEIG (Autriche)

Message  Aurore le Jeu 25 Sep 2014 - 15:07

Printemps au Prater ; suivi de La scarlatine
(Librairie générale française, 2010, 120 p.)


Je ne sais pas si je vais oser l'avouer mais je crois n'avoir jamais lu Zweig. Pour commencer, j'ai eu envie de m'intéresser à ces deux petits textes, œuvres de jeunesse de l'écrivain. Publiés en 1900, alors que l'auteur n'a que 19 ans, ces récits esquissent une époque et un lieu, Vienne qui est alors la capitale où tout se passe.

Dans la première, une jeune mondaine, Lise veut aller voir un derby (une course de chevaux) le long du Prater (grand parc compris entre les deux bras du Danube). La couturière n'ayant pas terminé son ouvrage à temps, la promenade est compromise. Cette petite nouvelle consiste néanmoins en la sortie de la jeune demoiselle envers et contre tout. C'est assez charmant car de la déconvenue du début, Lise passe à lé félicité insouciante d'autant plus qu'elle fait une rencontre délicieuse en chemin.

La scarlatine est une nouvelle plus grave. Elle met en scène un jeune homme venu s'installer à Vienne pour poursuivre ses études. Lui à l'aspect si frêle, à l'allure de gamin entre enfin dans la cour des grands. C'est d'autant plus vrai que, dans son immeuble il y a un étudiant qui fait figure de modèle. Lui qui a toujours eu du mal à s'imposer tient peut-être sa là sa chance. Dans la vision de Vienne en tant que lieu de renouveau, le jeune étudiant n'est pas au bout de ses surprises. Malheureusement celles-ci ne sont pas toujours bonnes !

En guise d'entrée en matière en matière dans l’œuvre de Zweig, je suis assez contente de mon choix. Certes, ce livre n'est pas resté dans les annales de la littérature autrichienne, mais il m'a permis de me familiariser à un auteur en devenir. Cela me donne tout à fait envie de lire d'autres choses et en particulier Le joueur d'échecs et Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.
4/5

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Re: Stefan ZWEIG (Autriche)

Message  cookie610 le Sam 31 Oct 2015 - 14:43

La pitié dangeureuse

Note : 4.5/5


Résumé : Nous sommes à la veille de la Première Guerre Mondiale, en Autriche, Anton Hofmiller est un modeste jeune homme de vingt cinq ans, qui s'est engagé dans l'armée et devient officier de cavalerie dans une garnison à la frontière hongroise. Un jour, il fait la rencontre d'une très jolie jeune fille, Ilona, qui se trouve être la nièce de Mr de Kekesfalva, l'homme le plus riche de la contrée. Il parvient à se faire inviter à un bal où il va commettre une maladresse terrible, inviter à danser Edith, la jeune fille de la maison, sans savoir que celle-ci est paralytique. Il fuit de la maison mais se sentant très honteux et plein de pitié pour la jeune fille, et pour se faire pardonner, Anton prend l'habitude de rendre des visites quotidiennes à Edith.

Critique
: Un des rares romans de Stefan Zweig au sens strict du terme. Ce n'est pas une nouvelle ici, il peut prendre son temps pour installer les personnages. J'ai vraiment beaucoup apprécié cette histoire. J'ai beaucoup aimé le personnage d'Anton qui essaie de rattraper son erreur mais qui va commettre maladresse sur maladresse ensuite. Il est complètement pris au piège, oppressé entre les demandes d’Édith, du père, du médecin, et ses propres sentiments. Zweig nous décrit avec une finesse incroyable la psychologie du personnage. L'histoire est passionnante et pourtant le rythme global du roman est assez lent mais malgré ça, une fois commencée, je n'ai pas pu m’arrêter de lire. Je voulais absolument savoir où tout ça allait nous mener. Pas déçue par le final, même s'il est triste et tragique, c'est la seule fin logique à cette histoire. Bref, un super moment de lecture. Zweig nous montre encore une fois la hauteur de son talent.

"Il y a deux sortes de pitié. L'une molle et sentimentale, qui n'est en réalité que l'impatience du coeur de se débarrasser au plus vite de la pénible émotion qui nous étreint devant la souffrance d'autrui, cette pitié qui n'est pas du tout de la compassion, mais un mouvement instinctif de défense de l'âme contre la souffrance étrangère. Et l'autre, la seule qui compte, la pitié non sentimentale mais créatrice, qui sait ce qu'elle veut et est décidée à persévérer avec patience et tolérance jusqu'à l'extrême limite des forces, et même au-delà."
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Re: Stefan ZWEIG (Autriche)

Message  cookie610 le Mer 25 Nov 2015 - 18:59

Diverses Nouvelles

Note : 4.5/5

Amok : Un médecin, au fin fond de la Malaisie, se retrouve face à un dilemme moral lorsqu’une femme lui demande de l’avorter


La ruelle au clair de lune : Le narrateur est le témoin d’une relation malsaine entre ce qui semble être un vagabond et la tenancière d’un bordel.

La peur : Une femme découvre la peur en se retrouvant victime d’un maitre chanteur suite à une relation adultérine.

La collection invisible : le narrateur, un antiquaire, va visiter le plus ancien client de sa boutique qui se trouve être un vieil homme aveugle mais passionné par sa collection

Révélations inattendues d’un métier : le narrateur découvre par hasard les aléas d’un métier surprenant : pickpocket.

La femme et le paysage : le narrateur, en voyage, par temps de canicule, est subjugué par l’apparition d’une jeune demoiselle.

Critique : Vous commencez à le savoir mais je suis fan de Stefan Zweig (découvert grâce au forum par ailleurs). Encore une fois j’ai été totalement embarquée par son écriture. J’ai un recueil qui regroupe environ une quinzaine de ses nouvelles (édition France Loisirs pour ceux que ça pourrais intéresser) que je lis au fur et à mesure, je me suis relancée dedans ces jours-ci suite à l’excellente lecture que j’ai faite dernièrement de La pitié dangereuse qui m’avait donné envie de relire un peu cet auteur. Je n’ai pas été déçue du tout. Les six nouvelles que j’ai lu sont plus ou moins longues mais elles se lisent toutes très facilement. Dès les premières lignes, on est directement dans le cœur de l’histoire. Et on ne peut pas s’arrêter tant qu’on est pas parvenu au bout de l’histoire. Stefan Zweig nous dépeint des portraits très justes de ses personnages, très fouillés. Les nouvelles sont très différentes les unes des autres mais globalement, on a à chaque fois la description d’une relation entre deux personnages avec les sentiments qui vont de pair. J’ai vraiment adoré ces lectures, avec un gros plus pour La peur et Amok qui sont vraiment géniales et une légère déception pour La femme et le paysage que j’ai trouvé moins finalisée et aboutie par rapport aux autres. Je me suis arrêtée à ces six là parce que je suis désespérée de voir que plus j’avance dans mon recueil, moins il me reste de nouvelles à découvrir (en toute logique). Je veux m’en garder encore un peu sous le coude pour une prochaine fois.
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Re: Stefan ZWEIG (Autriche)

Message  cookie610 le Lun 26 Fév 2018 - 20:14

Sigmund Freud : La guérison par l’esprit
 
Note : 2.5/5
 
Résumé : Passionné par la psychologie humaine, grand ami du père de la psychanalyse, Zweig retrace ici les grandes théories qui ont fait l’œuvre de Freud.
 
Critique : complètement déçue par ce roman. J’ai adoré toutes les biographies de Zweig que j’ai pu lire jusqu’ici (Fouché, Marie Stuart, Marie Antoinette). Je m’attendais à quelque chose d’approchant pour ce roman et ce n’est pas du toute le cas. Ici, c’est plus un ouvrage de « vulgarisation » des théories de Freud. Et quand je dis vulgarisation, je suis loin d’être dans le vrai parce que j’ai trouvé que ça restait assez complexe pour un néophyte. Je ne suis pas intéressée par la psychanalyse en soi, je n’ai pas trouvé les propos intéressants. Par contre, j’aurais adoré en savoir plus sur l’homme en lui-même, comment il travaillait, comment il a même élaboré ses théories. Heureusement que le livre fait moins de 200 pages, je pense que s’il en avait fait plus j’aurais abandonné avant. Par contre, j’ai beaucoup aimé la partie intitulée « Sur le cercueil de Sigmund Freud » qui est l’oraison funèbre que Zweig prononça en 1939. Bref, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais dans ce livre même si je pense qu’il pourrait plaire à des personnes qui s’intéressent au sujet.
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