Emile ZOLA (France)

Page 1 sur 3 1, 2, 3  Suivant

Aller en bas

Emile ZOLA (France)

Message  gallo le Sam 6 Déc 2008 - 20:02

De : Bernie (Message d'origine) Envoyé : 24/11/2003 08:23

Emile ZOLA

Cet auteur passe souvent pour un "classique" et pourtant comme ses idées sont contemporaines! Je viens de relire La curée, second roman de la série des Rougon-Macquart et il est remarquable de voir que tous les thèmes d'actualité d'aujourd'hui sont déjà dans un livre qui date de 1871 : capitalisme, homosexualité, débauche, etc.
Le titre "La curée", renvoie à un terme de chasse. C'est le moment où une partie du gibier est donnée aux chiens à rogner! Le paradoxe, c'est que cet ouvrage n'est pas un documentaire sur la chasse et "les chiens" ce sont les humains qui s'entretuent pour "le gibier" qui est lui-même constitué par d'autres humains! Bref, c'est l'orgie!
Aristide Rougon, frère d'Eugène qui est Ministre de l'Intérieur, est marié à Angèle dont il a deux enfants : Clothilde et Maxime. Il devient veuf et, sur les conseils de sa soeur Sidonie, change son nom en "Aristide Saccard" pour épouser Renée Béraud de Chatel, une jeune femme riche qui a "fauté" avec un homme qui l'a abandonnée . Cette alliance lui permettra plus facilement de faire l'acquisition d'immeubles situés le long des nouveaux boulevards ouverts par le célèbre Baron Haussmann.Juste après le mariage, Renée a une fausse-couche et perd son enfant. Mais elle se "remet" vite dans les bras de Maxime, son beau-fils! L'aventure n'a qu'un temps puisqu'ensuite Maxime épouse, sur les conseils de son père, une infirme très riche qui meurt pendant leur voyage de noces. Et voilà comment "les chiens" rognent leurs os! Ils sont plus que "bestiaux" car ils se conduisent comme cela non pas de façon intinctive mais pour s'enrichir.Pas de place pour les sentiments dits "humains"!


De : 2550Chimère Envoyé : 25/11/2003 21:25

Le premier roman que j'ai lu d' Emile Zola c'était Au bonheur des dames. Germinal était au programme en français et le fameux J'accuse (un texte extrêmement fort) c'est en histoire qu'il a été étudié.
Je dois avouer que je n'accroche pas tellement au style de l'auteur.

Enfin voici donc la liste des romans qui forment la saga des Rougon-Macquart

La fortune des Rougon-Macquart
La curée
Le ventre de Paris
La conquête de Plassans
La faute de l'Abbé Mouret
Son excellence Eugène Rougon
L'assommoir
Une page d'amour
Nana
Pot-Bouille
Au bonheur des dames
La joie de vivre
Germinal
L'oeuvre
La terre
Le rêve
La Bête humaine
L'argent
La débâcle
Le Docteur Pascal.


De : 2550Chimère Envoyé : 28/11/2003 04:30
Quand j'ai lu Au bonheur des dames, je ne savais même pas que livre faisait parti d'un cycle de romans et j'en ai été très surprise même(oui j'étais bien ignorante à cette époque).Je n'ai eu aucun problème pour suivre l'histoire.
Je crois me souvenir que pour Nana il valait mieux avoir lu L'assommoir avant parce que l'héroïne de Nana est la fille si je ne me trompe pas de Gervaise l'héroïne de L'assommoir.


De : Bernie Envoyé : 28/11/2003 07:04
Oui, j'ai aimé La curée et je le noterais 5/5.
Ma première lecture de ce livre était à la faculté car j'avais pour professeur "un spécialiste de Zola" et donc, bien sûr, il imposait l'étude d'une oeuvre de cet auteur. Mais, pour moi, ce n'était pas une réelle contrainte car d'une part j'aimais lire, d'autre part j'aimais la manière d'écrire de Zola.
Ce qui est fantastique, c'est que chaque livre de la série des Rougon-Macquart peut se lire de façon individuelle sans problème, même s'il s'agit de l'évolution d'une même famille.Ce qui est aussi remarquable c'est tout le travail de préparation d'écriture de Zola. Toute sa documentation! Ce sont des romans, mais c'est comme des "reportages" sur la société en évolution de la fin du XIX ème siècle.
Je suis très éprise de justice et c'est pourquoi j'aime Zola. J'admire ce courageux Zola pour avoir écrit son fameux "J'accuse" pour défendre un innocent.J'aime le ton épique des ouvrages de Zola, cette foule qui réclame qu'on cesse de l'ignorer, de la mépriser, de l'humilier. J'aime les personnages de Zola qui s'interrogent sur le devenir de leur société, qui contestent la trop grande importance que sont en train de prendre le commerce et l'argent. Ce sont des thèmes d'actualité.


De : 1982Naurore Envoyé : 28/11/2003 08:50
Mes livres préférés de Zola sont Au bonheur des Dames et La curée. J'aime aussi beaucoup tous les autres. Je trouve justement que, dans l'ensemble, ses desciption sont longues mais sont bien intégrées à l'histoire, ce qui fait que je ne les sens pas passer. Si cela intéresse quelqu'un, je pourrai vous mettre l'arbre généalogique des Rougons-Macquard. (mais pas maintenenant parce que je ne sais pas comment ça marche et que je n'ai pas le temps de comprendre).


De : 1982Naurore Envoyé : 29/11/2003 23:06

La Fortune des Rougons-Macquart c'est en gros l'introduction de tous les personnages qui vont apparaître dans les livres suivants. Pour moi, il n'a pas été le plus passionnant de tous, mais c'est un bon Zola. Lui-même cite : "Ce roman sert d'introduction à toute l'oeuvre.Il montre certains membres de la famille dont je veux écrire l'histoire, au début de leur carrière, fondant leur fortune sur le coup d'état, comptant sur l'Empire qu'ils prévoient pour contenter leurs appétits."
Si tu n'est pas une grande fan de Zola, je te suggère de commencer plutôt par Au Bonheur des Dames ou Nana. Je trouve que ce 1er livre de la série n'a aucun intérêt si tu n'en lit pas au moins un ou deux autres, mais c'est mon avis personnel.


De : la-grande Envoyé : 02/12/2003 15:49

Tiens, je vais t'étonner Mousseline si je te dis que j'ai lu Les Rougon-Macquart au grand complet et que j'ai toute la série à la maison?
Nana est certainement un de mes préférés mais faut lire L'Assommoir... L'Assommoir c'est encore plus un classique que Germinal!
J'ai lu l'Assommoir au secondaire et j'en ai toujours gardé un excellent souvenir et je m'étais promis de lire Zola!
Mousseline, si tu as l'intention de lire 1 ou 2 livres de Zola, je te dirais de ne pas commencer par le début - mais si tu veux lire les Rougon Macquart en entier, je pense qu'il faut lire le premier livre, c'est vraiment une introduction à ce qui suit.
La terre, Le rêve, l'oeuvre sont aussi très très bien mais dans le cas des derniers livres je crois qu'il est important d'avoir le bagage des livres précédents.
Tiens, je te suggère l'Assommoir et Nana. Pot-Bouille aussi m'avait plu énormément.
Bon, finalement je suis une fan et j'aime Zola!


De : 1982Naurore Envoyé : 02/12/2003 16:41

Moi aussi j'ai adoré L'Assomoir et Nana. Par contre, j'ai eu beaucoup plus de mal avec La Faute de l'abbé Mouret. Pourtant j'aime beaucoup les descriptions de Zola, mais là je trouve vraiment qu'il en a fait un peu trod. Qu'en pense tu La Grande, ainsi que ceux qui l'ont déjà lu?


De : nirvana1050 Envoyé : 25/10/2004 16:59

J'ai lu il y a des années "Pot-Bouille", "Au bonheur des Dames","Germinal". Et après avoir lu "Thérèse Raquin" récemment, je me suis décidée à découvrir le cycle entier des "Rougons".Ce premier roman jette donc les bases, présente les personnages,et nous permettra sûrement de mieux comprendre les aspirations de certains.

"La Fortune des Rougons"

En 1851, dans le Var, a lieu une insurrection des républicains à l'annonce du coup d'état du Président Louis Napoléon Bonaparte. Elle sera vite résorbée, et Zola dresse à ce moment, l'action du premier roman de son cycle, en avouant que parfois l'Histoire se pliera à sa volonté d'écrivain. Son objectif est de dresser le portrait d'une famille sous le Second Empire.(le titre scientifique de "La Fortune des Rougons" est d'ailleurs "Les Origines"). Il nous présente la naissance d'une famille, issue d'Adélaïde Fouque, et de son mari, Rougon. De cette union naîtra Pierre Rougon, un des principaux protagoniste de ce récit. Mais Adélaïde aura aussi une relation adultère avec Macquart, un contrebandier peu reluisant, qui lui donnera deux enfants, Antoine et Ursule.Dès le début de cet arbre généalogique que Zola va nous présenter sur plusieurs générations, il y aura donc des problèmes .

Je ne compte pas les lire à la suite, intercalant dans ma lecture d'autres auteurs, mais l'écriture de Zola , la richesse de ses descriptions me transporte, et je pressens déja de trouver certains livres bien fades dans leur style, en comparaison, même si j'essaierai d'être partiale.

Ma note: 4/5


De : nirvana1050 Envoyé : 08/11/2004 17:56
Emile ZOLA - La Curée

Dans le deuxième roman de la série, on retrouve ici les descendants de Pierre Rougon, Eugène, nommé Ministre, et Aristide devenu Aristide Saccard à la mort de sa femme Angèle, qui lui laisse deux enfants, Maxime, en pension, et la petite Clotilde, qui sera envoyée chez son oncle Pascal, médecin de campagne.
Sur les conseils de sa soeur Sidonie, véritable entremetteuse Aristide accepte d'épouser Renée Béraud de Chatel, qui est richement dotée, mais qui a "fauté". Quelques temps après le mariage, elle fait une fausse couche, laissant libre champ à son mari de se lancer à la course à la fortune, se tournant elle-même vers les plaisirs de l'époque, dîners, bals, promenade, en compagnie de Maxime, son beau-fils, devenu depuis un beau jeune homme débauché, avide d'une vie facile.
Quant à Aristide, il se tourne vers la spéculation immobilière, où lutte d'influence et pots-de-vin sont monnaie courante, dans un monde où la bourgoisie, dont les travers sont si bien dépeints par Zola, se bat pour le pouvoir, les honneurs et la puissance de l'argent. Ces nouveaux riches s'enivrent de plaisirs éphémère, de dîners privés et d'intrigues d'alcôve.
Mais cette vie, si vide de sens, au service de plaisirs immédiats mais si creux, envahit Renée d'une étrange langueur, et c'est l'inceste, qui va la brûler d'une passion dévorante pour Maxime, lui-même guidé uniquement par le plaisir, qui ira jusqu'à la consumer.
Une magnifique fresque qui dépeint la lutte des pouvoirs au moment des aménagements immobiliers à Paris, un portrait d'une classe sociale dont le clinquant n'a d'égal que sa vacuité. Et de splendides descriptions, comme Zola sait si bien le faire, notamment du Bois de Boulogne, qui se construit réellement sous nos yeux, dans la brume du matin ou dans les ombres du crépuscule.
Ma note: 4/5


De : nirvana1050 Envoyé : 01/03/2005 19:04
Emile ZOLA - "Le ventre de Paris"

Florent a été envoyé au bagne, à Cayenne pour le meurtre de deux gendarmes, mais, innocent, il s'en est évadé. De retour à Paris, il se réfugie chez son demi-frère, le charcutier Quenu, qu'il a élevé. Celui-ci, avec sa femme Lisa, règne dans les Halles, dans leur charcuterie prospère et soignée. Pour éviter la honte et les commérages, Florent est présenté comme un lointain cousin, et est poussé au poste d'inspecteur des Halles, travaillant donc pour l'Empire alors qu'il ne songe qu'à s'en venger, le jugeant coupable de ses années d'emprisonnement. Plein de rancoeurs, il va retomber bien vite dans la politique et les complots, ce qui le mènera à sa perte.

Malgré ce que j'en dis, il y a moins de machinations et de politique dans ce volet. Le personnage principal ici, ce sont les Halles, ville dans la ville, avec ses codes, ses puissants et ses parvenus, sa débauche de nourriture, ses harangues de maraîchères, ses enfants du ruisseau, ses commerçants aspirant à être vu comme des "personnes qui ont réussi".
Zola décrit avec toujours autant de talent et de succès les envies et les travers humains, dans une catégorie de population auxquel il consacre ce roman: les petits commerçants. Il dresse un tableau complet de leurs commérages, leurs envies de s'élever socialement, leurs besoins d'être "comme il faut", leur égoïsme et leur hypocrisie derrière la façade des apparences.
Il le fait avec une flamboyance de couleurs, un véritable tableau de nourritures diverses, où l'on passe de la fraîcheur du fruit tout juste cueilli à la pourriture de légumes oubliés, des odeurs enchanteresses du marché aux fleurs à l'odeur pestilentielle de marée. Un parallèle à faire avec la nature humaine?

Pour vous donner un aperçu des halles, voici quelques belles images reflets de l'époque de Zola :
http://expositions.bnf.fr/zola/

Ma note: 3,5/5


De : Muriel13B Envoyé : 01/03/2005 21:24
Emile Zola - "Le ventre de Paris":

Je donnerai simplement mon avis, Nirvana ayant déjà très bien décrit (Dieu merci ) le livre.
Effectivement, le personnage principal du roman, ce sont les Halles, ses couleurs et ses odeurs. J'ai trouvé beaucoup de longueurs au début, j'ai eu du mal à rentrer dans le livre. Qui est ce Florent, quel lien a-t-il avec les Rougon-Macquart ? Tout cela s'explique mais uniquement au bout de 80 pages un peu trop descriptives à mon goût. Par contre, même si j'ai dû me forcer pour arriver à le lire entièrement, j'en garde globalement une relative bonne impression dûe principalement au dénouement.
Ma note : 3/5


De : nirvana1050 Envoyé : 14/03/2005 14:10
Emile ZOLA : "La conquête de Plassans"

Marthe et François Mouret (lui descendant d'Ursule Macquart, elle fille de Pierre Rougon, un mariage entre cousins, donc) vivent confortablement leur retraite, malgé leur petite quarantaine, après avoir tenu un commerce des années, à Marseille. Ils sont revenus couler leurs jours dans la petite ville provinciale de Plassans.Marthe s'occupe des trois enfants, Serge, Octave et Désirée, tandis que François vaque à quelques affaires.
L'arrivée d'un nouveau curé, loqueteux mais au physique impressionnant, va susciter d'abord commérages et moqueries, mais l'abbé Faujas est un homme déterminé, qui a des relations à Paris, et va manoeuvrer dans l'ombre, avec la complicité de la mère de Marthe, pour s'ériger comme une personnalité indispensable à la ville et placer ses pions dans l'échiquier politique de la ville.
En devenant le locataire des Mouret, accompagné de sa vieille mère, il mène là aussi une lente mais sûre conquête sur le ménage, envahissant peu à peu leur habitation, jusqu'au jardin, domaine de François.
Obsédant pour celui-ci, de par ses mystères d'homme renfermé, il est troublant de sainteté pour Marthe, qui sombrera dans la dévotion et sacrifiera pour son amour de Dieu, ses enfants, son ménage, et finalement, sa raison.
Zola revient dans cet épisode à Plassans, et nous livre encore un portrait vivant des luttes pour le pouvoir dans une petite entité provinciale.
Ce roman se lit comme un véritable "thriller", avec des moments de pur mystère, lors de l'installation de l'abbé, ou à l'arrivée de sa soeur et de son mari, et d'autres plus profonds, sur les luttes intestines au sein de l'Eglise, et le jeu des politiques.
Ma note: 4/5


Dernière édition par gallo le Jeu 2 Avr 2009 - 8:31, édité 1 fois
avatar
gallo

Nombre de messages : 2598
Location : Pays-Bas
Date d'inscription : 29/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  gallo le Sam 6 Déc 2008 - 20:09

De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 05/05/2005 16:55

Lourdes - Émile Zola
Folio classique, 675 pages, 1999 (cette édition contient de nombreuses notes explicatives très pertinentes)

Lors d'un premier voyage à Lourdes, Zola est fasciné par la dévotion et le mysticisme de la foule qui envahie cette ville avec l'espoir d'un miracle. Il décide de coucher cela dans un livre. En 1892, il entreprend un voyage d'étude à Lourdes pour, fidèle à sa technique, tout voir et tout comprendre avant de se mettre à la rédaction de son oeuvre. Il se promène partout, visite tout, de la maison d'enfance de Bernadette (celle qui a vu les apparitions de la Vierge) aux hôpitaux des malades en attente de guérisons miraculeuses en passant par le bureau des constatations (des miracles). De plus, Zola accompagne le pélerinage national, c'est-à-dire le plus important pélerinage annuel. Il assiste à des mouvements de dévotion, de piété naïve, de transe mais aussi de vile commercialisation de la religion et de simonie. Il a d'abord publié ses observations sous la forme d'un récit de voyage pour un journal, mais il a ensuite intégré cette information à plusieurs intrigues romanesques pour former Lourdes. Zola a publié ce livre en 1894, après la fin de la série des Rougon-Macquart. Il était alors heureux d'en avoir enfin fini avec cette longue série contraignante.

Lourdes raconte l'histoire de l'abbé Pierre qui accompagne une amie de jeunesse, Marie, à Lourdes. L'abbé Pierre est aussi le protagoniste principal des livres Rome et Paris, formant la trilogie des villes de Zola. Les deux personnages sont souffrants : Marie est paralysée depuis un accident de cheval et elle n'a toujours pas eu de règles à 23 ans. Pierre souffre plutôt de l'âme, sa foi est vacillante. Ils prient pour une intervention de la Vierge à Lourdes pour que chacun revienne guéri de ce voyage. Une relation particulière unit les deux personnages, car ils se sont toujours fréquentés. Toutefois, chacun est prisonnier d'une virginité; même adultes ils demeurent les enfants qu'ils étaient. Ce long roman se déroule juste sur cinq jours, soit du départ du train blanc nolisé de Paris jusqu'au retour du même train à Paris, quatre jours plus tard.

L'intrigue de ce livre n'est presqu'une excuse qu'utilise Zola pour dépeindre tout ce qu'il a observé en ce lieu devenu phénomène : Lourdes, ville d'apparitions mystiques, de pélerinages et de guérisons. Toutefois, le personnage de l'abbé Pierre est le porte-parole de Zola pour défendre ses opinions et montrer son scepticisme. L'abbé, bien que membre de l'Église, porte un regard critique sur la folie religieuse qu'il observe lors de ce voyage.

J'ai beaucoup aimé ce livre. Les différentes intrigues m'ont captivé, je voulais absolument savoir le sort des personnages. De plus, le détail de cette oeuvre de Zola nous permet de vivre ce pélerinage comme si nous étions. Je dois néanmoins ajouter que je suis un amateur convaincu de Zola et que j'ai aussi un intérêt pour les sujets religieux (lorsqu'ils sont traitées avec une touche de doute). Enfin, un autre point fort de ce roman est l'analyse éclairé que Zola fait de la presque foire qu'est le pélerinage à Lourdes. Zola croit que les guérisons peuvent être réelles, mais provenir d'un effet psychosomatique plutôt que d'une intervention divine. En fait, il décrit l'effet placebo avant même que le concept soit connu. De plus, il critique les nombreux pélerins qui recherchent un miracle immédiat et une Église spectacle, alors que la religion enseigne plutôt le contraire. Cette approche de "consommation" de la religion par s'observe fortement aujourd'hui. Enfin, n'échappent pas non plus à la critique de Zola les "marchands du temple" qui, à cette époque, avaient fait un retour à Lourdes, surtout que les membres du clergé ne laissaient pas leur place dans ce jeu. La critique de Zola est toujours pertinente aujourd'hui.

En bref, ma note est de 4,25/5 , mais calculez -1 si vous n'aimez pas le style de Zola et -1 si vous ne vous intéressez pas particulièrement aux sujets religieux.

Le réaliste-romantique


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 14/05/2005 23:11

Rome - Émile Zola

Folio 975 pages (cette édition contient de nombreuses notes et un dossier)Première publication : 1896

Suite à son voyage à Lourdes (dans le roman du même nom), l'abbé Pierre Froment a publié un livre dans lequel il revendique un renouveau du catholicisme, soit un retour aux valeurs originelles du christianisme. Alors qu'il croyait y défendre la vision du pape Léon XIII, son livre est frappé d'interdit par l'index. L'abbé Pierre, surpris, part à Rome pour défendre son ouvrage. Il espère obtenir une audience du pape pour plaider sa cause directement. Il apprendra toutefois que ce n'est pas aussi simple, que l'Église de Rome est complexe et politique : il se retrouve au milieu d'antagonismes de forces mystérieuses et insaisissables.

Le personnage de Pierre doit vivre plusieurs mois dans la ville de Rome, en attente d'une occasion de défendre son livre. Comme Zola, ce personnage ne peut demeurer en place : il arpentera tous les quartiers, visitera toutes les ruines (jusqu'à en faire un "indigestion"), rencontrera les habitants de la ville. Le livre décrit donc Rome de 1894 aussi bien que pourrait le faire un guide. Le cheminement de l'abbé Pierre est celui de Zola, car ce dernier s'est présenté à Rome pour tenter d'obtenir, sans succès, une audience du pape. L'index avait frappé son livre Lourdes d'interdit, car il y dépeignait d'une plume trop négative les Pères de la grotte. Grâce à leur apport financier important, ces derniers avaient énormément d'influence à Rome.

Dans Rome, Zola décrit aussi toute la politique du monde religieux. Il y a des alliances, des complots et même des crimes pour s'approprier le pouvoir et s'assurer que l'Église dominera la planète.

Bien qu'amateur de Zola, je n'ai pas tellement aimé ce livre. Il est un peu lourd et le sujet est plutôt pointu. En cette période de changement de pape, la description de la lutte des cardinaux pour s'emparer du trône papale a soutenu mon intérêt, mais l'ensemble n'était pas aussi intéressant que d'autres livres de Zola. De plus, l'Italie de Zola est pleine de poisons et de coups de couteau, au point de miner la crédibilité de l'histoire.

3/5

Le réaliste-romantique


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 06/01/2006 02:39

Paris - Émile Zola
Folio, 636 pages.

Ce livre clôt le cycle des Trois Villes. Choqué par la simonie et la dévotion naïve de Lourdes, déçu par l'égoïsme et le conformisme des pontifes de Rome, Pierre Froment revient à Paris pour chercher un sens à sa foi et sa vie. Il continue à prêcher dans Montmarte, mais il ne croit plus au message qu'il enseigne. La misère des ouvriers qui l'entoure le préoccupe constamment et l'éloigne encore plus de l'Église. Un jour, il retrouve par hasard son frère Guillaume, perdu de vue. Les frères reprennent leurs relations et Pierre fréquente le ménage de Guillaume, veuf, soit ses trois fils et Marie, jeune fille d'un ami, recueillie par Guillaume lorsqu'elle devînt orpheline, aujourd'hui jeune femme. Alors que Pierre est tourmenté par ses questionnements spirituels, au point d'abandonner l'habit ecclésiastique et la pratique religieuse, il découvre un nouveau monde de bonheurs simples chez son frère. Chez ce dernier, symboles du progrès et de l'avenir, tous s'épanouissent dans le travail, selon les capacités de chacun, des travaux ménagers aux réalisations industrielles, artistiques et scientifiques. Bien sûr, cette vie heureuse ne peut durer toujours: des intrigues amoureuses viendront créer des tumultes. De plus, Guillaume, déçu et choqué par la société, tentera de faire exploser le Sacré-Coeur nouvellement construit (tout ceci se déroule à la fin du XIXe siècle). Est-ce que les héros seront sauvés? Par la foi, la vie ou la science?

Fidèle à son style, Zola profite de cette intrigue pour dépeindre un pan de la société. Dans Paris, c'est la société de fin de siècle, les différents mouvements politiques de la chambre, l'anarchisme, le socialisme (même si l'information de Zola sur ces derniers aspects datait quelque peu) et la misère ouvrière qui sont illustrés. Il condamne à nouveau la débauche de la haute bourgeoisie. Zola oppose aussi deux mondes: celui de l'hédonisme, du spirituel et de l'éthéré, improductif, et celui du progrès, du travail et de la science, monde où réside le salut moderne de l'humanité. Il entrebaîlle ainsi la porte sur son projet suivant, soit les quatres évangiles modernes : Travail, Fécondité, Vérité et Justice qu'il n'a jamais pu écrire.

On sent bien le goût de modernisme de Zola dans ce livre. Toutefois, la démonstration est parfois un peu grosse, cousue de fil blanc. Entre autre, il y a un très grand nombre de personnages, mais ils symbolisent chacun une idée plutôt qu'un être. Ainsi, à part Pierre et Guillaume, personne n'évolue, les autres jouent un rôle, figés dans leur carcan. C'est une critique que l'on fait souvent à Zola, que les personnages n'ont pas de vie, marionnettes prétextes à démontrer des théories. Je trouve cela un peu exagéré en général, mais néanmoins ceci irrite un peu dans Paris. L'opposition est trop forte, par exemple, entre un des fils productifs de Guillaume (BIEN, en gras et double souligné) et son compagnon d'enfance, Hyacinthe, devenu un dandy extrême, méprisant tout ce qui est matériel, même le désir charnel, pour ne vivre que d'intellectualisme (MAL : improductif et stérile). On croirait voir le des Esseintes de Huysmans! Le livre est intéressant, mais je le conseille surtout aux inconditionnels de Zola.

3,75

le réaliste-romantique


De : nirvana1050 Envoyé : 08/06/2005 21:07

Emile Zola - "La faute de l'abbé Mouret"

Serge est le fils de Marthe et François, les protagonistes du roman précédent. Il a été nommé curé dans un petit bourg, en Provence, et vit dans la cure, avec sa jeune soeur retardée, Désirée, et La Thouse, sa femme de ménage au franc-parler.

Sa vie se déroule simplement, il se consacre à ses ouailles, sans plus gros tracas que de marier les jeunes paysans qui ont fauté. Son oncle, le docteur Pascal, qui exerce dans la région, l'emmène un beau jour pour une visite à faire à un de ses malades, l'anticlérical et farouche gardien d'un domaine laissé à l'abandon, aux jardins enchanteurs, "Le Paradou".

Il y rencontre sa fille, Albine, jeune sauvageonne élevée dans ce paradis. Pris par la fièvre à son retour à la cure, Serge est envoyé se rétablir au Paradou, et une longue convalescence fera de lui un autre homme.

Zola s'attarde moins ici sur les travers humains et les dérives de la société, pour étudier la tentation d'un prêtre dévot qui doit faire face à la découverte de l'amour, dans une véritable allégorie de la Génèse. Le Paradou-Paradis nous est décrit avec un foisennement de détails botaniques, aux mille couleurs, aux mille senteurs. Serge, tel Adam, en sera chassé pour avoir cédé à la tentation.

Le livre se compose de trois parties:

Dans la première, on découvre le personnage de Serge, son amour pour la Vierge, Zola s'épanche sur sa foi l'entraînant dans de véritables crises mystiques et le laissant dans un grand état de faiblesse.

Dans la deuxième partie, c'est le réveil de Serge au Paradou, une véritable renaissance, où il passe par l'état de l'enfant qui doit tout réapprendre, puis comme camarade d'Albine, aux petits soins pour lui. Ce joyeux compagnonnage sera vite remplacée par une gêne diffuse, provoquées par des désirs inavouables. Quand ils cèdent à l'acte charnel, leur relation est au point culminant, avant qu'ils ne soient interrompus, réprimandés par l'abbé Archangias, qui chasse Serge de son paradis, et le renvoie à ses fonctions.

Dans la troisième partie, Serge s'est éloigné de Marie, qui lui rappelle qu'il a failli. Confusément, il la rend coupable d'être femme, aussi, et se tourne dévotement, jusqu'à l'extrême, vers Jésus. Il essaie difficilement d'oublier sa faute, et évite Albine, qui se laissera mourir.

Les descriptions de Zola sont toujours aussi riches, tant dans les tourments qui habitent ses héros, que dans ses descriptions de plantes et fleurs, qui donnent l'impression de lire une encyclopédie en trois dimensions. Les considérations religieuses m'ont semblées parfois un peu longues, les descriptions des cérémonies sont détaillées jusqu'à l'extrême (je suis un peu hermétique à la religion), mais c'est un roman fort instructif, traité avec talent. Je n'ai donc pas eu le coup de foudre, mais je suis contente de l'avoir lu.

Pour cette histoire, Zola se serait inspiré du tableau de son ami Cézanne, "L'enlèvement", en 1867.

Ma note: 3,5/5


De : louve-épine Envoyé : 19/11/2005 17:33
Une page d'amour - Zola
écrit en 1878. Huitième roman des Rougon-Macquart.
Folio classique, 370 pages.

Hélène Grandjean habite Paris, avec sa fille Jeanne. Son époux est mort peu après leur arrivée à la capitale. Hélène est encore très belle, et suscite l'admiration des autres. Mais ça ne l'intéresse pas, tout ce qu'elle veut, Hélène, c'est s'occuper de sa fille, à la santé si fragile. Mais un soir, elle pense la perdre. Elle frappe éperdument chez le voisin - le docteur Deberle. Il sauvera peut-être la fille de cette nuit d'angoisse, mais il emmènera dans son coeur l'image d'Hélène, et tout doucement, Paris va être le témoin de cet amour impossible...

C'est un roman "mineur" dans le cycle des Rougon, une parenthèse après L'Assomoir (un grand scandale) et avant Nana...
Mais quelle jolie parenthèse...! Ici, le personnage principal est Paris. Le roman est constitué de cinq parties, toutes terminées par une description de la grande ville, qui renvoie au personnage qui la regarde ses propres humeurs... Or d'un crépuscule, orage frileux... et on pleure, de joie, ou de souffrance...

C'est très touchant. On a cette femme, mère et veuve, qui s'éprend d'un homme marié, avec une grande situation... On a son enfant, fragile, visage blafard entouré de cheveux d'un noir d'encre, fragile mais si forte, qui sacrifie tout pour que sa mère l'aime, encore, toujours...

C'est une histoire de passion, de folie. La fin ? Mais il ne pouvait n'y en avoir qu'une... j'ai appris ça, il y a deux ans, en lisant La princesse de Clèves : il y a des fins immuables. Ca ne peut pas en être autrement. Et quand on y réfléchit bien, on se rend compte que, si l'auteur nous avait donné ce qu'on voulait, du rose, du rose, on aurait tellement moins aimé...

Un petit extrait, qui suit un bal pour enfants où Hélène a beaucoup bougé ça (c'est pour expliquer la première phrase que je dis ça...) :

"Elle s'éventait, rouge d'avoir sauté sur elle-même. Sa poitrine se soulevait sous la grenadine transparente de son corsage. Et elle sentit encore sur ses épaules le souffle d'Henri, qui était toujours là, derrière elle. Alors, elle comprit qu'il allait parler; mais elle n'avait plus la force d'échapper à son aveu. Il s'approcha, il dit très bas, dans sa chevelure :

"Je vous aime ! Oh ! je vous aime !" "

4 / 5
avatar
gallo

Nombre de messages : 2598
Location : Pays-Bas
Date d'inscription : 29/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  gallo le Sam 6 Déc 2008 - 20:14

De : mauritiusaddicted Envoyé : 23/11/2005 14:04
J'ai moi-même lu Au Bonheur Des Dames qui est, dit-on, le plus facile des Zola ... Honneur au livre qui fait 495 pages et qui en met 210 a démarrer !
mauritius


De : -Kyraleyl- Envoyé : 23/11/2005 15:33
J'avoue qu'au bonheur des dames est long à commencer en le lisant j'avais mm peur que la fin soit baclée parce que je ne voyais toujours pas la fin se profiler alors que le nombre de pages restantes diminuait rapidement, mais finalement l'histoire c'est terminée convenable avec force de détail comme dans toute l'oeuvre de Zola. Ca m'a plut de même que L'assomoir ou la Bête Humaine...


De : EnglishSummerRain101 Envoyé : 16/12/2005 19:07

Emile Zola - THÉRÈSE RAQUIN
Pocket, 338 pages (cependant le roman ne fait qu’environ 235 pages)

L’histoire d’une passion adultère et d’un crime … presque parfait.
Nous sommes à Paris, vers 1850. Mme Raquin élève toute seule son fils Camille et sa nièce Thérèse, abandonnée par son père. En étant fragile de santé, Camille est couvé constamment par sa mère qui est beaucoup trop protectrice. De ce fait, Thérèse doit subir une atmosphère maladive et étouffante mêlée de solitude et de repliement. Elle rêve de courir libre au bord de la Seine. Les années passent, les deux enfants grandissent ensemble sans jamais vraiment s’apprécier. Naturellement, Mme Raquin trouve normal de faire épouser Thérèse avec son cher fils et de s’assurer ainsi une fin de vie paisible.

Ainsi, les deux se marient. En apparence tout semble y aller pour le mieux, mais Thérèse, sa vie, elle ne la vit pas, elle la subit. Jusqu’au jour où son mari amène à la maison un collègue de travail, Laurent. Poussée par une force obscure, notre triste héroïne s’engage dans une liaison adultère avec ce dernier, et c’est l’éveil pour Thérèse. Elle goûte goulûment à la vie comme jamais auparavant. Cependant, les amants réalisent vite que le mari est un obstacle dans leur passion, alors Laurent décide de le supprimer…
Je n’en dis pas plus!!! À vous de découvrir la suite!

Sous ce titre rustique se cache un roman passionnant et violent. Le titre est aussi hypocrite que sont les personnages de ce roman. Chacun n’aspire qu’à assouvir ses besoins. La vieille Mme Raquin, après avoir élevé les deux enfants, ne souhaite que de vivre en toute tranquillité et être entourée de ses enfants pour ne pas mourir toute seule, sans se poser de questions. Camille, un égoïste, ne cherche qu’à monter les échelons dans son travail en amadouant ses collègues de travail. Il va même inviter un de ces collègues, pendant les soirées de domino organisées par sa famille, pour tout simplement prendre sa place dans l’entreprise quand celui-ci va mourir de vieillesse. Laurent, le grand paresseux et aussi égoïste que l’autre, va s’immiscer dans la famille Raquin comme un parasite. Il en profite pour manger, passer son temps pour ne pas s’ennuyer et coucher avec Thérèse pour assouvir ses instincts virils. Et cette dernière le prend comme amant non parce qu’elle l’aime, mais pour pouvoir sortir de la réclusion et de vivre sa vie. À la société, elle se montre placide, ennuyeuse, tranquille, mais au fond d’elle, il y a une rage qui bouillonne.

C’est le premier roman d’Émile Zola, écrit en 1867. Déjà, on sent toute la maîtrise de son talent. En effet, ce livre est digne de toute grande tragédie grecque. Il y a des passages où je me retenais de respirer par la violente description de sentiments. Mon cœur battait à toute vitesse quand enfin Thérèse repue, dans le lit avec son amant, déclare tout ce qu’elle gardait enfouie dans les limbes de son coeur. J’en tremble encore sous cette explosion de mots qui jaillissent de sa bouche!!! Ou encore, Laurent se retrouve à un moment donné dans la morgue et la description de ces scènes est tellement morbide et horrible que l’on doit s’arrêter, prendre une bouffée d’air et replonger de nouveau dans ce sordide abîme.

Zola a vraiment le don de choisir toujours des mots percutants voire choquants. Par exemple, au lieu de dire les nouveaux mariés se sont regardés, il va dire les meurtriers se sont regardés (ou à peu près quelque chose comme ça…je ne retrouve plus la page, alors je ne donne pas la citation exacte).

Tout ceci, pour vous dire que l’auteur est vraiment génial. J’avais lu au secondaire L’assommoir du même auteur, ça remonte à quelques années. À vrai dire, au début, je fus rebutée à avoir lire ce classique « plate ». Mais quelle illusion! Ce livre m’avait ébranlé avec sa fin tragique. Ce roman était, par moments, comme illuminé par les trop courts moments de bonheur vécus par les personnages. De l’autre côté, il y avait des passages poignants où, malgré les efforts de protagonistes de s’en sortir de leur misère, le destin s’acharnait sur cette petite bourgeoisie, comme si ce peuple n’avait pas le droit au bonheur.

Bref, pour revenir au bouquin principal, n’hésitez pas à lire Thérèse Raquin.

Note : 5/5


De : ThomThom12932 Envoyé : 02/03/2006 11:01
Emile Zola - "Le Rêve" (1888, Le Livre de Poche)

Enfant trouvée, enfant batarde mais enfant aimée, Angélique a grandi auprès des Hubert qui la considèrent comme leur prorpre fille et tentent de lui inculquer le peu de savoir qu'ils ont : l'amour de Dieu et la broderie...mais arrivée à l'adolescence, Angélique la caractérielle, Angélique l'indépendante a d'autre projets que de poursuivre gentiment la tradition d'une famille qui n'est même pas la sienne...

J'avoue avoir une tendresse presque coupable pour le Zola de la fin, celui du "Rêve" donc, et celui de "La Terre"...ce sont sans doute là ses oeuvres les plus sombres, les plus violentes et elles firent particulièrement scandale à l'époque de leur sortie ("La Terre" notamment faillit bien ruiner la carrière de son auteur).

Dans "Le Rêve" donc, Zola poursuit dans la même veine : étude de moeurs, étude de caractères et soucis du détail quasi obsessionnel...il est toujours dans sa fameuse "Histoire Naturelle & Sociale d'une Famille Sous le Second Empire" (pour la précision, "Le Rêve" est le tome 16 de la saga des Rougon-Macquart...détail absolument pas important puisque non seulement ces livres peuvent lus en eux-mêmes mais, surtout, parce que l'auteur lui même ne les écrivit pas dans l'ordre). A ceci près que cette fois-ci, comme dans "La Terre", il passe de l'étude à l'analyse, il plonge les mains dans le camboui, si j'ose dire, va décortiquer le fait divers jusqu'à sa plus sordide et tragique banalité...

Avec toujours, bien sûr, cette plume, qui révulse les uns et fait le bonheur des autres. Cette plume unique en son genre, souvent immitée mais jamais égalée, qui fait que Zola ,de son premier à son dernier livre, ne fit jamais autre chose que du Zola. Peut-être plus encore que ses autres romans, "Le Rêve" pourra soit être adoré, soit être totalement rejeté en bloc. Ce qui est certain c'est que, dans celui-ci plus que tout autre, ses personnages semblent (enfin) totalement vivants et humains (si j'en dit plus je gâche l'intrigue désolé )

4,5/6


De : Aurora3737 Envoyé : 01/07/2006 15:03

Germinal - Emile ZOLA
(Editions France Loisirs - 698 pages)

4ème de couverture
C'est pour ses opinions socialistes qu'Etienne Lantier, fils de Gervaise, est renvoyé des ateliers de Lille où il travaillait. Il arrive à Montsou, pays minier du Nord et va découvrir un monde de misère et d'injustice sociale. Il se lie à la famille Maheu, éprouve de la sympathie pour la jeune Catherine qu'un mineur cruel et dangereux, Chaval, va séduire. Une mauvaise politique financière conduit les dirigeants de la Compagnie des Mines à baisser les salaires. Une grande grève éclate, la révolte gronde et Etienne devient le chef du mouvement. La Compagnie attend que la grève "pourrisse". A bout de force, affamés, les grévistes s'insurgent, provoquant une intervention sanglante de la troupe.

Ma critique
Du bon Zola.
Je me souviens très peu du film car j'avais été le voir au cinéma avec l'école mais je me souviens que c'était un très beau film.
Ce livre est un très beau livre mais très triste.
C'est avec ce livre que l'on peut se dire que les mineurs avaient beaucoup de courage pour faire ce qu'ils faisaient. Et puis, en ce temps-là, on n'avait pas le choix, il fallait rapporter de l'argent pour donner de quoi manger à sa famille.
La misère, la pauvreté, la famille Maheu l'a connu dans ce livre. Même les enfants sont obligés de travailler et parfois au péril de leur vie.
Des 13 premiers volumes de la série des Rougon-Macquart que j'ai lu, Germinal est celui qui me touche le plus.
Pour ceux qui voudraient lire Emile ZOLA mais qui ne sauraient pas par quel livre commencer, ils peuvent commencer par celui-là même s'ils ont dèjà vu le film.
Ma note
3.5/5 (Je mets cette note car même si c'est un très beau livre, c'est du ZOLA et ZOLA est un auteur très difficile à lire)


De : Aurora3737 Envoyé : 24/02/2007 15:30

L'oeuvre - Emile ZOLA
(Editions France Loisirs - 515 pages)

4ème de couverture
Fils de Gervaise, le peintre Claude Lantier rêve de créer un tableau qui, sur le thème de la Femme, concrétiserait toutes ses aspirations à la beauté. Christine, une jeune fille abandonnée qu'il a recueillie dans son atelier, et qui lui voue un amour passionné, va vivre toutes les étapes de cette lutte avec l'idéal. Envahi par le doute et l'angoisse, Lantier devra affronter, au fil des années, les duretés de la vie d'artiste et assister au déclin de ses forces artistiques. Sandoz, le romancier qui approuve ses ambitions, sera le témoin de cette progressive déchéance. Convaincu de son impuissance, Claude Lantier est acculé à un geste désespéré...

Ma critique
Excellent
Des 14 tomes des Rougon-Macquart que j'ai lu, c'est celui que je préfère même si j'ai beaucoup aimé Germinal.
C'est une fois de plus que du grand malheur dans ce livre mais dans celui-ci, on a l'espoir que Claude Lantier réussisse à être un artiste reconnu pour ses oeuvres mais jamais, il ne rencontrera la reconnaissance de ses pairs sauf de ses amis.
Sa déchéance sera donc de plus en plus grandissante...
Je vous conseille de lire ce livre car il est l'un des plus grands livres d'Emile ZOLA

Ma note
4/5 (A lire absolument)


De : Sahkti1 Envoyé : 15/03/2007 17:51

Emile ZOLA, Thérèse Raquin

Le sens du détail chez Zola, sa manière de décrire minutieusement certaines scènes et, surtout, de restituer avec justesse les émotions ressenties par ses protagonistes... "Thérèse Raquin" est fidèle à ce principe d'écriture qui, à mes yeux, convient parfaitement à cette sombre histoire de détresse humaine qui mène des êtres à leur perte. Le lent cheminement menant à l'espoir puis au désespoir, passant d'une mort à l'autre, d'un amour non voulu à un amour destructeur... tout est là et je reste frappée, en relisant ce texte, par ses thèmes indémodables et d'actualité, encore et toujours.
Zola est excellent peintre de la société. On peut bien sûr lui reprocher certaines longueurs ou une légère notion de vieillesse dans son style plus vraiment à la mode, mais il demeure (longtemps encore je pense) un maître dans l'art de dépeindre ses contemporains et la société qui l'entoure.
Thérèse Raquin est une personnage hautement intéressant, ne serait-ce déjà que par ses sautes d'humeur et le travail incessant de réflexion qu'elle mène. Etrange bonne femme qui se conçoit comme une parfaite héroïne de roman. Un personnage assez complémentaire de celui de Laurent.
Outre ces personnages très caractérisés, j'ai également apprécié l'impression très forte de huis-clos qui se dégage de plusieurs parties du livre, ce sentiment d'enfermement qui ne peut au final que conduire à une certaine forme de folie, celle qui permet de commetre tout, même l'irréparable.
Mécanisme sordide très bien décrit par Zola!

Ma note: 4/5


De : Le-réaliste-romantique Envoyé : 17/03/2007 02:25
Vérité - Émile Zola

1903

Après sa très célèbre série des Rougon-Macquart, Zola a rédigé le cycle des trois villes, oeuvres moins souvent lues. Ensuite, en marge de sa participation dans l'affaire Dreyfus, il s'est attaqué à un projet des quatre évangiles. Ces quatre romans, Travail, Fécondité, Vérité et Justice (ce dernier non complété), tel les premiers évangiles, devaient paver la voie d'une nouvelle société. Celle-ci devait plutôt se fonder sur le progrès, la raison et la justice. Les héros de ces livres se prénomment Jean, Luc, Marc et Mathieu. Jean étant le fils de Pierre, héros du cycle des trois villes.

Vérité raconte l'histoire d'un instituteur juif accusé injustement du viol et du meurtre d'un jeune garçon. L'instituteur se retrouve au bagne à cause de la superstition et de l'ignorance crasse de la population. Son ami Marc essaie de faire jaillir la vérité, mais sans succès, car il se bat contre la puissante machine du clergé. Marc retourne ensuite à son travail d'instituteur dans une école laïque, mais là aussi il doit affronter les forces cléricales : on tente d'écraser l'école laïque, ou du moins de lui faire absorber des éléments religieux. Le simple fait de retirer le crucifix de sa classe soulève une tempête dans le village. Les manigances du clergé vont jusqu'à pousser l'épouse de Marc à le quitter. Pourtant, Marc persévère, ayant foi dans sa mission d'éclairer les jeunes esprits qui lui sont confiés. Il garde aussi l'espoir de voir la justice enfin se faire pour Simon. Après plusieurs années, il met la main sur un document qui permet de casser le premier jugement et d'ouvrir un nouveau procès. Marc espère enfin que la population, et surtout le jury, ne sera pas encore dupé par les jeux du clergé, mais la société n'a pas beaucoup évolué et les soutanes sont bien puissantes. Est-ce que la vérité et la justice règneront un jour ou bien est-ce que la France est vouée à crouler sous l'obscurantisme clérical?

Cette oeuvre est une romance de l'affaire Dreyfus, telle que vécue par Zola. L'Église toute puissante remplace l'armée, mais les personnages sont fortement inspirés des protagonistes l'affaire. Le livre est intéressant par la société du tournant du siècle qu'il dépeint, ainsi que par le tableau d'espoir de Zola d’une population qui réfléchi plutôt que croire aveuglément. De nombreuses réflexions sont encore d'actualité, alors que nombre de gens sont trop paresseux pour réfléchir ou lire et préfèrent croire de l'information déjà mâché, donc teintée d'une opinion. Zola a foi en l'oeuvre éclairante des instituteurs, façonneurs de l'esprit des jeunes citoyens, qui vivaient alors bien souvent dans la misère. Toutefois, le texte comprend plusieurs répétitions, quelques erreurs de personnages ou de temps, et le roman se transforme parfois en sermon. Mais il n'en reste pas moins que j'ai été captivé par cette histoire qui couvre une bonne partie de la vie de Marc, et permet de suivre l'évolution d'une société.

3,5/5

le réaliste-romantique
avatar
gallo

Nombre de messages : 2598
Location : Pays-Bas
Date d'inscription : 29/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  gallo le Sam 6 Déc 2008 - 20:20

De : van1709 Envoyé : 09/04/2007 20:55

Emile Zola : Thérèse Raquin

Madame Raquin a longtemps passé son temps à s’occuper de son fils, Camille, un enfant chétif et toujours malade. Dans le même temps, elle a aussi élevé Thérèse, sa nièce. Celle-ci a du vivre comme son cousin, prenant les médicaments avec lui, même quand elle n’avait rien, contrainte à une vie renfermée et morne. Depuis longtemps, il a été convenu que Thérèse et Camille se marierait ensemble.

Je préfère ne pas en dire plus. Quel plaisir de se replonger dans un Zola après de nombreuses années. On suit Thérèse dans son ennui, dans cette boutique morne et sombre à Paris, où elle pensait qu’il y aurait enfin plus de vie. Mais c’est la désillusion, l’ennui prend le dessus, jusqu’au moment où elle peut sortir de son quotidien, se dirigeant inévitablement vers le drame. Entre ennui, imagination, cauchemars, hallucinations, culpabilité, Zola nous emmène dans ce monde complètement désenchanté, alors que tout ce que les protagonistes voulaient, c’était être heureux. Mais rien ne se passe comme prévu.

Note : 5/5


De : cmia11 Envoyé : 06/05/2007 12:33

Emile Zola : La curée

4ème de couverture: La France de Napoléon III vue par Zola: <<A cette heure, Paris offrait, pour un homme comme Aristide Saccard, le plus intéressant des spectacles. L'Empire venait d'être proclamé... Le silence s'était fait à la tribune et dans les journaux. La société, sauvée encore une fois, se félicitait, se reposait, faisait la grasse matinée, maintenant qu'un gouvernement la protégeait et lui ôtait jusqu'au souci de penser et de régler ses affaires. La grande préoccupation de la société était de savoir à quels amusements elle allait tuer le temps. Selon l'heureuse expression d'Eugène Rougon, Paris se mettait à table et rêvait gaudriole au dessert... L'Empire allait faire de Paris le mauvais lieu de l'Europe.>>

Avis: Aristide est un personnage assez désagréable qui ne se préoccupe que de l'argent. J'aurais bien aimée que Renée comprenne à la fin qu'il ne l'a épousée que pour l'argent. Ce livre nous montre que la haute société est remplie de vices. La relation entre Maxime et Renée n'est pas incestueuse quoi qu'ils en disent car ils n'ont aucun lien de parenté, Maxime étant le fils de Angèle, cette pauvre fille. La descente en enfer de Renée est tellement bien réalisée que Renée ne s'est rendue compte qu'à la fin. Le livre est bien mais la fin est trop soudaine et laissent des interrogations. C'est le deuxième livre de la série des Rougon-Macquart que je lis et même si je préfère La Fortune des Rougon, j'apprécie toujours autant cette série qui m'a d'ailleurs fait découvrir Zola.

Note: 3.5/5


De : docguillaume Envoyé : 01/09/2007 18:49

La Terre Emile Zola

Rognes, un village de la Beauce, sous le second empire. La Terre est l’équivalent rural de Germinal, une œuvre consacrée aux paysans, à leur labeur et à la terre qu’ils chérissent. Le récit tourne autour de la famille des Fouan. Jean et Rose, les vieux parents, se décident enfin à partager leurs terres entre leurs trois enfants : Fanny, mariée au respectable Delhomme, Buteau qui compte et compte les sous, et enfin Hyacinthe dit Jésus-Christ, ivrogne invétéré pour qui il n’est bien sûr pas question de cultiver les terres qu’il recevra mais de les vendre pour en tirer de quoi faire quelques belles soûleries.

Le partage est difficile : les enfants crient sous la rente que veulent les parents négocient chaque sou, rechignent à leur fournir des œufs, du lait et du vin comme le veut l’usage. Pour le partage des lots, Buteau trépigne et lorsque les lots sont tirés, refuse d’abord le sien, jugeant que c’est le plus mauvais.

Autre personnage de La Terre, Jean Macquart, un ancien soldat qui s’est fait paysan, louant ses services dans une grande ferme. Jean demande la main de Lise, qui a déjà un enfant de Buteau, mais celle-ci veut attendre une décision de Buteau qui ne s’est jamais résolu à l’épouser. Epouser Lise est en réalité une façon pour Jean de se rapprocher de la sœur de celle-ci, Françoise, quinze ans plus jeune que lui.

C’est donc l’histoire d’une famille qui se déchire. Les enfants se disputeront la garde de leur père, lorsque le vieux sera veuf, car ils sont persuadés qu’il cache un magot. Jean est follement séduit par Françoise mais il doit attendre sa majorité. Buteau, après avoir épousé la sœur, veut culbuter Françoise, et ne désire surtout pas qu’elle épouse Jean car dans ce cas il faudrait partager le bien de Lise, ce à quoi il se refuse. Car Buteau ne supporterai pas de voir une parcelle amputée d’un morceau. Il est toujours à compter ses arpents, à compter ses sous et lorgne vers le magot du vieux Fouan.

La Terre peint des personnages forts, truculents comme Jésus-Christ, ce gros buveur qui n’a cesse de lâcher des vents, mauvais comme Buteau, des femmes séductrices culbutées dans les foins, de l’inceste, les avances de Buteau sur la sœur de sa femme,… jusqu’à l’assassinat. Mais aussi de magnifiques panoramas sur la Beauce et l’infinité des champs. Un véritable chef d’œuvre mené de main de maître par Zola, dans la même veine que Germinal.

Note : 5/5


De : Aurora3737 Envoyé : 19/01/2008 19:55

La terre - Emile ZOLA
(Editions France Loisirs - 672 pages)

Quatrième de couverture : "La Terre. C'est l'héroïne de mon livre". Tel est le sujet que s'est imposé Zola pour ce roman qui déchaîna les passions. Jean Macquart, frère de Gervaise, est valet de ferme en Beauce. Il aime Françoise, parente d'un vieux paysan. Mais le beau-frère de celle-ci, Buteau, un être fruste et violent, tente en vain de s'opposer à leur union. Une fois mariée, Françoise manifeste le désir de procéder au partage des biens pour en faire bénéficier son mari. Tous s'insurgent contre ce projet qui favorise un intrus.

Françoise, elle-même, est peu à peu gagnée par l'esprit de possession de sa famille ; bien qu'enceinte de Jean, de plus en plus indifférente à son mari, elle ne convoite plus que la terre. Une lutte féroce s'engage entre elle et sa soeur Lise qui fait tout pour empêcher la naissance de son neveu, allant jusqu'à pousser Buteau, son époux, à violer Françoise...

Ma critique : Ce 15ème volume des Rougon-Macquart a été très difficile à lire pour moi.

Trop long pour ne parler essentiellement que de la Terre. J'ai vraiment eu du mal à me mettre dedans du début à la fin. J'ai plutôt aimé l'histoire des personnages que l'histoire de cette Terre qui m'a plutôt barbée qu'autre chose.

Zola était un bon écrivain mais il y a beaucoup trop de détails dans ces romans Cependant, ceux-ci sont peut-être ce qui fait le charme de tous ces livres

J'espère mieux aimé ses romans suivants de la série des Rougon-Macquart.

Ma note :

3/5


De : gallomaniac Envoyé : 20/01/2008 11:55

Zola était le premier auteur français dont j'ai lu une série complète, celui des Rougon-Macquart. C'est justement grâce à Zola, que j'ai commencé de faire attention à l'ensemble de l'oeuvre des auteurs, plus qu'à un roman individuel.

Je n'ai pas lu la série dans l'ordre, il n'est pas nécessaire de le faire. Mais il faut vraiment lire le dernier tome en dernier: Le Docteur Pascal, qui parle des personnages de la série dans le cadre d'une t'héorie de l'héridité (théorie pérmimée).

J'ai eu l'occasion de visiter les lieux de la bataille de "La débâcle" aux environs de Sédan et j'ai pu voir que ces lieux sont décrits d'après nature. J'ai même passé une nuit en camping sauvage à Illy. Dès lors, un tel livre prend une autre signification....

Après la série des Rougon-Macquart, je n'ai plus lu que des courts romans et des nouvelles de Zola ce qui veut dire que Les trois villes et Les quatres évangiles reposent depuis des années dans mon PAL.


De : Poons91Elo Envoyé : 20/06/2008 21:37

Zola : L'Assommoir (1877)

Gervaise Macquart, une Provençale, a suivi son amant le chapelier Auguste Lantier à Paris avec ses deux enfants Claude et Étienne. Très vite, Lantier, paresseux et infidèle, quitte Gervaise, ne supportant pas de vivre dans la misère. La jeune femme devient blanchisseuse et accepte d’épouser Coupeau, un ouvrier-zingueur auquel elle finit par céder autant par lassitude que par faiblesse... (désolée, c'est un résumé de Wikipédia )

Un grand Classique! Genre de roman que je n'aime pas (d'ailleurs le début ne m'a pas vraiment emballée), pour finalement lire de façon engloutie la suite du roman... En effet, je ne sais pas pourquoi, mais l'écriture de Zola est comme un fil relié entre vous et lui qui vous tire petit à petit à lui...si bien qu'au fil des pages, on se sent attaché à ce livre et on y prend vite plaisir (l'apogée étant au milieu dans livre).
Ce roman est assez "symétrique". La première moitié du roman narre une progression de Gervaise mais la deuxième moitié va de malheur en malheur...
Je ne recommande pas ce livre aux dépressifs! En effet, la fin est...atroce!! C'est la plus malheureuse des fins que l'on puisse avoir et on a réellement envie de se "suicider" lorsque l'on referme définitivement ce roman! Je conseille par contre ce livre à ceux qui ont une overdose des romans à l'eau de rose et qui voudraient changé de registre... Quoi qu'il en soit, Zola restera un grand naturaliste!

Note: 3.5/5


De : aurora22062002 Envoyé : 12/09/2008 21:42

Le rêve - Emile ZOLA
Editions France Loisirs - 275 pages

Quatrième de couverture :
Enfant trouvée, Angélique est recueillie par un couple de brodeurs qui l'élèvent paisiblement, loin du monde et de ses tentations. Un jour, la jeune fille découvre l'amour sous les traits d'un peintre, Félicien, fils d'un homme entré dans les ordres et devenu évêque. Or, l'évêque s'oppose au mariage des deux jeunes gens. Lorsqu'enfin, il consentira à cette union, il sera trop tard pour Angélique.

Ma critique :
C'est tout simplement une magnifique histoire
Ce roman est le premier volume des Rougon-Macquart qui me captive. Il y a encore des longueurs de détails comme dans les autres romans mais ce n'est pas dérangeant tellement l'histoire est belle.
Cette histoire d'amour entre Angélique et Félicien m'a vraiment bouleversée et j'en ai vraiment voulu à l'évêque de s'opposer à cette union. Maintenant, je me dis que tomber amoureuse du fils d'un évêque, il ne faudrait pas.
Ce livre est l'histoire d'un amour impossible et qui va finir fatalement.
Le rêve est à lire absolument même si rien qu'en lisant le résumé de l'histoire, on en connaît la fin.

Ma note :
4,5/5 (A cause des longueurs de la fin qui me donnaient vite envie de connaître la fin de l'histoire)

avatar
gallo

Nombre de messages : 2598
Location : Pays-Bas
Date d'inscription : 29/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  Mousseline le Mar 23 Déc 2008 - 23:15

De : docguillaume Envoyé : 2008-12-19 11:38

La fortune des Rougon

Premier tome de la colossale série "Les Rougon-Macquart". Ce livre introduit la généalogie de cette grande famille dont Zola se fera le narrateur au long du 2nd Empire. Le personnage principal du roman est Pierre Rougon, un personnage dont le plus grand désir est de devenir la personne le plus importante de Plassans, une ville moyenne du Var. Après avoir dépossédé sa mère Adélaïde au dépens de ses frère et soeur illégitimes, il va utiliser le contexte politique tendu de l'époque (coup d'Etat, insurrections républicaines) pour se hisser à la tête de Plassans.
Zola parvient à tenir le lecteur dans le récit, on souhaite presque la réussite des projets de Pierre Rougon qui est pourtant un personnage calculateur, hypocrite, égoïste. C'est presque amusant que de suivre les hésitations politiques des protagonistes qui cherchent à demeurer toujours du côté des vainqueurs : tantôt du côté de Louis-Napoléon Bonaparte en espérant faveurs, honneurs et médailles, tantôt proches des républicains. C'est avec un humour certain que Zola présente Rougon en sauveur de Plassans.
Bref, la fortune des Rougon se lit avec délice, pour ses personnages calculateurs qui sont tournés en dérision, dans un contexte intéressant sur le plan historique.

Note : 4.5/5

L'assommoir

Roman célèbre, ancré dans le milieu ouvrier parisien autant que Germinal l'est dans les mines et La Terre dans la population rurale, qui suit une lavandière - Gervaise - qui après avoir été abandonnée par son mari tombera dans les bras de Coupeau, l'ouvrier. Là encore Zola montre la volonté de réussite de ces personnages, le rêve de Gervaise étant d'ouvrir une boutique. Mais la réussite sera comme toujours gâchée : l'argent gagné mangé en copieux gueuletons, bu de troquets en cabarets, jusqu'à la plus grande misère. Une déchéance glauque dans les vapeurs de l'alcool.
Une écriture maîtrisée de bout en bout par l'auteur mais le lecteur en sort un peu gênée par la dureté de ce roman - dont on comprend qu'il ait pu choquer à l'époque par son absence de pudeur - et la décrépitude des personnages.


Note : 4/5
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  gallo le Ven 26 Déc 2008 - 9:32

Emile ZOLA - L'argent. (1891)
Tome 18 de la série des Rougon-Macquart.
Garnier-Flammarion 1974, 500 pg dont 90 pag introduction et dossier.

Le contexte: La série des Rougon-Macquart est soustitré: Histoire Naturelle et sociale d'une famille sous le second empire et les romans se situent entre 1851 et 1870. Zola, en écrivant L'Argent, s'est inspiré du KRACH de la banque L'Union Générale, fondé en 1878 et qui s'effondre 4 ans plus tard. Il a transposé cette histoire vers 1865 - 1867, année de la grande Exposition Universelle.

Saccard, ancien directeur de banque, veut sortir d'une crise pour regagner sa place à la bourse. S'appuyant sur les projets d'un ingenieur, homme honnête, et avec la publicité de journaux achetés, il fonde la "Banque Universelle" en émettant des actions, de plus en plus d'actions, pour faire monter leur cote à son quintuple et plus. Mais chaque societé dont les actions montent plusieurs fois au-dessus de sa valeur intrinsèque, chaque societé qui spécule sur ses propres actions, est damné de crouler dans un KRACH. Ce qui arrive après quatre ans dans moins d'un mois, ayant pour effet la chûte dans la pauvreté d'un grand nombre de personnes secondaires, figurants pour ainsi dire.

La première phase du roman est une mise en scène de ces figurants, dont Zola esquisse quelques traits de caractère ou quelques donnés de biographie dans un style comprimé et dans une forme énumérative. Une fois tous ces figurants à leurs places, ils tiennent leurs petits rôles jusqu'à la fin. Quel dynamisme dans ce récit, bouillant de petites vies parisiennes, histoire du peuple d'une époque, un récit qui se passe autant dans les ménages privès que dans la salle et les coulisses de la bourse, où Saccard dirige comme un général les mouvements de grandes sommes d'argent. Zola étale les rêves des grands et petits actionnaires trop crédules ou trop cupides, rêves qui vont se cassent par la megalomanie de Saccard et la naiveté de l'ingénieur qui, eux, vont en prison. Mais note positive, si la banque a fait faillite, les plans de l'ingénieur de la construction de chemins de fer, d'une nouvelle ville minière et d'une ligne de paquebots ont tout de même été realisés.

Ma note 4/5.
Gallo
avatar
gallo

Nombre de messages : 2598
Location : Pays-Bas
Date d'inscription : 29/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Emile Zola - Pot Bouille (1882)

Message  cecile le Mar 17 Mar 2009 - 18:10

Tome 10 de la série des Rougon-Macquart
Les classiques de poche - 512 pages

Pot-Bouille signifie "popote" qui désigne familièrement la "cuisine" dans le sens "faire la cuisine".
L'histoire se situe à Paris dans un immeuble bourgeois où la vie des habitants de l'immeuble y est disséquée, mettant en exergue les conditions d'existence difficiles des domestiques et des gens peu fortunés.
Le héros est Gustave Mouret, fils ainé de Marthe Rougon et de François Mouret, les malheureux héros de la "Conquête de Plassans".
Octave arrive de Marseille avec l'espoir de faire fortune dans le commerce. Il trouve un emploi "Au Bohneur des Dames" un magasin tenu par Madame Hédouin. Octave a de nombreuses aventures avec les femmes de l'immeuble, notamment avec Berthe qui a fait un mariage de raison avec Auguste. Ce dernier surprend le couple dans la chambre d'Octave, s'en suit une affaire de famille riche en rebondissements qui précipite la mort de Mr. Josserand le malheureux père de Berthe, ce qui assagit provisoirement Octave, fort à propos d'ailleurs. En effet, Madame Hédouin devenue veuve, et se rendant compte qu'un mari lui serait nécessaire, jette son dévolu sur le jeune homme qui accepte cette bonne aubaine. Le roman se termine par les commentaires acides et réalistes des bonnes de l'immeuble.

J'ai été fort intéressée par ce livre car j'aime beaucoup la peinture sociale de l'époque qui en a été faite. L'exploitation des femmes de basses conditions est bien dénoncée par Zola. La partie finale du roman où la jeune bonne Adèle accouche seule dans sa petite chambre a parait-il été fort critiquée lors de la sortie du roman. C'est vrai que c'est d'un réalisme incroyable pour l'époque, tant part la description que par le jugement que la jeune fille porte sur les hommes.
Les rivalités entre familles plus ou moins nanties, propriétaires ou locataires sont très bien décrites. L'obsession du mariage est également un régal du genre, surtout en ce qui concerne Madame Josserand. On ne peut-être qu'apitoyé par son pauvre mari qui travaille sans relâche jours et nuits sans parvenir à satisfaire son acariâtre épouse.
Ce qui est équitable dans le récit c'est le traitement équivalent des hommes et des femmes. Les hommes ne songent qu'à tromper leurs épouses et ces dernières ne pensent qu'à dépenser leur argent.
C'est un livre qui m'a fort intéressé surtout pour la peinture des charactères et la misère des non nantis de cette époque.
Note : 4,5/5
avatar
cecile

Nombre de messages : 2360
Date d'inscription : 11/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Nana - Emile ZOLA

Message  cecile le Jeu 9 Avr 2009 - 12:37

Nana
Livre de poche
1959
440 pages

Nana est le neuvième récit des "Rougon-Macquart". Paru en 1880, le livre raconte l'histoire de la fille de Gervaise et de Coupeau, dont on a fait la connaissance dans l'Assommoir. Celà se passe également à Paris où Nana qui se prostitue a trouvé un amant généreux lui permettant ainsi de vivre dans un bel appartement. Elle est mère d'un petit garçon Louiset qu'elle a eut à l'âge de seize ans et qui est placé en nourrice. Au moment où débute le roman elle est actrice et interprêtre le rôle de Vénus dans un théâtre parisien. Mais elle n'a aucun talent pour chanter, ni danser, seule sa plastique attire les hommes qui sont nombreux à venir l'applaudir chaque soir. Elle a un admirateur fervant en la personne de Muffat, un homme riche, doté d'un naturel chaste et pieux, mais que Nana rend fou. Tous les hommes d'ailleurs tombent sous son charme bien qu'elle les vole, les pousse à de mauvaises actions et même au suicide. Elle est inconsciente des drames qu'elle provoque, et lorsqu'elle s'en aperçoit elle pleure toutes les larmes de son corps. Elle tombe amoureuse d'un acteur Fontan, mais il la battra et finira par la quitter. Ruinée elle deviendra la maîtresse de Muffat qu'elle asservira. Il acceptera tous ces caprices et lui sacrifiera sa fortune. En pleine gloire elle quittera la France, probablement pour la Russie. Personne ne sachant ce qu'elle est devenue, jusqu'à ce qu'elle regagne la capitale. Ayant perdu toute sa fortune elle doit se contenter de vivre dans un hôtel meublé. Atteinte de la petite vérole, défigurée, elle meurt entourée de femmes, amies ou ennemies qui sont venues, par curiosité, la voir une dernière fois.

Je n'ai pas du tout été passionnée par ce roman. Nana, contrairement à sa mère Gervaise, n'est pas un personnage attachant. Les descriptions des réceptions sont multiples et lassantes. Ses conquêtes par contre ont beaucoup de patience pour supporter caprices, tromperies et ruines. Toute cette histoire est bien longue et un tantinet ennuyeuse.

Note : 2,5/5
avatar
cecile

Nombre de messages : 2360
Date d'inscription : 11/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  lekepi le Mar 2 Juin 2009 - 10:13

La bete humaine de Zola

L'histoire:

17e Rougon-Macquart, les deux themes principaux abordes sont: le monde du chemin de fer et le crime. Toute l'histoire se passe sur la ligne Paris-Le Havre et en fond de chaque histoire, il y a toujours un train qui passe, des tunnels, des feux rouges, Il y a meme une locomotive, appele la Lison qui est un personnage a part entiere...

Roubaud apprend que sa femme a couche avec le president Grandmorin dans sa jeunesse et decide de le tuer dans le train. En parallele, on suit Jacques Lantier, mecanicien aux pulsions meurtrieres au contact des femmes. Tous les personnages sont meles aux crimes. Pas un seul n a vraiment une ame pure a part Cabuche.

Mon avis:

J'aime le cote sombre du roman, les personnages ainsi que les lieux (Croix-de-Maufras). On retrouve un peu la psychologie du meurtrier de Dostoievski, meme si c'est ici tres sommaire: c'est plus un inventaire des types de crimes (passion,pulsion,premeditation,folie) qu'une immersion dans la tete de l assassin. La folie de tous les personnages rend le roman moins realiste que les autres Zola, mais c'est ce qui en fait son charme.

Note: 4/5

lekepi

Nombre de messages : 26
Date d'inscription : 14/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  gallo le Mar 30 Juin 2009 - 17:58

Sur: la Bête Humaine:
Le nom de la locomotive Lison vient probablement de la gare de Lison qui existe en Normandie. J'ai beacoup aimé le moment dramatique de la locomotive surchauffée qui, étant sans machiniste, brûle les gares en ne s'arrêtant plus.

_________________
Gallo
avatar
gallo

Nombre de messages : 2598
Location : Pays-Bas
Date d'inscription : 29/10/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  Mousseline le Ven 7 Aoû 2009 - 5:34

Personne n'a jamais eu envie de lire toute la série dans l'ordre et au fur et à mesure d'aller visiter les lieux où se déroule les histoires ? Il me semble que ça pourrait être sympa. Smile

_________________
Mousseline

Magasin général tome 2 : Serge de Loisel et Tripp et L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May



"Happiness is only real when shared." (Christopher McCandless)
avatar
Mousseline
Admin

Nombre de messages : 4359
Date d'inscription : 24/10/2008

https://sites.google.com/site/lauteursamericains/home

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  cecile le Ven 7 Aoû 2009 - 8:45

Mousseline a écrit:Personne n'a jamais eu envie de lire toute la série dans l'ordre et au fur et à mesure d'aller visiter les lieux où se déroule les histoires ? Il me semble que ça pourrait être sympa. Smile

Je lis la série dans l'ordre mais je suis restée au début de "La terre". M'étant inscrite sur ce forum j'ai cédé à la tentation de lire certains livres dont vous parliez et laché les six Zola qui me restaient.
Celà ne m'était pas venu à l'idée de visiter les lieux où se déroule les histoires, mais de mémoire il me semble que j'en connais déjà pas mal : La Provence, Paris et le nord de la France, pour ne citer qu'eux. Comme je pars en vacances à partir du 16, j'emmènerai "La terre" pour la finir et peut-être "Le rêve" le suivant Rolling Eyes
avatar
cecile

Nombre de messages : 2360
Date d'inscription : 11/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  Bellonzo le Ven 7 Aoû 2009 - 18:29

J'ai lu les Rougon-Macquart dans l'ordre et j'avais vingt ans.C'était une expérience passionnante.Qu'en penserais-je maintenant que j'ai trois fois vingt ans?
avatar
Bellonzo

Nombre de messages : 178
Age : 69
Location : Picardie
Date d'inscription : 26/04/2009

http://eeguab.canalblog.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  Chantal le Ven 7 Aoû 2009 - 20:29

C'est un "truc" que je veux faire depuis des années, mais je n'ai jamais pris le temps de commencer Il y a combien de livres en tout ? (les Rougeon Macquart)
avatar
Chantal

Nombre de messages : 2393
Location : France
Date d'inscription : 22/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  Réaliste-romantique le Sam 8 Aoû 2009 - 1:39

20 volumes. Respectez strictement l'ordre n'est pas obligatoire, mais il y a quand même quelques recommandations:

Commencer par le premier (La fortune des Rougon)
Lire la Curée avant l'Argent
Lire le Ventre de Paris avant La Joie de vivre
Lire L'Assomoir avant Nana
Lire Pot-Bouille avant Au bonheur des Dames
Lire La Terre avant La débâcle
Terminer par le Docteur Pascal

Note qu'ils ne sont pas tous d'intérêt égal. Comme les thèmes sont très variés, certains rejoindront tes intérêt, et d'autres en seront loin. J'ai particulièrement aimé L'assomoir, Nana, La débâcle, Germinal, La terre, La joie de vivre, L'argent, et moins La conquête de Plassans et Son Excellence Eugène Rougon.

Bonne chance, et tiens nous au courant de tes lectures!

_________________
Lectures en cours : Journal d'une survivante (Doris Lessing)
En attente :   
Commentaire en attente :
avatar
Réaliste-romantique

Nombre de messages : 2174
Age : 43
Location : Outaouais, Québec
Date d'inscription : 30/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  cecile le Sam 8 Aoû 2009 - 10:51

Ma liste diffère un peu :
. La fortune des Rougon
. La curée
. Le ventre de Paris
. La conquête de Plassans
. La faute de l'Abbé Mouret
. Son excellence Eugène Rougon
. L'Assomoir
. Une page d'amour
. Nana
. Pot-bouille
. Au bonheur des dames
. La joie de vivre
. Germinal
. L'oeuvre
. La terre
. Le rêve
. La bête humaine
. L'argent
. La débâcle
. Le docteur Pascal
Je l'ai trouvée sur des sites consacrés à Zola.
avatar
cecile

Nombre de messages : 2360
Date d'inscription : 11/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  Chantal le Sam 8 Aoû 2009 - 19:30

Merci pour votre aide, je note. Smile

Je vais attendre que ma biblio r'ouvre ses portes après les congés d'été, pour aller voir ce qu'elle a à me proposer et suivre vos conseils.
avatar
Chantal

Nombre de messages : 2393
Location : France
Date d'inscription : 22/12/2008

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  Ladybug le Dim 9 Aoû 2009 - 7:24

Cécile, je suis impatiente de lire ta critique de la terre.

Des Rougon-Macquart, j'ai lu (dans cet ordre).

Germinal
L'assommoir
Au bonheur des dames
Le ventre de Paris
Pot Bouille
La terre
La bête humaine
La joie de vivre

J'en lis un de temps en temps, à grands intervalles de temps, donc l'ordre pour moi n'a pas trop d'importance. Nana, je n'ai jamais pu accroché et mon préféré reste L'assommoir qui fait encore partie du top 10 de mes livres préférés.

La terre, j'ai eu du mal à le lire tellement les personnages sont soit haineux et antipathiques soit faibles. J'ai trouvé ça sordide, rempli de haine, j'ai eu un sentiment de malaise à plusieurs reprises. Autant on peut sentir chez Zola sa sympathie pour le monde ouvrier autant on sent qu'il n'aime pas du tout le monde paysan, et je me suis demandé s'il était bien objectif... scratch

J'ai été très perturbée à la lecture de La bête humaine, car je ne me souvenais pas de Jacques ce fils de Gervaise, pour moi il n'y avait que Claude et Etienne, je me disais mais comment j'ai pu manquer ce personnage Suspect .J'ai donc feuilleté l'assommoir, à la recherche d'un Jacques, sans succès. Ensuite j'ai fait des recherches sur Internet, où j'ai appris que c'est un personnage que Zola avait ajouté, il a modifié la généalogie des Rougon-Macquart postérieurement à l'écriture de l'assommoir.

Le ventre de Paris, je l'ai lu il y a très longtemps et je ne m'en souviens plus très bien. Je l'ai mis dans ma LAL, j'ai envie de le redécouvrir, je crois me souvenir que tout comme L'assommoir, il est haut en couleur !

_________________
Je lis

avatar
Ladybug

Nombre de messages : 1969
Date d'inscription : 22/05/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  cecile le Dim 9 Aoû 2009 - 9:40

Tout comme toi Ladybug je n'ai pas tellement aimé "NANA" et par contre été enthousiasmé par "L'ASSOMMOIR" mais lorsque j'ai lu "GERMINAL" c'est réellement un grand coup de coeur que j'ai ressenti et pour l'instant il reste mon préféré. "LE VENTRE DE PARIS" m'a aussi beaucoup intéressé, en ce qui concerne "LA TERRE" je n'ai pas encore d'opinion. "AU BONHEUR DES DAMES" n'est pas mal non plus. L'un dont on parle peu "LA CONQUETE DE PLASSANS" est vraiment excellent, je le mettrais aussi dans mes favoris !
avatar
cecile

Nombre de messages : 2360
Date d'inscription : 11/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  cecile le Ven 14 Aoû 2009 - 21:41



La Terre
Emile Zola
Livre de poche
482 pages

Quatrième de couverture :

De retour de la bataille de Solférino, le provençal Jean Macquart s'est installé dans un village de la Beauce où il est devenu le valet du fermier Hourdequin. Mais quoiqu'il s'éprenne bientôt de Françoise, la nièce du vieux père Fouan, Jean reste ici un étranger à la communauté villageoise : car le vrai drame qui va se jouer est celui de la terre que Louis Fouan a décidé de partager entre ses trois enfants.

Jean Macquart est le frère de Gervaise. Dans cette histoire tous les coups sont permis, on vole et tue en toute impunité, les vieux sont maltraités, les jeunes aussi. La terre est très convoitée, et en son nom tous les coups sont permis, pour se l'attribuer ou la conserver. A ce jeu Jean perdra tout, sa femme et sa terre. C'est assez frustrant d'ailleurs de voir qu'il n'y a pas de justice dans ce récit, c'est une histoire aussi cruelle que passionnante.

Note : 4/5
avatar
cecile

Nombre de messages : 2360
Date d'inscription : 11/03/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  DM29 le Sam 9 Jan 2010 - 21:02

Germinal d'Emile ZOLA

567pages

résumé (amazon) : Au XIXe siècle, refusant de subir plus longtemps leurs conditions de travail et d'existence épouvantables, les mineurs du Nord se mettent en grève : c'est le début d'une douloureuse épopée moderne. Engagés dans une lutte féroce pour leur survie, c'est à l'Histoire que ces ouvriers se heurtent : la révolution industrielle, l'" état social " dominé par la bourgeoisie, le fanatisme des premiers anarchistes... Cette révolte désespérée permettra-t-elle d'ébranler l'ordre établi ?

mon avis : Mon premier livre de Zola, je connaissais vaguement l'histoire , je n'ai pas vu le film, donc c'était assez flou tout ça. Mes connaissances sur l'auteur sont quasi inexistantes (à part J'accuse , lu au collège).
Bref , je me lance dans cette lecture, et je me rends vite compte que quand on commence , on ne s'en détache pas, le lire d'une traite me parait difficile parce que le roman est tellement réaliste qu'il en devient oppressant, même en le refermant on pense encore aux personnages. (tout ça dû à l'incroyable travail de recherche de Zola, aux articles découpés, les anecdotes qu'il trouvent dans les journaux, lui servent pour son histoire et pour nous enfermer dans la mine ). La lecture est difficile à certains moments et j'ai été contente de pouvoir lever le nez du livre pour respirer.
J'ai aimé le fait qu'il décortique tous les personnages aussi, pas seulement les mineurs, mais aussi les bourgeois et leur problèmes qui même si à coté de la misère du coron, paraissent ridicules, on comprend quand même Hennebeau dans sa souffrance. Zola a évité le coté larmoyant, notamment avec des personnages forts, marquants, et très différents. (D'ailleurs le nombre des personnages est impressionnant, mais on ne se perd pas, tout est très bien orchestré.)
Enfin, voila un gros coup de coeur , c'est un livre très beau mais vraiment triste, une écriture puissante, et très imagée.

note 5/5 coeur

_________________
study livres lus PAL : 10/47
avatar
DM29

Nombre de messages : 675
Age : 31
Location : Breizh
Date d'inscription : 21/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  Invité le Dim 10 Jan 2010 - 9:00

Contente que tu aies apprécié ta lecture DM29 , pour moi Zola est Le plus grand écrivain. Je ne sais pas si tu les as déjà lus mais je te conseille " Le ventre de Paris" ou " Au bonheur des dames " .

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  Bernard le Lun 11 Jan 2010 - 17:49

Bravo pour la critique DM29. Ton enthousiasme transpire.
Je suis d'accord avec Zozinette, Au bonheur des dames est excellent et beaucoup plus gai.
Moi, les livres de Zola, mis à part ce dernier, me tombent des mains...

B
avatar
Bernard

Nombre de messages : 3674
Age : 73
Location : 94160 Saint-Mandé
Date d'inscription : 28/10/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  DM29 le Lun 11 Jan 2010 - 20:45

Zozinette et Bernarleroux : j'irais jeter un oeil sur ces livres, mais pour l'instant La bête humaine m'attire le plus (je ne sais pas pourquoi), et je pense que ce sera ma prochaine lecture de Zola !

_________________
study livres lus PAL : 10/47
avatar
DM29

Nombre de messages : 675
Age : 31
Location : Breizh
Date d'inscription : 21/06/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  rose le Lun 11 Jan 2010 - 22:54

Belle Critique DM29. Pour moi Germinal représente mon coup de foudre avec la littérature. Tout a commencé avec ce livre, il y a bien longtemps. Je le relis parfois. Je te conseille aussi Nana et Thérèse Raquin

_________________
lecture en cours:

Kafka sur le rivage,Haruki Murakami
avatar
rose

Nombre de messages : 639
Age : 44
Location : Suisse
Date d'inscription : 26/09/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: Emile ZOLA (France)

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 3 1, 2, 3  Suivant

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum