Richard RUSSO (Etats-Unis)

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  Fabienne le Sam 4 Mai 2013 - 17:15

LES SORTILEGES DU CAP COD de Richard RUSSO



Résumé :

Jack Griffin est professeur dans une université du Connecticut. Il traverse une période difficile. Son mariage est sur le point d'éclater et il n'arrive pas à faire le deuil de ses parents.
Le mariage de sa fille, au Cap Cod, où il a tous ses souvenirs de vacances enfant, est l'occasion de retrouvailles en famille.

Critique :

Il s'agit d'un roman plein d'introspection. Jack Griffin n'arrive pas à faire son deuil, ni de ses parents, ni de ses rêves de jeune homme. Il voulait écrire pour le cinéma et se retrouve professeur comme ses parents.
Ce livre est lent à se mettre en place mais c'est nécessaire pour faire la connaissance de Jack et surtout de son père et sa mère, monstres d'égoïsme et d'égocentrisme. On comprend mieux son comportement en voyant la manière dont il a été éduqué. Ses parents s'occupaient tout d'abord d'eux.
Il est curieux également de voir comment on retranscrit à l'âge adulte les mêmes travers que ses parents alors même, qu'on a toujours voulu le contraire !!!
Bref, un roman intimiste et psychologique. Pas beaucoup d'actions mais extrêmement bien écrit, tendre et nostalgique. De nombreuses pointes d'humours également notamment lors de l'évocation du mariage de sa fille.

Ma note : 4/5

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  Lacazavent le Mer 28 Aoû 2013 - 16:13

On m' a prêté Un homme presque parfait et Le déclin de l'empire Whiting.
Question bête il vaut mieux que je commence par lequel ? Very Happy drunken 

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  zeta le Mer 28 Aoû 2013 - 18:49

Pour moi le meilleur des deux est "le déclin ...." mais l'autre n'est pas mal non plus, alors à toi de savoir si tu préfères commencer par le meilleur ou par l'autre
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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  Lacazavent le Mer 28 Aoû 2013 - 19:20

scratch mince le problème se déplace !
Pour le moment je serais plus pour commencer par le moins bon histoire d'être sûr que la suite sera meilleure.
Affaire à suivre, la semaine prochaine (si je trouve du temps) Very Happy    


Merci Zeta king 





Voici la bibliographie wikipédia de Richard Russo :


   1995 : Un homme presque parfait (Nobody's Fool, 1993)
   1998 : Un rôle qui me convient (Straight Man, 1997)
   2002 : Le Déclin de l'empire Whiting (Empire Falls, 2001) (Prix Pulitzer)
   2004 : Le Phare de Monhegan (The Whore's Child and Other Stories, 2002)
   2005 : Quatre saisons à Mohawk (The Risk Pool, 1988)
   2008 : Le Pont des soupirs (Bridge of Sighs, 2007)
   2010 : Les Sortilèges du Cap Cod (That Old Cape Magic, 2009)
   2011 : Mohawk (Mohawk, 1986)
   2013 : Ailleurs (Elsewhere: A Memoir, 2012)


Dernière édition par Lacazavent le Sam 21 Mai 2016 - 12:25, édité 1 fois

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Mohawk - 10/18 - 4,5/5

Message  zeta le Mar 10 Sep 2013 - 9:22

Si j'en crois ce que j'ai lu dans la presse, "Mohawk" est le premier roman de Richard Russo, pas encore traduit et publié en France jusqu'à ces jours. Et la date de parution aux Etats Unis accrédite cette supposition.
C'est assez drôle car Mohawk, par son écriture et sa maîtrise ainsi que par la nostalgie et une sorte d'amertume qu'il dégage fait plutôt penser à un romancier vieillissant qui a perdu ses illusions.
Il y a, pour moi, moins d'humour dans Mohawk que dans les autres romans de cet auteur. Mais tout autant de charme et de finesse psychologique.
Il s'agit comme toujours de gens d'une même famille et de voisins intimes qui se croisent, qui ont un passé commun fait de drames et de petits bonheurs. De héros et d'héroïnes de la vie courante, banale, mais qui, par leur caractère, leurs aspirations à autre chose, leur force et leurs faiblesses sont tout aussi intéressants et charismatiques que des personnages plus prestigieux.
Anne Grouse, avait tout pour réussir une vie éblouissante : la beauté, l'intelligence, un père qui la poussait vers l'excellence, et tant d'amour en elle ... mais tout en portant se sentiment absolu à Dan, le fiancé de sa cousine Diana, elle a épousé Dallas, ce gentil mauvais-garçon dont elle savait pourtant qu'il ne valait pas grand chose, et qu'il ne la comblerait pas. Parce que, dans les romans de Russo, la vie suit en quelque sorte une courbe assez fatale, sous le poids de l'entourage et de la société et que, à Mohawk, empoisonné, pendant toutes les années de l'industrialisation triomphante, par les tanneries qui s'y sont établies, on ne lutte plus guère contre le sort que la vie nous impose. Il faut attendre la maturité, et l'envie d'échapper avant qu'il ne soit trop tard, avant que les enfants soient à leur tour contaminés par ce destin, pour se secouer et se battre. Mais les années passent, le monde change, l'adolescence n'attend plus, elle. Le jeune fils d'Anne, Randall, va démontrer que l'on peut aussi lutter avec sa bonté et son courage, tout de suite, et rattraper les erreurs, les maladresses de ceux qui ont précédé. 
Un Russo précoce dans sa bibliographie, et réussi, reprenant (sans redondance) les thèmes qui sont chers à cet écrivain, des thèmes touchants, profondément humains.
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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  odilette84 le Mer 11 Sep 2013 - 16:10

un rôle qui me convient 

résumé amazon :
Parce qu'il est allergique, William H. Devereaux Jr. abuse des antihistaminiques, il souffre aussi de la prostate. Mais son problème, si l'on peut dire, est infiniment plus vaste. En réalité, rien ne va plus dans la vie de ce professeur de lettres d'une cinquantaine d'années. Auteur, dans sa jeunesse, d'un roman qui a connu un semblant de succès, William Devereaux Jr. ne peut se résoudre à accepter son destin d'enseignant dans la médiocre université de Railton, Pennsylvanie. Ce n'est pas tout : persuadé que sa femme le trompe avec le doyen de l'université, il découvre que l'une de ses filles est sur le point de divorcer et, pire encore, que sa secrétaire va publier un roman chez son propre éditeur. Et puis, signe indéniable que le temps passe, il vient pour la première fois de se faire battre au tennis par sa fille aînée... Sur ce qu'il faut bien nommer la crise de la cinquantaine, Richard Russo a écrit un roman à la fois drôle et désabusé, qui n'est pas sans rappeler ceux de John Updike.

mon commentaire
Je ne sais pas où situer ce roman dans la biblio de l'auteur, il faudrait que je cherche mais je peux dire que j'ai été déçue.
Certes le style est là, les personnages bien présentés, sympathiques, l'humour est au coin de chaque page, toutefois, je me suis ennuyée.
Les atermoiements, les doutes, les questionnements de ce professeur de lettres qui ne trouve finalement son bonheur qu'en emmerdant les autres ... ça va un moment, mais s'il ne se passe rien de plus, certaines situations ont beau être amusantes , voire rocambolesques, on se lasse et ce livre devient bavard.
J'ai sauté des pages entières, et me suis demandée si c'était bien le même homme qui avait écrit "le déclin..." ou "4 saisons à Mohawk"
ma note : 3/5 parce que c'est lui ...

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  zeta le Mer 11 Sep 2013 - 17:30

Je n'avais pas osé le dire quand tu as annoncé que tu lisais ce roman-là Odilette, pour ne pas que tu aies d'idées préconçues avant de commencer, mais de tout les romans de Russo, c'est aussi celui que j'aime le moins (je ne l'ai d'ailleurs pas critiqué, je ne me rappelle plus si je l'ai fini). Allez, on va être indulgente et lui pardonner ce ratage il nous a tellement réjoui dans ses autres ouvrages ....Very Happy
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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  odilette84 le Mer 11 Sep 2013 - 21:14

je suis entièrement d'accord avec toi Zeta !!
même les chouchous ont droit à l'erreur Very Happy

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  Lyreek le Dim 22 Sep 2013 - 16:26



Les sortilèges du Cap Cod - Richard Russo
Quai Voltaire - 320 pages

Jack Griffin est un auteur de scénario qui a quitté Los Angeles pour enseigner l’écriture dans une université de la côte Est. Il est marié depuis 34 ans avec Joy et a une fille Laura. A l’occasion du mariage de Kelsey, la meilleure amie de Laura, Jack et Joy retourne au Cap Cod, là où ils ont passé leur lune de miel, là aussi où Jack a passé tous ces étés lorsqu’il était enfant. Ce week-end sera l’occasion pour Jack de se replonger dans ses souvenirs.

Après mes 2 coups de cœur pour ses précédents romans, il va sans dire que j’ai débuté le roman très confiante et très impatiente de retrouver l’univers de Richard Russo.
Mais cette fois, ça n’a pas été aussi facile. J’ai mis un peu de temps à rentrer dans le roman. Sans doute à cause des nombreux flash-back, qui m’ont empêché de suivre le fil de l’histoire. Au début, j’ai eu un peu de mal à comprendre Jack et Joy, leurs problèmes de couple alors qu’en apparence tout semble aller pour le mieux dans leur vie. J’ai même fait quelques retours en arrière, histoire d’être sure de n’avoir rien raté.
Puis, petit à petit, le charme a opéré. Je me suis attachée aux personnages, comme toujours chez Russo merveilleusement bien décrits.
Et il y a tant de phrases magnifiques sur l’amour, le couple et le temps qui passe. Et bien sur le charme du Cap Cod!
C’est une histoire à la fois banale et originale. Banale parce qu’elle évoque les doutes que tout homme arrivé au milieu de sa vie peut se poser. Originale parce qu’elle est remplie de personnages uniques, notamment les parents de Jack qui sont, et c’est le moins qu’on puisse dire, spéciaux. Et que dire de la soirée de répétition du mariage ? Inoubliable!
Je ne conseillerai pas ce roman pour découvrir Richard Russo (préférez plutôt Le déclin de l’empire Whiting) mais pour les fans, pas d’hésitation, celui-ci est un bon cru.

4/5

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  odilette84 le Dim 22 Sep 2013 - 16:29

joli commentaire !

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  Lyreek le Dim 22 Sep 2013 - 17:02

Merci odilette Embarassed Smile 

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  noemiejardine le Mar 17 Déc 2013 - 9:46

ailleurs


  • Broché: 272 pages
  • Editeur : Quai Voltaire (12 septembre 2013)
  • Collection : Quai Voltaire
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2710369702
  • ISBN-13: 978-2710369707

description de l'ouvrage (amazon)


Peu de temps après la disparition de sa mère, Richard Russo, l'écrivain couronné du prix Pulitzer et auteur
d'une dizaine de romans traduits dans le monde entier, prend la plume pour décrire la vie de cette femme
autoritaire mais fragile qu'il adora autant qu'il la subit. À chaque étape de l'existence de son fils, de son enfance
dans la banlieue industrielle de New York à sa carrière dans les universités américaines, à travers les
différents seuils de son mariage, l'éducation de ses deux filles et les améliorations successives de son niveau
de vie, elle le suivit comme une ombre encombrante et intouchable, ballottée au gré des déménagements
successifs, écartelée entre ses tentatives de préserver un mode de vie qu'elle souhaitait « indépendant » et
les violentes crises nerveuses dont elle était si souvent victime, et qui marquèrent à jamais l'ensemble de
la famille Russo. Ailleurs retrace le déchirant parcours d'un être torturé sa vie durant par un trouble obsessionnel-
compulsif diagnostiqué trop tard, mais constitue, avant tout, la plus belle épitaphe adressée à sa
mère par celui qui, parvenu enfin à la comprendre, fut son unique raison de (sur)vivre.

extrait du prologue (amazon)

Il y a quelques années, sur l'autoroute qui traverse l'État de New York, en passant devant le panneau annonçant la région de Central Leatherstocking, une amie crut lire laughingstock et pensa : «C'est l'endroit d'où Russo doit être originaire.» Et elle avait raison. Je viens de Gloversville, à quelques kilomètres au nord des contreforts des Adirondacks, un endroit dont il est facile de se moquer, sauf quand vous y vivez, comme c'est le cas, aujourd'hui encore, de certains membres de ma famille.
Mais cette ville n'a pas toujours été objet de risée. A son apogée, neuf paires de gants sur dix aux États-Unis y étaient fabriquées. A la fin du XIXe siècle, des artisans de toute l'Europe avaient afflué et produit durant des décennies des gants capables de rivaliser avec ce qui se faisait de mieux n'importe où dans le monde. En ce temps-là, le métier de gantier était régi par une guilde et généralement vous suiviez un apprentissage de deux ou trois ans, comme mon grand-père maternel. Les principaux outils d'un bon coupeur de gants étaient ses yeux, sa connaissance des peaux et son imagination. Ce fut mon grand-père qui m'enseigna les rudiments de cet art (même si je doute qu'il ait employé ce terme) quand il m'expliqua le défi qui consistait à fabriquer un objet aussi fin que beau à partir d'une peau imparfaite. Une fois tannées, mais avant de passer chez le coupeur, les peaux sont roulées, brossées et polies pour obtenir des pièces lisses et uniformes, mais inévitablement il reste quelques imperfections. Le véritable artisan, me fit-il comprendre, contourne ces défauts ou se débrouille pour les incorporer dans les plis naturels ou les coutures du gant. Chaque peau posait un problème dont la résolution exigeait de la créativité. Le travail d'un coupeur ne consistait pas seulement à obtenir un maximum de gants à partir d'une peau, mais de le faire en minimisant ses défauts.
On tannait le cuir à Fulton County en utilisant l'écorce des sapins ciguë déjà avant la Révolution américaine. Gloversville et sa voisine Johnstown produisaient des gants, mais aussi toutes sortes d'objets en cuir : chaussures, manteaux, sacs, fauteuils. Mon grand-père paternel, originaire de Salerne en Italie, ayant entendu parler de cet endroit où un grand nombre d'artisans s'étaient regroupés, se rendit dans le nord de l'État de New York avec l'espoir d'y gagner sa vie en tant que chausseur. De New York, il prit le train pour Albany, au nord, puis il bifurqua vers l'ouest, en direction du hameau de Fonda, au bord du Barge Canal, et là, il suivit la voie ferrée des trains de marchandises vers le nord, jusqu'à Johnstown, où je naquis quelques dizaines d'années plus tard. Savait-il réellement où il allait et à quoi ressemblerait sa nouvelle vie ? Je l'ignore. Parmi les rares objets personnels qu'il avait apportés de l'ancien monde il y avait une cape de soirée.

mon avis:

très beau roman confession. On dévore cette description très réalise d'une relation vraiment pathologique entre une mère et son fils.
On plaint l'enfant, on comprend qu'il n'avait pas les moyens de lutter, mais l'on est plus sévère pour l'homme adulte, marié, père de 2 filles...quoique, à la réflexion, on voit bien que personne n'aurait trouvé d'échappatoire sans dommage collatéraux majeurs.
la culpabilité, difficile de la tenir en laisse....elle pointe le nez toujours, même quand on ne l'attend plus: après la cérémonie des cendres, quand la fille de l'auteur est atteinte d'attaques de panique.
on tente alors de remonte les années, on se morigène de n'avoir pas compris plus tôt.


ce n'est pas vraiment un roman, mais le récit de la relation de Russo avec sa mère....
c'est très prenant, envahissant même....

4/5
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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  zeta le Mar 17 Déc 2013 - 10:48

C'est mon futur cadeau de Noël, Je suis impatiente  Very Happy
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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  Lacazavent le Lun 17 Nov 2014 - 15:24

Quatre saisons à Mohwak de Richard Russo
10:18, Domaine étranger / 602 pages


Quatrième  de couverture :
À se remémorer ses années d'adolescence, c'est tout un monde que raconte ici Ned Hall. Lui que les amis de son père ont toujours appelé «P'tit Sam», afin de le distinguer de l'autre Sam. Lui dont le «paternel» a justement échoué à devenir le plus ordinaire des hommes. À peine marié, n'est-il pas parti faire la guerre en Europe ? Et n'en est-il pas revenu tel un bateau à la dérive ? Le tout pour délaisser femme et enfant, pour errer de bar en bar, pour jouer aux courses avec le peu d'argent gagné sur les chantiers à la belle saison ? Pas un mauvais gars, mais un écervelé, un irresponsable. Alcoolique à ses heures. Quoique si charmeur... Or, voyant sa femme, désespérée de sa désertion conjugale, plonger dans une grave dépression, le père a récupéré son fils. Et voilà P'tit Sam intégré dans une bande de copains peu fréquentables. Le voilà a apprendre à jouer, à voler, à tricher. Et à pêcher la truite aussi. Même s'il lui faudra grandir pour comprendre qu'il a d'abord découvert, ces années-là, le fantastique pouvoir rédempteur de l'amour.


Quelle lecture, entre fresque sociale et chronique familiale, c'est une histoire complexe prenante à souhait parfois légère parfois drôle où la satire est souvent cruelle et la désinvolture qu' apparente.      
Les personnages sont tous hauts en couleurs et terriblement attachant ceux malgré leur très nombreux défauts.
Dommage toutefois que Richard Russo nous resserve certaines des anecdotes quelques centaines de pages plus loin.
Une première rencontre réussi, j'ai hâte de relire cet auteur.


4,5/5

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  Chantal le Sam 6 Déc 2014 - 8:45

LES SORTILEGES DE  CAPE COD :


Pour le résumé de l'histoire, voir celui de Lyreek, plus haut…


Je rejoins l'avis de Lyreek, d'ailleurs. J'ai mis aussi du temps à entrer dans l'histoire. Mais peu à peu, je me suis attachée à l'écriture, je suis entrée dans la vie du principal personnage, et j'ai finalement fini le livre très vite. Ambiance très américaine, des milieux universitaires et intellectuels, et relations difficiles entre mère et fils. L'auteur retrace avec réussite ce moment de vie où on se pose des questions sur son couple, où ses enfants construisent leur vie et vous quittent, et où on perd ses parents en ne sachant pas très bien où disperser leurs cendres, pour tourner la page, et poursuivre autrement.


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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  Lyreek le Lun 12 Oct 2015 - 17:16



Un homme presque parfait - Richard Russo
10/18 - 780 pages

Résumé

Sully est l’anti-héros par excellence. Depuis sa blessure au genou, il est au chômage, en procès pour obtenir une invalidité permanente. Divorcé depuis des années, il ne s’est jamais occupé de son fils Peter, maintenant adulte. Résultat, il ne connait quasiment pas ses petits-enfants. Seule sa logeuse, Miss Beryl, une gentille vieille dame qui vit seule et son meilleur ami Rub, un ouvrier un peu simplet, lui témoigne de l’affection.

Mon avis

Encore un bon roman de Richard Russo, tout à fait dans la lignée des précédents. Peut-être même un peu trop dans la lignée, dirais-je, car il faut bien l’avouer, ses romans se ressemblent. Personnellement, je suis fan du style de Richard Russo, son humour, et son talent pour raconter des évènements somme toutes assez ordinaires et d’en faire quelque chose de passionnant et d’extraordinaire. Alors je ne m’en lasse pas, même s’il est vrai qu’on retrouve de romans en romans les mêmes thèmes et le même style de personnages.

Ici, comme dans le déclin de l’empire Whiting, on retrouve une petite ville américaine en récession. Bath est une ancienne station thermale qui a connu des jours meilleurs. Depuis que les sources se sont taries, elle essaie désespérément de garder son attrait mais souffre de la concurrence de la ville voisine. Dernier projet en date pour attirer les new-yorkais , un grand parc d’attractions sensé amener de l’argent frais et permettre à la ville un nouvel essor économique. Mais encore faut-il convaincre les investisseurs… En attendant, les habitants de cette petite ville désertée vaquent à leurs occupations et se retrouvent Chez Hattie, l’un des derniers restaurants de la ville.

Le point fort de ce livre, comme tous ceux de Richard Russo, ce sont ses personnages parfois originaux , souvent décalés mais toujours profondément humais. Il y a la vieille dame qui parle à son mari décédé depuis 30 ans, le meilleur ami adorable de candeur et de gentillesse, l’ancienne propriétaire du restaurant presque centenaire mais toujours derrière sa caisse enregistreuse et j’en passe. Parmi eux, nous suivons particulièrement Sully, handicapé depuis une vilaine blessure au genou, mais bien décidé à reprendre son travail d’ouvrier même si son patron oublie de le payer une fois sur deux. C’est un personnage très attachant, bien qu’un peu difficile à cerner au début. Il se laisse un peu vivre, garde ses distances avec les autres comme pour les préserver de sa malchance. Profondément marqué par une enfance difficile et un père violent, il s’est volontairement éloigné de son fils. Mais il va heureusement avoir l’occasion de se racheter et de créer une vraie relation non seulement avec son fils mais également avec son petit-fils.

Tout au long des 700 et quelques pages de ce roman, on s’attache à tout ce petit monde et même à la ville de Bath, pourtant peu attrayante au premier abord. Ici, pas de grand évènements, juste la vie quotidienne dans une petite ville américaine d’hommes et de femmes un peu paumés, des gens simples, plutôt en bas de l’échelle sociale. Dit comme ça, ça semble ennuyeux mais je vous assure que ce n’est pas le cas. Car chaque personnage de ce roman mérite d’être connu et j’étais bien triste de les quitter à la fin du livre. Je serais bien restée encore quelques pages en leur compagnie.

Enfin et surtout, Un homme presque parfait est un très beau roman sur l’amour filial et sur la difficulté de créer des liens avec son fils lorsqu’on a pas eu soi-même un père digne de ce nom.

Bref, encore une fois, Richard Russo ne m’a pas déçu et si ce livre n’a pas été le même coup de cœur que celui du déclin de l’Empire Whiting, j’ai tout de même passé un très bon moment à Bath, entourée de ses habitants haut en couleurs.


4/5

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  Chantal le Dim 17 Jan 2016 - 17:17

QUATRE SAISONS À MOWHAWK :
Quai Voltaire- 471 pages.


Je ne referai pas le résumé, vu les nombreux avis précédents.

J'ai obtenu ce livre par l'intermédiaire des passeurs de livres. Un beau livre broché tout neuf. Mais je ne le remettrais pas en circulation, il m'a vraiment trop plu, j'ai envie de le garder pour pouvoir le relire plus tard.


C'est une très belle histoire d'amour entre un fils et son père, bien que ce père en soit un sacré! Very Happy. C'est tellement bien écrit et bien raconté, qu'on partage complètement la vie des différents personnages. Et puis c'est plein d'humour et plein de tendresse et d'émotions, malgré le caractère rude des rapports humains. J'étais bien triste de tourner la dernière page.
Un grand écrivain américain qu'il ne faut pas laisser de côté, un écrivain que je relirai (bien que j'avais moins aimé les sortilèges de cape cod).


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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

Message  Lacazavent le Mer 31 Aoû 2016 - 15:51

Le Déclin de l’ empire Whiting de Richard Russo




Quatrième de couverture :
Bienvenue à Empire Falls, autrefois puissant centre industriel du Maine, à présent livré à la faillite et l'ennui. Miles Roby est gérant d'un snack. Sa femme l'a quitté, leur fille fait sa crise d'adolescence, Max, son père, est un profiteur excentrique, et Mrs Whithing, sa patronne, le tyrannise. Coincé dans cette vie misérable, hanté par le souvenir d'une mère dévouée, Miles veut comprendre.



Deuxième livre que je découvre de Richard Russo, je suis toujours aussi emballée.
On entre petit à petit dans ce roman, les personnages sont nombreux, souvent paumés mais ils sont si attachants.
Il y a beaucoup de charme de tendresse et d’ humour dans l’ écriture de Richard Russo, j’ y ai retrouvé le même ton, la satire et le regard doux-amers portés sur les hommes et les femmes qui peuplent ces histoires.
Mohwak et Empire Falls sont des villes qui se ressemblent ; un univers dans lequel je suis impatiente de replonger.

4,75/5

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A malin, malin et demi

Message  noemiejardine le Sam 11 Nov 2017 - 9:50

A malin, malin et demi

ai adoré cette petite saga de la ville North Bath, New Jersey, baignée dans la canicule.


  • Broché: 624 pages
  • Editeur : Quai Voltaire (24 août 2017)
  • Collection : Quai Voltaire
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2710378116
  • ISBN-13: 978-2710378112


Résumé sur amazon.fr

Douglas Raymer est chef de la police de North Bath, ancienne cité industrielle du New Jersey mal remise de la crise, voisine de la si pimpante Schuyler. Quand Dougie était collégien, sa professeur d'anglais écrivait dans les marges de ses rédactions : "Qui es-tu, Douglas ?". Trente ans plus tard, Raymer n'a pas bougé de Bath et il ne sait toujours pas répondre à la question. Qui est-il ? Dégarni, certes, enclin à l'embonpoint, veuf d'une femme qui s'apprêtait à le quitter. Pour qui ? Voilà une autre question qui torture Raymer. Car depuis la mort accidentelle de Becka, ce policier élu à la tête de son district presque malgré lui vit dans un brouillard, tout juste égayé par la présence de son assistante, la jeune Charice, policière noire fière de son identité. De l'autre côté de la ville, un septuagénaire passe sa retraite sur un tabouret de bar. Sully connaît tout Bath et tout Bath connaît Sully : buveur, fumeur, aussi sarcastique et rusé qu'un vieux loup de mer. Mais comment garder son flegme lorsque résonne encore le diagnostic des cardiologues : "Deux années, grand maximum" ? En regardant, peut-être, les gens passer. Or pour cela, Sully a l'embarras du choix. Il y a Rub, son acolyte bègue ; Carl, le magnat de la ville, qui passe ses nuits devant des films X dans l'espoir de retrouver sa forme d'avant-prostatite. Jerome, le frère jumeau de Charice, maniaque, amoureux de la syntaxe et de sa Mustang rouge. Alice, la femme du maire, qui passe des coups de fil imaginaires depuis un téléphone cassé. Zack, le mari de Ruth, qui collectionne les vieux objets déglingués. Leur fille Janey, menacée par son ancien mari cogneur, à peine sorti de derrière les barreaux. Et puis Rub le chien, qui mordille son pénis en permanence... En quarante-huit heures d'un été torride qui voient - entre autres péripéties - Douglas Raymer s'évanouir au fond d'une tombe, un bâtiment du centre-ville s'écrouler mystérieusement et un cobra s'échapper d'un élevage clandestin, tout ce petit monde à la dérive va se retrouver bouleversé. De courses-poursuites en confessions, de bagarres en révélations, Raymer, Charice, Sully et les autres vont apprendre à affronter les grandes misères de leurs petites existences. Avec la virtuosité qu'on lui connaît, l'auteur du Déclin de l'Empire Whiting revient au roman pur dans cette symphonie humaine féroce et déjantée qui tient autant de Philip Roth que de David Lodge. Fidèle à la ville de North Bath, Russo pose sur ses habitants un regard caustique mais jamais perfide, qui déshabille la sexualité des uns, les frustrations des autres, et place toujours une lumière au bout du tunnel.

Mon avis, cette petite fresque villageoise plaire à tous les fans de Russo.
Ce chef de police habité par le doute quant à sa valeur personnelle, c'est poignant et tellement juste...


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noemiejardine

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Re: Richard RUSSO (Etats-Unis)

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