Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

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Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Calepin le Ven 5 Déc 2008 - 0:16

De : Cryssilda_ (Message d'origine) Envoyé : 2003-02-07 16:29

Oscar et la dame rose - Eric-Emmanuel Schmitt

L'histoire : Un petit garçon condamé écrit chaque jour à Dieu et lui révèle sa vision de la vie, de la maladie, des années qui passent, de la difficulté de vieillir.

Je suis toute chamboulée par ce livre... snif.. J'ai rien à dire, c'est un roman épatant. Tragique mais avec plein d'humour, plein de sagesse, d'humilité, d'amour, d'espoir...

Ma note : 5/5



De : La Fillasse Envoyé : 2003-03-18 21:18

Lorsque j’étais une œuvre d’art

Malheureux de passer inaperçu depuis son adolescence, un homme se rend au pied d’une falaise pour s’y suicider. Alors qu’il allait se jeter dans le vide, un artiste excentrique lui propose de devenir une œuvre d’art en échange de son humanité. Pour exister dans le regard des autres, ce dernier ne devient pas seulement une bête de cirque, il se transforme littéralement en objet. Un objet, une œuvre d’art convoitée et admirée par la planète entière!

J’ai vu dans ce roman un peu fou une terrible critique sociale. Une pensée toute spéciale m’a traversé l’esprit pour le pauvre Michael Jakson et pour toutes ces stars d’Hollywood siliconées. Vaut-il mieux devenir un objet désiré ou demeurer un homme « ordinaire » mais libre d’aimer et d’agir? Schmitt se demande, vers la fin du roman, où est la limite entre l’humanité et l’œuvre d’art. Je serais tentée d’établir un parallèle avec ces artistes devenus de véritables produits culturels. Perdent-ils leur humanité, leur âme? Où est la limite à ne pas franchir?

Note : 4.5/5



De : La Fillasse Envoyé : 2003-03-19 21:41

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Premier roman d’une trilogie consacrée à différentes religions où se développe une relation particulière entre un gamin juif et un vieil homme arabe.

Absolument délicieux! Je vais, de ce pas, lire les autres romans où Schmitt traite du bouddhisme et du christianisme. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis portée à comparer ce roman, dans le style d’écriture, à Tsubaki ou Soie. Court, simple et profond à la fois.

Note : 5/5




De : marie2040 Envoyé : 2003-03-30 15:46

Oscar et la dame rose

J'ai découvert Oscar et la dame rose ce week end,on me l'a prêté vendredi avant mon départ pour Paris. Il se lit avec le coeur,on palpe le message car il y en a un dans ce roman.Le sujet est grave,c'est une lettre ouverte à l'amour.

"Il s'est éteint ce matin, il a fait ça sans nous, il voulait nous éviter la violence de le voir disparaitre. C'était lui en fait qui veillait sur nous"

Mousseline ,c'est un livre que je vais relire car j'ai encore beaucoup de chose à en apprendre (Dis moi ce que tu lis ......ce que tu relis)

Note :5/5



De : Mousseliine Envoyé : 2003-03-31 20:34

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Un jeune adolescent d'origine juive se lie d'amitié avec un vieil épicier arabe. Momo a été abandonné par sa mère quand il était bébé et son père s'est plus ou moins occupé de lui. Avant de connaître Monsieur Ibrahim, Momo était révolté.

Un chef-d'oeuvre!!! C'est beau à en pleurer! Quelle belle histoire! c'est presque trop beau. Ce livre m'a fait vivre des émotions très très intenses. L'écriture est magnifique. Le seul hic...c'est court, très court, beaucoup trop court.

Note : 5/5



De : 5859Chouette Envoyé : 2003-04-06 14:12

Oscar et la dame rose

Je l'ai tellement attendu ce bouquin de la bibliothèque que je n'y croyais plus ! Alors autant vous dire que quand on a de telles attentes envers un bouquin, il a intéret à être à la hauteur ! Et il l'a été !!!

C'est un conte bouleversant, philosophique, métaphysique sur la souffrance et la lâcheté. Ceux et celles qui commencent à me connaître ne s'étonneront donc pas que ce sont des thèmes qui me touchent. Mais le nec plus ultra c'est qu'Oscar est drôle, décapant et qu'il déclenche une formidable envie de vie ! Un sujet grave traité avec pudeur, sans pathos, en mêlant les larmes aux rires. C'est le genre de livre où il faut absolument se retenir, ne pas le dévorer pour en apprécier le style. A lire et à relire !

Note: 5/5



De : Cryssilda_ Envoyé : 2003-04-09 03:53

Variations énigmatiques de Eric-Emmanuel Schmitt

L'histoire raconte une interview entre un écrivain reclus sur un île et un interviewer un peu audacieux... et je ne peux pas vous en dire plus pour ne pas dévoiler l'intrigue...

Ce livre est avant tout une réféxion sur l'amour, sur les divers visages de l'amour, sur les différentes façons d'aimer... sur l'illusion en amour, sur le rôle de l'amour.

Ma note 3.5/5 (oui j'ai beaucoup moins aimé que Oscar)



De : la-grande Envoyé : 2003-07-14 10:37

Milarepa

Le premier de la trilogie de Schmitt sur 3 grands courants religieux - le bouddhisme, l'Islam et le christianisme. Dans Milarepa, Simon rêve à chaque nuit qu'il est la réincanation de Milarepa, un célèbre ermite tibétain qui détestait son neveu. Simon nous raconte l'histoire de ces 2 hommes jusqu'à confondre leur identité à la sienne. Un tout petit petit livre plein de la philosphie bouddhiste.

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Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

- Un jeune juif vivant seul avec son père, qui s'en occupe pas, rencontre monsieur Ibrahim qui tient l'épicerie du quartier. Monsieur Ibrahim, qui est musulman, fera connaître certains principes du Coran à Momo et il finira par l'adopter... Momo ayant été abandonné par son père. Ce livre ne parle pas tant de religion mais de grandes lignes de vie... c'est un livre magnifique.

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Oscar et la dame rose

Un petit garçon, en phase terminale de leucémie, fait la rencontre de Mamie-Rose, une bénévole, qui lui fera connaître Dieu... ils passeront 12 jours ensemble - les 12 derniers jours de la vie d'Oscar... Mamie Rose lui fera aussi connaître l'amour et la vie... un livre superbe plein d'émotions qui, peu importe nos croyances (ou non croyance) religieuse fait réfléchir... Et puis Oscar est tellement merveilleux... le genre de personnage d'enfant comme je les aime!

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Je donne 5/5 à ces 3 livres qui peu importe qu'on les lise dans l'ordre ou dans le désordre ont tous quelque chose à nous apprendre sur le sens de la vie, la mort, la réalité, le rêve, etc... Je les ai lu en rafale et je vais les relire éventuellement afin de mieux en saisir le sens et les subtilités. Ce sont tous des livres très courts mais très très beaux et plein de sens...




De : Mousseliine Envoyé : 2003-07-27 20:03

L'évangile selon Pilate

Le titre porte bien son nom si on oublie le prologue, 109 pages, où là l'auteur parle la vie de Jésus qu'on appelle Yéchoua. La vie de Jésus mais surtout ses sentiments, peurs, doutes, interrogations réinventée par Eric-Emmanuel Schmitt. La deuxième partie, qui est la plus intéressante, c'est Pilate qui essaie à tout prix de trouver une explication logique à la résurrection de Yéchoua... il est trop rationnel pour croire!

C'est un roman qui m'a fait beaucoup, beaucoup rire. Eric-Emmanuel Schmitt a un humour irrésistible. Pour ma part ce livre c'est l'humour avant tout! Le sujet en tant que tel m'a plus ou moins intéressée sinon pour le contexte historique mais qui est peu présent. On peut le voir comme une sorte de roman philosophique qui remet en question le nouveau-testament. A vingt ans j'aurais trippé sur cet aspect du livre car je me posais plein de questions sur la religion mais plus maintenant.

J'aime beaucoup l'écriture de Eric-Emmanuel Schmitt: simple, légère, aérée, directe, sans fioritures et mots superflus. Je vous cite un court extrait mais en fait j'ai souligné plusieurs idées des plus inspirantes. Je vois Eric-Emmanuel Schmitt comme un auteur philosophique plutôt que poétique. Ce ne sont pas les beaux mots qui priment ici mais les réflexions intellectuelles de l'auteur. Un auteur intelligent qui a des choses intelligentes à dire.

Epouser un pays, ses particularités, c'est épouser ce qu'il a de petit. S'en tenir à sa terre, c'est ramper. Je veux me redresser. Ce qui m'intéresse dans les hommes, ce n'est pas ce qu'ils ont de romain, c'est ce qu'ils pourraient avoir de beau, de généreux, de juste, de commun, ce qu'ils peuvent inventer qui rendrait le monde meilleur et habitable. Un auteur certainement à découvrir mais je vous suggère plutôt de lire Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran.

Note : 3,75/5



De : Mousseliine Envoyé : 2003-09-16 22:59

Oscar et la dame en rose

Oscar est un petit garçon de 10 ans qui est atteint de leucémie, il est à l'hôpital. Durant douze jours il écrit une lettre à Dieu. À chaque jour, il vieillit de dix ans. Dans ses lettres, il parle de sa grande amie Mamie-Rose, de la vie, du sens de la souffrance, de la mort, des parents qui ne savent pas comment prendre la mort de leur petit garçon et etc... C'est une sorte de philosophie de la vie.

C'est un très bon livre mais j'ai moins aimé que Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran. Probablement parce que le plaisir de la nouveauté est passé. Les deux livres se ressemblent beaucoup alors c'est quelque peu lassant à la longue. Sinon Erich-Emmanuel Schmitt écrit très bien et il raconte de jolies choses. C'est souvent très drôle.

Si je m'intéresse à ce que pensent les cons, je n'aurai plus de temps pour ce que pensent les gens intelligents. Je vous suggère certainement de lire un des livres du Cycle de L'Invisible, au moins un. Pour ma part je ne lirai pas le troisième, ça me suffit. Je lirai plutôt une pièce de l'auteur et après j'en aurai sans doûte terminé avec Erich-Emmanuel Schmitt... Ça m'a fait plaisir de le connaître mais je ne le conserve pas dans la liste de mes auteurs favoris.

Note : 4/5
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Calepin le Ven 5 Déc 2008 - 0:18

De : melodie74 Envoyé : 2003-11-05 14:50

Oscar et la dame en rose
(2002) 100 pages

Une amie m'a passé Oscar la semaine dernière...J'avais bien sûr entendu parler de Eric-Emmanuel Schmitt mais je n'avais jamais rien lu. J'ai adoré et maintenant, je veux TOUT lire. Je ne sais pas si j'ai commencé par le meilleur, j'espère ne pas être déçue par les autres, mais celui-là...ouf, c'est quelque chose!

Oscar est si jeune et pourtant, il a tellement à nous apprendre. C'est quand même assez rare de lire un livre tragique mais qui est drôle, très drôle...Je ne rendrai pas ce livre à ma copine tout de suite, je veux le relire.

Note : 5/5



De : Claarabel Envoyé : 2004-05-02 15:08

L'enfant de Noé

Bravo maestro !
Monsieur Schmitt est un maestro dans l'art de raconter de merveilleuses rencontres entre un enfant et un adulte car souvent naît un subtil et délicat apprentissage : l'amitié, l'amour et comprendre l'autre en sont les pièces maitresses."L'enfant de Noé" ne déroge pas à la règle. L'histoire se passe en Belgique, dans les années 40. Joseph est juif, ses parents et lui doivent se cacher. Mais à huit ans, que comprendre de la guerre, des rafles nazies, de l'antisémitisme?... Qu'est-ce qu'être juif, chrétien.. ???

Joseph fait la rencontre du père Pons qui l'abrite dans sa Villa Jaune, une pension catholique, lui l'enfant juif. Et le jeune garçon va très vite découvrir le secret du père Pons. Tous les deux vont tisser une très belle amitié, une très belle histoire d'amour. L'un apprend à l'autre l'essentiel pour sa survie: apprendre à être juif, perpétuer le souvenir et préserver les traditions. Pas facile à huit ans... Surtout si l'on se sent ébloui par le seigneur, par l'église catholique et par les anges qui chantent dans les chapelles. "L'enfant de Noé" reprend le thème de Noé et de l'arche. Il a suffi d'un homme pour sauver l'espèce animale. Entre le père Pons et Joseph, il a suffi d'un homme et d'un enfant pour cultiver le présent afin de préparer l'avenir. Pour ne jamais oublier.

Formidablement écrit, ce roman s'écrit à travers les yeux d'un enfant. Les personnages sont brossés de manière souriante, les événements de l'Histoire sont relatés de-ci, de-là, histoire de ne pas oublier le cadre de fond. Toutefois l'enfant vit une vie d'enfant dans un pensionnnat rempli d'enfants. Il fait la connaissance d'un meilleur copain, Rudy, lui aussi juif. Il en veut à ses parents d'être juifs et d'être devenus lâches à devoir se cacher. Bref, Joseph est un petit garçon intelligent et lucide. Aux heures graves, il saisit l'importance de la situation et fait face aux bouleversements...

"L'enfant de Noé" est à vivement recommander. Ce court roman d'Eric-Emmanuel Schmitt est bouleversant, innocent, frais et solennel. Comme souvent dans les romans de l'auteur, l'histoire délivre une émouvante leçon de vie à retenir: "Une religion n'est ni vraie ni fausse, elle propose une façon de vivre."

Note : 4.5 / 5



De : freakygreen Envoyé : 2004-08-16 19:00

La part de l'autre

Résumé 4e de couverture:

« 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si l’École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artistes? Cette minute-là aurait changé le court d’une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde… »

La part de l'autre est le premier livre d'Eric-Emmanuel Schmitt que je lit... et je ne crois pasque je m'en tiendrai à celui-là !! C'est un livre très songé et je l'ai bien aimée...

Note : 5/5



De : Venusia Envoyé : 2004-09-21 08:35

Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran

Je n'ai pas aimé du tout. Cette histoire d'une relation entre un vieil homme sage et un enfant mal-aimé, c'est tellement cliché. Et encore plus parce que l'un est musulman et l'autre (à peine) juif. Je ne connait pas du tout l'islam, alors il se peut qu'il y ait de la symbolique traitant des préceptes du coran qui m'échappe, mais j'ai trouvé le traitement du sujet tellement superficiel! 75 pages de texte, écrit en gros caractères comme dans les romans jeunesse, ça donne à peine un esquisse de l'histoire, qui aurait méritée d'être approfondie. Grande déception.

Note: 2.5/5



De : freakygreen Envoyé : 2004-11-04 19:43

Oscar et la dame rose

je crois que vous en avez assez parler alors je vais tout simplement donner ma note

Note : 5/5 (si je pourrais donner 10 je le ferais)



De : grenouille Envoyé : 2004-12-12 08:31

Lorsque j'étais une oeuvre d'art

Voici mon ordre de préférence des livres de Schmitt que je connais :
- Lorsque j'étais une oeuvre d'art : 4,5
- Oscar et la dame en rose : 4
- Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran : 3,5
- L'évangile selon Pilate : 3,5
- Milarepa : 2

Je n'ai pas réussi à entrer dans le dernier (Milarepa) et il y a certainement des choses qui m'ont heurtées.. Je ne m'y connais pas trop en bouddhisme et je manquais de clés pour comprendre (punition, ...) j'en garde le souvenir de quelque chose de dur et de complexe (plusieurs histoires en même temps).

J'ai trouvé l'évangile très original même si certains passages m'ont demandé un effort. Globalement l'idée est bonne et donne de bons éléments de réflexion sur l'idée "jésus", humaine, au delà d'une dimension magico-mystique...

Monsieur Ibrahim se lit très facilement, voyage, quête affective.. moins original mais plaisant.

Oscar : même s'il y a quelques facilités dans l'histoire (forcément on sort son mouchoir à la fin....) j'imagine que le but n'est pas de coller à la vérité des personnages, à leur réalisme mais plutôt de faire réfléchir sur le sens de la vie... Pour ça c'est pas mal.

Lorque j'étais une oeuvre d'art : je viens de le finir donc je ne suis peut-être pas objective. Le début a mis du temps à m'accrocher mais j'ai fini par le lire d'une traite. L'histoire est attachante et permet de croiser des réflexions sur ce qu'est l'art, le marché de l'art, la bêtise et le snobisme inculte (qui désigne pour art ce qui fait mouvement et médias), la manipulation, la vanité, la condition humaine, l'interprétation de sa vie par l'homme et son aveuglement à lui-même. Tazio le héros, dont on n'a jamais vraiment de description, nous offre son point de vue sur sa vie de raté et il réussit à nous convaincre.Un des intérêts du livre est de découvrir en même temps que lui le pan de sa vie qu'il ne voyait pas (à quel point on peut se tromper, se faire du mal...) et qui a entraîné sa chute, sa déshumanisation. Sans tomber dans la plaidoirie facile sur ce qui différencie un homme d'un objet, l'auteur parvient à semer quelques graines qui prêtent à penser. Et puis il y a quelques biens jolies phrases...
"Puisque les gens assimilent ce dont on parle à ce qui vaut, il fait parler de lui pour qu'on ne doute plus de sa valeur." "La gloire va mieux aux morts, c'est un vêtement d'emprunt, elle rend les vivants ridicules""Ce matin, pour la première fois, j'avais l'impression d'avoir mon rôle, moi aussi. Des êtres avaient besoin de moi, des vivants comme des morts. Qu'ai-je d'irremplaçable? Ca. Mes pensées. Mes soucis. Mes attachements. Mes amours".
C'est un livre qui m'a fait du bien.. .



De : Sandriine_1616 Envoyé : 2005-02-11 08:50

Le libertin
158 pages
(pour ma part, je l'ai lu en Albin Michel, je ne sais pas si il est déjà édité en poche)

Résumé :
Diderot se voit contraint d'écrire (en très peu de temps) l'article portant sur La Morale pour sa célèbre Encyclopédie. Tout le temps dérangé, il écrit , se contredit, se fais séduire ,se fait avoir,... Plus les femmes passent et plus il se contredit et s'empêtre dans cet article.

Mon avis:
Un vrai coup de coeur. J'ai beaucoup aimé l'humour de ce livre.Ce pauvre Diderot tiraillé de toutes parts et essayant de s'en sortir m'a fait rire et sourire .

Ma note : 4.5/5
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Calepin le Ven 5 Déc 2008 - 0:36

De : Cryssilda_ Envoyé : 2005-03-12 05:41

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran d'Eric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel, 85 pages

L'histoire : Moïse, adolescent juif, vit seul avec son père dans la rue Bleue. Tous les jours il se rend à l'épicerie de sa rue pour faire ses quelques courses, chez "l'Arabe" comme on dit; et c'est là qu'il rencontre Monsieur Ibrahim.

Ce livre est dans la même lignée qu'Oscar et la dame rose et l'Enfant de Noé. Une histoire très courte, à la limite de la fable. Cette fois Eric-Emmanuel Schmitt s'en prend aux rivalités et aux préjugés entre Musulmans et Juifs, en montrant tout simplement qu'il ne serait pas très difficile finalement que tout se passe bien avec plus de tolérance de chaque côté. C'est aussi une belle d'histoire d'amitié / d'amour entre Momo et Monsieur Ibrahim, ce dernier va redonner de l'espoir à Moïse qui ne faisait plus confiance à ce monde qui semblait s'acharner contre lui.

Ma note : 4/5



De : Cryssilda_ Envoyé : 2005-04-03 14:29

La part de l'autre d'Eric-Emmanuel Schmitt
Edtions Livre de poche, 503 pages

Dans ce roman, Eric-Emmanuel Schmitt fait un prallèle entre la vie d'Hitler et celle qu'il aurait pu avoir s'il avait été accepté aux Beaux Arts et s'il avait fait d'autre choix dans la vie.

C'est un roman très dérangeant, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas un roman agréable à lire. J'avais peur que l'auteur s'emmèle les pinceaux à force de jongler entre un personnage et l'autre (car le livre altèrne les passages sur l'un et l'autre), mais finalement il s'en sort très bien. On voit qu'EES a fait un énorme travail de recherche avant d'écrire.

Ma note : 4/5



De : Livrovore Envoyé : 2005-04-12 08:31

Oscar et la Dame Rose: 5/5
Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran : 5/5
Lorsque j'étais une oeuvre d'art : 4/5
Milarepa : 1,5 /5

Comme vous pouvez le remarquer, j'ai A-DO-RE les 3 premiers que je cite ci-dessus, je me suis prise d'amour pour cet auteur, disant haut et fort que c'était un de mes auteurs préférés... et puis j'ai lu Milarepa , et j'ai été bien déçue... hyper rapide à lire, et on reste sur sa faim... Du coup pour le moment j'ai arrêté d'acheter les romans de Schmitt, mais peut-être que je reprendrai...un de ces jours... quand j'aurai digéré cette déception...



De : Cryssilda_ Envoyé : 2005-04-16 18:47

Milarepa de Eric-Emmanuel Schmitt
Edtions Albin Michel, 64 pages

Dans ce premier "tome" de son Cycle de l'invisible, Eric-Emmanuel Schmitt s'attaque au Bouddhisme. Simon, le narrateur, est la réincarnation de l'oncle de Milarepa, un érmite tibéthain, qu'il déteste depuis toujours. Afin de se débarasser de cette haine, il doit raconter son histoire 100.000 fois au cours de ses différentes vies.

Ce livre est un joli conte qui se veut une réflexion sur la vie. Le thème de ce livre se résume en cette question : Est-on ce que l'on a ?

Note : 4/5



De : lalyre7032 Envoyé : 2005-04-20 13:37

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

J'ai vraiment aimé ce livre ou l'amitié,la fraîcheur et l'humour m'ont fait rêver à un monde meilleur. Petit par son nombre de pages mais grand par le style.

Note : 4,5/5



De : Cryssilda_ Envoyé : 2005-04-22 17:09

La secte des égoïstes d'Eric-Emmanuel Schmitt
Editions Livre de poche, 125 pages

Un étudiant, las de passer son temps dans ses recherches, redécouvre un philosophe oublié, fondateur en son temps de la secte des égoïstes (au sens philo du terme).

Un très bon Eric-Emmanuel Schmitt ! J'ai beaucoup aimé ses personnages à la frontière de la folie (quand on croit sur comme fer, qu'on est dieu...). Comme quoi, de Folie à Philo, ben y'a qu'un pas à faire !! Je ne peux pas en dire plus, il faut le lire.

Note : 4,5/5



De : 2186Elfe Envoyé : 2005-06-21 09:48

Oscar et la dame Rose

Ce livre m'a beaucoup touché. Je ne vais pas vous en faire le résumé, puisqu'il a déjà été fait auparavant. Ce que j'ai le plus apprécié dans ce roman ,c'est qu'Oscar réussit par le biais de mamie rose à vivre une vie quasi normale. Dans les 12 derniers jours de sa vie, chaque jour représente 10 ans et chaque événement qu'il vit pourrait être un événement réel. A la fin, il est comme fatigué de la vie non pas à cause de la maladie mais par ^la satisfaction d'avoir tout vêcu . Très très beau message.

Ma note: 5/5



De : odilette84 Envoyé : 2005-06-23 06:35

LA PART DE L'AUTRE de E.E. Schmitt
livre de poche 503p

Je ne vais pas résumer l'histoire car cela a été fait précédemment.

voici donc ma critique :
Ce livre est resté plusieurs semaines sur ma table de chevet. Je le regardais sans envie...un roman sur Hitler ? pas mon truc... Et puis un jour, je me suis lancée...et ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais ! La narration alternée des deux destins facilitait la lecture.

J'ai eu l'impression de découvrir l'Histoire de "l'intérieur"... (suis-je claire ?) Généralement, la 2ème guerre mondiale est racontée du point de vue de ceux qui souffrent. Là, on voit un homme assez banal au départ, mûrir et devenir le dictateur, l'homme malade que l'on connait. On découvre son cheminement intellectuel, son intimité. (Attention ! il ne nous devient jamais sympathique !!). On fait de l'histoire.Rien n'est laissé au hasard. Avec Adolphe H. on imagine une vie où la guerre de 39-45 n'aurait pas existé. Le héros est un homme attachant, un artiste. C'est LE roman du livre.Tout est imaginé. Mes passages préférés sont la thérapie chez Freud et la rencontre avec Onze-heures-trente.

Le "journal" du livre à la fin du roman est très intéressant et très important pour comprendre la démarche de l'auteur. Il témoigne de ses recherches et de la difficulté morale de l'écriture d'un tel livre. Ce livre m'a plus appris que bien des cours d'histoire.

ma note : 4/5



De : Lhisbei Envoyé : 2005-09-10 06:45

La part de l'autre
Le Livre de Poche – 503 pages

Quatrième de couverture
« 8 octobre 1908 : Adolf Hitler recalé. Que se serait-il passé si L'École des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ? Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d'artiste ? Cette minute-là aurait changé le cours d'une vie, celle du jeune, timide et passionné Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde... »
Eric-Emmanuel Schmitt tente de donner une réponse à cette question en imaginant la vie qu’aurai eu Adolf Hitler et en la mettant en parallèle avec celle du Hitler que nous connaissons.

Mon avis
C’est un roman dérangeant car il remets certaines choses en perspective. D’abord il nous fait comprendre qu’Adolf Hitler était avant toute chose un être humain, blessé, avant de devenir le monstre que nous connaissons. Ce qui ne l’excuse pas d’avoir fait ce qu’il a fait bien évidemment. « Etre un monstre » est une étiquette facile à poser. Et pratique aussi car cela explique tout, l’horreur, le meurtre…. Un monstre n’agit pas comme un être humain, n’est pas un être humain. Nier l’humanité d’un homme aussi monstrueux qu’il soit est une attitude dangereuse parce qu’on oublie que si un personne a pu faire ce qu’Hitler a fait un autre être humain peut le faire aussi. L’homme peut être très dangereux. Ce n’est pas le monstre le danger mais l’homme qui se cache derrière lui. Et en oubliant cela les hommes peuvent être amenés à répéter la même erreur à savoir être aveugle et soutenir un homme qui se révèlera monstrueux ensuite. Ensuite il nous montre la folie d’un homme et de tous les autres qui le suivent, l’appuient, l’épaulent. Il nous montre aussi quelles abominations furent commises sous le régime nazi. Et ce rappel de l’histoire n’est pas des plus agréables à lire. Eric-Emmanuel Schmitt appuie là où ça fait mal. Mais nous ne devons pas oublier car l’oubli peut permettre la répétition. Et il nous montre aussi ce qu’aurait pu être la seconde moitié du 20eme siècle si il n’y avait pas eu Hitler. Et ça donne le vertige.

La Part de l’autre est à la fois un roman historique, une uchronie et un roman philosophique. La lecture est difficile à cause du sujet abordé. Mais une fois la première page tournée je n’ai pas pu m’arrêter, il me fallait connaître la suite, suivre le « Et si » jusqu’au bout, jusqu’au bout de l’horreur avec Hitler et jusqu’au bout de l’étonnement avec Adolf H. Eric-Emmanuel Schmitt a une sacré plume et du courage à revendre pour avoir écrit ce roman. Son journal, qui figure à la suite du roman, nous en apprend beaucoup sur son état d’esprit, sur les difficultés et les moments de bonheur qu’il a connu en écrivant ce livre. Au final j’ai aimé ce livre même si il m’a chamboulé pendant un certains temps.

Note : 5/5 et encore il mérite plus que ça



De : Arti77772 Envoyé : 2005-10-12 06:02

Ma Vie Avec Mozart de Eric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel

Déception.... Pourtant l'idée de départ était jolie. A quinze ans, EES souffre d'une grosse depression et songe au suicide. Il est "sauvé" un soir en assistant par hasard aux repetitions des Noces de Figaro, de Wolfgang Amadeus Mozart. L'air de la Contesse le bouleverse, et lui redonne espoir et gout à la vie.

En verité, si on lit ça : A quinze ans, j’étais fatigué de vivre. Sans doute faut-il être si jeune pour se sentir si vieux... Violents, mes quinze ans, rudes. Je crus avoir pénétré le sens de la vie : la mort. Si la mort s’avérait le sens de la vie, alors la vie n’avait plus de sens. Un jour, Mozart m’a envoyé sa musique. La musique panse notre inquiétude fondamentale : que faisons nous sur terre, avec ce corps friable et cette pensée bornée ? Apaisante, tout entière dévouée à la célébration de l’être, elle nous arrache à la tentation du vide et nous remet sur le chemin de la vie. Dire « j’aime Mozart », c’est se mettre nu et avouer qu’au fond de son âme, les autres peuvent encore percevoir un enfant, une joie, une allégresse. Dire « j’aime Mozart », c’est crier qu’on veut rire, jouer, courir, rouler dans l’herbe, embrasser le ciel, caresser les roses, Mozart, c’est la vitalité, les jambes rapides, le cœur qui bat, les oreilles qui bourdonnent, le soleil qui pose son étreinte chaude sur notre épaule, le lin de la chemise qui frôle le sein, la merveille de vivre. Je suis passé dans le parti de la vie. Il faut du temps pour être simple. Petite Musique de nuit ? Non, Grande Musique de Lumière…

On a lu le livre ! Et puis la derniere page m'a fait glousser, ce qui n'etait sans doute pas l'effet escompté :

Un jour, je m'eteindrai à mon tour. Qu'est ce que tu me conseilles comme musique, pour ce moment là ? Jette un oeil dans ton repertoire, s'il te plait, et fais moi une suggestion. Je ne souhaite ni un air triste, ni un morceau pompeux, je me demande bien ce qui conviendrait.

EES nous dévoile tout cela sur 160 pages (ecrit tres gros) et en s'adressant directement à Mozart, ses propos sonnent bizarrement creux, voire baclés, on a l'impression qu'il n'a rien "creusé". Ce livre manque singulierement d'emotion. Pourtant, je suis une fan absolue de Mozart, je l'ecoute en boucle, et le deuxième prénom de mon fils, c'est Amadeus. Mais EES n'a pas reussi à m'émouvoir à travers cet etrange deballage qui reste trop superficiel pour moi. Peut etre suis je passée à coté de ce livre ? Sans doute.

Ma note : 2/5
5/5 pour le CD vendu avec le livre



De : doriane99 Envoyé : 2005-10-12 15:55

Lorsque j'étais une oeuvre d'art

Tazio, jeune homme au physique ingrat écrasé par la beauté de ses frères et leur grande popularité décide de se suicider. Il est sauvé in extremis par un artiste excentrique Zeus-Peter Lama qui lui fait une étrange proposition... Il lui offre de devenir une "oeuvre d'art" surpassant ainsi la popularité de ses frères enviés. Mais peut-on effacer si facilement l'humanité ?

Mon avis :
Une réflexion sur la célébrité, la condition humaine, la beauté, l"intérêt de la vie... et un happy end très moral. On y retrouve des phrases chocs sur lesquelles on peut disserter des heures entières, des situations cocasses, d'autres émouvantes... Un bon livre mais qui n'a pas su me séduire autant que les autres que j'ai lus du même auteur...

Note : 3.5/5
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Calepin

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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Calepin le Ven 5 Déc 2008 - 0:46

De : van1709 Envoyé : 2005-11-14 12:51

La part de l’autre

Résumé : Adolf Hitler est recalé de l’école des beaux-arts pour la deuxième fois. Son destine se met inévitablement en marche. Mais que ce serait-il passé si il n’avait pas été recalé ? Le cours de l’histoire en aurait été probablement grandement modifié.

Mon avis : Que c’est dur de lire la partie sur le vrai Hitler, son raisonnement, etc.…, c’était vraiment insupportable, déprimant et plus que révoltant. L’autre Hitler, celui qu’il aurait pu devenir, est bien plus sympathique, mais cette partie n’est que de la fiction, on sait parfaitement que ce n’est pas vrai, parce que l’ombre de l’autre est là tout le temps. Hitler a choisi sa part obscure malheureusement. Ce livre montre que chaque individu est libre de ces actes, libre de choisir la voie qu’il veut emprunter, mais qu’on n’est pas à l’abri de devenir foncièrement mauvais. C’est incroyable de voir à quel point un évènement peut changer une vie. Bref, le genre de réflexion qu’il vaut mieux ne pas avoir trop souvent. Cela n’empêche que le livre est extra. Ce « Et si… » est vraiment très bien fait, l’auteur s’est bien informé sur le sujet et le travail est extraordinaire. Chapeau à l’auteur pour tout cela.

Note : 4.5/5



De : lalyre7032 Envoyé : 2005-11-21 10:12

La part de l'autre

Ben voila je l'ai lu et je puis vous assurer que ce livre m'a paru très long,beaucoup de passages m'ont fait l'effet d'une esquisse de l'homme qu'il devint.Pendant ma lecture, en sachant ce qu'il allait devenir je ne parvenais pas à croire que cet homme allait se transformer en monstre et pourtant..... .Mais quand même dès le début du livre je l'ai jugé,menteur,tricheur ,roublard et imbu de lui-même.Impossible pour moi d'éprouver autre chose que de l'horreur pour cet homme car personnellement j'ai vu des rescapés des camps revenir dans mon village et ça ne s'oublie pas. Hé oui je suis née en 1932.......

J'oubliais de vous dire ce livre a provoqué un débat passionné avec mon mari. J'admire l'auteur et son journal explique très bien pourquoi il a écrit ce livre. Mais impossible de noter



De : @urou Envoyé : 2006-02-04 07:35

La secte des Egoïstes, E-E Schmitt

A la bibliothèque nationale, un chercheur en philosophie découvre la trace d'un inconnu, Gaspard Languenhaert, philosophe du XVIIIe s. Selon lui, le monde extérieur n'a aucune réalité et la vie n'est qu'un songe, que lui-même est en train de faire. Intrigué, le chercheur part à la recherche de documents, parfois introuvables ou incomplés ; il imagine alors une conspiration, et poursuit son enquête, qui l'emmène au fond de lui-même, au point d'en devenir à moitié fou, comme Gaspard avant lui.

En lisant la 4e de couv., on s'attend à une sorte de "polar littéraire" qui ballade le lecteur de fausses pistes en fausses pistes. Eh bien, pas du tout ! Il s'agit en fait de l'histoire complète de ce philosophe, entrecoupé des réflexions du chercheur. C'est un roman qui se présente sous la forme d'un recueil des documents trouvés (bien sûr imaginaires, heureusement.) Rien d'extraordinaire, on y voit pas beaucoup d'interêts avant la fin, qui est d'ailleurs longue à venir.

Ma note : 2.5/5, pour l'humour de l'auteur et la chute du roman qui tentent de sauver le reste...



De : ThomThom12932 Envoyé : 2006-02-09 16:19

La Part de L'Autre
Le Livre de Poche, 2001

Hum...comment dire... Déjà, je suis content de voir qu'un livre divise les ratons sans que j'ai eu besoin d'y mettre mon grain de sel . Je me souviens qu'un livre de Pennac se terminait ainsi : "Si Hitler avait eu le Prix de Rome, il n'aurait sans doute jamais fait de politique". Je ne sais pas ce qui a fait germer l'idée du livre dans l'esprit de l'auteur. Idée parfaitement résumée par van un peu plus haut. Et je n'ai pas envie de lui faire de procès d'intention, car partant d'une base similaire (à savoir : "Et si les allemands et les japonais avaient gagné la seconde guère mondiale ?") Philip K.Dick a écrit "King in the High Castle", un pur chef d'oeuvre.

Comme je l'ai dit dans d'autres discussions, en littérature, rien ne me choque du point de vue moral. Ce qui a pu sembler "dérangeant" j'imagine, c'est que le Hitler dépeint par Schmitt est un personnage presque attachant...mais personnellement je le trouve moins touchant que le Hitler qu'on a pu voir récemment au cinéma sous les traits de Bruno Ganz dans "La Chute". Rendre une ordure attachante, quand on se lance dans une entreprise aussi colossale que celle de décrire la part de l'Autre Hitler, c'est quasiment le minimum syndical ! Je remercie donc Monsieur Schmitt, mais personnellement, j'ai beau avoir perdu une partie de ma famille dans les camps, je n'ai pas attendu son livre pour savoir que Hitler était un homme extrêmement intelligent et cultivé.

Je ne sais pas pourquoi j'ai envie de revenir encore à Philip K.Dick. Cette histoire de l'Autre Hitler m'a évoqué une phrase que j'avais écrite dans une dissertation en première, j'avais écrit ceci : "Nous sommes en 1930, Hitler traverse la rue devant moi, j'ai la possibilité de le tuer et je sais ce qu'il va devenir.Que fais-je ?"...mon prof avait rayé le passage en disant que c'était un lieu commun totalement stupide. Je pense que mon prof a eu tort. Et donc, Philip K.Dick posait déjà l'équation dans "Minority Report" : peut-on condamner quelqu'un pour un crime qu'il n'a pas encore commis ?

Je m'éloigne du sujet. Revenons à Schmitt. Le problème de son sujet n'est pas tant d'évoquer un Autre Hitler, mais plutôt de l'inventer.
On pourrait d'ailleurs lancer un concours : plusieurs écrivains prennent pour base l'idée de départ de Schmitt et écrivain leur "Part de l'autre"...on pourrait en avoir facilement trente versions différentes...car le sujet ratisse très très large.

Quant au style de Schmitt bah...c'est du Schmitt, quoi ! c'est à dire que ça relève plutôt du non-style. Et le non-style pendant 500 et quelques pages, c'est pour le moins douloureux. Je ne doute pas que Schmitt ait écrit son livre avec de louables intentions, et je lui accorderait même que ce livre méritait d'être écrit un jour ou l'autre. Le concept de base me semble très intéressant, et la première moitié m'a beaucoup plus...sauf que cet Autre Hitler, j'aurais voulu le voir écrit par quelqu'un d'autre. Par un auteur capable de subtilité - terme visiblement absent du vocabulaire de Schmitt. Quand au côté dérangeant...je crois que même les thèses de Dan Brown dans le DVC sont plus subversives...

Note : 2/5



De : Doludo7 Envoyé : 2006-07-11 15:38

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Je viens de terminer le livre "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran" et ai été déçu. Surtout parce que j'adore cet auteur et que je m'attendais à quelque chose de plus "profond". J'ai eu l'impression qu'Eric-Emmanuel Schmitt ne faisait qu'effleurer le problème. Si vous l'avez lu, qu'en avez-vous pensé?

Sinon, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Eric-Emmanuel Schmitt, je ne peux que conseiller sa lecture. Les livres que j'ai le plus appréciés sont:
- La part de l'autre
- L'évangile selon Pilate
- Oscar et la dame en rose
- Petits crimes conjugaux

Ce que j'aime chez l'auteur, c'est avant tout sa créativité mais aussi son audace. "La part de l'autre" parle d'Hitler. Du destin qu'aurait pu avoir Hitler s'il avait été reçu à l'école des beaux arts de Vienne. Deux histoires en parallèle. Génial "L'évangile selon Pilate", c'est la vie de Jésus sans toutes les fioritures de la religion. Schmitt en fait un homme empli de doute et non l'incarnation de Dieu sur terre. J'attends vos commentaires, vos critiques.



De : Dîvad Envoyé : 2006-08-10 12:51

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Éric-Emmanuel Shmitt

Le commencement, pour celui qui aura lu « La vie devant soi », frappe. On regarde l’auteur, on se demande si ce ne serait pas un autre canular à la Romain Gary. Est-il vraiment mort, parce que, sérieusement, c’est du déjà lu ! Le petit Momo, qui est Moïse et qui se fait passer pour Mohammed vers la fin, est comme le Mohammed de Gary qui se fait passer pour un Moïse ! C’est dans le quartier juif, qui plus est, les personnage se répètent, sont semblables. Tout est identique, tout est déjà vu ; à peine si les jeux de mots ne se répètent pas. Je n’enlèverai pas le bénéfice du doute à l’auteur, mais quand même, il faut pousser le hasard loin ! Le vieillard et son livre de Victor Hugo, n’est-ce pas Ibrahim et son Coran ? La fausse paternité (maternité dans un cas), n’est-ce pas Ibrahim et Rosa ? Tout se répète, même si Shmitt fut plus concis, plus sentimental, moins vulgaire ; mais plus copieur, c’est clair ! Le manque d'imagination du texte et pour le reste, qui ne m'apportait plus rien d'épatant, Amen !

Note : 2/5



De : doriane99 Envoyé : 2007-01-14 16:23

Odette Toulemonde et autres histoires
Albin Michel, 282p

8 nouvelles, 8 histoires de femmes en souffrance... J'ai été émue par "l'intruse" ou par "le plus beau livre du monde", ayant vu la bande annonce du film "Odette Toulemonde", j'ai "vu" Catherine Frot en lisant l'histoire et elle lui colle à la peau (j'attends sa sortie avec impatience). Sans crier au chef d'oeuvre j'ai eu l'impression de lire un livre frais dans la veine d'"ensemble c'est tout", une belle détente.

Note : 4/5



De : Helene267 Envoyé : 2007-02-01 14:55

La part de l'autre
Le livre de poche 471 pages

Le 8 octobre 1908, Adolf Hitler est recalé pour la seconde fois au concours d’entrée de l’école des beaux arts de Vienne. Il a 19 ans.

Schmitt a écrit deux histoires, celle de Hitler véridique, non romancée jusqu’en mai 1945. On comprend comment cet homme est devenu ce qu’il a été : un monstre, un fou… je ne trouve pas de mot pour qualifier l’horreur qu’il m’inspire. Le fait d’essayer de comprendre ne veut en aucun cas dire excuser. J’ai toujours beaucoup de mal à comprendre comment il a pu manipuler les foules…

La deuxième histoire est celle de Adolf H qui lui a réussit le concours d’entrée à l’école des beaux arts, qui a eu de véritables amis, deux femmes qu’il a aimé, des enfants… Une vie « banale » en quelque sorte…

Note 5/5



De : loup_en_vadrouille Envoyé : 2007-03-15 13:16

La Secte des égoïstes, d' Eric-Emmanuel SCHMITT.
ed: Albin Michel / Le Livre de Poche, 1994, 125 pages

C'est une lecture intéressante. L'écriture est agréable. On appréciera ou non l'humour de l'auteur. Personnellement, il m'a fait beaucoup rire dans sa description des chercheurs. On est intrigué par cette histoire mais je n'irai pas jusqu'à dire que le narrateur m'emporte avec lui "dans des vertiges hallucinants" comme le fait espérer la quatrième de couverture. Cependant, la fin du livre est assez surprenante et il est intéressant de relire les premières pages avec un regard nouveau. Ce que j'ai le plus apprécié, c'est la description que fait l'auteur de la solitude humaine à travers le narrateur et le personnage du philosophe. Solitude qui parfois ne devient supportable que lorsqu'on sombre dans la folie.

Note: 3,5 / 5



De : mieldorado Envoyé : 2007-07-31 12:44

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran

Je viens de finir Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran. C'est un livre qui se lit à grande vitesse. J'avoue avoir préféré Oscar et la dame rose. Le style de Schmitt est reconnaissable, un style bref et une écriture poétique. Ce qui m'a charmé dans Oscar m'a nettement moins charmé chez Monsieur Ibrahim. Néanmoins cela reste agréable à lire.

Ma note : 2,5/5
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Calepin le Ven 5 Déc 2008 - 0:54

De : Lyreek14 Envoyé : 2007-08-28 07:36

Oscar et la dame rose

C'est le premier livre d'Eric-Emmanuel Schmidt que je lis et je n'ai pas été déçue.

J'ai lu toutes vos critiques, je crois que je n'ai pas grand chose à ajouter. J'ai trouvé l'histoire d'Oscar très belle et très émouvante avec un petit bémol tout de même : c'est trop court et du coup, j'ai été un peu frustrée. A peine le temps de commencer et c'est déjà fini : dur dur pour la lectrice "boulimique" que je suis

Note : 4/5



De : Myanka_K9 Envoyé : 2007-10-12 08:49

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Albin Michel - 85 pages

Un jeune garçon juif se lie d’amitié avec le vieil « arabe » du quartier qui à son tour le recueille lorsque celui-ci devient orphelin.

Fable sur la quête du bonheur dont on pourrait tirer diverses morales dans la lignée « Le bonheur vous pend au bout du nez, saisissez-le. », « Souriez et la vie vous sourira. » Y sont entre autres abordés famille, amitié, richesse, pardon, spiritualité. Bien qu’il fasse peut-être un clin d’oeil aux relations juifs-musulmans je n’ai vu dans l’attribution d’une religion par Schmitt aux personnages qu’un excuse pour démontrer que la différence n’est pas un obstacle au bonheur (hé hop!. . . une autre morale). Bref, rien de bien nouveau sous le soleil mais quand même une lecture agréable dont certains passages m’ont fait sourire.

Note : 3.75/5



De : Profgéo Envoyé : 2007-11-13 13:06

La part de l'autre
492 pages

Résumé:
Adolf Hitler: Recalé. C'est le jugement que porte l'Académie des Beaux-Arts de Vienne sur le talent artistique d'un jeune homme de 19 ans qui rêve d'être peintre. Il ne sera pas accepté par ceux qui font l'art de leur temps. L'auteur se pose alors une question et SI? Si Hitler avait été accepté? S'il avait pu devenir peintre et réaliser ses rêves. Que ce serait-il passé? À la fois pour lui-même et pour l'histoire? C'est pourquoi le livre s'écrit en parallèle: l'histoire d'Adolf Hitler, refusé à l'Académie des Beaux-arts de Vienne et l'histoire d'Adolf H., accepté à cette même Académie.

Critique:
Le style d'Éric-Emmanuel Schmitt m'a paru déroutant. Durant tout le livre, divisé en quatre très longs chapitres, il alterne entre l'histoire d'Adolf Hitler et d'Adolf H. Les deux vont vivre leur vie. Tous deux seront marqués par la guerre de 14-18. Mais pas la suite, les destins se séparent. Alors qu'Adolf H.devient peintre, mais se perd dans les contraintes exixtensielles de son art et de ses amours, Adolf Hitler se durcit à l'intérieur de lui-même, devient celui que notre histoire a connu, dur, confiant en lui-même à l'extrême, déterminé, décidé, convaincu de faire le bien, même si les autres hurlent leur désespoir et leur haine de ce chef qui s'impose à eux. La psychologie de Hitler est très bien développé. On y comprend un peu mieux ce monstre sanguinaire et la façon dont il a pu faire en sorte que le monde lui obéisse, faisant ramper les uns et remontant les autres dans diverses occasions, tout ça afin de maintenir son pouvoir sur les autres. Adolf H. est aussi très maîtrisé. On y voit un homme normal qui ne se cache pas de ses erreurs et de ses doutes, mais aussi qui sait faire de sa force sa faiblesse. Un homme comme tant d'autres quoi! J'ai aussi aimé comment Schmitt parle de ce qu'aurait pu être l'histoire si Hitler n'avait pas pris le pouvoir en Allemagne, comment le communisme aurait fini par s'effondrer faute d'adversaire, comment Israël n'aurait jamais existé faute d'Holocauste pour mousser leurs idées, comment l'Allemagne aurait pu devenir une très grande nation, envoyant même le premier homme sur la Lune faute de guerre pour la réduire à la ruine et à la misère. Une très belle histoire, mais il me reste un sentiment de malaise à la lecture de celui-ci, comme si j'avais manqué une partie de l'essentiel. J'ai compris beaucoup de choses lors de la lettre de soeur Lucie, lorsque celle-ci lui explique que les salauds altruistes sont pires que les salauds égoïstes, car ils croient faire le bien en faisant le mal. Comme quoi tout le monde croit faire le bien, même les pires salauds, mais que ce bien est parfois le mal pour autrui. Et les salauds altruistes veulent faire le bien pour tous et non pas seulement faire le bien pour eux-mêmes, leur jouissance n'est pas le seul et unique but de leur vie. Bref, une lecture déroutante, mais tout de même excellente

Ma note: 3.75/5



De : mariselya Envoyé : 2007-11-29 03:15

Odette toulemonde et autres nouvelles
Editions Albin Michel - 282 pages

Huit nouvelles faciles à lire (je les ai lues en une nuit d'insomnie).

Clin d'oeil à la nouvelle la plus optimiste "Odette toulemonde". Le film illustre la nouvelle, la nouvelle raconte le film . Ainsi pas du tout l'impression de redites,de redondances ou de "déjà vus". Les deux expressions (cinématographique et littéraire) en fait pour moi se rejoignent. Une réussite dans l'écriture de la nouvelle et du scénario (j'ai cru comprendre que l'auteur a d'abord rédigé le scénario du film et ensuite rédigé la nouvelle. D'où la nécessité d'ajouter d'autres nouvelles pour éditer un livre).

Juste un mot sur les 7 autres nouvelles. Sujet général : des femmes malheureuses ou en mal d'être ou de vivre . Et pour cause, l'amour, l'absence, la mort, la maladie surtout (folie, Alzheimer,...), les rendez-vous manqués de la vie, voilà ce qui jalonne leurs exixtences. Mes préférées hormis "Odette toulemonde" qui est hors concours : "L'intruse" et "Le plus beau livre du monde".

Ma note : 4/5 pour les autres nouvelles et 5/5 pour Odette...



De : Raphaël Envoyé : 2008-01-10 16:24

Oscar et la dame rose
Editions Magnard, 81 pages, publié en 2002.

Oscar a 10 ans et vit à l'hôpital. Même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. La dame rose qui le visite et "qui croit au Ciel" lui propose, pour qu'il se sente moins seul, d'écrire à Dieu.

Un très beau livre, qui a été adapté au théâtre. Une histoire à la fois drôle et émouvante, d'une grande profondeur. Les lettres à Dieu sont savoureuses et pleine d'humour. A lire absolument ! Un regret cependant : trop court ! on en redemande !

Ma note : 4.5/5



De: Catzoe5 Envoyé: 12-3-2008 23:00

Lorsque j'etais une oeuvre d'art

Histoire : Un jeune homme dont les frères jumeaux sont les plus beaux du monde souffre de son physique "fade" depuis le collège. Il se trouve au bord d'une falaise pour mettre fin à ses jours, quand soudain, un homme arrive et lui propose un marché: devenir une oeuvre d'art. Outre les modifications physiques, le jeune homme connaît un changement de sa condition (d'humain, il passe au rang d'objet...) et de son identité...

Mon avis : Ce livre reprend les thèmes de la littérature fantastique romantique :
*Perte ou altération de l'identité d'E.T.A. Hoffmann et de Théophile Gautier,
*Homme qui cherche à jouer le bon dieu, comme dans cette vielle légende juive du Golem reprise par Gustav Meyring au XIXè [période romantique],
*On y retrouve également des traces du Frankenstein de Mary Shelley repris, comme on le sait, par de nombreux cinéastes.
Eric Emmanuel Schmitt reprend certes tous ces thèmes, à la sauce contemporaine mais d'une plume toujours aussi souple et agréable. L'auteur nous offre ainsi une réflexion très intéressante sur l'humanité, l'art, l'argent... Lorsque j'étais une oeuvre d'art a le don de happer le lecteur, mais aussi de gêner, de déranger, bien qu'on ait parfois envie de refermer, on se laisse prendre par cette histoire haletante!! Il existe en allemand un adjectif pour cette sensation: Unheimlich.

Ma note: 4/5



De : Marmotton Envoyé : 2008-03-13 17:24

Lorsque j'étais une oeuvre d'art

J'ai lu ce livre il y a quelques années, et j'ai aimé moi aussi. J'ai particulièrement apprécié le personnage principal, avec ses doutes et sa naïveté. Je suis d'accord avec Catzoe, ce livre a le don de happer le lecteur ! Un seul regret, la fin un peu trop prévisible.

Ma note : 3,5/5



De : Philcabzi5 Envoyé : 2008-04-08 08:19

Lorsque j'étais une oeuvre d'art
Edition Livre de Poche, 2004, 252 pages

Mon avis:
J'avais déjà exploré la plume d'Éric-Emmanuel Schmitt avec La part de l'autre et j'en avais été totalement conquise. Avec Lorsque j'étais une oeuvre d'art, cet auteur vient de se glisser dans ma liste d'auteurs dont je veux lire toute la bibliographie! L'écriture est fluide, les mots sont recherchés sans être louds, l'humour est omniprésente. Le sujet, soit le droit à la liberté et la conscience malgré son statut d'objet ou d'oeuvre d'art, est obsédant, quelques fois dérangeant mais on ne peut pas refermer le livre sans savoir jusqu'où cette histoire peut aller. Ce genre de récit est totalement non conventionel il est alors difficile de deviner où peut bien nous mener l'auteur. Par contre, moi aussi je pense que les toutes dernières pages étaient un peu trop facile mais que ça n'enlève rien à la démarche du livre.

Note: 4.5/5



De : gallomaniac Envoyé : 2008-04-08 13:39

Lorsque j'étais une oeuvre d'art, roman d' Éric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel 2002, Livre de Poche, 2007, 253 pages

De bons résumés sont déjà donnés par les rats.
Sartre a écrit un roman philosophique avec "Les jeux sont faits", Eric-Emmanuel Schmitt a fait pareil avec "Lorsque j'étais une oeuvre d'art". Dès le début j'ai senti cette dimension philosophique que j'ai bien apprécié. Mais j'ai trouvé plus fascinant encore la force scénique de ses déscriptions et la rapide construction du récit. Le genre un peu burlesque des événements va bien pour un tel récit: l'exagération fait bien rentrer les multiples idées implicites qui vous mettent à réfléchir sans gâter le plaisir de la lecture. La conception du roman est originale et il reste dans les limites du possible. Le happy end contraste bien avec le début et est utile pour accentuer sa philosophie, sa morale, mais est malgré cela sans originalité. Ce livre pas superficiel du tout est un plaisir de lire. Nonobstant ces remarques critiques, un coup de coeur pour moi.

Ma note 5/5



De : Clochette1509 Envoyé : 2008-05-30 10:29

Odette Toulemonde et autres histoires
Editions Albin Michel

La nouvelle n'est pas un style qui m'attire particulièrement d'habitude. Et pourtant, dans le cas d'"Odette Toulemonde et autres histoires", elles m'ont beaucoup plues. D'habitude, ce que je n'aime pas dans la nouvelle, c'est que l'on n'a pas le temps de rentrer dans l'histoire que c'est déjà terminé ! Et bien là, j'avais vraiment l'impression de lire une histoire "complète" à chaque fois (je ne sais pas si je me fais bien comprendre ). C'était frais, simple, divertissant. Bref, ça m'a fait du bien. J'aime beaucoup l'écriture d'Emmanuel Schmitt (même si je n'ai lu que peu de chose "Oscar et la dame en rose" qui là aussi a été un grand moment de lecture), je trouve son écriture pleine de modestie et de poésie, toute en finesse. Ce que j'ai aimé à chaque fois, c'est le message de chacune de ces petites histoires, à savoir, quand on aime, il faut le dire, quand on est heureux, il faut le dire, et ne pas attendre le dernier moment. Et c'est vrai que la vie n'est pas si simple, mais quelquefois, il faut se donner les moyens pour qu'elle soit belle, tout simplement. En tout cas, j''ai été particulièrement touchée par "l'intruse" et la "Comtesse aux pieds nus", pour moi les plus tristes. Mais la dernière "Le plus beau livre" est, pour moi, un véritable espoir en la vie.
Bref, vous l'aurez compris, pour moi "Odette Toulemonde et autres histoires" est un coup de .

Ma note : 5/5



De : Poons91Elo Envoyé : 2008-06-20 14:14

Oscar et la Dame rose

J'ADORE !!! Que dire... quelle écriture!!! J'ai l'impression que je ne me lasserai jamais de lire ce livre! C'est juste dommage qu'il soit si court... C'est le premier livre qui me fait pleurer... E-E Schmitt a le don de parler de Dieu, sans parler de la religion... Je m'explique: il parle de Dieu comme un "athée", c'est-à-dire, sans essayer de nous convaincre ou persuader qu'il faut croire en Dieu.
Et pourtant...je me rappelle très bien être septique sur la lecture de ce livre avant de le lire (histoire triste + lettre à Dieu = ennui et perte de gaiété?). Maintenant, c'est le livre que je recommande à tout le monde et que je pense qu'il faut le lire au moins une fois dans sa vie.
On ne pourra jamais dire assez de choses sur ce livre, mais ce qu'il faut surtout en retenir c'est qu'il vous pénétre au plus profond de vous. Je conseille aussi d'aller voir la pièce de théâtre adaptée de ce livre, c'est excellent!

Note: 5/5 (Sans hésiter!)
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  gallo le Mar 9 Déc 2008 - 10:34

De: Lafilasse

Eric-Emmanuel Schmitt - L'Évangile selon Pilate

Il s'agit de la confession d'un condamné à mort: Jésus. Celui-ci raconte sa vie. Quand et pourquoi il a fait le pari de devenir le fils de Dieu. Comment a-t-il vécu son appel du destin? On y voit aussi la résurrection telle que vue par Pilate. Son enquête pour retrouver le corps du Christ est passionnante! Et si Pilate avait été un chrétien qui s'ignore?

J'ai adoré ce livre qui m'a permis de découvrir un auteur qui compte désormais parmi mes favoris!

Note : 5/5
(Lafillasse)


De: Grenouille
J'ai trouvé L'évangile selon Pilate très original même si certains passages m'ont demandé un effort. Globalement l'idée est bonne et donne de bons éléments de réflexion sur l'idée "Jésus", humaine, au-delà d'une dimension magico-mystique...
Note : 3.5/5


Eric-Emmanuel Schmitt - Milarepa
(Albin Michel, 1997, 63 pages)
"Un conte philosophique dans l'esprit tibétain"

Je n'ai pas réussi à entrer dans Milarepa, il y a certainement des choses qui m'ont heurtées. Je ne m'y connais pas trop en Bouddhisme et je manquais de clés pour comprendre (punition,...), j'en garde le souvenir de quelque chose de dur et de complexe (plusieurs histoires en même temps).

Note : 2/5
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  gallo le Sam 17 Jan 2009 - 20:54

Eric-Emmanuel Schmitt - La part de l'autre.
Albin Michel 2001, 492 pag. Ma note 4,5/5

Hitler reste un personnage difficile à placer, même si on le considère proche d'un psychopate et que sa place est évidemment du mauvais coté de l'histoire du monde.
Eric-Emmanuel Schmitt a essayé de placer le personnage de Hitler en le dédoublant dans ce roman: un Hitler historique et un Hitler possible. Il raconte ces deux vies d'année en année par un récit en alternance et en parallèle. A. Hitler historique est un personnage qui tourne au noir; ainsi Adolf H., son contrepart littéraire, ne peut être qu'un personnage plutôt sympa qui reste du bon coté de l'histoire. Hitler, finalement, n'a pas laissé une place à la part de l'autre: en ceci il agit comme psychopate et monstre, est psychopate et monstre.

L'histoire de Hitler est connu, mais recoit une interpretation personnalisé, qui rend l'homme plus humain, démystifie un peu Hitler. L'histoire de Adolf H. est un bon roman en soi, mais doit être lu comme contraste avec l'Hitler historique. Et c'est vers la fin, que Schmitt résume comment il voit Hitler en tant que monstre: "Je crois qu'il existe deux sortes de monstres sur cette terre: ceux qui ne pensent qu'à eux, ceux qui ne pensent qu'au autres. Autrement dit les salauds égoïstes et les salauds altruistes. ... Les salauds altruistes provoquent des ravages supérieurs car rien ne les arrête, ni le plaisir, ni la satiété, ni l'argent ni la gloire. Pourquoi?"
Pour ce pourquoi il vous fauda lire le livre - et cela vaut la peine.

Le processus m'a fait penser à l'examen de conscience à la Saint Ignace: imagine-toi que tu as fait l'un des choix, analyse tes sentiments devant les motivations et les conséquences de ce choix, puis fais le même pour l'autre choix, reviens sur le premier, puis sur le deuxième choix, et repète cela plusieurs fois pour arriver à un discernement des esprits pour faire le bon choix. Mais ici, le choix du début (et choix rétrospectif de l'auteur) est un choix du hasard, le hasard d'être reçu ou non en examen. Ceci, plus qu'une choix personnelle, semble causer la diversion vers la bonne ou la mauvaise voie: l'histoire ne serait que l'effect d'un incident infime due au hasard. Et cela, c'est un peu maigre comme "explication".

Ma note: 4,5/5.

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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Lisalor le Mar 17 Fév 2009 - 10:49

Eric Emmanuel Schmitt - Ulysse from Bagdad
(Albin Michel - 2008 - 311 pages)



Saad veut quitter Bagdad, son chaos, pour gagner l'Europe, la liberté, un avenir.
Mais comment franchir les frontières sans un dinar en poche? Comment, tel Ulysse, affronter les tempêtes, survivre aux naufrages, échapper aux trafiquants d'opium, ignorer le chant des sirènes devenues rockeuses, se soustraire à la cruauté d'un geôlier cyclopéen ou s'arracher aux enchantements amoureux d'une Calypso sicilienne?
Tour à tour violent, bouffon, tragique, le voyage sans retour de Saad commence. D'aventures en tribulations, rythmé par les conversations avec un père tendre et inoubliable, ce roman narre l'exode d'un de ces millions d'hommes qui, aujourd'hui, cherchent une place sur la terre: un clandestin.

Mon avis : J'ai adoré et se sera à mon avis mon coup de coeur de l'année 2009 car pour faire mieux cela va être dur.
Saad étoile en irakien et triste en anglais vit en Irak, ne supportant plus Saddam Hussein et le blocus américain il pense qu'a une chose partir vivre en Angleterre avec Leila celle qui l'aime. La mort d'êtres chers va le précipité sur les routes direction Londres.
C'est une histoire réelle, iréelle, triste, gai avec de l'amour et de l'humour. J'ai ri souvent, je me suis aussi posée beaucoup de questions sur les émigrés et l'émigration et j'ai aimé leur perception de notre europe.

j'ai bien aimé :

- J'adorais la compagnie de notre pére car il s'exprimait de façon imagée :
- Alors mon fils, tel le divin Ulysse, tu frémis devant l'aurore aux doigts de rose, non ?
- Pardon, papa ?
- Tu ne te géles pas le cul à cinq heures du matin

- Extraordinaire mon fils, cette capacité du corps humain à se débarasser de ce qui l'encombre. On regrette que ceux là ne puissent pas chier par les oreilles ; au moins, ils se purgeraient de leurs idées pourries.
- Papa, pour se vider la tête, encore faudrait-il qu'ils aient une cervelle.
- Tu as raison fils. Dieu est grand : il laisse de l'air entre les oreilles de ceux qui n'entendent pas.

et je pourrai en dire plus mais j'ai beaucoup aimé aussi le coup des verrues.

5/5
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Suzanne-écrivain le Dim 19 Avr 2009 - 20:05


Odette Toulemonde et autres histoires


Huit nouvelles, huit histoires de femmes. Plusieurs sujets sont abordés : la folie, la solitude, les rendez-vous manqués, la maladie, la tristesse... Je dis un merci spécial à PetiteMartine qui m'a fait découvrir cet auteur grâce à ce merveilleux livre.
Dans l'ensemble, je note ce livre 4/5 ! Par contre, trois nouvelles se sont démarquées :


  1. L'intrusse

  2. La princesse aux pieds nus

  3. Odette Toulemonde
Ces trois nouvelles, je les noterais 5/5 ! coeur coeur coeur coeur coeur
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La secte des égoïstes

Message  doriane99 le Dim 3 Mai 2009 - 10:27

Un universitaire, lassé de ses recherches, décide d'ouvrir un livre au hasard... Il "tombe" sur l'histoire d'un homme du 18e s, fondateur de "la sectes des égoïstes". Intéressé par ce sujet, il chercher à en savoir davantage...



Comme disait le poète, le monde est-il d'une étoffe réelle, ou bien du tissu dont sont faits les songes ?


Qui vous prouve, docteur Malain, que vous êtes bien ici, et non dans votre fauteuil ou votre lit ?... ne peut-on pas rêver qu'on se réveille ? et se réveille-t'on jamais de la vie ?


Un soupçon de philosophie, on évoque la thèse du solipsisme puis... on se perd dans une enquête sans fin (le livre est tout petit mais j'ai mis beaucoup de temps à ingurgiter ses quelques pages), on cotoie la folie et l'histoire se termine heureusement par une pirouette qui relance l'attention du lecteur (malheureusement, le livre est fini).

Premier roman de Schmitt, j'ai regretté le côté un peu trop "simpliste", cette réflexion sur l'homme et son rapport aux autres m'a amusée mais la déviance du personnage et l'évocation de Dieu m'ont parus vraiment "too much" et je suis devenue lectrice passive du reste de l'histoire, si ce n'était la chute du livre, je l'aurai aussitôt oublié... A côté de son propos, il critique le monde des chercheurs, celui des "body-buildés" avec un humour qui, s'il est plaisant, détonne dans le reste de l'histoire :


"Les garçons et les filles du personnel avaient ces têtes tragiques que l'on voit placardées en taille géante sur les panneaux publicitaires des grandes villes : visages sains, souriants, bronzés, bien dégagés, qui vantent une idée angoissante du bonheur où le corps est tout, et la vieillesse un cauchemar...


... Tous ces engins de torture, toute cette ferraille lestée qui laisse à peine une place au corps suant qui vient y souffrir auraient pu, je l'imaginais, dégager un charme pervers, exhaler les démons de la chair. Loin de là. Le nickel était roi, et le coussin en skaï son sujet. Les lieux avaient déteint sur leurs occupants : les femmes, ou du moins ce qui en avait nom, sèches, osseuses, sans poitrine ni fesses, avec un teint brun sombre de vieux marin sans doute chèrement acquis dans les cabines de bronzage, portaient à même le corps, qui n'était plus désirable à force d'être sportif, des combinaisons fluorescentes qu'on aurait plutôt vues en panneaux signalant la présence d'un chantier ou bien un accident.


Quant aux hommes, toute leur virilité semblait s'être curieusement réfugiée dans une paire de seins hypertrophiés, quoiqu'ils eussent l'air de s'en justifier en laissant pendre sans soutien dans leur short ou leur pantalon ce qui assurait de leur appartenance au sexe fort ; pour le reste, ils semblaient gonflés par je ne sais quoi, l'entraînement, la stupidité ou la prétention, et les attaches de leurs membres grossis restaient les seuls lieux de leur corps où, malheureusement, rien n'avait pu enfler comme un soufflé. Tout cela respirait la vulgarité heureuse de l'imbécile qui pense avoir raison."


Je n'aime pas les livres où Schmitt se veut trop philosophe, il me fait penser à Coelho (que je déteste) et n'arrive pas à m'accrocher.
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Le Sumo qui ne pouvait pas grossir

Message  Nathalire le Lun 4 Mai 2009 - 20:09


Eric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel, mars 2009, 102 pages

Résumé:
Jun, ado de 15 ans, habite dans la rue à Tokyo. Il a quitté sa famille et se démène comme il peut pour s'en sortir. Solitaire, aigri, perdu, il va rencontrer un maître de sumo qui lui dit voir le gros en lui. Le maître est le seul à croire en Jun et à lui faire entrevoir un futur. Malgré le dégout que lui inspire cet art, il décide de suivre le maître sur les traces des sumos, véritables stars adulées au Japon. De maigre constitution, Jun devra réfléchir et se poser les bonnes questions pour arriver à grossir et devenir un vrai sumo. Par sa pratique de la méditation zen, Jun retrouve son équilibre et parvient à se sortir de sa situation précaire.

Critique:
Une fois de plus, E-E Schmitt ne déçoit pas. Avec ce nouveau petit livre, annoncé comme une suite au "Cycle de l'Invisible" dont font partie entre autre Oscar et la dame rose et Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, il aborde le bouddhisme zen avec poésie. Drôle, sensible et léger, c'est à mon avis un bon livre mais qui aurait pu être un peu plus long. L'histoire semble être écourtée et n'aurait pas souffert de quelques pages supplémentaires.
Note: 4.5/5

Article dans Le Matin Dimanche du 03 mai 09:

Extraits

"Vous êtes un auteur plus que prolifique..."

E-E Schmitt: "Je n'y ai jamais pensé, mais ce n'est pas faux, dans le sens où je me sens profondément coupable quand je n'écris pas. J'ai le sentiment que je laisse le temps filer entre mes doigts et que je n'ai pas le droit de laisser le temps produire de l'inutile."

"Vous parlez d'inutilité, comme si l'écriture était la seule chose qui faisait sens?"

E-E S.: "En tous cas, c'est mon utilité. Pour moi, un livre a quelque chose à voir avec la recherche de la sagesse. Le but d'un livre, ce n'est pas le livre en lui-même, c'est la vie de celui qui va le lire, son enrichissement. Et je sais que, là, j'ai ma petite part à faire."
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Philcabzi le Lun 4 Mai 2009 - 22:36

C'est une très belle citation de E.E. Schmitt que tu nous as mis là Nathalire! Merci beaucoup!

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Le sumo qui ne pouvait pas grossir

Message  Lisalor le Mar 26 Mai 2009 - 13:31

Le sumo qui ne pouvait pas grossir

Mon avis : L'enfance de Jun a eu un impact dramatique sur lui, il n'est que douleur, enfermement , souffrance et incompréhension. Une personne le sauvera et lui montrera la voie de la sagesse et la foi en soi.
J'ai bien aimé ce tout petit livre de 100 pages qui se lit d'une traite mais j'ai préfére Ulysse from Bagdad.
Les adeptes du boudhisme et de la zen attitute s'y retrouveront.

Deux petites phrases qui ont retenu mon attention :

- Si l'intelligence consiste à changer d'avis, je fis preuve d'intelligence

- Quand je dis "mon pére était là" je n'emploie pas les mots corrects puisque,même quand mon pére était là, il n'était jamais là .... si on m'avais demandé de dessiner mon pére, j'aurai dessiné un rasoir électrique dans la salle de bain.

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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Azurelia le Sam 30 Mai 2009 - 14:01

Le sumo qui ne pouvait pas grossir
Albin Michel, 2009

Très court, ce nouveau roman d'E.-E. Schmitt est un petit bijou d'humour ! L'histoire du jeune Jun, qui survit de petites ventes dans les rues de Tokyo, et sa surprise d'entendre chaque jour le même homme lui dire "Je vois un gros en toi". Petit à petit, l'ado va se rapprocher du monde des sumos, s'y intéresser et s'entraîner à son tour. Beaucoup de questions autour de la spiritualité et la méditation, pour un jeune Jun qui survivait jusque là au jour le jour. Je conseille la lecture de ce court livre car il est vraiment ponctué d'humour, mais ma note s'arrêtera à 4/5, pour la fin totalement improbable et qui a fait retomber le soufflé. Dommage, tout au long de ma lecture je sentais venir le vrai coup de coeur, le vrai 5/5, mais j'ai été déçue par la fin.

Ma note :4/5
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Eric-Emmanuel SCHMITT (FRANCE )

Message  lalyre le Dim 28 Juin 2009 - 17:04

Le sumo qui ne pouvait pas grossir
Eric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel 2009

Jun ,un jeune garçon de quinze ans vit dans la rue et vend des journeaux pour pouvoir manger ,son père s'est suicidé,il a quitté sa mère qui aimait les autres plus que lui.Il est accosté plusieurs fois par un homme qui voit en lui un gros .Hors le jeune garçon ne le prend au sérieux jusquà ce que l'homme lui déclare qu'il pourrait changer sa vie en devenant un sumo.Il se laisse tenter ,il deviendra un sumo moyen qui n'aura pas de peine à se faire une petite renommée et s'ouvrir à un monde dont il ignorait tout allant jusqu'à s'ouvrir à lui même,devenant un garçon bien dans sa peau......

Bof !!!pas trop aimé,je pense ce livre comme un conte ,pas de recherche ,,trop court ...Mais que fait donc ce grand écrivain qui a écrit de si beaux livres ?Assez superficielle 2,5/5
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Nathalire le Mer 15 Juil 2009 - 7:20

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Albin Michel, 85p.

Résumé:
Cette petite histoire (une nouvelle presque) raconte l'histoire du jeune Momo (Moïse), juif non pratiquant qui vit seul avec un père absent et exigent dans la banlieue parisienne. Il s'attache au vieil épicier, M. Ibrahim, musulman soufi pratiquant avec lequel il a de longues discussions, découvre le monde et apaise sa peine.

Avis:
Superbe. J'ai été très émue par cette histoire (je pleurais carrément à la fin - bon je suis aussi très sensible), j'ai trouvé admirable la manière qu'à trouvé l'auteur pour mettre en lien ces deux religions, à travers la souffrance d'un enfant. L'attachement de Momo (qui devient Mohammed par amour) fait tomber les barrières qui séparent ces deux mondes. Momo, avec sa naïveté, montre en fait une grande ouverture d'esprit à prendre comme modèle.

ma note: 4.75/5
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  dodie le Dim 20 Déc 2009 - 14:05

LORSQUE J'ETAIS UNE OEUVRE D'ART

Résumé: un jeune homme décide de se suicider en se jetant du haut d'une falaise lorsqu'il est arrêté dans son geste par un artiste très en vogue qui lui propose de devenir son" oeuvre d'art": une sorte de sculpture vivante. Mais en acceptant ce "contrat", le jeune homme passé alors pour mort renonce à son caractère d'être humain pour devenir un objet, la propriété de cet artiste.

Avis: Le début du roman vous emmène tout de suite dans une "histoire de fous" que vous ne pouvez lâcher tant vous vous demandez jusqu'où cela va aller et comment cela peut se terminer. Le jeune héros tout à fait volontaire pour cette expérience artistique ne réalise pas tout de suite que l'artiste a fait de lui un objet, certes admiré par le monde entier, et que par conséquent il n'est plus un être humain et ne peut donc plus agir en tant que tel, c'est à dire décider de ce que sera sa vie. L'amour lui ouvrira les yeux , lui fera regretter sa vie d'avant à laquelle il avait voulu mettre un terme.
L'auteur écrit tout en finesse, pas de description de l'oeuvre que l'on imagine horrible, une histoire fantastique qui nous fait réfléchir sur les limites de l'art. En lisant ce livre j'ai pensé à une exposition d'écorchés humains qui avait été interdite en France. Jusqu'où l'art peut-il aller dans la provocation? Je ne sais pas mais il doit exister une limite: celle du respect tant physique que psychologique de l'être humain.
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  opalecat le Mer 17 Fév 2010 - 15:41

Oscar et la dame rose
édition Albin Michel

Résumé: Cf. plus haut.

Mon avis: ce livre traite d'un sujet dramatique (la maladie et la mort chez les enfants) mais avec un tel humour et une légèreté qui sont sublimes. Lecture qui ne met pas du tout le cafard malgré la tristesse des évènements décris mais bien au contraire!!! Bravo à l'auteur!!!

Citation, parmi tant d'autres, qui m'ont fait sourire: "
J'en ai parlé à mon copain Bacon. En fait, il s'appelle pas Bacon, mais Yves, mais nous on l'a appelé Bacon parce que ça lui va beaucoup mieux, vu qu'il est un grand brûlé."


Ma note: 4,75/5

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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Suzanne-écrivain le Sam 20 Fév 2010 - 21:28


La part de l'autre
Résumé
L'auteur s'est demandé ce qui se serait passé si Hitler avait été admis à L'École-Des-Beaux-Arts... L'Histoire n'aurait pas été la même ! Cette seule fraction de seconde où on lui a annoncé qu'il était recalé a changé toute l'Histoire...
Mon avis
Le roman alterne entre la fiction et la réalité. On peut ainsi suivre la biographie d'Hitler tout en considérant ce qui aurait pu arriver s'il était devenu un artiste.
Ce que j'aime, c'est que Schmitt a été capable de brosser un portrait psychologique du personnage, sans jamais entrer dans les clichés et la facilité. L'autre «Hitler», c'est à dire le fictif, est aussi un être complexe, plein de contradictions. Par contre, n'ayant aucun pouvoir, il est beaucoup moins menaçant.
À la fin de cette édition, l'auteur y présente son journal d'écriture. Cela permet de suivre les différentes étapes de rédaction et de comprendre les raisons pour lesquelles il a voulu crire un roman au sujet d'un homme si détesté et diabolique.
Schmitt a dédié ce roman «À la mémoire de Goerg Elser, poseur de bombes artisanales.» L'auteur explique cette décision dans son journal. Voici une citation du journal de Schmitt :
«J'ai hâte de le faire mourir. (Hitler)
Je dédierai ce livre au premier homme qui a voulu l'abattre, Georg Elser, cet Allemand simple et sans prétention qui avait compris avant tout le monde que le Führer emmenait le monde à sa perte.
Oui, je dédierai mon livre à ce «terroriste».
Savoureux paradoxe : je rédige quatre cents pages pour faire revivre un homme et je dédie le livre à son assassin.»
Ma note
4/5 !

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Le sumo qui ne voulait pas grossir

Message  Natha le Ven 2 Juil 2010 - 9:05

J’avais très envie de lire ce livre, je trouvai le titre plein d’humour mais j’ai été déçu. Je pense n’avoir pas « capter» toutes les subtilités de langage et de l’histoire. A la fin seulement j’ai accroché, peut être étais-je mieux disposée ?

J’aime bien l’ambiance zen de l’histoire mais je regrette qu’il ne parle pas de l’art de boire un thé à la japonnaise.

Concernant l’histoire, je pensais qu’il allait aborder le monde des « sumos, mais en réalité l’histoire pourrait se passer dans un autre milieu de la société japonnaise.

On imagine mal que des gens puissent vivre dans la rue au japon.

Sinon, j’ai bien aimé la réflexion : « j’ai dit que c’était possible pas que c’était facile ».

4/5
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Philcabzi le Ven 2 Juil 2010 - 10:03

Attention Natha, il faut ajouter sa critique à la suite des autres en cliquant sur Répondre!!

Ceci dit tu me donnes envie de poursuivre mon exploration de l'oeuvre de cet auteur!

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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  mawani le Sam 3 Juil 2010 - 14:37

Natha,

"le sumo qui ne voulait pas grossir" traite de la philosophie du
boudhisme et non pas de l'histoire des sumo.

C'est le style de L'auteur de traiter un thème général à travers une histoire.
les religions, la mort, ou ici le boudhisme.
Ce sont un peu des contes philosophiques.
Moi, personnellement, j'adore, mais je vois que toi aussi tu as bien aimé.
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  gallo le Lun 26 Juil 2010 - 18:00

Eric-Emmanuel Schmitt -- La secte des égoïstes.
Albin Michel 1994, LP 2007 125 pg.

Le narrateur va à la recherche des traces très minces d'un homme inconnu. De note en note, laissé par le philosophe, le narateur se fait une idée de l'homm et de sa théorie.
Cet homme-philosophe prétend (un peu à la façon de philosophes plus ou moiins monistes du 18ème) que rien n'existe hors de lui, et que tout est crée dans son esprit à lui. puisque la réalité contredit cette position philosophique, l'homme va prouver s théorie à soi-même en créant un sorte de cours; mais les peresonnes qui suivent ce cours, apprécient surtout le coté égoïste de cette théorie; et cela aussi se retourne contre notre philosophe.

L'idée de départ mène à bien des situations cocasses, qui sont décrites avec un certain flair scenique (Eric-Emmanuel Schmitt a des talents certains d'auteur de pièces de théatre). Je ne me suis pas ennuyé avec ce livre. Mais j'ai été moins charmé par le lien rouge du thème philosophique dans ce livre, qui ne m'a pas donné le même plaisir que les autres livres lus de cet auteur. Ma note 3,5/5.

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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Caro le Mer 25 Aoû 2010 - 6:56

Odette Toulemonde et autres histoires
Albin Michel, 282p

J'ai vraiment beaucoup aimé ce receuil de nouvelles, ce sont des histoires de femmes avec des vies complètement différentes et des souffrantes différentes. J'ai déjà lu cet auteur et je le relirai. Je ne sais pas trop quoi dire car chaque histoire n'a vraiment aucun rapport avec la suivante. Je le recommande vivement.
Mes histoires préférés sont :
- L'intruse
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et Odette Toulemonde

Ma note :
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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

Message  Philcabzi le Ven 5 Nov 2010 - 10:33

La secte des égoïstes
Ed. Albin Michel, 1994, ISBN 2-253-14050-3

Ma note: 4/5

Résumé:
Un chercheur en philosophie tombe par hasard sur un texte qui parle de Gaspard Languenhaert, un philosophe du XVIIIè siècle qui soutient l'idée que rien n'existe en dehors de lui, qu'il est le concepteur de l'univers, le Dieu. Ce chercheur, donc, partira à la recherche des traces laissées par cet homme mais il semble bien que ce soit une tâche impossible, que la piste de Gaspard soit brouillé.

Mon avis:
Ce court roman est présenté sous forme de collage de textes, ou plutôt d'un dossier de recherche avec quelques réflexions du chercheur. Il y a des articles mondains, du théâtre, une nouvelle, etc. C'est une forme très intéressante qui permet de suivre le récit sans ennui. La plume de EE Schmitt est aussi très imagée, souvent drôle, pas du tout lourde malgré les explications philosophiques que certains auteurs auraient pû rendre hermétique. Bref, une bonne lecture mais qui tout de même ne m'a pas boulversé comme Lorsque j'étais une oeuvre d'art ou fortement plut comme La part de l'autre.

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Re: Eric-Emmanuel SCHMITT (France)

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