Nine MOATI: Mon enfant, ma mère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Nine MOATI: Mon enfant, ma mère

Message  Prospéryne le Dim 30 Nov 2008 - 17:02

De : lalyre7032 (Message d'origine) Envoyé : 2007-08-08 13:18
Mon enfant,ma mère Nine Moati Ramsay/Poche
187 P.

L'auteur nous invite au paradis de la Tunisie parfumée de menthe et de jasmin,sa mère à qui elle vouait une admiration et un amour absolu.Un bonheur qui prend fin avec la maladie grave et la disparition de cette mère tant aimée.Nine quitte alors la Tunisie avec son jeune frère et part pour Paris.C'est lorsque à son tour,elle attend un enfant ,cela bien des années plus tard qu'elle comprend et s'adresse à sa mère par le biais de ce livre et lui dit qu'elle a l'impression d'être enceinte d'elle.
Très beau ce livre imprègné de tendresse et d'amour filial est émouvant parfois tristounet ou légèrement teinté d'humour mais toujours avec une voix juste et chaleureuse empreinte de pudeur. J'ai aimé
4,5/5
Lalyre


De : nauticus45 Envoyé : 2007-08-25 11:32
« Mon enfant, ma mère » de Nine Moati, Poche Ramsay, 185 pages

L’auteur :

Nine Moati est issue d’une famille tunisienne de trois enfants, Serge, Nine et Henri. Leur père est journaliste politique et prend parti très tôt pour l’indépendance de la Tunisie, quant à leur mère elle devient par hasard gérante d’une compagnie de taxis. En 1941, la famille de Nine quitte Paris où elle s’était installée pour Tunis. Quand les allemands débarquent à Tunis, le père de Nine s’engage dans la résistance, mais il est arrêté et déporté avec les membres de son réseau. Il revient de sa déportation mais meurt de problèmes cardiaques alors que Nine est encore mineure. Peu de temps avant ce décès, Nine apprend que sa mère est condamnée, que son cancer du sein ne lui permettra pas de vivre plus de deux mois. Nine encaisse le coup, elle s’occupe de sa mère jusqu’au dernier moment puis vend la maison familiale de Tunis et part étudier à Paris, en emmenant son petit frère, Henri. Là, elle suit une école de journalisme et travaille longtemps à la radio, avant de rejoindre la rédaction du magazine « Elle ». Elle écrit ensuite plusieurs romans, le premier étant « Mon enfant, ma mère ».

Le livre :

Dans ce premier roman, Nine Moati s’adresse à sa mère et lui raconte comment sa grossesse et la naissance de sa fille, Marie, la rapprochent d’elle et de leurs souvenirs. Elle lui raconte à la fois combien elle lui manque durant ce moment si particulier de la vie d’une femme qu’est la grossesse, et lui confie ce qu’elle a ressenti durant leurs derniers moments ensemble, alors qu’elle savait sa mère condamnée et qu’elle vivait à fond leurs derniers instants. D’un chapitre à l’autre, Nine Moati nous fait ainsi faire des bonds dans le temps, entre les derniers moments de sa vie avec ses parents et les débuts de sa vie d’adulte, lorsqu’elle est venue s’installer à Paris avec son petit frère, malgré les réticences du conseil familial. Elle nous emmène aussi dans le Tunis de l’après- guerre, au milieu des traditions juives, des odeurs des villes méditerranéennes et des pâtisseries sucrées du Maghreb.

Ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre, c’est justement la manière dont Nine Moati nous fait voyager dans le temps sans jamais nous perdre. En effet, les récits autobiographiques sont parfois un peu tortueux, l’auteur va d’un souvenir à l’autre et le lecteur peut s’y perdre. Dans ce livre ce problème est absent car, à chaque début de chapitre, l’auteur nous situe dans le temps et l’espace en une ou deux phrases efficaces, et on la suit d’autant plus volontiers dans les méandres de sa mémoire. La seule chose qui m’ait gênée dans la forme, c’est le rythme des phrases, très courtes, trop courtes souvent. Certes ça se comprend car l’auteur avance dans ses souvenirs et les périodes dont elle parle ont été manifestement assez frénétiques pour elle. Mais le côté poétique de certaines de ses descriptions de la vie tunisienne aurait gagné, je pense, à bénéficier de phrases plus longues, d’un rythme plus doux. Mais cela reste une question de goût, car sur le fond comme sur la forme, ce livre reste très agréable à lire, il touche sans virer au mélodrame et nous montre combien certaines parcelles de vie partagées avec nos proches peuvent devenir importantes avec le temps. Un très bon livre donc, qui mérite bien un 4/5.
avatar
Prospéryne

Nombre de messages : 4864
Age : 35
Location : Québec, Canada
Date d'inscription : 26/10/2008

http://prosperyne.blogspot.com/

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum