Brian MOORE (Irlande du Nord/Etats-Unis)

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Brian MOORE (Irlande du Nord/Etats-Unis)

Message  Mousseline le Dim 30 Nov 2008 - 15:16

De : Eireann561 (Message d'origine) Envoyé : 2006-07-08 16:34

Les trahisons du silence
Brian MOORE
Vivre à Belfast !
Note : 4

Brian Moore est né à Belfast en 1921 dans une famille catholique, il travaillera plusieurs années pour le gouvernement britannique. Il émigre au Canada en 1948 dont il deviendra citoyen en 1953. Il est décédé en 1999.

Michael Dillon est directeur d’un grand hôtel à Belfast, il n’aime pas cette ville. Il aimerait retourner à Londres avec sa jeune maîtresse Andréa, mais comment l’annoncer à sa femme ? La politique irlandaise et l’IRA vont faire intrusion dans sa vie, bouleversant tous ses plans. Ceux-ci veulent en effet faire sauter une partie de son hôtel où se tient une réunion de l’Ordre d’Orange, il conduira sa voiture pleine d’explosifs à sa place de parking pendant que sa femme sera gardée en otage. S’il n’a guère de sympathie pour l’IRA, il n’en a pas plus pour les extrémistes protestants et il sait qu’il n’y aura pas de coup de téléphone pour prévenir la police. Malgré tous les risques, il prévient les autorités, l’hôtel est évacué et il n’y aura pas de victimes. Mais que va devenir sa vie, sa femme ne veut pas quitter l’Irlande du Nord, Andréa a trouvé du travail à Londres où sa direction accepte de le transférer. La police reconnaît qu’elle ne peut garantir sa sécurité ! En échange elle accepte de minimiser son rôle dans la découverte de la bombe, marchandage politique, et muselage de la presse !
Michael Dillon essaye de se tenir à l’écart des problèmes d’Irlande du Nord, catholique modéré, il reproche à l’Angleterre une politique conduisant à la haine communautaire, il souhaite retourner à Londres, mais quitter son épouse lui pose plus de problèmes moraux que prévu. Mais sa conduite des évènements lui cause des problèmes de conscience, sa vie ou la vérité ?
Moira son épouse anorexique est une très belle femme, fantasque et imprévisible, elle fait de sa décision de rester vivre en Irlande une croisade qui n’intéresse réellement qu’elle, et met leurs existences en danger.
Le côté politique de l’intrigue est relativement bien expliqué pour intéresser le lecteur, Brian Moore fait un effort pour être le plus impartiale possible, cela n’est pas toujours réussi, mais c’est sans conséquence sur l’histoire. Un bon roman beaucoup plus plausible que «Proxopera» de Benedict Keily sur le même sujet.

Extraits
-Par quelle aberration un être doué d’une once de bon sens pouvait-il accepter de vivre dans une ville pareille ?
-Bon sang, Michael, il y a quand même des choses plus importantes dans la vie qu’une gamine bien roulée !
-Je me demande qui tu croyais épouser. Maude Gone Mc Bride, Simone de Beauvoir ?
-Mais ce qui le révoltait le plus, c’étaient les trahisons du silence, le silence des dirigeants de Westminster qui refusaient de regarder en face les injustices engendrées par le statu quo imposé à l’Ulster.
-Il arrivait devant le siège de l’Ordre d’Orange, ce bastion des préjugés tenaces que nourrissent les protestants contre la minorité catholique.
-Voilà donc à quoi ressemblait le révérend Alun Pottinger «Le chien enragé de l’Ulster» (Toute mise en parallèle avec une personne existante n’est pas forcement fortuite).
-L’Irlande du Sud n’a que faire de nous et serait fichtrement embarrassée si demain on tombait du ciel tout chaud et tout rôti droit dans son giron.
-En cinquante ans de partition, le Nord et le Sud étaient devenus plus étrangers l’un à l’autre qu’en six siècles de domination britannique. Les Irlandais du Sud ne s’intéressaient que mollement aux problèmes d’Irlande du Nord.

Titre original : Lies of silence.
Editions du Rocher.




De : ferdinante Envoyé : 2006-12-27 15:00

Les trahisons du silence

désolé . je nai pas pu terminer le livre , jai trouver l'histoire vraiment nulle. J'ai lu environ les 3/4 du livre mais je n'ai pas pu le finir , javais totalement l'impression de perdre mon temp , l'histoire est banale elle manque un peu d'imagination , l'emphase n'est pas mis sur les bonnes actions , . je ne sais pas si je devrais donner ma note puisque je nai pas terminer le livre mais bon ,

1/5




De : Eireann561 Envoyé : 2007-07-30 11:37

La déclaration.

Brian MOORE

Note : 4,5

Hospitalité religieuse.

J'ai déjà, ici même, parlé de Bran Moore, né à Belfast en 1921 ; il est mort à Malibu en 1999. A la fin de la guerre, il prend la nationalité canadienne. Trois fois finaliste du prestigieux Booker Price, il est l'auteur d'une vingtaine de romans. Ce roman commencé en 1992 à été terminé en 1996. L'affaire Touvier a largement inspiré l'auteur.

R.(nous n'en saurons pas plus) traque un homme qui semble avoir dirigé la milice marseillaise, responsable d'exécutions sommaires de juifs.

Cet homme, Pierre Brossard, a été condamné à mort par contumace à la libération. Mais il a disparu depuis.

Aujourd'hui, il est découvert. R. doit l'abattre, mais c'est lui qui est tué. R. était en possession d'un passeport canadien, qui ou quelle organisation représente-t-il?

Pour Brossard, la cavale recommence, il quitte le monastère qui lui servait de refuge pour un autre où il compte encore certains amis. Mais la nouvelle hiérarchie de l'église catholique n'est plus aussi bien disposée à son égard, ses alliés se raréfient et ses anciens amis de circonstances lui affichent ouvertement leur mépris. Il abat un second tueur, T. qui semble non pas le suivre, mais le précéder!

Il se remémore sa vie pendant ces quarante-quatre ans de clandestinité, comment il est devenu un hors-la-loi, les hold-up et les escroqueries.

Son arrestation par la police, qui contre quelques renseignements, le relâche à son grand étonnement. Est-il plus utile dehors que dedans?

Dorénavant son seul refuge est l'église catholique et ses nombreux monastères disséminés dans le sud de la France.

Mais certains bruits courent, la presse s'étonne qu'il soit encore en liberté et soupçonne qu'il bénéficie de complicité. Il est devenu une cible de choix pour, semble-t-il, certaines organisations juives qui veulent sa mort et veulent épingler sur son corps "La Déclaration".

Au nom du passé, la police est dessaisie du dossier pour la gendarmerie moins impliquée dans certaines affaires pendant la guerre.

Pierre Brossard est un ancien responsable de la milice marseillaise. Bien qu'ayant du sang sur les mains, il n'est pas d'un rang si élevé pour remuer ciel et terre. Mais son arrestation servirait d'avertissement à des personnalités plus haut placées qui se pensent intouchables. Sa mort de manière violente prouverait que nul n'est au dessus de la vengeance d'un groupe organisé et décidé.

Fervent catholique, admirateur de Pétain, il a des idées racistes et xénophobes rejetant pèle-mêle les Russes, les Américains et les Anglais. Sa vie est une longue fuite, l'âge le rattrape, mais pas uniquement l'âge, son passé également.

Brian Moore décrit si bien d'autres personnages de l'Histoire qu'il est dur de ne pas les reconnaître par exemple: Secrétaire général de la préfecture de Gironde, ministre sous Giscard ou Mgr Lefevre, intégriste, mis au ban de l'église par le Vatican.

Un excellent ouvrage mettant en cause une certaine catégorie de politiciens et une partie de l'église catholique à la fin de la guerre, et même après. Sous le caractère romanesque du livre, je pense que l'auteur a bien étudié le problème même si souvent il s'éloigne de la vérité. Une lecture aisée et instructive.

Ce roman a fait l'objet d'une adaptation cinématographique, réalisée par Norman Jewison, avec Michael Caine, Charlotte Rampling et Alan Bates. Du bien beau monde, ma foi.

Extraits :

- C'était son triomphe personnel. Il ne s'était pas laissé chasser de son pays.

- Si une fois tout pesé, Dieu me rejetait?

- Quand on y pense, ce mec est comme papa. Ils ont tous les deux choisi le mauvais camp et on le leur a fait payer.

- La gendarmerie a donc un casier vierge en ce qui concerne la collaboration. La police, non.

- La gendarmerie a toujours été hostile au Maréchal.

- Donc, même si je le pouvais, je refuserais de vous aider.

- Tu as surtout le type merdique parfait.

- Dans le clergé, la dévotion remplace souvent l'intelligence.

Éditions : L'Archipel

Titre original: The Statement.
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