Alessandro BARICCO (Italie)

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Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Mousseline le Lun 27 Oct 2008 - 4:11

De: Mousseline
Alessandro Baricco - Soie
(Gallimard/Folio, 2001, 114 pages)

C'est comme qui dirait un roman soyeux...Smile

Hervé Joncour se rends au Japon pour acheter des oeufs de vers à soie pour les revendre en France à des filatures de son village. Il effectue 4 voyages au Japon. Il parcourt des milliers de kilomètres en train, bateau, cheval, à pied... Au Japon, il rencontre l'amour.

Mon résumé est loin d'être à la mesure de ce petit roman sublime. Car en fait c'est l'écriture qui fait tout le charme de ce bouquin. Une écriture soyeuse qui coule tout en douceur.

Autant en lisant "le Parfum" de Suskind, mon odorat était en constante ébullition autant l'écriture de Barricco me donne une impression de soie qui m'entoure, qui m'enveloppe.

Assez spécial comme effet...faut vraiment le lire pour comprendre.

note : 4.5/5


De: Frimousse

Alessandro Baricco - Soie

Ceci n'est pas un roman ni même un récit. C'est une histoire. Elle commence avec un homme qui traverse le monde et qui finit près d'un lac, qui est là comme ça dans les jours de vent.

Tout petit livre qui se lit très très vite, une chance sinon ce serait long!

Cela aurait pu être intéressant s'il avait raconté un peu plus ses voyages et ses impressions surtout... mais il n'y a pas beaucoup de communication. Chacun vit pour lui seul. La paix et le silence font réfléchir surtout dans notre monde de bruit, de vitesse et de production. Ce livre m'a fait ressentir un peu ce que ce monde, dans ces années, vivait. Cute et simple.

Ce que j'ai aimé le plus de ce livre c'est le résumé:

"Chaque livre a une musique et celui-ci a une musique blanche. La musique blanche est une musique déconcertante quelquefois, elle se joue doucement et se danse lentement. Quand elle est bien jouée, c'est comme si on entendait jouer le silence! C'est terriblement difficile la musique blanche!"

note : 3/5
(Frimousse, Québec)


De: Pico
Bof! Ça se peut l'indifférence en lecture? Une chance que c'était court car je ne l'aurais pas fini.
note : 2.5/5


De: Annabelle
Soie, quel beau petit moment j'ai passé avec toi... Il faut dire que tu m'as bien occupé le temps d'un bain à faire passer une douce soirée de contractions.

Je t'ai lu comme on écoute une chanson avec de la musique dans tes mots et de la douceur dans tes propos. J'ai trouvé ce livre si tendre et si calme. J'ai vraiment beaucoup aimé découvrir le monde de la soie et de l'amour muet. C'est charmant et comme qui dirait très soyeux...

note : 4.5/5


De: Dytal

Alessandro Baricco - Soie
C'est court et simple, envoûtant, musical... cette histoire d'un français qui participe à la bonne vie économique de son village en allant au Japon chercher des vers à soie qui font la richesse de son village.

Là-bas, il rencontre une jeune femme mystérieuse qui l'envoûte complètement et qui le hante même lorsqu'il est en France auprès de son épouse.

C'est musical dans le sens que nous avons souvent l'impression d'assister à une pièce de musique avec des répétitions et un refrain. C'est vraiment un très beau livre qui est reposant!

note : 4/5


De: lafilasse
Alessandro Baricco - Soie

Je ne peux pas dire que j'ai pris un plaisir fou à lire ce livre. Les phrases courtes et rythmées ne me plaisent plus comme avant. Plus jeune j'adorais ce style qui aujourd'hui me semble très "staccato". Un peu comme si la mélodie des mots ne produisait pas l'effet désiré. D'ailleurs, à l'endos du livre on parle de musique blanche... L'exercice d'écriture est très, très réussi. On pourrait presque chanter ce livre!

En général, je n'aime pas les livres bien écrits qui ne racontent rien d'intéressant. Je suis dure, mais je classe Flaubert dans cette catégorie. Du beau style, mais les histoires me laissent de marbre (sauf Madame Bovary). Dans le cas de Baricco, l'histoire était très intéressante mais l'auteur n'a pas su, avec sa musique et son beau style, me faire aimer l'univers de la soie, ni apprécier l'histoire d'amour. Le trajet d'Hervé Joncourt toujours raconté de la même façon me donnait l'impression que le "refrain" arrivait toujours trop vite, les couplets étaient beaucoup trop courts! J'assistais à la dissection objective d'une vie morne. Pourtant Joncourt a vu des choses tellement extraordinaires et ce, même pour notre époque.

Vers la fin, arrive cette lettre d'amour érotique. Le style est coulant et velouté, tout en contraste avec le reste du roman. Malgré cette touche de douceur, je ne peux pas dire qu'il s'agit d'une belle histoire d'amour. Cette femme a regardé son mari la quitter progressivement et n'a pas su lui témoigner tout son amour de son vivant. J'ai fermé le livre en me disant "pauvre femme" et non pas "quelle belle histoire d'amour"!

S'il s'agissait du plaisir que j'aie tiré à lire ce livre, je donnerais 2/5 au livre. Mais la cohérence du style me font lui donner deux points de plus.

note : 4/5


De: Chatminou
Soie, soyeux, somptueux, miroitant, miroir, mirage... soie mordorée, reflets multiples, bruissant comme le murmure de vie en parallèle. Quel beau roman!

Baricco m'a eu quand j'ai relu, pour la troisième fois... il prit le train... dada... plus réglé que ça tu meurs. Hervé Joncour est le portrait typique de l'anti-héros, sans passion, neutre, obéissant... un cas! Mais c'était avant le Japon, avant l'obsession!

Amour, amour, quand tu t'empares de nous! Comme la soie, bruissante, mouvante, chatoyante... une ode à l'amour... et que dire de sa femme, quelle belle surprise.

Je comprends que Baricco se soit mérité un prix littéraire avec ce petit roman qui est si grand! À lire absolument.

note : 4.4/5
(Chatminou


De: Lagrande
Soie
La première fois que j'ai lu ce livre, ça doit faire 4 ans environ! Dans mon bain, je me suis laissée envoûtée par ce petit récit où l'eau et la mousse de mon bain me faisait l'effet de la soie... j'avais adoré!

Ma relecture m'a procuré autre chose mais tout autant de plaisir, j'avais vraiment l'impression de lire pour la première fois et de découvrir ce beau petit roman!

J'aime ces petits livres concis, précis qui nous racontent souvent une histoire d'amour mais qui nous transportent aussi dans un autre monde avec des personnages particuliers.

Et cette belle lettre que lui fait parvenir sa femme qui devine la fascination d'Hervé pour le Japon mais aussi pour cette jeune non-japonaise...

Très très beau!

note : 4.5/5


De: Mamanlouve
Alessandro Baricco - Soie

Un tout petit roman qui m'a envoûtée. Pas question de résister au plaisir/désir de tout savoir.

Je me suis laissée séduire par le voyage et la découverte de cette femme. L'homme, l'amoureux, le courageux, l'amoureux fou m'a charmée. Mais que dire d'Hélène qui m'a tout à fait séduite et surprise. Je ne m'y attendais tout simplement pas, voilà!!

Un petit livre que j'ai eu plaisir à lire (dans mon bain) et que je vais relire encore et encore avec autant de plaisir j'en suis sûre. Sans conteste un de mes incontournables.

À lire pour le plaisir du coeur.

note : 4.9/5


De: Élorac
Alessandro Baricco - Soie

C'est la première fois que je lis quelque chose et je ne sais pas quoi en penser... ça m'a semblé étrange, bizarre, une suite de mots, pas d'émotions ou si peu...

Je ne peux pas dire que j'ai détesté mais non plus que j'ai aimé.

note : 3/5


De: Boogok

Je viens de terminer "Soie". Je laisse ce petit bijou se décrire par lui-même: "À sa femme Hélène, il offrit en cadeau une tunique de soie que, par pudeur, elle ne porta jamais. Si tu la serrais dans ton poing, tu avais l'impression de ne rien tenir entre les doigts." (p.41-42)

Tout est dit. Certaines personnes ne pourront "porter" ce roman. Il faut une certaine connaissance de l'amour, sans romantisme; une certaine connaissance de l'infidélité, je pense, pour apprécier ce qui s'écrit. Il faut surtout savoir que les plus beaux souvenirs d'amour sont ceux qui n'ont pas existés, ceux qu'on a seulement anticipés.

Au risque de sembler pédante, je crois qu'un certain vécu est nécessaire à la dégustation de "Soie".

Aviez-vous deviné? Je lui donne 5/5. J'ai le même regret que pour les passions que j'ai connues: ce fut trop court...

note : 5/5



De: Matcoy
Soie. Ce livre est un voyage et une bien belle histoire de sentiments.
note : 4.5/5


De: Julie
Soie. C'est un livre magnifique qui nous transporte dans un autre monde. Ce chef-d'oeuvre se savoure page par page. Les mots ne sont pas assez forts pour décrire son emprise lors de la lecture. Un pur bonheur! On ne peut ne l'avoir pas lu durant sa vie. Tellement il nous apporte de choses et de sentiments forts. Une perfection subtile et légère!

note : 5/5


Dernière édition par Mousseline le Ven 6 Mar 2009 - 11:31, édité 1 fois
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  gallo le Ven 28 Nov 2008 - 9:04

De: Aud
Alessandro Baricco - SOIE
Ce livre empreint d'une fraîcheur et d'une douleur simultanées agit sur la pensée comme un baume. Il est agréable à lire et à chaque voyage d'Hervé Joncour, on a l'impression de le suivre et de vivre cette attirance pour ce pays oriental qu'est le Japon. Sans être une simple histoire d'amour, Soie relate une belle romance. Tout comme les vers à soie ne semblent être qu'un prétexte pour ces lignes qui ne font que refléter la quête du bonheur. Somme toute un livre très agréable.
Appréciation: un autre coup de coeur!

Note : 4.5/5


De: Frisette (Message d'origine) Envoyé: 10/21/2002 4:40
Soie - Alessandro Barrico

4/5

Par la force du destin, Hervé Joncour devient "transporteur" de vers à soie. Il se rendra tout d'abord au Moyen-Orient puis aura à se rendre au Japon afin d'obtenir des vers de meilleure qualité. C'est là qu'il rencontrera une belle dame dont il tombera amoureux bien qu'il soit marié et qu'elle soit la concubine d'un autre. Cet amour ne sera toutefis jamais consommé.

J'ai beaucoup aimé ce livre pour le désir qui est palpable dès la rencontre entre Hervé et la belle. J'ai un faible pour les romans où l'émotion est présentée tout en nuances et en non-dits. J'aime bien qu'on me laisse le soin d'imaginer. Dans Soie, j'ai été servie!!!


De: Roxie Envoyé: 11/15/2002 8:53 AM
Alessandro Baricco - Soie

Il y a un moment que j'en entendais parlé et tres souvent en bien, alors j'avais un peu peur qu'il ne soit pas a la hauteur de mes attentes ... et bien laissez moi vous dire qu'il a été beaucoup plus qu'a la hauteur de mes attentes ...

Je l'ai pas lu .... je l'ai dégusté, savourée ... ses voyages au Japon m'ont beaucoup plu ... moi qui adore tout ce qui concerne le Japon ... et l'histoire d'amour ... la fin a laquelle je ne m'attendais pas mais pas du tout ... une perfection ...

Ma note : 5/5


De : Cryssilda_ Envoyé : 10/11/2003 20:44
Soie de Allessandro Baricco

L'histoire : Hervé Joncourt vit paisiblement dans son petit village et vit de l'élevage des vers à soie, ce qui le pousse à quitter le pays une fois par an... mais le voyage devient soudain plus long...

Je trouve ce livre bien plus poétique que Océan Mer (quoique) MAIS carrément moins déjanté, du coup il me plait considérablement moins. Une fois que l'on a lu Océan Mer, Soie parait bien banal.

Je l'ai lu avec plaisir, jusqu'à la lettre de la fin, je n'ai toujours pas bien compris son rôle dans le roman...

Je continuerai par City...

Ma note : 3/5

Cryssilda


De : aud007 Envoyé : 27/01/2004 20:46
Soie
Ce livre empreint d'une fraîcheur et d'une douleur simultanées agit sur la pensée comme un baume. Il est agréable à lire et à chaque voyage d'Hervé Joncour, on a l'impression de le suivre et de vivre cette attirance pour ce pays oriental qu'est le Japon. Sans être une simple histoire d'amour, Soie relate une belle romance. Tout comme les vers à soie ne semblent être qu'un prétexte pour ces lignes qui ne font que refléter la quête du bonheur. Somme toute un livre très agréable.
Appréciation: un autre coup de coeur 4.5/5


De : suzanneécrivain Envoyé : 30/03/2006 17:41
Soie - Alessandro Baricco
Éditions : Albin Michel, 121 pages

Résumé
Hervé Joncourt vit de l'élevage des vers à soie. Une fois par année, il quitte la France pour se rendre au Japon où vivent les vers à soie de meilleurs qualités.
Il y fera la rencontre d'une jeune femme qui le boulversera...

Mon avis
J'ai bien aimé l'histoire ainsi que l'atmosphère du livre. Toutefois, j'avais tellement entendu de bonnes critiques au sujet de ce livre, que je crois que je m'attendais à beaucoup plus... J'ai aimé, mais sans ressentir de coup de foudre littéraire. Je crois que j'arrive moins à entrer dans l'histoire avec ce style d'écriture.
Cela étant dit, je ne regrette pas de l'avoir lu. L'écriture poétique m'a transportée dans un univers un peu moins connu.

Ma note
3/5
Suzanne


De : doriane99 Envoyé : 2006-07-24 10:47

Soie

Hervé Joncour parcourt traverse chaque année des milliers de kilomètres pour se rendre au Japon. Là-bas, il achète des vers à soie pour fournir les usines de son village, là-bas, il a rencontré une jeune femme troublante avec laquelle il partage un amour silencieux, intense et platonique.

Un livre court, de tous petits chapitres qui effleurent les sentiments, une écriture légère comme la soie. Beaucoup de suggestion et, au final, une histoire d'amour intense.

Une écriture et une histoire très poétiques. Une fin inattendue mais dans la lignée de ces sentiments profonds suggérés tout au long du livre... J'ai eu l'impression de tableaux qui se dessinaient sous mes yeux, ces silhouettes derrière les parois en papier de riz, cette volière, ces bagues en fleurs minuscules. Un bon moment de détente

3/5



De : Hochi Envoyé : 2007-09-06 06:59

Soie

Je ne resume pas le livre puisqu'il a ete fait plusieurs fois...

Il faut se rendre jusqu'au bout pour ensuite en aprecier chaque mots... C'est un bijou non, de la soie! Il est doux, paisible, invitant, grandiose comme les Kimonos de soi des Geisha. Il est mysterieux a souhait mais sans etre melodramatique et ont y plonge comme dans un doux reve. J'en ai eue pour quelque jours a rester dans ce songe. Je vais surement essayer un autre titre de cet auteur.

Et bien que toujours un peu decevant je vais aller voir le film ce mois ci!

5/5




De : sophie7723 Envoyé : 2007-09-10 15:47

Soie d'Alessandro Barrico.

J'ai trouvé que c'était simple à lire mais avec de la profondeur.
Que cela était poétique.L'histoire est pour moi plutôt du style philosophique dans le genre de Paulo Coelho.
Ma note 4/5

Sophie772


De : Houppelande Envoyé : 2007-09-10 16:07

Soie - Alessandro Barrico

L'histoire de Hervé Joncour, qui voyage plusieurs fois au Japon pour y acheter des vers à soie et les ramener en France.

Ce livre est vraiment très beau. Il y a vraiment une ambiance qui est envoûtante, on se laisse porter par cette histoire. C'est un moment de pur bonheur à s'accorder!

5/5

Houppelande


De : Chantal5500 Envoyé : 2007-10-14 13:59

SOIE : Alessandro Baricco
Folio - 142 pages.

Un livre doux et lent (que j'ai pourtant lu d'un trait ), avec une écriture simple et belle, où certains passages répétitifs donne un rythme et une poésie à l'histoire, un récit plein de non-dits, de silences, de paysages, de pensées intimes, et finalement ce sont deux et non une histoire d'amour qui y sont contées et de façon très poétique. Un plaisir de lecture indéniable.

4/5


De : Calepin0 Envoyé : 2007-12-28 23:09

Soie, de Alessandro Baricco

Éditions Gallimard, collection Folio

2007, 142 pages

Cette fois, j’ai été surpris et mes attentes sont restées lettres mortes. Je m’attendais à quelque chose de plus ample, complexe et détaillé. Je suis plutôt tombé sur quelque chose de simple et doux. J’ai l’habitude de mots forts, d’images à la symbolique aigue. Pourtant, Soie est tout le contraire et ça marche ! Un tableau sur lequel on n’aperçoit qu’une surface à l’apparence modeste, mais qui laisse deviner toute la force de sa beauté dans un murmure. Une sorte de mélange entre le conte, pour la forme, et le haïku pour son essence, son évocation.

Le décor mystérieux du Japon se prête bien au style du récit et Baricco, comme en témoigne la délicatesse d’une ombre derrière un mur en papier de riz. Une délicieuse découverte.

Note : 4,5/5
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  gallo le Ven 28 Nov 2008 - 12:18

De: Lafilasse

Alessandro Baricco - Océan mer
(Gallimard/Folio, 2002, 282 pages)

Dans ce roman de Baricco, le personnage principal n'est nul autre que la mer.

Pour "dire la mer", l'auteur passe d'un personnage à l'autre, utilise des matériaux (narration, lettres, documents) et des styles diversifiés (dialogues intégrés dans le récit, parfois non, un chapitre par personnage, un chapitre pour le bord de la mer, un autre pour le ventre de la mer, etc.), superpose les temps du récit et choque l'oeil - ou le charme - avec de grands vides typographiques.

Avec son grand souci de l'écriture, Barrico la rend opaque, incontournable. Ses ruptures de points de vue et la variété des matériaux qu'il utilise ont généralement pour effet de m'éloigner de la fiction. Avec "Soie" et "Châteaux de la colère", il m'était impossible de me laisser emporter par le récit.

Mais pour "dire la mer", il fallait passer par tous les chemins, les moins fréquentés surtout. J'ai vécu, senti, goûté et vu la mer jusque dans mon âme. Un ami m'a laissé entendre que "Océan mer" de Baricco était, en quelque sorte, l'équivalent du "Parfum" de Süskind. Il avait vu juste.

De mon point de vue, "Océan Mer" est le roman le plus réussi de Baricco. À ajouter à ma liste d'incontournables! Tout simplement g-é-n-i-a-l!

En passant, il vient de sortir en format poche.

note : 5/5
(Lafillasse, Rive-Nord de Montréal)


De: Boogok

Alessandro Baricco - Océan mer

5/5 et pourtant si vous m'aviez demandé dans les premières pages je vous aurais répondu: "Distrayant sans plus!"

C'est génial. C'est comme un recueil de nouvelles découpé en roman et dont chaque nouvelle en recoupe une autre qui en recoupe une autre... Des vagues de plaisir littéraire qui déferlent!!!

Évidemment, ça ne se décrit pas. C'est beau et grandiose et il y a des traits de génie là-dedans. Un des textes est découpé comme une chanson et à chaque paragraphe, il reprend la première chose c'est... , la deuxième c'est... et ainsi de suite. Et finalement, quand tu fermes le livre ce soir-là, l'histoire se déroule comme une chanson tragique parce que tu te souviens de la séquence. Humour, fantaisie, drame, amour, etc. tout s'y retrouve. Un vrai "trip".

On peux-tu mettre 6/5? ;-)

note : 5/5


Livre du mois d'Octobre 2003:
Océan mer, d'Alessandro BARRICO


Voir les critiques ici: http://clubdesrats.forumr.net/livres-du-mois-f43/octobre-2003-ocean-mer-d-alessandro-baricco-t1600.htm



De: Andrée-Ann

Alessandro Baricco - Novecento : Pianiste
(Gallimard/Folio, 2002, 87 pages)

Tim Tooney, trompettiste, embarque sur le Virginian en 1927. Lors d'une nuit de tempête, après quelques jours en mer, Tim se perd. Il rencontre Danny Boodman T.D Lemon Novecento, et le miracle se produit, le piano de Novecento embrasse les mouvements de la mer agitée et s'embarque dans une valse.

De ce miracle, naît une amitié qui pousse toujours l'autre à vaincre ses peurs; à avancer. Novecento a toujours vécu sur ce bateau, jamais il n'a mis les pieds sur la terre ferme, jamais il n'a descendu la passerelle. Un homme a un jour trouvé Novecento dans une boîte de citrons et l'a adopté. Après la mort de l'homme, Novecento s'est caché et a commencé à jouer du piano: un prodige! Comme le dit Tim, le narrateur et l'ami de Novecento:

"Nous, on jouait de la musique, lui c'était autre chose. Lui, il jouait... quelque chose qui n'existait pas avant que lui ne se mette à le jouer, okay?, quelque chose qui n'existait nulle part."

Il se décide à débarquer un jour, mais remonte aussitôt: il a vu ce qu'il voulait voir. À son tour Tim débarque, pour ne jamais revenir. Il apprend plusieurs années plus tard qu'on a décidé de couler le Virginian, que tout le monde est descendu, mais pas Novecento. Il se rend donc sur le bateau et y revoit son ami qui lui raconte l'histoire de sa vie qui se finit avec un discours sur le paradis.

Ce monologue, on l'apprécie ou on ne l'apprécie pas, il n'y a pas de demi-mesure. Moi j'ai apprécié. Selon moi, c'est un monologue qui est basé sur la perception de la vie que tu mènes. Si vivre sur un bateau toute ta vie te convient et que pour toi toutes les cultures du monde y sont réunies, c'est merveilleusement mieux qu'une vie de déplacement pour chercher les différences que la vie peut t'apporter.

note : 4/5


De : boogok Envoyé : 17/06/2003 03:10
Alessandro BARRICO - Novecento: pianiste

4.8/5

"Novecento n'a jamais connu d'autre univers que la mer. Devenu pianiste sur ce bateau dont il ne descend jamais, il en devient un rouage et n'existe qu'à travers lui. Virtuose enflammant les "Roaring Twenties", défiant Jelly Roll Morton "l'inventeur du jazz", Novecento joue une musique jamais entendue, merveilleuse, à laquelle il restera lié pour l'éternité."

Bon, préparez-vous vous allez assister à une critique biaisée. Mais je m'assume!

Depuis Soie et Océan mer, je suis vendue à Alessandro Baricco. Et pourtant, j'oserais presque affirmer que ça n'a rien à voir. J'ai été séduite par ce livre. C'est un poème, un poème musical. Peut-être parce que je suis pianiste moi-même, je voyais le piano, je l'entendais. Le .2 manquant pour une note parfaite, c'est à cause des mises en scène en italique dans le texte. Et je n'ai enlevé que .2, c'est parce que je ne sais pas trop si ça m'a agacée ou attisée.


Réponse
De: Laetitia
Livre très bien à lire mais un peu dur à lire!
note : 4.5/5


Réponse
De: Laurence Tarteret
Un style parfait et pour une très belle histoire.
note : 5/5



Réponse
De: Gabriela
Je suis du Guatemala et je crois que ce livre c'est un des meilleurs de l'histoire littéraire de l'humanité...
note : 5/5


De: DoMiNo, Monaco

Alessandro BARRICO - Novecento: pianiste

Né lors d'une traversée, Novecento, à trente ans, n'a jamais mis le pied à terre. Naviguant dans l'Atlantique sans répit, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches de son piano, à jouer une musique étrange et magnifique, qui n'appartient qu'à lui: la musique de l'Océan dont l'écho se répand dans tous les ports. Sous la forme d'un monologue poétique, Baricco allie l'enchantement de la fable aux métaphores vertigineuses pour le plus grand plaisir de nous lecteurs.

Magnifique ouvrage à lire sans attendre... une histoire magique et surprenante remplie de rêves et de poésie...

note : 5/5


De : nimbus Envoyé : 21/10/2003 21:57
Novecento pianiste.

Je n'ai pas aimé ce livre que j'ai trouvé artificiel et superficiel.
L'ouvrage a déja été très bien résumé.
Le récit est coupé de toute réalité, ceci n'est pas un défaut, le problème c'est qu'il n'y a pas de poèsie non plus! Il ne reste quasiment rien! une coquille vide!
Bon peut être une allégorie ? une fable moderne ? même pas! aucun message fort ou tout du moins clair!
De plus, la présentation qui rappelle qu'il s'agit d'un monologue théatral, vient sans cesse brider l'imagination du lecteur.
En esperant ne pas me faire trop d'ennemis, je note : 1 / 5.


De : aud007 Envoyé : 27/01/2004 20:46
Novecento pianiste

Ce livre est écrit sous forme de monologue (en fait, il a été écrit pour être joué au théâtre), et il est très intéressant à parcourir. On y découvre Danny Boodmann T.D. Lemon Novecento, un être qui n'a jamais connu d'autre univers que celui du Virginian et de la mer. En fait, il est né sur ce bateau et depuis, il y vit en jouant de sa musique. Sortira-t-il un jour de ce navire pour découvrir d'autres horizons? Chose certaine, il fait vibrer le cœur des passagers avec son piano et va même jusqu'à défier Jelly Roll Morton, l'inventeur du jazz. Ce récit est, à mon avis, un pur délice. Il est écrit d'une telle façon qu'on y entend la musique, la mer, c'est un beau cadeau pour les sens.
Appréciation: 4.5/5...à ce que j'ai lu des autres commentaires, c'est preuvre que l'appréciation est très personnelle


Réponse
De: Eeckman, Paris
Je trouve cette oeuvre de Baricco très bien et je trouve une particulière ressemblance avec Le joueur d'échec de Zweig.
note : 4.75/5


De: Lafilasse

Alessandro Baricco - Château de la colère
(Gallimard/Folio, 2003, 336 pages)

L'histoire (s'il y en a une) se déroule au 19ième siècle en Europe dans une petite ville qui n'existe que dans les pages du roman. Des destins se croisent comme seul Baricco en a le secret: Jun Reihl une femme aux belles lèvres, les rêves de voies ferrées de son mari à la direction d'une fabrique de verre, Pekish et son obsession de réaliser un humanophone (orgue humain), le petit Pehnt soucieux d'apprendre le monde ordinaire en le notant quotidiennement dans son carnet. La vie sans plus.

Forme narrative qui épouse celle de la pensée, faite de parenthèses, d'images, de sons, de dialogues, de répétitions et de trous. Thématiques à la Baricco: le temps qui passe, enfants géniaux, sages et clairvoyants, personnages excentriques et dévoués à l'étude d'un phénomène en apparence banal, etc.

J'ai eu beaucoup de mal à terminer ce roman. Les passages d'un personnage à l'autre, le style narratif et les descriptions philosophiques m'ont semblé insensibles. Quelques métaphores charmantes, des citations marquantes, mais lecture un peu emmerdante! J'ai eu l'impression d'assister à un exercice de style, l'écriture étant tellement opaque que je ne voyais plus le récit. Soie m'a laissé un peu cette impression, en moins long naturellement.

À lire pour le style. Les amateurs de Soie devraient être comblés!

note : 3.5/5
(Lafillasse, Rive-Nord de Montréal)


De: Un internaute de Paris
Alessandro Baricco - Château de la colère

De loin le plus mauvais livre de Baricco (je n'ai lu ni "Next", ni "L'âme de Hegel et les vaches du Wisconsin"). Un style vraiment emmerdant et désagréable; c'est comme si quelqu'un qu'on trouve complètement idiot et prétentieux vous faisait un clin d'oeil. Insupportable. Dans le même genre de bouquins à la "cercle des poètes disparus", je préfère encore John Irving et pourtant je trouve ça vraiment pourri. A essayer de lire si on a envie de s'emmerder (ça aide aussi à s'endormir). Arriver au bout des 325 pages est un véritable défi.

note : 5/5
(Un internaute de Paris)


De: Marion

Alessandro Baricco - Château de la colère

Il faut rendre justice à ce livre parfaitement mené, malgré sa rapidité et la fusion narrative des évènements. Il ne s'agit pas seulement d'une prouesse technique. Ce livre est une peinture, une peinture surréaliste, dans le sens où elle est au-dessus du réel. C'est un rêve.

Quand à la naïveté du style, elle pourrait être énervante si on la prenait pour de la fausse modestie. Mais elle est nécessaire. L'auteur aurait été pédant si, à l'inverse, il s'était laissé aller à n'être compréhensible que pour lui-même. Au contraire, il essaie de nous montrer avec le plus de simplicité possible qu'il n'y pas d'histoires ou de linéarité, mais uniquement, une superposition d'instants, sur lesquels seuls quelques privilégiés savent s'arrêter, comme Mormy. Et sur lesquels, il essaie lui-même de nous arrêter.

Ce livre amène à beaucoup de réflexions, bien plus que Novecento qui n'est qu'une nouvelle de présentation du style de Baricco aux Français.

Note : 5/5
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gallo

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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  gallo le Ven 28 Nov 2008 - 12:28

De: Crousty

Alessandro Baricco - City
(Gallimard/Folio, 2001, 486 pages)

L'histoire d'un petit génie en début d'adolescence et d'une jeune fille un peu excentrique se mêle avec des récits de match de boxe, de football et de western.

Il faut vraiment lire certains passages d'une traite pour ne pas en perdre le fil, et ensuite, la magie des mots et des idées agit insidieusement. L'impression générale est celle des mouvements et des bruits de la ville au-travers d'histoires parfois loufoques, souvent psychotiques, dont les soubresauts et changements brusques font penser à l'agitation trépidante et désordonnée d'une ville moderne.

Ce livre est génial par son contenu propre, par son style incisif et en apparence décousu mais extrêmement cohérent au deuxième degré, par l'impression "d'atmosphère de ville" qu'il laisse (on passe d'une histoire à l'autre pour y revenir à la manière du feu d'un carrefour de New-York qui passe du rouge au vert et provoque le déferlement d'une foule bigarrée), par le pittoresque et l'imaginaire des personnages, par la description fantastique de l'autisme du héros (cela fait un peu penser au film "The beautiful mind - Un homme d'exception").

Ce livre ne ressmble pas du tout à "Soie", si ce n'est la faculté que Baricco a de travailler ses histoires comme un orfèvre pour dégager une atmosphère unique.

Note : 5/5
(crousty)


De : lalyre7032 Envoyé : 16/02/2006 15:48

City - Alessandro Baricco
Folio

Je vous livre le quatrième de couverture car je n'ai pas aimé ce livre qui est proposé comme lecture du mois au cercle de lecture de mon bled que je fréquente et pourtant j'ai vu certaines critiques positives sur le net
Donc je ne note pas!!!!!!

Quatrième de couverture
D'abord le titre. Une ville. Pas une ville précise. Plutôt l'empreinte d'une ville quelconque. Son squelette. Je pensais aux histoires que j'avais dans la tête comme à des quartiers. Et j'imaginais des personnages qui étaient des rues, et qui certaines fois commençaient et mouraient dans un quartier, d'autres fois traversaient la ville entière, accumulant des quartiers et des mondes qui n'avaient rien à voir les uns avec les autres et qui pourtant étaient la même ville. Je voulais écrire un livre qui bouge comme quelqu'un qui se perd dans une ville.
Des personnages - des rues - il y en a beaucoup : il y a un coiffeur qui le jeudi coupe les cheveux gratis, il y en a un qui est un géant, un autre qui est muet. Il y a un petit garçon qui s'appelle Gould, et une fille qui s'appelle Shatzy Shell (rien à voir avec celui de l'essence). Il y a aussi dans City deux quartiers, assez vastes, un peu décalés en arrière dans le temps. Il y a une histoire de boxe, et il y a un western. Le western, c'est quelque chose à quoi je pensais depuis des années. J'étais toujours là à essayer de m'imaginer comment diable on pouvait bien faire pour écrire la fusillade finale. Quant à la boxe, là c'est un monde dingue, superbe. Si en plus tu es quelqu'un qui écrit, tôt ou tard tu y viens. Mieux vaut tôt, me suis-je dit.


De : Plaisir_des_Mots Envoyé : 17/08/2006 11:02
City - Alessandro BARRICO
J’avais adoré « Soie ». Que dis-je ? Je l’avais dévoré et dégusté tout à la fois. Je me réjouissais donc de lire « City », d’autant que l’introduction explicative de ce roman, signée par l’auteur lui-même, me mettait l’eau à la bouche : j’aime ces romans où plusieurs histoires s’entre-tissent pour former l’étoffe d’un chef-d’œuvre. Hélas, cela m’a semblé ici si artificiel et sans âme que j’ai renoncé après seulement 50 pages. Peut-être n’étais-je tout simplement pas au diapason de l’auteur ? En souvenir de « Soie », je mets quand même 2 / 5. (D’habitude, un livre abandonné en cours de lecture ne reçoit jamais plus de 1/ 5…)

2/5


De : Cryssilda_ Envoyé : 28/08/2006 11:55

City d'Alessandro Baricco
Folio, 487 pages

L'histoire: Hum... l'histoire... c'est un peu l'histoire d'un enfant surdoué et de sa gouvernante... avec un western, et le destin de boxeurs... et puis une pincée de match de foot... et pis....

Bref, ben résumé comme ça, ça m'aurait pas du tout donné envie de le lire, et pourtant.... J'ai beaucoup aimé ce livre, en fait j'adore le style et l'univers de Baricco, il écrit comme j'aimerais savoir écrire. Ses romans sont des labyrinthes et moi, j'adore m'y perdre. Parce que, comme tout le monde, j'ai été bien perdue! Au début, les histoires de boxeurs m'ont même beaucoup agacée. Et puis d'un coup, j'ai plongée dans le livre, et vraiment j'ai aimé. J'aime aussi beaucoup l'humour de Baricco, qui mine de rien, nous balance dans la tête des vérités. Bref, il livre bien étrange et déjanté comme je les aime!

4/5

Cryssilda


De : Mousseliine Envoyé : 23/03/2004 17:03
Sans sang - Alessandro BARRICO

L'histoire: Un homme vit avec ses deux enfants dans une ferme isolée. Un jour une mercedes s'approche de la ferme, trois hommes en descendent. Même si la guerre est finie, rien n'est oublié, la vengeance a sonné... A vous de découvrir le reste!

Un petit roman très très prenant, on lit du début jusqu'à la fin sans s'arrêter, faut dire qu'il ne fait que 113 pages. Et comme toujours l'écriture de Baricco est magnifique.

J'aurais par contre était bien fâchée d'avoir acheter le livre... 20$ pour un livre qui se lit en 45 minutes, les éditeurs exagèrent, enfin j'imagine que les fans sont prêts à payer pour, je paie volontiers pour Paul Auster. Sans doûte que si c'était mon premier livre de Baricco je serais davantage enthousiaste, je suis un peu lassée de son style. Mais c'est un très bon livre, peut-être trop court! A lire s'il vous tombe sous la main.

note: 4/5


De : Sahkti1 Envoyé : 04/04/2006 10:49
Alessandro BARICCO, Sans sang

Beaucoup de jolis mots déjà écrits sur ce roman de Baricco.
Nina se cache dans une trappe. Pendant ce temps, son frère et son père sont tués à quelques pas au-dessus d'elle. Tout ça sent la fin d'une guerre.
Plus tard, une dame âgée aux gestes de petite fille entraîne un vieil homme dans un bistrot. Un homme qui a en mémoire l'atrocité perçue dans le regard d'un enfant devant un crime commis. Un homme qui souffre sans en avoir l'air.
Un récit intemporel, qui se passe partout et nulle part, sur fond de guerre et de blessure. Avec un fil conducteur : la vengeance. Et encore...
Ce style cher à Baricco, cette écriture tourmentée et vive, ces âmes mises à nu. L'auteur a toujours eu l'art d'aller à l'essentiel et de toucher là où ça fait mouche. Un très beau roman. C'est sobre, épuré et c'est comme cela que je concevais l'écriture d'une telle histoire.

Ma note: 4/5


De : calicoco Envoyé : 2008-03-10 16:17
Sans Sang, Alessandro Barrico

l’histoire est épurée, ramassé dans un récit bref et efficace. L’intrigue aurait pu faire l’objet d’une saga de 500 pages mais Barrico a choisi de na raconter que les moments forts afin que les deux événements se fassent entièrement écho. C’est la fin d’une guerre pourtant des hommes s’apprêtent à tuer un autre pour se venger car leur guerre, elle, n’est pas terminée. L’armistice n’efface pas les trahisons. Laquelle ? On n’en saura rien. Alors que l’homme se prépare à affronter la troupe de vengeur, il cache sa plus jeune fille dans une cave, sous une trappe. Elle reste sagement enfermée en écoutant les rafales de balles tirées sur son père. Elle est allongée, les jambes repliées parfaitement alignées, la robe parfaitement lissée sur son corps recroquevillé. L’enfant s’attache à cette posture parfaite comme pour exorciser sa peur à la manière des paris que les enfants ou les superstitieux font pour que le malheur n’arrive pas « si je reste parfaite comme une statue personne ne me verra. » Un homme , le plus jeune de la bande, pourtant la découvrira mais devant le spectacle de l’enfant recroquevillée dans cette parfaite symétrie il refermera la trappe sans rien dire à ses acolytes.
Des années plus tard, une vieille femme retrouve cet homme, vendeur de ticket de loterie.

Le récit est simple, la langue épurée. Pas de haine ni d’explications. Le lecteur pourrait rester sur sa faim mais c’est toute l’humanité qu’on comprend entre les lignes. Les homme sont animés de haine ou d’amour, et vice versa

4/5


De : Sahkti1 Envoyé : 04/04/2006 10:41
Alessandro BARICCO, Homère-Illiade
Editions Albin Michel, ISBN 2226169806

Je suis vraiment très partagée avec cette version de l'Illiade proposée par Baricco. Donné en feuilleton à la radio, il y avait là derrière un petit côté "récit d'aventures", tout cela était plutôt vivant et, indiscutablement, cela a attiré des personnes qui n'auraient jamais ouvert Homère.
Je considère donc l'oeuvre de Baricco comme louable, notamment à cause de son travail de lecture et de décryptage.
Il me semble cependant qu'au final, l'essence du texte a disparu. Baricco a modernisé l'Illiade, c'était certes un travail nécessaire mais ô combien délicat. Je n'ai pas retrouvé dans ses lignes ce qui faisait la force du texte de Homère. Comme si, ici, on avait écrit un nouveau texte, se prêtant à de nouvelles mises en scène tant qu théâtre qu'au cinéma. C'est devenu très visuel, et puis trop sommaire par moments. Presque trop moderne. Et la modernité ne s'encombre pas des dieux. C'est là que je décroche complètement, désolée Monsieur Baricco. Du coup, le texte sans contexte n'a plus grand chose à voir avec l'original si ce n'est une trame historique, quelques événements racontés dans un langage remanié et la désagréable sensation qu'il manque quelque chose de très important, de non visuel, de palpable uniquement par l'esprit. Une adaptation qui manque beaucoup de force à mes yeux.
Ma note: 2/5



Allessandro BARRICO dans la section "essais":
http://clubdesrats.forumr.net/essais-f31/alessandro-baricco-t2749.htm
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Cocotte le Mar 23 Déc 2008 - 0:59

De : Lyreek14Envoyé : 2008-12-20 15:22
Soie - Alessandro Baricco
Folio - 142 pages

Le livre nous raconte les voyages successifs d'Hervé Joncour au Japon pour acheter des vers à soie et la rencontre qui va changer sa vie.

J'attendais beaucoup de ce livre, au vu du succès qu'il a eu, et globalement j'ai été plutot déçue. Déjà, je n'aime pas beaucoup les romans trop courts, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Je pense qu'il y aurait eu aussi matière à davantage de développement, tout aurait pu être plus approfondi. Bon, en même temps, j'imagine que c'est l'effet que l'auteur voulait rendre, mais voilà je crois que je n'aime pas trop ce style. C'est très poétique, c'est sur, mais bon, je sais, je crois que je m'attendais à autre chose. Surtout pour un roman qui a été adapté au cinéma! D'ailleurs, je me demande bien comment est le film, je trouve que le livre n'est pas facilement adaptable à l'écran et je suis bien curieuse de voir ce que ça donne.

3/5
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Mousseline le Ven 6 Mar 2009 - 11:30

par lacazavent le Lun 2 Mar 2009 - 13:41

Soie - Alessandro Barrico
Albin Michel / 121pages



Hervé Joncour, habite une petite ville du centre de la France, son métier : voyageur du bout du monde. En 1861, le bout du monde c'est le Japon. Dans ce pays qui s'ouvre depuis peu au monde, Hervé Joncour mandaté par les industriels de sa région pour sauver leurs entreprises, il part dans une quête qui va le mener au travers de ce pays mythique à la recherche du plus précieux et mystérieux des biens : les œufs de vers à soie.



J'en ai tant lu sur ce livre, tant de critique élogieuse, tant de personnes qui ont aimé que je me sens un peu mal à l'aise face à ce texte. Certes j'ai aimé, certes l'écriture simple et fine presque semblable à la soie m'a séduite mais à part ça où se cache ce chef d'œuvre des chef-d'œuvres tant vanté ?
J'ai lu un livre doux, un peu mystérieux, écrit superbement mais qui malgré cela a réussi à me décevoir. Je n'ai pas tellement aimé la façon dont l'histoire est raconté, encore moins ni la fin en queue de poisson et plus encore le style que j'ai trouvé très vite assez lisse. Je n'ai pas été transporté , il ne m'a apporté que peu d'émotion et de surprise. Bref, pour moi ce fut un petit intermède agréable entre deux lectures, ni surprise, ni conquise.
Il se lit très très vite, un bon point, si vous en avez l'occasion, lisez-le...3,5/5

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Alessandro Baricco (Italie)

Message  Invité le Ven 8 Mai 2009 - 15:24

Invité est Seingalt



Plus que le mortel ennui d'une vie répétitive, c'est une indifférence, une absence de résistance à la vie que Baricco suggère en ouvrant son roman par quelques phrases laconiques, purement énonciatives. Au début, Hervé Joncour fait penser à un spectateur repu qui se refuserait à intervenir dans la pièce qui se joue, et qui pourtant parle de lui.
Voyageur en quête d'œufs de vers à soie, il se voit contraint, pour sauver les industriels de son village, d'effectuer une expédition "jusqu'au bout du monde". Or, en 1861, la fin du monde, c'est un Japon qui sort à peine de son isolationnisme, et, qui plus est, de mauvaise grâce. Et c'est au Japon que la vie du héros prend un tour nouveau en croisant celle d'une femme mystérieuse.
À la fin du roman, plusieurs années se sont écoulées, qui ont paru un battement de cils raconté en douceur par une voix neutre qui a fait défiler sous nos yeux, tels des panneaux de papier de riz, les séquences successives de cette vie impalpable traversée par des personnages d'ombre subtile.

Mon avis : Il y a peu d'ouvrages qui nous touchent réellement. Petit bijou, Soie est l'un d'entre eux. Le récit est court et l'écriture délicieusement épurée, traversée d'élipses et de leitmotiv quasiment musicaux. Tout est là : de la nostalgie du temps qui s'écoule à la subtilité de la culture japonaise en passant par les non-dits, les demi-teintes, l'amour et la souffrance, le bonheur toujours à deux doigts de soie, pardon de soi, sans que l'on s'en rende compte.

Baricco écrit avec de petites phrases courtes qui s'enchaînent avec bonheur dans un délicat canevas. Son livre déborde de lenteur, de poésie et d'une sensualité inégalée telle cette ultime déclaration d'amour d'un érotisme rarement égalé depuis car sous la froideur apparente du tissu soyeux et du tissu des sentiements, se cachent des coeurs à la limite de l'incandescence ...

Mais comme je l'ai dis, l'essentiel est souvent ce qui n'est pas dit. .

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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Philcabzi le Ven 8 Mai 2009 - 16:21

Attention Seingalt a faire une recherche dans le forum avant de poster une nouvelle discussion. J'ai placé ta critique au bon endroit.

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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  aBeiLLe le Sam 11 Juil 2009 - 10:12


4e couverture:

Novecento n’a jamais connu d’autre univers que la mer. Devenu pianiste sur ce bateau dont il ne descend jamais, il devient un rouage et n’existe qu’à travers lui. Virtuose enflammant les " Roaring Twewties ", défiant Jelly Roll Morton " l’inventeur du jazz ", Novecento joue une musique jamais entendue, merveilleuse, à laquelle il restera lié pour l’éternité.

Novecento : pianiste n’est pas un roman mais bien un long monologue destiné à être lu sur une scène par un comédien, Eugenio Allegri. Je m’attendais à autre chose, c’est une belle histoire mais l’écriture de Baricco ne m’a pas du tout impressionnée. Je cherche encore la musicalité dans le texte dont tout le monde parle…

3/5

Extrait :

" Il savait écouter. Et il savait lire. Pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu’il savait lire, c’était les gens. Les signes que les gens emportent avec eux : les endroits, les bruits, les odeurs, leur terre, leur histoire… écrite sur eux, du début à la fin. Et lui, il la lisait, et avec un soin infini, il cataloguait, il répertoriait, il classait… chaque jour, il ajoutait un petit quelque chose à cette carte immense qui se dessinait peu à peu dans sa tête, une immense carte du monde, du monde tout entier, d’un bout jusqu’à l’autre, des villes gigantesques et des comptoirs de bars, des longs fleuves et de petites flaques, et des avions, et des lions, une carte gigantesque. Et ensuite il voyageait dessus, comme un dieu, pendant que ses doigts se promenaient sur les touches en caressant les courbes d’un ragtime. " p. 42


Alessandro Baricco, Novecento: pianiste, Mille et une nuits, 1999, 91p.
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Liza_lou le Mer 22 Juil 2009 - 19:09

Soie
(Folio, 140 pages)

Précieux. Voilà le mot, qui, assurément, résumerait au mieux ce qu'est ce court récit d'Alessandro Baricco. Récit, car on ne saurait parler ici ni de court roman ou de longue nouvelle mais plutôt de quête, celle de Hervé Joncour avec lui-même dans sa recherche éperdue de vers à soie. Parti au Japon récupérer ces précieux œufs, Joncour découvre un monde étonnant mais plus encore, l'Amour avec un grand A, même si cet amour ne peut qu'être vain.

C'est un roman long, non pas par sa longueur que par l'impression de délicatesse qu'il dégage. Autant dire que l'histoire se déguste avec lenteur, afin que chaque phrase, chaque mot s'incruste au plus profond de vous. Le style de l'auteur y est pour beaucoup; douce et délicate, voire aérienne par instant, la prose de Baricco restitue à merveille le Japon de la fin du XIXème siècle qui passe brusquement de la féodalité au monde moderne. Et c'est en effet à la fin d'un monde que Joncour assiste, jusqu'à son retour dans les monts du Vivarais, seul avec ses souvenirs.

Un agréable récit, très bien écrit et avec un style qui en fait tout le charme et la singularité. Un roman doux et soyeux à l'image de cette soie pure et délicate pour lesquels les hommes étaient capables d'aller au bout du monde.

Ma note : 3,5/5
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Novecento : Pianiste

Message  anna44 le Lun 12 Oct 2009 - 11:49

Novecento : Pianiste, collection folio.

Résumé : Danny Boodmann TD Lemon Novecento, dit Novecento est né sur un paquebot, le Virginian, qui faisait l'aller retour entre Europe et Continent Américain 6 ou 7 fois par an.
Ce nourrisson a été recueilli par un marin, et par l'ensemble de l'équipage du paquebot. Un jour, il découvre le piano et devient donc pianiste pour les passagers.
On dit de lui qu'il est le plus grand pianiste de tous les temps, bien que n'ayant jamais pris de cours. Une amitié va se créer avec un autre musicien, trompettiste, et c'est lui (Tim Tooney) qui va nous livrer l'histoire de Novecento.

Mon avis : Ce monologue (d'après le sous-titre de l'ouvrage) a été une très agréable surprise pour moi. Je m'attendais à un roman très sobre, lent et triste ; j'ai découvert une lecture empreinte d'humour, à un tempo très rythmé, et très poétique.
Petit exemple de l'humour dont fait preuve l'auteur (p.18 de l'édition folio) : "Paul Siezinsky, notre pilote, [...] hélas aveugle..., Bill Joung, notre radio, [...] affligé de bégaiement..."
Je me suis laissée bercer par la musicalité des mots, par la poésie moderne qu'utilisent Baricco pour nous faire voyager à travers le Jazz. C'est un livre à lire et à relire, voire à écouter...
La postface de Françoise Brun est très joliment tournée et m'a donnée d'autant plus envie de continuer ma découverte de cet auteur.

Ma Note : 4,25/5

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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Cocotte le Dim 14 Fév 2010 - 23:59

Océan Mer
(Folio, 2002, 282 pages)


La pension Almayer se situant au bord de la mer héberge sept personnes. Les pensionnaires sont tous un peu étranges. On y trouve un peintre, un scientifique, une jeune fille supposément malade, une femme qui a trompé son mari, un homme qui ne sort jamais de sa chambre, etc.

Une chose est certaine : ce livre sort des sentiers battus. Lhistoire est originale, le style imagé tout à fait unique. Je n’ai jamais rien lu de tel. J’ai apprécié le début qui se lit bien, car Baricco a une jolie plume, mais j’ai décroché en cours de route. L’histoire était peut-être un peu trop étrange pour que j’y adhère complètement. Il y a de ces livres que j’aimerais tellement adorer, mais qui me donne l’impression d’avoir manqué le bateau!

Ma note : 3,5/5
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Calepin le Lun 15 Fév 2010 - 14:21

Merci pour cette critique Cocotte. J'ai ce roman dans ma PAL qui est apparu depuis que j'ai dévoré Soie. Tu viens tout simplement de me rappeler son existence. Ta critique indique bien ton appréciation ambiguë, mais j'aimerais bien savoir ce que tu considères (sans voler de punch) une histoire « trop étrange ».

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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Cocotte le Lun 15 Fév 2010 - 22:06

Je trouve ça difficile de bien exprimer ma pensée lorsqu'un livre m'a moins plu. C'est souvent parce que je ne sais pas toujours pourquoi j'ai moins aimé. Et la plupart du temps, je trouve ça frustrant!

Ce sont les personnages étranges qui rendent l'histoire un peu bizarre. Les sept pensionnaires se retrouvent dans cette pension au bord de la mer pour des raisons pas trop claires. J'ai eu de la difficulté à comprendre où voulait en venir l'auteur. L'aspect philosophique est bien présent et je n'ai pas tout saisi le "sens" de cette histoire. Mais la superbe plume de Baricco vaut le détour et j'aimerais bien lire Soie.

J'ai bien hâte d'avoir ton avis. J'espère que tu vas l'apprécier!
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Ladybug le Jeu 15 Juil 2010 - 9:21


Soie
(Editions Gallimard, collection Folio, 142 pages)

Dans ce roman, tout est beaucoup trop dépouillé pour moi, les personnages ne sont pas étoffés, l'environnement est décrit de manière minimaliste, cela ne favorise pas l'immersion dans l'histoire, dans l'ambiance. Je n'y ai trouvé aucune force d'évocation pour nourrir mon imagination et mobiliser mon intérêt. C'est la sobriété poussée à l'extrême. Il faut que je précise que je n'ai pas lu mais écouté ce livre (livre audio), l'écoute a sans doute rendu moins pénible le suivi du récit, parce c'est bien lu, il y a quand même une certaine poésie qui se dégage et qui est sans doute renforcée par la lecture à voix haute.

Ma note : 2/5

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"Soie"

Message  nauticus45 le Jeu 11 Nov 2010 - 14:27




  • Broché: 120 pages
  • Editeur : Albin Michel; Édition : ALBIN MICHEL (2 janvier 1997)
  • Collection : Les grandes traductions
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2226088814
  • ISBN-13: 978-2226088819
Je ne vais pas résumer ce livre car il l'a déjà largement été. Quant à mon avis, il tient en un coup de car certes ce roman est court, les personnages ne sont précisément décrits, les milieux de kilomètres que traverse chaque année Hervé Joncour ne sont pas non plus détaillés, mais juste répétés et résumés, mais cela sert bien Hervé Joncour et sa manière de traverser la vie, sans trop se poser de questions ni se torturer, mais juste en prenant les choses comme elles viennent, simplement. La seule chose dans cette vie qui le trouble réellement, ce sont ces yeux d'une jeune femme accompagnant Hara Kei, le marchant japonais à qui il achète des vers à soie, et même s'il ne s'en rend pas compte ce trouble est si intense qu'il lui fait voyager en pleine guerre et risquer sa vie, lui l'homme tranquille du sud de la France. Alors certes Hervé Joncour traverse le monde sans sourciller, mais ce qu'il est capable de faire juste pour rejoindre une femme à qui il n'a jamais parlé fait de lui un homme courageux et touchant, en fait un vrai héros de roman...

5/5




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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Shan_Ze le Lun 24 Jan 2011 - 21:27

Novecento : pianiste d'Alessandro Baricco

Ce monologue raconte l'histoire de Danny Boodmann T. Lemon Novecento. C'est agréable à lire, belle histoire, beau conte mais il m'a manqué quelque chose pour l'apprécier totalement, je n'ai pas totalement accroché à cette histoire mais si elle est très douce lire.

J'avais déjà lu Soie du même auteur, j'avais eu la même impression, peut-être me faut-il plus de pages pour m'attacher aux personnages ? Je ne regrette pas de l'avoir lu et j'espère que je lirai d'autres livres de Baricco.

Encore merci Nathalire !

Note : 3.25/5
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Soie

Message  Lionel de Lyon le Ven 30 Déc 2011 - 10:51

Soie

Folio, 2001, 142 pages

Résumé : Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend plusieurs expéditions au Japon. Il s’agit d’acheter des œufs sains pour le compte des filatures de son village du Sud de la France et ainsi de permettre le développement local de l’industrie de la soie. Mais les voyages sont longs et dangereux entre guerre et amours impossibles.

Critique : J’avais vu le film éponyme adapté du roman il y a quelques temps et s’il ne m’avait pas totalement convaincu en raison de sa lenteur et de son manque de souffle épique, il m’avait pourtant suffisamment intrigué pour me donner envie d’aller plus loin. Et en effet, dans le roman, on retrouve ce mode de récit tout à fait particulier et original fait de répétitions à l’image de ces voyages qui rythme la vie du héros.
En revanche, si le film était assez long, le livre lui est très court et rapidement terminé. C’est justement ce qui lui manque pour nous faire adhérer aux personnages. A force de concision et de répétitions, l’auteur en oublie le principal, de nous faire aimer (ou détester) ses personnages, ou tout du moins, de les développer suffisamment afin de nous permettre de comprendre leurs actes. Résultat, ce roman qui aurait pu être une grande quête initiatique manque d’aspérités et de profondeur.
Heureusement, il reste de beaux passages poétiques et les dernières pages réservent quelques surprises autour de cet homme qui a fini par se perdre pour un hypothétique amour. Mais cela arrive trop tard pour que l’on se sente réellement concerné.


3/5
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  cookie610 le Mar 31 Jan 2012 - 19:20

Soie

Note : 3.5/5


Le résumé a déjà été fait plusieurs fois ci-dessus

Critique
: un petit roman très court, plein de charme et de délicatesse. Comme j'ai pu le lire dans les critiques précédentes, l'écriture est "soyeuse, lé²gère, qui coule tout douceur". Ce qui manque, c'est quelques pages en plus de détails sur l’environnement, les voyages (il y a quand même de quoi dire quelques lignes sur le Japon, non ?), les impressions et les sentiments des personnages. L'histoire va beaucoup trop vite, trop concise et pleine de répétitions, alors qu'elle se prête à un rythme lent. On n'a pas assez le temps de s'attacher aux personnages. Je trouve que l’histoire est très intéressante mais l'auteur ne développe assez l'univers de la soie. Bref, un bilan mitigé.
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Chantal le Lun 27 Fév 2017 - 14:10




TROIS FOIS DES L'AUBE :
Gallimard - 121 pages.


Deux personnages (homme/femme) se rencontrent à trois reprises :
Un homme commence à parler à une femme dans le hall de son hôtel et, quand celle-ci a un malaise, il l'héberge dans sa chambre…
Un portier d'hôtel aide une jeune femme à s'enfuir afin d'échapper à un compagnon violent et dangereux….
Une inspectrice de police emmène le jeune Malcolm qui vient de vivre un drame chez un de ses amis….


Trois histoires très courtes qui se déroulent pendant la nuit, nuit au cours de laquelle les deux personnages se trouvent confrontés à un tournant de leur vie, et qui se terminent à l'aube, l'heure où leur vie va totalement changer, nouveau départ ou coup d'arrêt.


J'ai d'abord été surprise et déconcertée par le style, sous forme de dialogues. Puis captivée, j'ai lu la première histoire très vite. Pas enthousiaste. Puis lu la deuxième et la troisième à la suite. J'ai beaucoup aimé la dernière. Et tout se lie, et l'intelligence dans la construction du récit,  dans son intemporalité , dans le traitement de l'humanité des personnages, apparait et ce récit qui pourrait sembler léger, apparait dans toute sa profondeur. Charmée.


4/5
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  kattylou le Lun 27 Fév 2017 - 16:52

J'ai prévu de lire un roman de Barrico quelqu'un m'a parlé de noveciento .

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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Chantal le Jeu 2 Mar 2017 - 16:02

Je ne connais pas Noveciento, je l'emprunterai peut-être.
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  petitemartine le Jeu 2 Mar 2017 - 17:03

Ton avis sur Trois fois dès l'aube est très tentant Chantal ! Merci pour cette idée, je vais peut-être ma laisser tenter par l'originalité de ce petit roman Very Happy
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  petitemartine le Sam 11 Mar 2017 - 9:37

Chantal, je viens de terminer Trois fois dès l'aube. Avant d'en écrire un peu plus : je suis tout à fait d'accord avec ton avis wink d'abord déroutée par le style, puis par la chute de la première histoire, puis charmée ! Très subtil, original et très intelligent ! Merci beaucoup d'avoir suscité ma curiosité et mon envie Chantal Very Happy

Quelques lignes supplémentaires pour développer mon avis :

Un petit livre surprenant où on va retrouver à trois reprises une rencontre entre deux personnages , trois fois à l'aube... L'originalité tient au fait que ces rencontres sont finalement spatio-temporellement impossibles car nous retrouvons nos deux personnages à des ages différents.

Tout commence dans le hall d'un hôtel où une femme rencontre un commercial en plein milieu de la nuit... la discussion s'engage... Séduction ? Manipulation ? Confession  ? Une lecture déroutante au départ car il s'agit d'un dialogue où on ne sait trop qui parle, le rythme est rapide. Le style m'a au départ rappelé Ionesco. Tout va très vite, la chute arrive très vite et on se dit : Et alors ??
Et puis arrive la seconde rencontre dans le hall de l'hôtel entre une jeune fille désabusée et le gardien... La discussion s'engage et peu à peu les liens se font entre les histoires.. Même si, je me répète temporellement tout est impossible et c'est là où je trouve ces nouvelles magiques et originales, on se pose beaucoup de questions et on tente de recomposer les aventures de ces personnages fragiles.
La troisième histoire entre un jeune garçon et une femme flic éclaire l'ensemble, cette rencontre est très lumineuse et ma foi très émouvante.
On a juste envie de relire ce petit livre afin de retrouver les liens entre les personnages et de mieux comprendre certains points des nouvelles précédentes en se disant " mais oui, bien sûr ".
Bref, un bel exercice de style, une belle écriture lumineuse , des histoires originales qui s'imbriquent.
A lire sans hésitation !
Ma note : 4/5


Dernière édition par petitemartine le Mer 12 Avr 2017 - 7:12, édité 1 fois
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

Message  Chantal le Sam 11 Mar 2017 - 18:34

Ah je suis très contente qu'il t'aie plu ! (j'ai toujours un peu peur quand je fais une critique positive que d'autres ne s'y retrouvent pas)
ça fait plaisir de partager un bon livre ! Very Happy
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Re: Alessandro BARICCO (Italie)

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