Ferdinand OYONO (Cameroun)

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Ferdinand OYONO (Cameroun)

Message  Calepin le Sam 29 Nov 2008 - 21:39

De : Houppelande (Message d'origine) Envoyé : 2008-01-27 14:51

Note biographique
Né en 1929 à Ebolowa, dans la Province du Sud au Cameroun, Ferdinand Oyono poursuit au lycée de Provins, en France, des études commencées au lycée de Yaoundé. Il réussit ensuite des études supérieures de droit à la Sorbonne avant d'entrer à l'École nationale d'administration (ENA) de Paris en section diplomatique.

Il débute en 1959 une brillante carrière de haut fonctionnaire avant de devenir ambassadeur du Cameroun dans divers postes (auprès des Nations unies à New York, en Algérie, en Libye, en Grande-Bretagne et en Scandinavie…). À partir de 1987 il participe à de nombreux gouvernements de son pays et assure la charge de différents ministères comme les Affaires étrangères ou la Culture.

Tiré de Wikipédia



De : Houppelande Envoyé : 2008-01-27 15:00

Une vie de boy de Ferdinand Oyono

Ce roman, écrit sous la forme d'un journal, ce déroule au Cameroon et raconte l'histoire d'un jeune noir qui devient d'abord le boy d'un prêtre, pour ensuite devenir celui du "commandant". On y découvre le mépris des colonisateurs envers les africains, les mauvais traitements et les injustices dont ceux-ci sont victimes. On assiste à la désilusion du narrateur, qui au début est heureux de venir vivre dans le monde des blancs, mais qui finalement découvre qu'il ne sera jamais considéré comme un être humain.

Ce livre est assez court (185 pages) mais permet de décrire une réalité qui n'est pas souvent présentée. C'est un livre intéressant qui présente clairement des relations entre les colonisateurs européens et les africain.

Note : 3.8/5



De : lalyre7032 Envoyé : 2008-06-01 09:42

Une vie de boy
Pocket, 184 P.

Nous sommes au Cameroun et ce livre est centré sur la vie de Joseph ,un boy instruit au service du commandant d'une colonie française.Le quotidien de Joseph relaté par lui-même nous donne un aperçu de la diffèrence qui sépare les colons et le peuple Camerounais avec leurs coutumes et leur religion.Il nous raconte sa frustration sexuelle pour sa patronne blanche qui s'aperçoit qu'il est amoureux d'elle qui s'arrange toujours pour le provoquer.Un ressenti intense du narrateur qui d'une façon limpide et avec un certain humour nous fait découvrir les souffrances et les non-dits des gens de ce pays lors de cette époque dont on ignore beaucoup de choses.C'est un roman très particulier qui dénonce les pratiques autoritaires de la colonisation et nous montre l'exploitation du noir pendant le colonialisme,une époque révoltante et ce petit africain témoigne de son expèrience de boy dans le décor de tous les jours chez les maîtres blancs....

Un très beau livre à découvrir ,histoire de la vie des boys sous l'autorité des blancs qui en profitent pour les exploiter ,souvent battus ces gens ne peuvent que baisser les yeux et supporter les brimades.Beaucoup d'émotions et de sympathie pour Joseph qui nous raconte sa vie avec naïveté......

Note : 5/5



De : gallomaniac Envoyé : 2008-07-12 05:32

Le vieux nègre et la médaille
Julliard 1956, 10/18 1986, 187 pg.

Meka est un vieux nègre et petit chef, qui a donné sa terre à la mission, ses deux fils à la France, ses femmes à la réligion (ses femmes se sont converties à la réligion des BBlancs de façon qu'à Meka ne restait qu'une femme). Le 12 juillet, Meka se lève et prévoit des ennuis: il est convoqué en ville. Mais ses ennuis disparaissent quand il apprend, qu'il va recevoir une medaille à l'occasion du 14 juillet. Tout le village vient commenter ce fait heureux, manger et boire et donner des présents. C'est un bavardage plein de bons mots à l'africaine qui fait (sou)rire souvent - Puis, Meka se prépare: souliers et vêtements, son beau-frère prend un bouc pour offir au Grand Chef Blanc - serait-ce De Gaulle?.
En ville c'est plutôt décevant: Meka attend comme il n'a jamais dû attendre, puis le Grand Blanc fait un long bla-bla incompréhensible. Toute la cérémonie le fait penser à des rites. Sa femme d'un coup commence à pleurer: elle prend conscience que ce vieux nègre-là qu'elle a toujours adoré, en fait est nul: il n'a rien donné, tout lui est pris par les blancs. Son homme n'y compte pour rien. Et c'est vrai: Meka médaillé a encore à subir le lême jour des humiliations qui le font retourner au village malade de honte. Tout le village vient commenter ce retour, et chiper manger et boire à la mode africaine. C'est un bavardage plein d'ironie à l'africaine qui fait (sou)rire souvent. Un bon mot très réussi cause un rire ... plus que homérique, comme je n'ai jamais vu décrit un rire . Le souvenir me fait rire encore.

Trois jours dans la vie d'un village Camerounais: 12-15 juillet (début années 1950); trois heures de lecture aussi joyeuse dans la forme que sérieuse dans le fond. Pour qui a l'occasion de lire ce livre: fais-le.

Ma note: 5/5.



De : gallomaniac Envoyé : 2008-07-12 06:07

Une vie de Boy
Julliard 1956, Pocket 1996, 185 pg.

On trouve en Guinée espagnole un manuscrit sur un jeune homme mourant: son journal de boy chez un commandant Blanc au cameroun voisin. Comme boy, il entre dans leur vie privé, subit leurs mauvais traitements, il est un intermédiaire dans un affaire amoureuse, assiste à leur honte. Temoin de trop de secrets intimes, il devient le souffre-douleur de la femme adultère du Commandant et doit disparaître.

Une vie de boy forme avec Le vieux nègre et la médaille et Chemin d'Europe (publié aussi en 1956) une sorte de trilogie, et les seuls romans qu'Oyona a écrit. Les mêmes blancs, qui sont les personnages principaux dans Une vie de Boy, étaient des personnages secondaires dans Le vieux nègre et la médaille. Là l'accent du récit était sur la population nègre; ici l'accent est sur la vie de la population blanche, (colonisateurs français) observée par le boy nègre. (Le vieux nègre est tout juste nommé dans Une vie de Boy). Il y a bien une bonne portion d'humour, mais le recit, qui est plus dur, est aussi plus "classique".

Ma note 4,5/5.



De : Philcabzi5 Envoyé : 2008-07-27 09:32

Une vie de boy
Ed. Julliard, 1956, 185 pages

Mon avis:
Ça m'a pris du temps pour écrire ma critique de ce bouquin car je ne sais pas trop quoi en dire! Je n'ai pas adoré mais je n'ai pas détesté non plus. J'ai trouvé l'histoire "divertissante" mais je ne me suis pas sentie interpellée ou émue par le destin de cet africain. L'écriture était correct mais sans couleur, je n'avais pas l'impression de lire un auteur africain qui mettent souvent une touche de magie, de poésie dans leurs textes.

Note: 3/5
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