Véronique OVALDÉ (France)

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Véronique OVALDÉ (France)

Message  Calepin le Sam 29 Nov 2008 - 21:29

De : Flo7717 Envoyé : 2005-10-27 15:20

Déloger l’animal
Actes Sud / 166 pages

Une adolescente attardée, surprotégée par ses parents qui la tiennent à l’écart de la réalité, invente la vie de sa mère avant sa naissance, ainsi que celle de son vrai père. L’absence d’informations dont elle souffre, l’incite à lâcher la bride à son imagination, notamment lorsque sa mère disparaît sans crier gare. Voilà un livre qui démontre que les secrets de famille ne font qu’attiser les esprits.

En dépit de ma bonne volonté, je n’ai pas accroché à ce livre. Autant le fond est intéressant, autant la forme est vraiment trop bizarre, au point de rendre le livre pratiquement hermétique. Du moins, j’ai buté sur l’univers de l’auteur sans jamais arriver à y pénétrer. Je n’avais jamais rien lu d’Ovaldé, alors je ne sais pas si ce livre est représentatif de son style, mais si c’est le cas, je ne compte pas renouveler l’expérience… Rose, la narratrice, n’est pas facile à cerner parce qu’elle n’est pas tout à fait normale. Son regard sur les choses est à la fois curieusement lucide et complètement décalé. J’ai failli abandonner dès les premiers chapitres. J’ai d’ailleurs sauté des paragraphes entiers sur la fin tellement j’en avais marre. A aucun moment je n’ai pris plaisir à cette lecture et pourtant quelque chose me retenait ; cette impossibilité de cerner l’histoire sans aucun doute. Le sens de l’affaire est pourtant, j’y reviens, accrocheur. La fin, comme le reste, est à la fois déconcertante et intéressante. Une lecture qui me laisse perplexe…

Note : 2.5/5 (pour l'intention)



De : Shan_Ze Envoyé : 2005-12-01 17:26

Déloger l'animal de Véronique Ovaldé

Rose, une adolescente attardée de 15 ans, est perdue quand elle comprend que sa mère a disparu. Alors elle se rassure en inventant une histoire expliquant la disparition de sa mère.

Un style un peu particulier avec des phrases un peu longues, mais un monde plein de douceur et d'amour qui naît de l'imagination de cette retardée... J'ai été un peu désabusée du regard de Rose, sur le monde qui l'entourait ; mais ça avait son charme, la lecture est presque toujours prenante, on rentre dans son univers. La chute est comme un retour brutal sur terre, à la réalité. Son écriture est fine, presque envoutante ; on se perd un peu dans les phrases... mais c'est presque pas désagréable!

Note 3.75/5



De : 2550Chimère Envoyé : 2005-12-12 14:43

Déloger l'animal
Ed Actes Sud/167p

Résumé : Rose a une maman qui s'appelle aussi Rose et vit avec elle chez celui qu'elle appelle Monsieur Loyal le mari de sa mère mais pas son père. Rose aime les capes de vampire, elle se rend régulièrement dans un Institut pour les enfants spéciaux comme elle. Et puis un jour sa maman disparaît sans laisser de trace. Rose se lance alors dans la reconstitution de son passé familial.

Mon avis : Voilà une petite fille qui se raconte des histoires pour mieux comprendre le monde des adultes qui lui parâît très étrange. Est ce que Monsieur Loyal s'est débarassé de sa mère ? Oui bien a t-il été réellement quitté ? Qui est son père ? Quelle était la vie de sa mère avant sa naissance ? Pour toutes ces interrogations, Rose à une histoire et puis un jour il lui faudra confronter son roman familial à la réalité. C'est que l'on sy attache à cette petite fille qui ne grandit pas, teste sa cape de vampire en sautant des fenêtres, aime ses lapins et sa maman.

Ma note : 4/5



De : Chantal5500 Envoyé : 2006-05-26 08:16

DELOGER L'ANIMAL
Actes Sud - 167 pages

Rose, adolescente de 15 ans, mais beaucoup plus jeune dans sa tête et dans son corps, vit avec ses parents, dans un tout petit appartement d'un immeuble avec terrasse. Elle partage ses journées entre un institut spécialisé et de longues heures sur la terrasse à soigner ses lapins et à attendre le retour de sa mère. Elle vénère cette mère si belle qui est obligée de porter une perruque pour cacher une affreuse blessure. Pour garder son amour et son attention, Rose n'hésite pas, un jour, à sauter par la fenêtre et s'en tire miraculeusement. C'est alors que sa mère disparaît....

Mon avis : très partagé. Déjà il m"a fallu du temps pour m'immerger dans la "langue" de l'auteur (il faut dire aussi que je sortais de la lecture de plusieurs livres classiques). J'ai une impression de demi-réussite : j'ai senti un gros travail à la fois sur la construction du récit et sur l'écriture elle-même. J'ai beaucoup apprécié certains passages, à d'autres j'ai ressenti une écriture "forcée", trop travaillée et qui devenait ainsi superficielle (dans le sens non naturelle). L'histoire en elle-même (comment une enfant à qui on parle peu et on n'explique rien, laisse parler son imagination ....) est intéressante mais au final, il en ressort une impression de fils entremêlés et un manque de clarté. Le final est abrupt et plein de questions restent en suspens. Reste que l'auteur montre ici un talent certain qui, je suis sûre, va donner des romans encore meilleurs dans l'avenir.

Note : 3,5/5



De : lalyre7032 Envoyé : 2006-07-21 10:18

Déloger l'animal

J'avais fait un résumé de ce livre mais quand je l'ai envoyé il s'est évaporé,alors j'ai fait un copié collé et je vois vos beaux résumée alors je m'abstiends.Mais j'aime dire que ce livre est un petit bijou que j'ai lu avec un réel plaisir.

Note : 4,5/5
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Véronique OVALDE

Message  noemiejardine le Jeu 6 Aoû 2009 - 15:01

titre: les hommes en général me plaisent beaucoup

Poche: 133 pages
Editeur : Actes Sud (17 août 2005)
Collection : Babel
Langue : Français

Véronique Ovaldé est une écrivaine française née en 1972. Ses ouvrages connaissent un succès grandissant et depuis le début de sa carrière littéraire elle bénéficie d’une reconnaissance de la librairie et de la critique. En 2008, son cinquième roman Et mon cœur transparent est récompensé par le prix France Culture/Télérama.
Ses romans sont traduits en italien, espagnol, allemand, roumain, portugais, anglais et américain. (Wikipédia)




Cette nuit, Lili n'entend plus le bruit des animaux. Dans un demi-sommeil, elle se lève. Accroupie dans l'herbe, protégée par le feuillage du jardin, elle voit soudain passer les girafes, les éléphants, les tatous. Immobile sous la lune, Lili observe puis retourne se coucher auprès de son mari. Dans un silence de songe plus rien ne bouge. Au matin la vie reprend. Tout est en place, en équilibre. Mais, au cœur de cet été de chaux vive, il faut cependant vérifier, vérifier que les animaux du zoo sont rentrés. En s'approchant des cages Lili perçoit une silhouette, une ombre, un miroitement et, très vite, l'odeur incandescente du désir lui revient en mémoire... Roman d'amour et de dépendance, ce livre explore la folie du désir comme autant de lumières qui scintillent et qui claquent. Car dans les villes comme dans les zoos une musique résonne parfois délicatement : le très léger bruissement de l'enfance... ( quatrième de couverture)

l'auteur m'était inconnu, ce texte fut une vraie joie: langue claire, déliée, superbe et pleine d'images inédites...
qui est ce traducteur incomparable? car comme comme d'habitude, avais commencé ma lecture à la hâte et juste effleuré du regard le nom de l'auteur......à consonance espagnole???
3 pages plus loin, ma certitude était faite; il fallait penser en français pour si bien choisir ses mots et surtout imprimer tant de rythmes différents au récit: lenteur lorsque Lili réfléchit et étudie sa situation présente, accélération lorsque les souvenirs surgissent, fébrilité quand l'emprise de la dépendance se fait plus forte.
une belle maîtrise....

me suis aussitôt procuré d'autres titres d'Ovaldé.

ma note: 5/5
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  lalyre le Mar 1 Sep 2009 - 16:45

Ce que je sais de Vera Candida
Véronique Ovaldé
Ed de L'Olivier 2009
293 P.
Dans une région imaginaire du Sud de l'Amérique,voici l'histoire d'une lignée de personnages féminins,Rose Bustamente,très jolie ,qui enflamme le coeur des hommes de Vatapuna,son village natal,ancienne prostituée,elle s'est reconvertie comme pêcheuse de poissons volants.Lorsqu'elle met sa fille Violette au monde ,le type qui l'a mise enceinte ne veut rien savoir.Donc elle élève sa fille seule,habitant dans une petite cabane ,mais Violette très jolie aussi ,grandit trop vite,aura une vie courte et dissipée ,très jeune accouchera d'une petite fille,Vera dont elle ne s'occupera pas ,ce sera Rose qui va élever la petite.Vera Candida qui est la grande héroïne de ce roman.Pour parler de Vera ,je dirais qu'il a suffit qu'elle se rende au château là-haut ou habite Jeromino ,un homme frustre,flambeur ,c'est cet homme qui n'a pas voulu reconnaître Violette lors de sa naissance.Voici Vera qui monte les marches ,tambourine à la porte car elle veut connaître cet homme ,il ouvre ,il ne sait pas qui elle est ,la fait entrer,elle a treize ans .......... Vera se retrouve enceinte ,elle décide de partir sans rien dire ,elle mettra Monica-Rose au monde dans un asile d'accueil pour mère abandonnée.....Les années passent ,Vera vit une grande histoire d'amour,elle est heureuse entre Itxaga,un journaliste et sa fille .Mais le bonheur ne semble pas fait pour elle et lorsqu'elle apprend qu'elle a un cancer et que sa mort est toute proche ,elle retourne à Vatapuna sans rien dire aux deux amours de sa vie ,elle veut revoir celle qui l'élevée ,qu'elle a abandonnée sans rien dire .C'est là qu'elle va apprendre l'histoire et va revoir l'homme qui a fait leur malheur.......

J'ai aimé l'histoire de ces femmes qui ont lutté chacune à leur façon pour s'affranchir ,ces trois femmes qui semblaient destinées à mettre au monde une petite fille sans jamais faire connaître le nom du père...Un seul regret à propos de la fin ou j'ai dû encore faire travailler mon imagination ,mais ceci n'est que mon avis ....4,5/5
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Lacazavent le Mer 9 Sep 2009 - 11:20

Les hommes en général me plaisent beaucoup de Véronique Ovaldé
(Actes Sud / 133 pages)




Lili sort de prison. Elle vit depuis quelques temps avec Samuel une histoire bancale qui se veut heureuse. Leur amour, si amour il y a, s'est construit sur un sentiment de reconnaissance que Lili éprouve pour Samuel pour l'avoir aidé à sa sortie de prison. Et puis un jour, elle revoie Yoïm.
Lui, il n'as rien d'un gentil garçon. Alors certes, il a libéré Lili de sa prison familiale mais il y a aussi les petits cachés blanc qu'il lui fournit. Bientôt Lili devra choisir entre le beau prince en blanc Samuel et le chevalier noir Yoïm...



Cela faisait un petit moment que je souhaitais découvrir Véronique Ovaldé et bien une fois la chose faite, je dois dire que je n'ai pas été déçu. C'est le moins que je puisse dire ! Je n'ai absolument pas aimé ce livre, heureusement qu'il avait peu de page autrement je l'aurais abandonné sans aucun complexe.
L' histoire n'a rien d'orignal ni dans le thème ni dans la façon dont il est traité. L'atmosphère est étrange et les incessants aller-retour avec le passé me l'ont rendu totalement opaque. J'ai été franchement agacé par l'écriture (rendu par ailleurs superficielle tant elle a été travaillé) qui ne laisse aucune marge d'imagination aux lecteurs et absolument décontenancé par les relation qu'entretiennent les différents personnages entre eux.

Je ne sais pas si j'ai mal choisi mon titre pour une première découverte (c' était le seul disponible à la bibliothèque) mais dans tous les cas ma lecture a nettement refroidi mon enthousiasme pour découvrir les textes de cette auteur. Mais qui sais, quand j'aurais digéré cette lecture -dans quelques années- peut-être lirais-je un autre de ses livres...
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  dodie le Ven 11 Sep 2009 - 12:08

Et mon coeur transparent

Editions J'ai Lu
Véonique Ovaldé a obtenu le prix France Culture- Télérama 2008 pour ce roman
Résumé: "La femme de Lancelot est morte cette nuit." Ainsi débute ce roman mettant donc en scène Lancelot qui vient juste d'apprendre le décès de sa seconde épouse Irina qu'il aimait éperdument. Au-delà du chagrin éprouvé, le héros s'aperçoit très vite que la femme qu'il avait épousé n'était pas celle qu'il croyait: beaucoup de mystères entourent sa vie et même sa mort. Il n'aura alors de cesse de trouver "qui" se cachait derrière Irina.

Mon avis: A lire le résumé, on s'attend à lire un polar, ce qui n'est pas vraiment le cas. Certes, l'auteur nous tient en haleine au sujet d'Irina et nous fait part petit à petit des découvertes de Lancelot, mais ce qui est surtout important c'est le cheminement intérieur du héros qui passe du chagrin à l'incompréhension puis à la colère.
J'ai beaucoup aimé l'écriture de Véronique Ovaldé. Elle réussit très bien à nous faire partager les sentiments de Lancelot.
Pour moi un coup de coeur 5/5
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Lisalor le Sam 31 Oct 2009 - 10:31

Ce que je sais de Vera Candida
Veronique Ovaldé

Quelque part en Amérique du Sud, dans l’île de Vatapuna ou à Lahomeria, trois femmes d’une même lignée semblent prédestinées à connaître le même sort : mettre au monde une petite fille et être forcée de taire à jamais le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Ce sont des femmes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, des femmes téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Chacune à sa manière se bat pour faire honneur à ce qu’elles sont : des mères affranchies, bien décidées à se choisir ellesmêmes leur destin.

Mon avis : j'ai pas grand chose à dire car je n'ai pas vraiment accroché et je n'en garderai pas un souvenir impérrisable. On suit le destin de 3 femmes sans mari et qui de mére en fille enfante dans la soliture et éléve leurs enfants sans hommes. Jusqu'au jour ou Vera Candida décide de conjurer de sort, le destin et quitte l'ile de Varapuna.
C'est un long monologue intérieur sans aucun dialogue. Un livre bien moyen pour moi.

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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  veilleur le Sam 31 Oct 2009 - 17:50

dodie a écrit:

Mon avis: A lire le résumé, on s'attend à lire un polar, ce qui n'est pas vraiment le cas. Certes, l'auteur nous tient en haleine au sujet d'Irina et nous fait part petit à petit des découvertes de Lancelot, mais ce qui est surtout important c'est le cheminement intérieur du héros qui passe du chagrin à l'incompréhension puis à la colère.
J'ai beaucoup aimé l'écriture de Véronique Ovaldé. Elle réussit très bien à nous faire partager les sentiments de Lancelot.
Pour moi un coup de coeur 5/5

Dire que je n'ai pas aimé ce livre est presque un euphémisme. Peut-être me suis-je laissé leurré par le fait qu'il ait reçu le prix France-Culture ainsi que celui de Télérama. On ne devrait suivre que ses propres intuitions. De quoi s'agit-il ? D'un sujet fort banal dans la production littéraire française contemporaine : un homme quitte sa femme, s'installe avec une seconde, cette dernière meure et il découvre qu'elle n'était pas celle qu'il croyait. Nous sommes installés dans un mode mineur avec ce sujet où le talent de l'auteur est de mettre en broderie tous les motifs que peuvent lui inspirer ce huis clos littéraire.

Las, je n'ai pas accroché au style de Véronique Ovaldé. Dans cette exploration du sentiment, les phrases banales se succèdent, sans souffle, tournoyant toujours autour du nombril de Lancelot, cet être balloté, indécis, mal fagoté et sans relief. Il n'y a pas d'allant, pas de réel sujet et toujours ce sentiment d'être mal à l'aise dans la lecture. L'auteur a pourtant cette originalité de mêler le petit fantastique à la réalité, en faisant disparaître progressivement des éléments du décor au fur et à mesure que les personnes aimées s'éloignent de la vie de Lancelot. C'est cependant peu de chose. Si je m'attache à la critique de la forme, c'est aussi parce que l'écrivain fait des dialogues sans tirets de reconnaissance et place des sections de phrases avec majuscule juste après des virgules. J'accepte l'originalité du ton, mais à condition que la forme elle-même n'adopte pas des originalités qui ne brouillent pas la lecture. Mme Ovaldé étant aujourd'hui éditrice, je pense qu'elle fera cas de ma modeste remarque.

En bref, un roman qui ne m'a absolument pas séduit, ni par le fond, ni par la forme. 2/5

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Ce que je sais de Véra Candida de Véronique Ovaldé

Message  flop-itude le Mar 17 Nov 2009 - 13:05

Ce que je sais de Véra Candida de véronique Ovaldé


Quand
une femme donne naissance à une fille de qui nait une fille qui
engendre à son tour une fille on se demande où sont les hommes. Il a
bien fallu pourtant qu'ils participent à ce beau tableau de famille
mais ce que l'on sait d'eux ne mérite pas qu'on s'y attarde, en tout
cas pour les géniteurs. L'histoire démarre devant la mer sur la plage
de l'île de Vatapuna (ne cherchez pas ça existe juste le temps du
roman) quelque part au large du continent Sud-Américain. Rose
Bustamente, ancienne prostituée s'est recyclée dans la pêche au poisson
volant (une malice de Véronique Ovaldé sans aucun doute) lorsqu'elle se
laisse séduire par Jéronimo l'escroc dont la virilité pourtant
incertaine réussira à féconder ce ventre qui jusqu'alors était resté
vide. De Violetta à Véra Candida puis à Monica Rose, les maternités
subies plus que voulues se suivent. Véra Candida rompt l'engrenage
funeste en partant pour la mégapole continentale de Lahoméria. Elle
éleve sa fille du haut de ses quinze ans mère célibataire désenchantée
au sourire rare et au regard dérangeant. Véronique Ovaldé nous livre de
belles pages sur ce qui se trame dans les coeurs, les angoisses et les
tendresses, cette relation à deux, la mère et la fille qui sauve l'une
et dévore l'autre. Véra Candida mettra du temps à aimer mais le prince
charmant débarquera à point sur son fringant scooter après de multiples
rebondissements. C'est Itxoga, celui qui signe ses papier de
journaliste au grand coeur par Billythekid. Il est parfait avec juste
ce petit défaut physique qui le rend encore plus irrésistible... De la
grand-mère pleine de sagesse au loup caché dans sa jungle qui mange le
petit chaperon rouge que le prince charmant délivrera grâce à son
incroyable ténacité, il faut lire ce livre comme un conte pétillant
parce que le regard des femmes sur le monde que les entoure est plein
de charme et les aventures qui s'enchainent un peu rocambolesques. Il y
a pas mal de réflexions amusantes entre Le palais des morues où sera
d'abord hébergée Véra Candida et l'usine de paniers repas où elle
travaillera jusqu'à sa vie dans l'immeuble communautaire avant son
installation avec Itxoga. Il y a dans ce livre un juste équilibre entre
le drame et des sensations qui sont du bonheur pur. Il y a de beaux
passages comme ce moment du repas au restaurant entre Véra Candida et
sa fille, plein de justesse et de sensibilité, Et puis cette petite
phrase sur Itxoga dont l'évidente simplicité m'enchante : 'il s'était
avéré qu'il était un homme assez doué pour se satisfaire de
l'assouvissement de ses désirs."
Certains m'ont dit qu'il y avait un lien évident avec le Candide de
Voltaire. C'est une piste que je n'ai pas le temps d'explorer en ce
moment en relisant Voltaire par exemple mais peut-être que des rats en
ont des souvenirs frais...

C'est un bon livre à qui je mets 4.5 pour le plaisir, les personnages que j'ai aimé, l'humour....
Flop
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Lacazavent le Mar 17 Nov 2009 - 13:42

Encore une ou deux critiques comme la tienne Flop et je me laisserai peut-être retenté par cette auteur !
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  flop-itude le Mer 18 Nov 2009 - 11:58

Lacazavent : tu peux te laisser tenter...C'est sans danger. Comme toi, j'étais perplexe, étonnée de son succès après avoir lu Déloger l'animal dont les indéniables qualités ne suffisent pas à compenser une construction trop fantasque (fantastique?) mais j'ai un ami qui aime bien et qui m'a convaincue de pousser plus avant la découverte de cet auteur. FLOP
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Lacazavent le Mer 18 Nov 2009 - 12:38

Merci Flop, je vais donc de ce pas le réserver à la bibliothèque
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Et mon coeur transparent de Véronique Ovaldé

Message  flop-itude le Jeu 17 Déc 2009 - 20:47

C'est un petit livre plein de poésie sur Lancelot, un homme qui observe le monde avec un détachement souriant. Il se fait chevalier de l'amour pour Irina, sa belle qu'il rencontra alors qu'il lui rendait une chaussure parfaite qui avait chu d'une fenêtre de son appartement. Lancelot vit dans un univers d'où il est curieusement sujet à des sensations bizarres fruits de son imagination de doux rêveur. Quand le livre commence, il décroche le téléphone à une heure tardive furieux parce que ça pourrait réveiller les enfants qu'il n'a pas. Là, il apprend la mort violente d'Irina dans des circonstances extrèmement mystérieuses. De la rencontre à son décès soudain, Lancelot entreprend d'enfin de connaitre celle qu'il aimait sans question, sans faille ni reproche. Il souffre, avale des pillules bleues pour supporter l'absence et la réalité d'un monde dans lequel il va falloir s'élancer. "L'absence d'Irina est aussi impressionnante que sa présence. C'est comme si son absence avait embouti l'air de l'espace exact et de la forme exacte de sa présence. Vous pouvez considérer être assis à côté de l'absence d'Irina. C'est un proposition tout à fait acceptable." Sa quête est émaillée de références à Boris Vian où les objets ont une vie propre, les meubles semblent disparaitre et les hortensias sont accablés. La fantaisie s'étiole tout au long du livre jusqu'à ce que la réalité rejoigne Lancelot malgré lui.
Véronique Ovaldé m'étonne parce qu'elle est capable de changer de style d'un livre à l'autre. Elle construit cependant toujours des univers interieurs comme des bulles fragiles que ses personnages peuplent avec un apparent détachement. Rattrapés par les filets du réel qui laissent s'échapper les rêves, les héros sont des hommes que les combats révèlent à eux-mêmes. C'est doux et cela manque un peu de passionnel à mon goût avec une espèce de naîveté qui m'agace mais ses histoires rebondissent et font rêver d'un monde où les relations amoureuses auraient cette simplicité qui touche à la perfection.
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Clochette le Ven 18 Déc 2009 - 6:01

Elle est superbe ta critique Flop ! J'avais commencé à le lire cet été, mais j'ai décroché, trop (comment dire ??? ) abstrait pour moi. J'avais du mal à suivre...
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Bernard le Ven 18 Déc 2009 - 12:34

Belle critique Flop-itude. J'adore l'abstraction et l'absurde. Je jetterai un coup d'oeil à la médiathèque sur cette auteure que je ne connais absolument pas.

B
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  lyana79 le Sam 26 Déc 2009 - 21:00

Déloger l'animal:



Il s'agit du premier roman que je lis de cet auteur et c'est une belle surprise !
Le style est léger, facile à lire tout en étant plein de sens. Il y a
quelque chose de psychanalytique dans la description des mondes
intérieur et extérieur de Rose.

Elle a le même prénom que sa mère qu'elle idéalise, elle ne lui trouve aucun défaut, se sent parfois
indigne d'elle et lui voue une admiration sans limites.
Par contre, le père est « nié », elle s'en invente un autre en se
confectionnant à sa guise une histoire familiale basée sur le peu
d'éléments qui lui sont fournis par son entourage.

L'enfant perdue entre ce qu'on veut bien lui dire, ce qu'on lui cache et ce qu'elle conçoit ou pas.
Rose a peut-être des difficultés à suivre au niveau scolaire mais son
imagination est débordante même si son cercle social est extrêmement
limité.

Je trouve par ailleurs qu'un certain degré de liberté
est laissé au lecteur qui peut imaginer et se composer sa propre
interprétation de certains événements.

Je m'adresse à ceux qui
auront lu le livre: Que pensez-vous du titre du livre? À quoi fait-il
référence? À la « transformation » de Rose vers la fin du roman quand
elle commence à se rapprocher de la réalité des événements ?

En somme, un très bon moment de lecture ! Je lirai très probablement d'autres livres d'Ovaldé
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Ce que je sais de Vera Candida - Editions de l'Olivier - 5/5

Message  zeta le Jeu 28 Jan 2010 - 16:32

Dans "ce que je sais de Véra Candida", Véronique Ovaldé raconte une histoire de femmes, la grand-mère, la mère, la fille, la petite fille, quatre générations sans que qu’aucun homme ne participe à l’action, si ce n’est au bref moment de la conception. Et cette lecture qui commence dans la légèreté prend au fil des pages une pesanteur, une gravité dues à la destinée de plus en plus sombre des héroïnes. Rose Bustamente a commencé sa vie en tant que prostituée dans l’Ile de Vatapuna. Rose avait des dispositions pour cette profession, d’abord elle était très jolie et peu farouche, peut-être aussi une forme de nonchalance contemplative la poussait-elle à embrasser cette carrière, et surtout elle avait été répudiée par sa mère à quatorze ans, parce qu’elle avait fauté avec un de ses cousins. Elle s’installa donc dans une misérable cabane, sur la plage et exerça son sacerdoce charnel jusqu’à la quarantaine. Là, craignant de perdre ses attraits physiques, de pécheresse elle devint pêcheuse de poissons volants qu’elle vendait sur les marchés. Et puis Géronimo est arrivé à Vatapuna. Géronimo Mauvais garçon, ou véritable gangster ? Toujours est-il qu’il est arrivé dans l’île, riche et influent, pour y résider dans la somptueuse demeure qu’il s’est fait construire sur la colline. De cette colline il avait une vue plongeante magnifique sur la mer, sauf que sa vue grandiose était gâchée par la présence de la cabane de Rose, et alors ........... Et alors ? je ne vous en dirai pas plus, parce que sinon, emportée par mon élan, je vais vous conter en entier l’histoire de Rose, de sa fille Violette, de la petite Vera Candida, qui au début du livre revient à Vatapuna pour y mourir, longtemps après s’en être sauvée.

Sachez juste que si vous plongez dans ce roman qui au départ va vous sembler un charmant régal de miel et d’épices, vous aurez du mal à le lâcher, aussi bien quand il vous amusera que lorsqu’il vous fera vous attendrir ou vous affliger sur les aventures de ses personnages féminins.

J’avais entendu parler de ce roman avant de le lire et ma première impression était de me demander pourquoi une auteure française plaçait son aventure de « filles » quelque part en Amérique du Sud. J’avais peur de ne pas y croire, de tomber sur une histoire mêlant le réel et le fantastique comme les écrivains de ce coin du monde savent bien les écrire, mais en plus banale, en moins réussie. Mais non, il n’en est rien. J’y ai vite cru à ce récit sans aucune fantasmagorie, qui au début parle de petites gens, de petites choses, avec un ton primesautier et leste, presque frivole pour insidieusement glisser vers les drames humains, ceux qui touchent presque exclusivement les femmes, viol, violence, folie, conception et abandon …. Une histoire d’amour maternel et filial, une jolie histoire plus marquante qu’il n’y parait. Alors oui il fallait sans doute situer ce roman dans un ailleurs exotique, inconnu, y ajouter une dimension de soleil aveuglant, de chaleur, de touffeur tropicale, et l’intemporalité de ce qui est lointain pour mieux nous enchanter.
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Message  Bernard le Jeu 28 Jan 2010 - 17:25

Belle plume et belle critique Zeta, dommage que ce bouquin soit uniquement réservé aux femmes, La fiancée du pirate...

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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  zeta le Jeu 28 Jan 2010 - 18:06

Ah non Bernard pas du tout ! C'est un livre qui parle de femmes mais qu'un homme peut lire et pour tout te dire il y a malgré tout un beau et attachant personnage masculin.
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Louvaluna le Jeu 28 Jan 2010 - 19:02

Personnellement, Zeta, je ne serais pas dérangée par le fait que tu nous contes cette histoire en entier car, comme le dit Bernard, tu as une belle plume. Jolie critique et le sujet m'intéresse, je prends donc note !

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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Elfe le Jeu 4 Mar 2010 - 8:36

Ce que je sais de Véra Candida

C'est l'histoire d'une lignée de femmes. Rose l'arrière grand-mère, Violette la grand-mère, Vera Candida la mère, et Monica Rose l'arrière petite fille. Toutes sont éprises de liberté mais sont à chaque fois rattrapées par leur destin: celui d'enfanter seule en dissimulant l'identité du père.

Nous sommes sur une île imaginaire: Vatapuna où la fatalité semble se répéter pour cette lignée de femmes. Une seule va essayer de casser cette répétition: Véra Candida. Le jour où elle apprend qu'elle est enceinte, elle fuit sa grand-mère qui l'a élevée, pour vivre une autre vie. Et ainsi elle va apprendre à aimer la vie, puis sa fille et enfin un homme Itxaga.

Le sujet est lourd, mais Véronique Ovaldé réussit, grâce à son agréable plume et son style fantaisiste, à alléger cette lourdeur. On sent que l'histoire est très travaillée. Et nous suivons sans encombre le destin cruel de ces femmes que le sort n'épargne pas. Une lecture intéressante et touchante.

4/5
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  odilette84 le Dim 2 Mai 2010 - 14:36

ce que je sais de Véra Candida

j'ai moins embarqué que mes copines dans ce roman qui pourtant réunit tous les ingrédients que j'aime et dont l'ambiance tropicale et lourde me convenait.
le sujet est grave mais traité avec une plume gracieuse et fantasque , l'auteur a su épouser le style à la limite de la magie des auteurs sud américains.
Toutefois, ça n'est pas un coup de coeur, mais impossible de vous dire pourquoi ...peut-être parce qu'au fond il ne se passe pas grand chose et que je m'attendais à plus de romanesque à la lecture des 50 premières pages ...
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Ladybug le Lun 3 Mai 2010 - 10:47




(Editions de l'Olivier - 292 pages)

Bien des fois dans ce roman, j'ai eu la sensation de flotter, de planer au dessus du monde, et j'ai adoré ça ! J'ai eu souvent l'impression d'être dans un endroit indéterminé, isolé du chaos du monde (même si le monde où se déroule l'action a lui aussi ses apretés), et à une époque indéterminée. Etre hors du temps, hors du monde donnent une ambiance mystérieuse et singulière que même des évènements ramenant à une réalité plus terre à terre arrivaient à peine à atténuer.

Mais j'ai été triste de quitter la grand-mère et de ne plus la retrouver, c'est un personnage formidable, solide, solitaire, étrange, il y a une force tranquille qui s'émane d'elle, qui en fait une figure imposante et qui renforce le mystère qui se dégage de cette histoire.

J'ai un autre regret, c'est que l'attitude de Vera Candida soit consécutive à un drame, j'aurais voulu qu'elle soit moins expliquée, liée à son enfance solitaire et isolée, sans intervention du sordide.

Ma note : 3.5/5

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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  odilette84 le Lun 3 Mai 2010 - 18:15

lady, idem pour moi
pour-la grand mère !!

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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Cachou le Dim 19 Sep 2010 - 10:46

Ce que je sais de Vera Candida.

Premier livre que je lis du challenge ABC, Ce que je sais de Vera Candida m'a ravie! Vera Candida est la fille de Violette et la petite-fille de Rose Bustamente. Ces trois femmes, qui vivent en Amérique du Sud, ont un point commun: celui d'avoir eu un enfant dans des conditions étranges.
Vera Candida est bien sûr celle que l'on va suivre le plus tout au long du livre. C'est elle qui va essayer de contourner le destin qui l'attend et décide, lorsqu'elle apprend qu'elle est enceinte, de partir loin de Vatapuna. Elle va donc vivre une vie bien remplie avec sa fille, Monica Rose et en essayant de garder les valeurs qui sont les siennes.

Première chose que j'ai aimée dans ce livre: sa forme, j'adore lire des livres dont les chapitres sont très courts et dont l'histoire avance rapidement.
Et puis, on a envie de savoir ce que va arriver à cette lignée de femmes, on s'attache à Rose Bustamente et à Vera Candida, on se demande comment va évoluer leur histoire et comment tout va se finir.
Vraiment, un livre que j'ai beaucoup aimé!


Notation: 4,5/5
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Re: Véronique OVALDÉ (France)

Message  Prospéryne le Dim 14 Nov 2010 - 1:39

Toutes choses scintillant Véronique Ovaldé J'ai lu 156 pages



Résumé:
Nikko est la seule fille de son âge dans sa petit île du cercle polaire. Tous les autres enfants sont morts en bas âge. Pourquoi? Parce que son île accueille une usine de traitement de déchets nucléaires et qu'il y a eu un accident. Un accident que tous là-bas appelle leur Grand Malheur. Alors Nikko grandit, refusant de prendre ses médicaments aux couleurs de l'arc-en-ciel supposé combattre en elle les effets de la Nodamycine, se créant un monde imaginaire peuplé d'ours et de lapins bleus. Afin de ne pas avoir à affronter la réalité de son père alcoolique et de l'absence d'espoir que signifie la vie sur l'île que nul ne peut quitter faute des autorisations nécessaires. Seuls ceux qui travaillent à la déchetterie peuvent quitter l'île, car ils n'en sont pas natifs.

Critique:
L'écriture de Véronique Ovaldé est assez particulière. Il y a beaucoup de profondeur dedans, beaucoup de subtilité, d'ailleurs, c'est un livre que l'on doit lire avec pas mal de concentration pour le comprendre. L'histoire est entièrement constitué du long monologue intérieur de Nikko et de ce qu'elle voit dans le monde autour d'elle. Une certaine partie est fabulée par la petite, mais le reste est réel, et réaliste. On sent la lourdeur de la vie dans ces espaces lointains du Nord (canadien? Russe? On ne le sait pas trop) où la sédentarisation et l'apparition des boîtes de conserve ont enlevé aux hommes leur rôle traditionnel, faisant de ceux-ci des gens sans raison de vivre. L'alcoolisme est omniprésent, la violence conjugale et familiale également. Mais cela n'est pas traité crument, tout passe à travers le regard d'une enfant, puis d'une adolescente et d'une adulte. L'histoire est d'une certaine lourdeur, sûrement voulue par l'auteur, car l'histoire est tout sauf optimiste. Seul la fraîcheur du personnage de Nikko apporte une touche de gaieté un peu amère dans un paysage uniformément blanc et froid. À lire en période de canicule pour se rafraîchir...

Ma note: 3.75/5

Livre offert par Aurore lors du swap Plage été 2009

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