Léonora MIANO (Cameroun/France)

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Léonora MIANO (Cameroun/France)

Message  Mousseline le Sam 29 Nov 2008 - 4:24

De : 2550Chimère (Message d'origine) Envoyé : 2007-01-09 16:03

CONTOURS DU JOUR QUI VIENT de Léonora MIANO
Ed Plon/275p

Au Mboasu pays africain imaginaire ruiné par une guerre, Musango est accusée de sorcellerie par sa mère et chassée de la demeure familiale.

Musango voyage et découvre un pays qui écrase sans état d’âme la jeune génération et broie ainsi son avenir tout entier. Un roman très fort émotionnellement et avec une belle écriture. On est facilement emporté dans ce Mboasu, la ville de Sombé, le fleuve Tubé et les personnages sont fascinants tant les figures bienveillantes qui protègent plus ou moins la petite fille durant son périple que celles malveillantes qui vivent de trafics et profitent de la misère pour faire régner la terreur. Une ambiance fin de monde mais avec l’émergence d’un faible espoir de renouveau tout de même. Un beau roman en tout cas avec un sujet pas facile. Pas de misérabilisme à outrance non plus. C’est sobre, poétique aussi. A découvrir.

Ma note : 3,5/5




De : Cafrine Envoyé : 2008-05-05 00:49

Contours du jour qui vient de Léonora MIANO

Edition Plon - 233 p.

Résumé : Le pays vient "d'essuyer" une guerre dont les habitants se relèvent à peine. Désorientés, accablés, les parents abandonnent leurs enfants : une bouche de moins à nourrir, un problème en moins à leurs yeux... Musango fait partie de ces enfants de la rue. Accusée d'incarner le mal par sa mère, l'enfant va traverser les années, le pays et nous faire découvrir ce monde imaginaire pourtant si proche des réalités auxquelles l'Afrique est confrontée (prostitution, sorcellerie, manipulation, corruption,...).

Dans ce pays qui part à la dérive, Musango s'obstine. Envers et contre tout elle cherche cette mère, sa mère, ce passé qui l'a rejetée et dont elle a tend besoin pour aborder son avenir.

Avis : Ah j'ai aimé !!! J'ai aimé cette histoire qui vous fait entrer de plein pied dans le réél-imaginaire. J'ai aimé cette auteure qui maîtrise de mon point de vue le français et toutes ses subtilités, j'ai aimé son engagement, sa prise de position. J'ai aimé aussi cette déclaration d'amour de Miano à son pays, car, à mon sens, s'en est une. Pouvoir regarder en face les problèmes de son pays, avoir conscience qu'il sacrifie ces jeunes donc son avenir et lui dire combien on l'aime malgré tout : j'ai trouvé ça très fort.

Un des personnages, la grand-mère de Musango conte à un moment une histoire aux enfants. La finalité du récit n'est pas alors pas de faire rêver les enfants, mais de leur faire prendre conscience des enjeux dont ils sont ou seeront acteurs. Et je crois qu'au fond c'est un peu aussi le rôle de Miano via "Contours du jour qui vient".

Je vous invite à découvrir l'histoire de Musango, une fillette courageuse qui porte un regard lucide sur son pays et qui après un parcours initiatique se tiendra debout.

Ma note : 5/5




De : Cafrine Envoyé : 2008-05-05 01:13

Je me rends compte que j'ai oublié pleins de choses... !

Notamment que "Contours du jour qui vient" a reçu le Prix Goncourt des Lycéens 2006.

Je vous propose donc de découvrir :

* L'histoire de Musango : http://www.leonoramiano.com/index.php?option=com_content&task=view&id=5&Itemid=7

* L'auteure : http://www.leonoramiano.com/index.php?option=com_content&task=view&id=1&Itemid=2




De : lacazavent Envoyé : 2008-05-09 14:08

"Contours du jour qui vient" , Léonara MIANO

La petite Musango, à peine 9 ans est accusée par sa mère d'être une sorcière, de porter malheur ; elle est battue, rejetée et abandonnée. Livrée seule, sans famille ni ressources dans pays d'Afrique équatoriale, le Mboasu se relevant à peine d'une guerre civile. C'est une vie d'enfant des rues, vivan tà son échelle le drame qui secoue son pays. Un temps recueillie puis vendue comme esclave, une vie d'enfant face aux épreuves et aux dangers.
Elle grandit avec le constant désir de retrouver sa mère, de se débarrasser de cet encombrant passé, pour pouvoir enfin sainement envisagé son avenir.

Lettre ouverte adressé à sa mère et à son pays, dans un style sobre et précis, rythmé habillement par des phrases courtes. On entend battre le coeur d'une Afrique souffrante, victime mais riche et éternelle.
On passe facilement outre quelques incohérences et notamment la maturité et la conscience que manifeste cette petite. Je veux bien que les épreuves fassent grandir plus vite, quelle puisse avoir appris à manier si bien la langue française bien après son récit mais tout de même par moment (en reprenant tes termes Cafrine) j'ai trouvé ça très fort. Un peu trop d'ailleurs!

Ma note : 4,5/5 et oui, j'ai quand même beaucoup aimé!




De : Cafrine Envoyé : 2008-05-10 02:43

Merci Lacazavent de nourrir le débat sur ce titre. Cela me permet aussi de bénéficier de ce recul que je n'ai peut-être pas eu en lisant, emportée par l'histoire.
Je t'avoue que la conscience et la maturité de la petite Musango que j'ai relevé comme toi ne m'ont pas gêné pour autant. Je l'ai interprété comme un changement de focalisation interne. Musango raconte son histoire de son point de vue et puis à certains moments la narratrice prend de la distance dans le regard de ce personnage pour donner une dimension plus générale.
Maintenant à savoir si c'est ça ...




De : lacazavent Envoyé : 2008-05-12 06:24

Salut Cafrine,

Je pense que tu as raison, en y réfléchissant ce n'est pas tant sa maturité qui ma gêné mais justement le fait que Musango soit utilisé par la narratrice pour justifier son point de vue.
Une opinion d'adulte exprimé comme un adulte m'a parut étrange dans la bouche d'une enfant, dans ces passages Léonora MIANO comme pour se cacher derrière Musango renforce les allusions de la petite à son jeune âge.
Pour être plus clair, j'ai eu l'impression justement qu'elle nie se changement de focalisation interne.
Après, je pense que c'est plus une affaire de perception, mais bon ...

Cocotte : lis le vite, on a besoin de ton avis !!!




De : mariselya Envoyé : 2008-05-12 12:22

J'ai lu "Contours du jour qui vient" il y a plus d'un an. J'ai vraiment beaucoup aimé surtout la découverte de cette auteure africaine (c'est toujours un réel plaisir de découvrir une femme africaine en littérature). Et je me souviens aussi avoir trouvé l'histoire et ce qui arrive à la jeune fille assez dur. Et pourtant avec des relents de réalisme tout au long de ses mésaventures. Bien entendu le sujet est traité sous forme de conte mais je peux vous dire que certaines réalités, que dis-je certains drames africains ressemblent à ceux-là. Dans nos univers occidentaux, nous pouvons difficilement concevoir que de telles douleurs et souffrances existent. Ce livre et cette histoire sont dures comme l'est l'Afrique . Comme elle l'a toujours été et comme elle le sera toujours.Mais elle a bien d'autres charmes que nous ne possédons plus. Chaque civilisation est pourvue d'un "ying" et d'un "yang". Je dirais aussi que l'Afrique est rude et difficile, mais pleine de sens (même si souvent mystique) tandis qu'en Occident tout est plus lisse et d'apparence plus facile. Bon j'arrête on dirait (presque) Filou !! Je rigole pour détendre l'atmosphère de mon blabla bien lourd par ce beau temps ultra printanier.
C'était juste pour vous dire mon ressenti quand vous dites que c'est un peu trop dur . Oui certes c'est dur mais je peux vous dire que certaines réalités africaines le sont et quelquefois pire !




De : Cafrine Envoyé : 2008-05-12 23:44

Mariselya,

J'ai lu avec attention ton post. Je partage également ton point de vue avec une petite précision tout de même ce n'est pas tant l'histoire et la réalité d'un pays que Lacazavent et moi débattions mais juste un point technique de narratologie que tu as également perçu lors de ta lecture d'après tes écrits. Tu parles en effet de l'histoire d'une jeune fille "avec des relents de réalisme tout au long de ses mésaventures". C'est la façon dont étaient insérées ces pointes de réalisme, pour ma part j'irai même plus loin, ces réflexions, ces dénonciations d'une société qui peuvent surprendre de la part d'une enfant de ...12 ans. J'ai donné mon avis plus haut sur ce "décalage".

Oui, je connais, j'ai même vu de mes yeux les réalités d'un pays tiers-mondiste... pas l'Afrique, mais une île proche (plus grande que la France quand même) Madagascar. Et en effet même dans la misère la plus extrême, tu as les sourires, une approche zen de la vie. Je peux t'assurer qur lorsque je suis rentrée chez moi, je ne me suis plainte de rien.
En tout cas, comme entrée en matière dans le thème Afrique, je ne pouvais rêver mieux avec ce titre. Combatif et réaliste, c'est ce que j'attendais. Et voir qu'au bout d'un an ton souvenir de cette lecture est aussi présente est pour ma part le gage d'une livre marquant !




De : mariselya Envoyé : 2008-05-13 04:05

Peut-être qu'il y a effectivement un léger décalage mais il ne m'a pas semblé flagrant.Peut-être aussi parce que je sais que c'est plus dur pour les filles africaines et qu'à 12 ans pas mal d'entre elles doivent affronter des problèmes et difficultés d'adulte. Nous voyions ça avec nos yeux d'occidentaux ("une gamine de 12 ans"). C'est sans doute pour cela que cela ne m'a pas semblé trop décalé et trop surprenant de la part d'une fille de 12 ans. Et ce qu'elles vivent parfois ne leur laisse guère le temps de finir paisiblement leur enfance : elles passent de l'enfance à l'âge adulte sans ménagement et sans la transition de l'adolescence. Bien sûr certaines vivent dans un milieu plus protégé mais plus privilégié. Mais certaines c'est loin d'être l'écrasante majorité.




De : Lyreek14 Envoyé : 2008-06-08 05:40

Contours du jour qui vient
Plon - 274 pages

Ames sensibles s'abstenir! Un livre très dur, qui situe son action dans un pays dévasté par la guerre et qui a bien du mal à se reconstruire. Dans cet univers, Musango doit apprendre à grandir et à vivre alors que sa mère l'a rejeté. Et quand on est livré à soi même dans un pays ravagé, on ne fait pas forcément de bonnes rencontres. Musango se retrouve prisonnière, au main d'hommes se livrant au trafic de femmes.
Ce récit des souffrances d'une fillette abandonnée est abordé avec une plume très riche qui m'a, à vrai dire, un peu génée. Comme plusieurs d'entre vous, j'ai ressenti ce décalage entre l'age de Musango et les reflexions qu'elle peut avoir ,à la limite du philosophique, et en tout cas qui font preuve d'un tel recul et d'une telle lucidité qu'ils en sonnent un peu faux. Je comprends, comme l'a expliqué Maieselya, qu'on puisse acquérir de la maturité à vivre de telles épreuves mais analyser de cette façon son pays, son époque et ses concitoyens, c'est pas donné à tout le monde, même adulte alors là j'ai trouvé ça parfois un peu agaçant et ça a tendance, je trouve, à enlever au récit de sa force et de sa véracité.Mais c'est juste mon avis!
Ca n'en reste pas moins un bon livre qui vaut la peine d'être lu pour se rendre compte de la réalité de la vie africaine. Le courage de Musango est admirable, une telle force de caractère pour garder l'espoir dans les épreuves et croire en la vie malgré tout, chapeau!

3,5/5




De : lacazavent Envoyé : 2008-06-20 15:42

«L’intérieur de la nuit»de Léonora MIANO

De retour au Mboasu, cette fois nous suivons Ayané qui retourne à Eku -son village natal- au chevet de sa mère. Cette déracinée moderne découvre alors la colère sourde montant des collines et de la brousse.
Dans ce pays demeuré hors du temps, confronté par de prétendue patriote venue du Nord à une idéologie prônant le retour à une Afrique flamboyante et mythologique. Deux mondes vont s’affronter sur la place du village, là « se préparent une longue et horrifiante cérémonie » et pour Ayané observatrice caché « la nuit sera longue… ».


C’est HORRIBLE, PUISSANT, DERANGEANT, en reprenant les codes des grandes tragédies (unité de lieux, d’action, de temps …etc.) et sans chercher l’autocensure, elle nous entraîne dans une société moderne anthropophage où seul règne la loi du plus fort ou n’est-elle pas plutôt celle du plus fou.

Alors soit un homme mon fils !

Mais voilà, les personnages sont effacés et à trop vouloir servir son propos, elle le dilue, le noie par des personnages fantômes. Ayané sert de véhicule, mais sa peinture est rouillé, heureusement que le texte est court, elle aurait eu du mal a tenir quelques pages de plus.

Ma note : 3,5/5




De : Philcabzi5 Envoyé : 2008-07-05 19:57

L'intérieur de la nuit (Léonora Miano)

Ed. Plon, 2005, 209 pages

Note: 5/5

Résumé:

Sachant sa mère gravement malade, Ayané retournera dans le village Eku, là où elle a grandit. Elle qui vit maintenant en France n'arrive pas à se réintégrer dans la vie de sa tribu, surtout qu'elle a toujours été l'enfant-sorcière, celle dont on a même de la difficulté à prononcer le nom. Elle pensait ne rester que quelques jours, mais le village est encerclé par les rebelles qui un soir viendront irrémédiablement tout changer dans cette petite communauté...

Mon avis:

Ouf! Je le dis d'emblé, ce livre n'est pas pour les âmes sensibles. Au début on s'attends à une simple histoire, admirablement bien écrite et puis BOUM!, le destin frappe. C'est dur, c'est cruel mais je crois malheureusement que l'auteur a tout simplement démontré la triste vérité. La construction du récit est vraiment particulière car on suit deux trames qui s'entrecroisent, se repoussent, s'attirent. Ainsi, on suit la naissance et la vie d'Ayané, ses souvenirs, ses pensées mais aussi nous sommes au cœur du village Eku, au cœur d'un peuple vivant comme autrefois, avec ses mœurs et coutumes bien établis. L'écriture est magnifique, très imagée et colorée mais en même temps j'ai eut le sentiment que le récit m'était raconté d'une voix rauque, en chuchotant, assis la nuit le dos appuyé sur une case. Bon j'arrête d'en parler, et si vous voulez plus de détails, vous savez quoi faire : lisez ce livre!
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Re: Léonora MIANO (Cameroun/France)

Message  Philcabzi le Lun 5 Jan 2009 - 0:04

Contours du jour qui vient
Ed. Plon, 2006, 248 pages, ISBN 978-2-266-17694-1

Ma note : 3.5/5

Mon avis:
Je ne referai pas le résumé, d'autres l'on fait très bien. Contrairement à L'intérieur de la nuit, je n'ai pas subit de choc à la lecture de ce roman. Pas que le propos soit facile ou que je n'ai pas été bouleversé par le destin de la petite Musango, mais je ne me suis pas sentie happée par l'histoire. Je crois que c'est probablement dû à l'écriture, certes très belle, mais qui me semblait décalée par rapport au sujet. Il est difficile pour moi de me sentir émue par un sujet dur et cruel en lisant des mots aussi poétique. Je ne sais pas si je suis claire! Mais tout de même c'est un très bon livre qui décrit malheureusement le destin de milliers, sinon de millions, d'enfants.
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Re: Léonora MIANO (Cameroun/France)

Message  Ysla le Dim 24 Mai 2009 - 6:54

CONTOURS DU JOUR QUI VIENT

Résumé
: voir les précédents messages au sujet de ce livre

Mon avis : J'ai aimé cette lecture à la fois pour son propos et pour son style. Ce dernier n'est pas spécialement facile, mais très poétique et philosophique. Je n'ai pas été surprise par le décalage dont vous parlez dans les précédentes critiques, car j'ai imaginé que Musango racontait et analysait son histoire une fois devenue adulte, mais ce n'est que ma perception de la narration. En tout cas, je partage aussi l'avis de Mariselya : un enfant de 12 ans en Afrique n'a pas la même maturité qu'un enfant de 12 ans ici.
La critique de la religion et de la dérive sectaire m'a beaucoup plu, je l'ai trouvée très réaliste et pertinente. Ce roman dresse aussi de magnifiques portraits de femmes, courageuses, fortes, et surtout très humaines, très généreuses. C'est un bel écrit sur les femmes d'Afrique.
Je ne trouve pas la mention "âmes sensibles s'abstenir" appropriée pour ce roman. Bien sûr que ce qui est relaté est terrible, tout ce que traverse Musango fait froid dans le dos, mais ce n'est pas totalement sans espoir et l'auteur ne se complaît pas dans le misérabilisme. Elle s'attache aussi à la quête d'identité de Musango, à sa volonté de devenir elle-même et de se libérer pour pouvoir exister. Et il y a, à mon sens, un message universel dans ce propos.

Ma note : 4/5
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Re: Léonora MIANO (Cameroun/France)

Message  noemiejardine le Mer 9 Fév 2011 - 9:58

CONTOURS DU JOUR QUI VIENT

quelle belle langue...superbe!
le titre à lui seul est déjà un pur joyau...


lacazavent
évoquait un léger décalage....
une fillette de 12 ans pouvait-elle tenir des propos relevant quasi de la sociologie?
l'ai perçu plus d'une fois au cours de ma lecture, ce décalage, mais ne l'ai pas trouvé vraiment gênant....
très réalistes les descriptions de ces églises évangéliques...elles n'ont fait que renforcer ma détestaion des religions!
à mes yeux, un très beau roman iniatique

4.5/5
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Re: Léonora MIANO (Cameroun/France)

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