Prosper MERIMEE (France)

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Prosper MERIMEE (France)

Message  Mousseline le Ven 28 Nov 2008 - 13:19

De : lassy (Message d'origine) Envoyé : 2004-12-30 07:05

Mateo Falcone, Tamango, et autres nouvelles.

C'est toujours agréable de lire ou relire des Anciens, ceux dont l'écriture était vraiment un don. Et la magie du subjonctif ! j'ai toujours admiré ceux qui savent utiliser élégamment le subjonctif !

Les nouvelles de Prosper Mérimée sont donc des petites histoires au style charmant, mais inquiétantes, car toujours tragiques : l'Homme n'a pas le droit de faiblir, car alors, le Destin le rattrappe....

3/5




De : Melisande5505 Envoyé : 2005-09-11 05:47

Prosper MERIMEE /La Vénus d'Ille, 44 pages

Résumé : Le narrateur, un érudit s'interessant aux antiquités, est invité chez M. de Peyrehorade. Ce dernier vient de découvrir une stutue de Vénus, belle mais dont l'expression est particulièrement cruelle et malfaisante. Le fils de la maison, Alphonse est sur le point de se marier. Il passe au doigt de la Vénus la bague qu'il destine à sa future..

Mon commentaire : Un récit très classique, très bien écrit et très agréable à suivre, même si le déroulement de l'histoire est très prévisible et pas vraiment effrayant: ce pauvre Alphonse est si peu attachant que ce qu'il peut lui arriver ne touche pas vraiment. Néamoins une lecture courte et très plaisante.

3,25/5




De : louve-épine Envoyé : 2005-09-11 07:51

La Vénus d’Ille
(écrit en 1837)

C’est une relecture pour moi, puisque j’avais étudié ce classique au collège… Et le plaisir reste le même.
Le narrateur prend immédiatement en charge l’histoire qu’il nous raconte, et on le suit pendant toute la nouvelle. Je ne vais pas en faire le résumé, puisque Mélisande vient de le faire, et qu’elle ménage le « suspense »…
J’ai beaucoup aimé le style d’écriture, classique, noble dans le sens où plus personne n’écrit comme ça aujourd’hui. L’histoire, certes fantastique, ne fait pas peur : elle s’apparente plus au rêve qu’au cauchemar, malgré la fin tragique.
Ce qui est aussi bien appréciable, c’est que la porte reste ouverte : aucune réponse logique n’est donnée, au lecteur de choisir s’il veut y croire ou non… !
C’est très vite lu, et c’est vraiment agréable.

Je viens de découvrir un site sur ce livre, et comme ce site me paraît vraiment bien, je vous mets le lien : http://www.ac-orleans-tours.fr/lettres/coin_eleve/venus/default.htm (désolée, je ne sais pas encore faire les liens, donc il va falloir copier/coller... à moins que ça marche par miracle...)
Tout y est passé au peigne fin, les personnages, le lieu et l’époque, le fantastique…

Allez, n’ayons pas froid aux yeux, je mets un 4/5.




De : Melisande5505 Envoyé : 2005-10-09 13:40

LOKIS, nouvelle, 34 pages, 1868

Résumé : Le professeur Wittembach, éminent linguiste, doit faire des recherches sur des dialectes lituaniens. Il se rend dans la propriété du comte Szémioth qui possède des ouvrages rares dans ces langues. Il est accueilli chaleureusement, mais il observe des fait inquiètants: la mère du comte est folle depuis qu'elle a été enlevée par un ours, les chiens et chevaux paraissent craindre le comte... Ce dernier fait la cour à une charmante jeune fille. Le professeur, qui est aussi pasteur est invité à célebrer les noces...

Mon commentaire : une lecture très agréable. L'auteur depeint des personnages avec beaucoup de finesse, les rend très vivants, très réels, il y a beaucoup d'humour très fin dans ses descriptions. Il soigne aussi ses transcriptions de noms de localités ou de personnages de ces contrées exotiques pour les Parisiens. En revanche le fantastique n'est que suggéré: rien n'est dit de façon explicite, des évenement nous sont décrits sans aucune explication directe sur leurs éventuelles causes surnaturelles: c'est au lecteur de projeter le fantastique dans l'histoire, d'imaginer ce qui a pu se passer dans une chambre close où l'on découvre un cadavre. Néamoins les allusions et les indices sont suffisants pour que cela fonctionne et que l'horreur se mêle à ses personnages si pitoresques et sympathiques.

4/5




De : doriane99 Envoyé : 2005-10-13 03:54

La Vénus d'Ille

Pour moi aussi, une relecture. J'ai retrouvé intacte ma première impression : un récit très bien écrit qui laisse libre cours à l'imagination... C'est le type même de la nouvelle fantastique J'aurai très envie de VOIR cette fameuse Vénus et son visage si particulier...

4/5




De : doriane99 Envoyé : 2005-10-13 13:08

Il Viccolo di Madama Lucrezia

Un jeune homme de 23 ans part pour Rome... Il y est accueilli par une marquise amie de son père, lors de ses déambulations dans la ville éternelle, il découvre une vieille masure ayant appartenu à Lucrèce Borgia, théatre de ses avanies... Une jeune femme semble hanter ce lieu plein d'Histoire.

Mon avis :
Un conte qui commence comme de la littérature fantastique mais il existe une explication rationnelle à l'apparition de ce "fantôme"... Toujours aussi bien écrit, j'ai beaucoup aimé.

4/5




De : grenouille Envoyé : 2005-10-23 14:40

La Vénus d'Ille :

Un récit classique, sans grande surprise. C'est ma première lecture de cet auteur si célèbre. Je m'attendais peut-être à quelque chose de plus prenant...

Note : 3/5




De : Venusia Envoyé : 2006-06-13 14:14

Carmen

Avant l'opéra de Bizet, il y avait ce court texte de Mérimée. Carmen, le prototype de la femme fatale, dangereuse, séductrice... Carmen la gitane, qui corrompt un jeune soldat innocent, l'entraîne dans le vol, la contrabande, le meurtre, tout en restant toujours infidèle. Elle le poussera au pire...

Je n'ai pas été captivée, je n'ai pas du tout aimé le style de Mérimée, et puis cette histoire de femme fatale, peut-être que dans son temps c'était nouveau, mais maintenant c'est devenu tout un cliché.

3 sur 5




De : sweety_delphine Envoyé : 2007-03-29 08:29

Carmen - Mérimée

Alors qu'il effectue des recherches archéologiques et historiques, notre narrateur croise sans appriori et en toute sympathie, le chemin de Don José, célèbre hors la loi en Andalousie, qui ne l'oubliera pas.
Le narrateur rencontrera par la suite, cette diablesse de bohémienne prénommée Carmen. Don José va le sauver de cette dernière en se perdant.
En géôle, José de Lizarrabengoa raconte. Comment est-il passé du garçon de bonne famille à cet individu recherché et bandit, suite à sa rencontre avec Carmen.
L'écriture est superbe comme d'habitude avec Mérimée. Comme la plupart de ses livres, il mélange passion et haine, comme si ces deux sentiments ne pouvaient exister l'un sans l'autre.
Dans la lecture, j'ai d'ailleurs ressenti ces sentiments pour les personnages. Je déteste Carmen pour ses manières, je l'admire pour son caractère, je la déteste pour son goût vicieux de l'embobinage et la manipulation, je l'admire pour sa liberté. Sacré bout de femme que cette sauvageonne.
J'ai également apprécié toutes les références de l'auteur dans le livre. On sent qu'il est bien documenté sur la culture des bohémiens.

Un livre que je recommande fortement et en plus très rapide à lire.

Je lui mets 4/5
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Mousseline
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