Malika OUFKIR (Maroc)

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Malika OUFKIR (Maroc)

Message  Calepin le Ven 28 Nov 2008 - 0:23

De : Cherubs Envoyé : 2002-09-17 08:42

La Prisonnière, de Malika Oufkir, coécrit avec Michèle Fitoussi

Un des plus beaux livres que j’ai lu de ma vie…Prenant,touchant,émouvant;j’en ai ri aux larmes et pleuré à la fois… Une magnifique fesque humaine,un cri du cœur,un cri d’espoir, mais par-dessus tout,un cri d’amour… L’histoire vraie de Malika,fille du Général Oufkir qui sera adoptée à 5 ans par le roi Mohammed V pour servir de compagne à sa jeune fille du même âge. Son enfance idôlatrée(elle sera considérée comme la fille du roi),sa vie de petite fille gâtée,élevée ds la richesse et l’opulence mais surtout, ds la solitude et l’ennui des siens,sa propre famille… Son père,le Général Oufkir tentera un coup d’état contre Hassan II,fils de Mohammed qui lui a succédé au trône; le général sera assassiné,sa famille sera emprisonnée pendant 20 ds les pires conditions inimaginables… Une femme,ses 5 enfants(dont le dernier n’a pas 3 ans) et leurs deux servantes… Pendant 20 ans, on les oublie,on ne prononce même plus leur nom de famille... Malika servira de seconde mère à ses jeunes frères et sœurs,leur apportant,réconfort,instruction,amour et humour… Puis,enfin,viendra le Grand Jour… J’ai adoré,un livre à lire absolument…

Note : 5/5 et plus encore!



De : sereinejulie1 Envoyé : 2005-02-23 12:31

La prisonnière
Grasset, 329 pages

Malika Oufkir est la fille du célèbre général marocain, Mohamed Oufkir, lequel s’est officiellement suicidé après la tentative avortée du coup d’État du 16 août 1972 contre Hassan II, alors roi du Maroc. La femme du défunt général, Fatéma et ses six enfants, dont le plus jeune n’avait que 3 ans, vont alors être enfermés dans des conditions clandestines et inhumaines pendant vingt ans.

Malika Oufkir nous transmet en collaboration avec la journaliste et écrivain, Michèle Fitoussi, un témoignage bouleversant de cet enfermement d’enfer. Elle n’a rien oublié : l’angoisse des nuits solitaires, la faim et la soif, l’angoisse, l’incompréhension, les frustrations d’une femme privée d’amour, mais aussi l’humour d’une famille à qui l’on veut infliger le pire des châtiments : l’oubli. Elle évoque aussi cette incroyable évasion à mains nues et l’errance clandestine de Casablanca à Tanger, de Tanger à Paris.

C’est une lecture très émouvante et facile d’accès. Les phrases se parcourent sans effort et sans s’en apercevoir. C’est un récit autobiographique bouleversant et très captivant, difficile de ne pas lire d’un trait et d’en demeurer sous l’emprise les jours suivants. Devenue bien malgré elle, l’héroïne d’une tragédie provoquée par la tyrannie de l’arbitraire, Malika Oufkir nous donne ici une admirable preuve de courage et de volonté, mais aussi et surtout une immense leçon d’espoir dans la vie.

Note : 4.5/5



De : JoAnn_Kamar Envoyé : 2005-07-24 08:37

La Prisonnière, de Malika Oufkir, coécrit avec Michèle Fitoussi

Quatrième de couverture
Toute sa vie, Malika Oufkir a été une prisonnière. C'est à l'âge de cinq ans que la fille aînée du général Oufkir est adoptée par Mohammed V et élevée dans le Palais du Roi, à Rabat, dont elle ne sort que rarement. Défilent devant les yeux d'une princesse espiègle et effrayée les courtisanes du Harem, les esclaves du Feu, les gouvernantes à l'accent allemand. A sa sortie du palais, la fière descendante des Berbères compte parmi les héritières les plus courtisées du Royaume. La tentative de coup d'Etat du 16 août 1972 contre Hassan II en décide autrement. Ce sera la mort pour le général Oufkir, et la prison pour sa femme Fatéma, et ses six enfants dont le plus jeune n'a pas trois ans ! Des murailles du désert aux cellules envahies par les scorpions, Malika élève ses frères et soeurs et refuse qu'on les laisse mourir. Ils resteront enfermés vingt ans dans des conditions inhumaines. Schéhérazade moderne, Malika n'a rien oublié : l'angoisse des nuits solitaires, la faim et la soif, les frustrations d'une femme privée d'amour, mais aussi l'humour d'une famille à qui l'on veut infliger le pire des châtiments, l'oubli. Elle évoque aussi cette incroyable évasion à mains nues et l'errance clandestine de Casablanca à Tanger, de Tanger à Paris. Aujourd'hui, dans une fresque qui se lit comme un conte des Mille et Une Nuits, Malika la prisonnière devient enfin une femme libre. C'est un témoignage bouleversant qu'elle a confié à Michèle Fitoussi.

Beaucoup de fois, je me suis plainte... j'ai toujours dit haut et fort ce que je pensais de la politique en Angola, de la censure, des espions, et du fait qu'on ne pouvait pas parler à voix haute ce que tout le monde n'ose pas penser tout bas. Car on ne sait pas avec qui on parle, comment on parle et pourquoi on le fait. Depuis 1992, l'Angola est un pays démocratique. Mais que sur le papier. Et plusieurs fois mon père m'a dit "Jo Ann, tu es politiquement incorrecte"... Et si c'est l'inverse pour le cas de Malika Oufkir, si je parle, on saura sûrement de qui je suis la fille. En Angola tout le monde connait tout le monde, et mieux vaut ne pas sortir de la masse. Quand j'ai lu ce livre, entre l'Afrique du Sud et l'Angola, je me demandais, chaque fois que je tournais les pages "comment est-ce possible?". Pendant vingt ans, les Oufkir ont vécu dans des cellules. Pendant dix ans, ils ont vécu les uns à côté des autres, sans jamais se voir, car les cellules étaient les unes derrière les autres, et ils ne sortaient pas... Ils se parlaient, ont même inventé un téléphone, mais ils ont grandi, leurs visages ont changé, sans qu'ils sachent à quoi ressemblaient les autres... La mère était avec le plus jeune de ses fils si je ne m'abuse, et c'était le choc le jour où ils ont pu se voir, hormi les flaques d'eau par terre pour "apercevoir" les autres à côté... Malika inventait des histoires pour ses jeunes soeurs et frères, pour passer le temps... 20 ans c'est beaucoup, c'est énorme... Comment peut-on être punis par les crimes de nos parents? Des enfants qui n'étaient même pas au courant de la tentative du coup d'État... le plus jeune n'avait que trois ans! Pour les Musulmans online, ce n'est pas le Coran qui dit "les enfants ne seront pas jugés pour les crimes de leurs parents"? J'avais prêté le livre à une amie Marocaine en Afrique du Sud, et c'est son père, diplomate, qui l'a lu. Il faut connaître les histoires de son pays, qu'elles soient bonnes ou mauvaises... En Angola, on n'a pas fini d'en baver...

Note : 5/5



De : JoAnn_Kamar Envoyé : 2006-09-22 21:37

L'Étrangère, de Malika OUFKIR (Maroc)
Autobiographie

NB: Pour les autobiographies, témoignages et récits, je ne note pas sur le contenu bien sûr. On ne peut pas noter des histoires vraies. Je note plutôt le style, la construction ou l'enchainement qui n'est pas toujours évident.

= Quatrième de couverture: Qui ne se souvient du destin incroyable de Malika Oufkir ? Dans La Prisonnière, écrit avec Michèle Fitoussi, Malika racontait le sort d'une enfant élevée comme une princesse à la cour du monarque Hassan II. A la suite d'un coup d'Etat en 1972 où son père biologique, le général Oufkir, tenta de renverser son père adoptif, le roi du Maroc, on l'emprisonna avec toute sa famille, mère, frères, sœurs, pendant près de vingt ans. Malika a survécu. Mais quel fut le prix à payer ? Comment se promener dans les rues de Paris, Marrakech, Miami ou New York, quand on a encore la peur au ventre ? Quelles sensations éprouve un corps de femme privé de désir pendant vingt ans ? Comment être mère quand on ne peut plus enfanter ? Que peut-elle dire de son passé mutilé à Nawal et à Adam, ses enfants adoptifs ? Liberté, ou amère liberté ? L'Etrangère est le récit vrai d'une Martienne revenue sur terre. Malika Oufkir a beaucoup d'humour, le sens de l'observation, la rage au cœur, et ce " grain de folie " qui lui donne définitivement une place à part.
La Prisonnière, publié chez Grasset en 1999, a été traduit en 26 langues. Malika Oufkir vit aujourd'hui entre Miami et Marrakech.

= Mon avis: Lorsqu'en zappant, j'ai reconnu le visage de Malika Oufkir sur On ne peut pas plaire à tout le monde, je me suis tout de suite intéressé à l'émission. Elle parlait de son nouveau livre, racontant le combien c'était difficile de réapprendre à vivre dans la société moderne aprèes vingt ans dans un cachot au milieu du désert. Elle nous raconte combien tout ce que nous croyons être normal, comme aller au supermarché, le portable, la carte bancaire, et tant d'autres choses encore, semblait être de l'irréel pour elle. Je voulais acheter le livre bien sûr. Mais ce n'est que lors de la Comédie du Livre 2006 à Montpellier, en croisant son regard dans un stand que j'ai oublié le fait que j'avais acheté quatre autres livres et j'ai acheté L'Étrangère pour me le faire dédicacer. Elle portait des lunettes de soleil. Sans doute je n'aurais oser regarder droit dans ses yeux. Mais je regrette ne pas avoir eu le courage de lui dire le combien je la trouvais admirable, elle et sa famille...

Note: 3.5/5



De : Philcabzi5 Envoyé : 2007-05-03 07:24

La prisonnière
Ed. Livre de poche, 1999, 403 pages

Mon avis:
Longtemps après sa lecture ce livre me hante encore. L'histoire de cette famille ne devrait jamais être oublié comme ils l'ont été de tous pendant 20 ans. Malika Oufkir nous livre avec une grande honnêteté les pensées et les sentiments qui l'habitait de sa naissance à sa libération, son autre naissance. Rien n'est tout noir ou tout blanc; malgré les souffrances que le roi Hassan II lui a fait subir, à elle et sa famille, Malika pensera tout de même à lui comme un père dans ses souvenirs d'enfance. La prose est simple et même un peu simpliste mais ici le talent littéraire n'est pas le sujet. Ce qui est vraiment important c'est l'histoire...

Note: 4.5/5
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Re: Malika OUFKIR (Maroc)

Message  Awara le Mer 11 Avr 2012 - 10:58

LA PRISONNIERE

Malika Oufkir et Michelle Fitoussi

Le livre de Poche – Editions Grasset et Fasquelle - 1999, 410 pp.

Malika Oufkir est la fille aînée du général Oufkir, un proche du roi Hassan II. A 5 ans, elle est retirée de sa famille, adoptée par le roi Mohammed V, père d’Hassan II) pour être élevée avec la princesse Lalla Mina et lui tenir lieu de sœur et de compagne de jeu. Elle est élevée comme une princesse dans le palais royal. Il aurait été inimaginable de refuser cet honneur. Elle grandit loin des siens, les voit très peu, cloîtrée dans le palais, parmi les courtisanes du harem, les esclaves, la gouvernante allemande.

En 1972, éclate le drame. Son père tente un coup d’état contre le roi et il est exécuté. Malika est envoyée en prison ainsi que sa mère, ses frères et sœurs. Une cousine et une gouvernante décident de les accompagner. Elles sont prisonnières sans qu’il y ait de jugement, dans des conditions extrêmement dures, dans des geôles, des forteresses, des bagnes à l’ancienne. Ils souffriront de la faim, de la soif, de maladies, de l’isolement : une partie de leur détention se passe dans des cellules séparées. Ils souffrent de l’incompréhension de la société marocaine qui les oublie par crainte ou lâcheté. Tentatives de suicide, grèves de la faim s’avèrent complètement inutiles et les fragilisent un peu plus. Avec sa mère, Malika devient le pilier de cette famille à laquelle elle sert de deuxième mère et d’institutrice. Elle dit que d’avoir été prisonnière dans le harem l’a préparée mieux que ses frères et sœurs à cette vie d’enfermement « J’avais l’habitude d’être cloîtrée » dit-elle. Au bout de 19 ans, l’évasion rocambolesque de Malika, de sa sœur Maria et de son frère Raouf amorce la fin du cauchemar de la famille Oufkir. Le reste de la famille est loin d’être libérée, mais assignée à résidence pendant encore cinq années.

Ce livre est un témoignage bouleversant de ce qu’est un régime totalitaire, des sentiments ambigus qu’un prisonnier peut avoir vis-à-vis de son bourreau. Malika coupée de sa famille pendant onze ans est après le drame déchirée entre deux pères… « Mon propre père avait tenté de tuer mon père adoptif. Il en était mort. C’était une tragédie, la mienne » « C’est infiniment douloureux d’avoir été élevée par son bourreau » . Comme Philcabzi, ce livre me hante et rejoint les témoignages des victimes des régimes totalitaires.


Note : 4,5/5

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